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Santé Liberté et Vaccinations n° 58

Janvier-Février-Mars 1978

Sélection d'articles

Sommaire

 Pages

 
Une option essentielle 1  
Complications méconnues du vaccin antipolio par voie orale - Drs P. Bussens et J. Pilette 2  
Chez les éleveurs 4  
Parasitisme et vaccins - Dr Viñas 10  
Qui se souviendra ? 11  
Hépatite virale 12  
Dans la presse 12  
Témoignages 15  
Avant les élections 17  


 

 

Une option essentielle

Éditorial

En cette période préélectorale, il est intéressant de voir comment la prévention des maladies par des campagnes de vaccinations s'insère dans une conception plus générale de la société.

Dès 1948, la Déclaration universelle des Droits de l'Homme énonçait dans son article 25 : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux, ainsi que les services sociaux nécessaires... ».

Le préambule de la Constitution de l'O.M.S. précise que « les gouvernements ont la responsabilité de la Santé de leur peuple ; ils ne peuvent y faire face qu'en prenant les mesures sanitaires et sociales appropriées ».

En 1970, la vingt-troisième Assemblée Mondiale de la Santé est allée beaucoup plus loin en affirmant que « le droit à la la santé est un droit fondamental de l'être humain ».

Restait à savoir ce qu'on pouvait entendre par « mesures sanitaires et sociales appropriées » pour que les populations bénéficient « du droit à la santé ».

« Bien que le droit à la santé puisse se concevoir comme le droit pour une personne de ne pas être privée de sa santé par un acte, comparable à une agression, de la part d'une autre personne, il semble que l'Assemblée Mondiale de la Santé l'ait plutôt considéré comme le droit à recevoir des « soins de santé ». Dans cette acception il s'agit d'un droit assorti d'une action judiciaire, puisque l'on peut imposer l'obligation légale de fournir de tels soins aux individus et aux collectivités» (1).

Regarder le droit à la santé comme un droit aux soins c'est se placer dans l'optique habituelle de notre société.

On ne peut pas critiquer l'O.M.S. lorsqu'elle demande que les gouvernements soient astreints à fournir des soins aux individus malades. Mais la marge est étroite entre l'obligation pour les autorités de satisfaire le droit à la santé en dispensant des soins, et l'obligation pour les peuples de les subir « dans l'intérêt de la collectivité » (compagnes  de  vaccinations,  examens radiologiques systématiques, fluoration de l'eau, biopsies ou prises de sang obligatoires, etc...).

Petit à petit l'individu considère comme allant de soi le fait qu'il incombe aux gouvernements de prendre les dispositions nécessaires pour dispenser aux populations les soins de santé. Il prend une mentalité d'assisté et perd le sens de ses responsabilités vis-à-vis de son propre corps. Parallèlement les Pouvoirs Publics ont tendance à décider de façon de plus en plus autoritaire de ce qui est bon ou nocif pour la population sans que celle-ci ait aucun pouvoir de décision (voir S.L.V. n° 57, l'intervention du Pr Denoix au cours de l'émission d'Anne Gaillard).

Si au contraire, on avait reconnu le droit comme celui pour un individu d'être protégé contre les agressions environnantes préjudiciables, l'intérêt eût été centré principa'lement sur les conditions humaines, sociales et économiques de la vie. Les individus, ou les groupes d'individus, auraient pu exiger une eau et un air purs, des conditions de travail moins stressantes et moins polluantes, ce qui aurait entraîné une remise en question de toute notre société technicienne. Les gouvernements auraient dû mettre à la disposition des habitants de leurs pays des structures qui leur permettent de se détendre et de pratiquer des activités de plein air ou des sports, non dans un esprit compétitif mais dans un but d'épanouissement personnel. Il aurait également fallu reconsidérer les problèmes d'habitat, d'urbanisme, etc...

On se serait tourné vers une conception « positive » de la santé. Les individus auraient eu la possibilité de se regrouper pour défendre des intérêts collectifs dans le cadre de leur environnement, de leurs conditions de travail, de leur alimentation, etc... et auraient pu prendre une part active et responsable non seulement à la défense de  leur propre santé, mais à la forme de société qui leur permettrait une vie équilibrée, facteur indispensable d'une bonne santé.

Il ne semble  pas que cet  aspect « politique » des problèmes de santé ait été examiné par aucun parti. Apparemment les « écologistes » devraient nous apporter leur soutien mais les prises de position sur ce sujet ne sont qu'individuelles. Ils ne l'ont pas encore intégré dans la logique de leur réflexion.

Le problème des vaccinations et même de leur obligation est considéré chez les hommes politiques comme mineur alors qu'au contraire c'est un problème fondamental. La santé et la liberté sont des biens essentiels. En cette période où chaque parti se fait le champion des défenses des libertés et de la qualité de la vie c'est à nous qu'il revient d'exiger pour chacun un réel « droit à la santé » et à la liberté en suscitant une prise de conscience en profondeur chez ceux qui désirent être nos représentants.

Simone DELARUE

(1) «Médecine  et  Hygiène»,   18-1-1978 : L'élément  santé dans la protection des Droits de l'Homme


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Complications méconnues du vaccin antipolio par voie orale

P. BUSSENS (1) et J. PILETTE (1)

Le vaccin antipoliomyélitique à germe vivant atténué peut, chez certains individus vaccinés ou leurs contacts, provoquer une poliomyélite. C'est généralement la seule complication que l'on relève (Bonnet).

Voici pour le vaccin trivalent, utilisé en Belgique, le tableau 1 qui rend compte de la fréquence de ces accidents. Pour le Canada, l'Angleterre et les Etats-Unis les renseignements sont tirés de l'OMS. Pour la Norvège il s'agit d'une étude d'Orstavik et coll. (1971) et pour la Suisse d'une étude de Wiesmann et Wegmann (1962).

Le risque de cette complication peut donc être estimé à 1 cas par million de vaccinations.

TABLEAU 1

Pays Période Nombre de vaccinations
en millions
Nombre de
cas de polio
Taux / million
Canada
Angleterre
USA
Norvège
Suisse
1962
1962-1964
1965-1968
1965-1970
oct.-déc. 1960
3
18
53
7
0
,8
 
,5
,97
,0424
 4
4
3
6
2
1
0
0
1
47
,05
,25
,06
,2
,1

Mais d'autres complications  nerveuses, méconnues, peuvent exister. Il s'agit de cas où les efforts pour mettre  en évidence le virus vaccinal restent vains : on parle alors d'une réactivité particulière du système nerveux et ces accidents sont appelés accidents neuroallergiques (Sollberg). Ces complications peuvent aussi bien survenir après vaccination orale qu'après contact avec un vacciné ; elles peuvent consister en simple parésie des muscles oculomoteurs (Kurz), en passant par des radiculites, polynévrites, neuro-myélites, scléroses en plaques, épilepsie, jusqu'aux méningites et encéphalites mortelles.

Hansen et Lennartz (1961) rapportent que dans 69 % des cas de paralysie faciale qu'ils ont examinés, existe une relation avec le virus de la poliomyélite. Dans 2,5 % des cas, la paralysie a été consécutive à une vaccination, la moitié au vaccin DT et l'autre moitié au vaccin polio.

Hinton et coll. (1962) rapportent 1 cas de polynévrite aiguë, type Guillain-Barré. Dorndorf et coll. (1963) ont observé 31 patients atteints de complications après vaccin oral dont 1 encéphalomyélite avec issue fatale, 1 encéphalite focale avec hémiparésie, 1 polyradiculo-myélite, 2 polyradiculites type Landry, 6 polynévrites et polyradiculites, 14 cas de crises épileptiques, parmi ceux-ci 10 ont présenté les premières crises après vaccination, 2 aggravations de sclérose en plaques, 1 aggravation d'hydrocéphalie, 1 apparition de chorée mineure.

Bodechtel et coll. (1963) ainsi que Joppich (1964) signalent 22 cas de paralysie faciale et 10 polynévrites : 8 adultes dont 4 sont morts, et 2 enfants dont 1 est mort.

Schaltenbrand et Hopf (1962-1964) rapportent pour les années 1962-1963 : 5 paralysies faciales, 1 méningite, 14 neuroradiculomyélites, 6 polynévrites, 6 encéphalites, 11 aggravations ou apparitions de sclérose en plaques.

 TABLEAU 2

 Auteur et année
d'observation
 Nombre
vaccinations
 Complications
neuro-allergiques
 Taux / million
 Henigst, 1963
Wiesmann et Wegmann, 1962
Wohlrad, 1962
Schaltenbrand, 1962
Joppich, 1963
Bojinov, 1962
  4 millions
80 000
  3 millions
  4 millions
24 millions
  6 millions
12 - 16
1 - 3
21 - 32
13
32
13
 3 - 4
12,5 - 37,5
7 - 11
3,25
1,33
2,17

 

Bojinov et coll. (1964) nous ont fait part de leurs constatations en Bulgarie : 6 névrites, 3 polynévrites, 1 parésie de la plante du pied, 1 polyradiculonévrite type Guillain-Barré, 1 polyradiculonévrite type Landry avec atteinte bulbaire et décès. Gerstenbrand et Prosenz de la Clinique universitaire neuropsychiatrique de Vienne et Reisner de l'Institut pour Maladies nerveuses de Rosenhügel (1965) rapportent 15 cas : 4 polynévrites ascendantes, 1 radiculo-myélite, 3 encéphalo-myélites disséminées, 1 encéphalite focale, 1 attaque aiguë de Ménière, 1 œdème aigu du cerveau, 4 cas de crises épileptiques dont 2 pour la première fois.

Cristi et Dalbuono (1967) ont observé un cas d'hémisyndrome cérébelleux avec vertiges, nystagmus et troubles de l'équilibre.

Macchia et Terrosi (1967) decrivent 1 encéphalite et Rizzutu et coll. (1969) 1 cas de diplégie atonique post-vaccinale.

La gravité de ces accidents est variable : les polynévrites peuvent régresser comme elles peuvent conduire à la mort. Les crises épileptiques peuvent être passagères ou demander l'installation d'un traitement antiépileptique. L'encéphalite, parfois mortelle, a toujours un pronostic réservé.

La fréquence de ces accidents neuro-allergiques peut être déduite de tous ces travaux (tableau 2).

Compte tenu des variations, on peut admettre un taux de 3 cas de complication neuro-allergique par million de vaccinations. Ces accidents doivent toujours être présents à l'esprit dans le cas où une symptomatologie nerveuse survient chez un vacciné récent.

D'autres réactions cependant peuvent s'observer : Cassata et Raimondo (1970) ont signalé chez 142 enfants hospitalisés à Palerme des troubles consécutifs à la vaccination, portant notamment sur les voies respiratoires et digestives. Une étude plus complète a été réalisée par Duvina et Bini (1966) qui ont examiné une série de nourrissons de 3 à 16 mois hospitalisés pour troubles survenus  dans les 25 jours après la vaccination antipoliomyélitique.

En 1965, la section Nourrissons de l'Hôpital Meyer à Florence a accueilli 1 075 malades, dont 134 présentaient une pathologie en relation avec la vaccination. L'étude porte sur les 4 types de vaccins utilisés (type 1, type 2, type 3 et vaccin trivalent). Quoique les troubles aient été moins fréquents avec le vaccin trivalent qu'avec les autres types de vaccins, la symptomatologie a consisté pour ce vaccin en fièvre, diarrhée, vomissements, convulsions, bronchite spastique et purpura hémorragique. La répartition de ces complications s'établit comme suit : fièvre 66,6 %, troubles gastro-intestinaux 50 %), troubles respiratoires 33,3 %, troubles du système nerveux 16,6 %.

Nos observations correspondent à celles effectuées par ces auteurs italiens. Voici 4 cas où le vaccin oral  Sabin peut être mis en cause.

1. Jean-Philippe L..., né prématurément (2,480 kg) en mai 1974, passe d'abord 3 semaines en couveuse. L'enfant grandit ensuite normalement jusqu'à l'âge de 3 mois, où il reçoit le vaccin DPT et le vaccin Sabin. A partir de ce moment les troubles gastro-intestinaux ont commenvé : diarrhée, vomissements. La courbe de croissance change d'allure et 1 an plus tard l'enfant n'était pas encore en bonne santé.

2. Florence H...,  née en mai 1974, n'ayant encore présenté aucune pathologie, reçoit la première injection DPT et le vaccin Sabin à l'âge de 3 mois, suivis de vomissements pendant quelques jours. Après la 2e vaccination, elle recommence à vomir et ce n'est qu'après 3 mois que la symptomatologie s'estompe. On n'a pas pratiqué la 3e vaccination afin d'éviter une nouvelle aggravation de son état de santé.

Ces deux premiers cas concernent  une  vaccination  double (DPT + Sabin) telle qu'elle se pratique en Belgique. Vu la fréquence des troubles gastro-intestinaux  après  vaccin  antipolio oral, il est permis de supposer que c'est le vaccin Sabin qui a déclenché ici la symptomatologie. Si l'on veut cependant apprécier la part respective du vaccin DPT et du vaccin antipolio dans la genèse des troubles post-vaccinaux, il serait plus judicieux d'effectuer ces deux vaccinations à 3 ou 4 semaines d'intervalle.

Voici deux autres cas, où seul le vaccin Sabin a été administré.

3. Gilles E..., est né le 4 décembre 1975. Dans les antécédents, on note croûte de lait et furoncles. Pour cette raison le médecin déconseille la vaccination antivariolique mais recommande l'antipolio. L'enfant ne présente plus aucune lésion cutanée lors de l'administration de la première dose de vaccin Sabin le 11 mai 1976. Le 13 mai 1976 débute une diarrhée importante qui n'est maîtrisée que 8 jours plus tard.

4. Nina  S..., née le 11  juillet 1974, ne présente dans ses antécédents qu'une légère rhinorrhée. En février 1975, elle reçoit sa première dose de vaccin Sabin et 10 jours plus tard une otite moyenne se déclare. Celle-ci se complique, l'enfant doit être hospitalisée pour « méningite  débutante » ; elle a dû subir une intervention sur l'oreille, et depuis lors, présente une grande sensibilité de la sphère ORL.

En conclusion de l'examen de la littérature médicale et de nos propres observations, nous recommandons une grande prudence lors de la vaccination antipolio des nouveau-nés ; il faut rechercher tout antécédent pathologique, même mineur, avant de la pratiquer.

(1) Médecins généralistes, Waret-la-Chaussée (Belgique). Cette étude que nous reproduisons avec la gracieuse autorisation des auteurs, est parue dans la Revue Médicale de Liège, du 15.10.1976 accompagnée d'une très copieuse bibliographie.

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 sommaire

Dans la presse

UNE VACCINATION MALENCONTREUSE AVAIT NECESSITE UNE TRANSPLANTATION RENALE CHEZ LA VICTIME
Le tribunal administratif de Lyon accorde 894.000 F de dommages-intérêts.

Le tribunal administratif de Lyon siégeant sous la  présidence de M. Jean Guinet, était saisi d'une pénible affaire. À la suite d'une vaccination antitétanique, une fillette tomba malade. Son état s'aggrava, tellement que, 16 ans plus tard, elle dut subir une transplantation rénale.

Les faits initiaux remontent à 1957. Revenant de Tunisie, avec ses parents, la jeune Chantal R. dut subir la vaccination obligatoire contre le tétanos au bureau d'hygiène à Villeurbanne, pour pouvoir être inscrite à l'école. Dès le lendemain, elle était atteinte d'une albuminurie qui évolua en glomérulonéphrite, laquelle nécessita une transplantation du rein le 5 février 1973. Entre temps, elle fit de nombreux séjours à l'hôpital, restant alitée de juillet 1957 à juillet 1960.

Au surplus, les résultats de la greffe ne sont pas favorables, par suite d'un état de rejet chronique qui demande une surveillance médicale constante. Employée de novembre 1970 à novembre 1971, elle ne peut plus occuper un poste de manière suivie.

Ayant formulé un recours gracieux qui fut implicitement rejeté, Mlle R. devenue Mme D. demanda à Me Pierre Gueugniaud de soutenir, en son nom, devant le tribunal administratif de Lyon, une enquête.

Dans un premier temps, fut ordonnée une expertise médicale. Sur le vu de celle-ci, après avoir entendu le rapport de M. le Conseiller Roux, la plaidoirie de Me Gueugniaud, les conclusions de M. Lopez, commissaire du Gouvernement, le tribunal considéra « que l'état actuel de Mme Chantal D., née R., est en relation directe avec la vaccination obligatoire qu'elle a subie à Villeurbanne, le 18 mai 1957. Même si, comme le soutient le Ministre de la Santé, la requérante a été soumise aux examens habituels avant la vaccination, il ressort du dossier que la glomérulonéphrite dont est atteinte Mme D. révèle un fonctionnement défectueux du service engageant entièrement la responsabilité du service public, engageant entièrement la responsabilité de l'administration.
        
« ... II apparaît que les conséquences dommageables de l'état de Mme D. ne sont pleinement apparues que le 1er janvier 1973 (...). La greffe rénale, pratiquée  le 5  février 1973, avec donneur apparenté, s'avérait urgente, nécessaire et vitale, et constituait la technique la plus appropriée au regard de l'état de la malade. Elle s'est avérée la conséquence normale de l'affection.

« (...) II est impossible d'envisager une consolidation effective de l'état de Mme D., qui exigera vraisemblablement des soins constants. Il y a lieu, dès lors, de considérer la date du jugement comme ouvrant une période d'incapacité permanente... »

 Le tribunal accorde à Mme Dufor une somme de 894 000 F de dommages-intérêts « outre intérêts au taux légal à compter du 28 juin 1974, date de la demande adressée à l'administration ».

 « Le Ministre de la Santé paiera également 124.409 F à la caisse d'assurance maladie de Lyon, que représentait Me Pierre Cohendy. »

   Le Progrès, du 18 mai 1977.

GRIPPE PORCINE : DOMMAGES-INTERETS

 « Depuis le mois d'octobre dernier, 104  personnes  vaccinées  contre  la grippe porcine ont déposé pour préjudices de santé des  demandes en dommages-intérêts, représentant plus de 10 millions de dollars. Ce sont les statistiques  officielles  du  Ministère de la Justice américaine. L'énormité du chiffre repose aux U.S.A. le problème du bien-fondé des campagnes de vaccination. Il attise aussi la querelle entamée au sujet de la grippe espagnole entre le gouvernement fédéral, initiateur de la campagne, et les laboratoires producteurs de vaccin. Aux termes d'accords, le gouvernement s'était porté garant de toute action légale intentée par des vaccinés, à moins qu'il n'y ait négligence technique de la part des laboratoires. Les protagonistes sont en train de s'affronter sur leurs responsabilités mutuelles. »

  Tonus  - n° 155 du 21 au 27-2-1977.

 INSTITUT MERIEUX : GRIPPE

 « L'Institut Mérieux communique : Les  relevés épidémiologiques mondiaux les plus récents laissent prévoir que les virus grippaux qui menaceront la France en 1977 seront les mêmes qu'en 1976.
 Le Ministère de la Santé a donc décidé que tous les vaccins auraient, cette année,  la même formule que l'an dernier.
 De ce fait, le vaccin grippal de l'Institut Mérieux  conserve la dénomination « 76-77 ».
 Comme cette situation exceptionnelle  risque  d'introduire dans l'esprit du public un doute sur la nécessité de se faire vacciner pour l'hiver prochain, l'Institut Mérieux tient à souligner dès maintenant que :
– le risque grippe existera à l'automne prochain comme chaque année,
– le  vaccin  76-77  est  adapté  au contexte épidémique attendu, 
– la vaccination doit être renouvelée chaque année, l'immunité conférée ne dépassant pas 12 mois. »

Concours Médical, n° 26, 25 juin 1977.

(Ainsi le client sera rassuré, mais non pas protégé, puisqu'il est apparu en réalité, un virus qu'on n'attendait pas. D'ailleurs, vacciné ou non, la différence n'est pas grande : le vaccin n'est pas efficace, mais ce virus n'est  pas  fort  dangereux. La  vraie différence se trouve dans les caisses de Mérieux et des pharmaciens.)

GRIPPE PORCINE

 Les Drs J.-P. Aquino, H. Beck (hôpital Charles-Foix, à Ivry-sur-Seine), C. Série et M. Barme (Institut Pasteur de Paris) publient dans le numéro de Médecine et Hygiène du 25-5-77 une  étude sur la  grippe en milieu gériatrique.
Nous y apprenons que « la tolérance à  la  vaccination  est  généralement satisfaisante, les réactions locales à type de douleur ou d'érythème et les réactions générales (élévation de la température jusqu'à 38°5) sont toujours modérées et ne durent pas plus d'une journée. Elles n'affectent que 20 %  des personnes  àgées  considérées »...
 ... «  Le   problème de l'efficacité de la  vaccination  antigrippale est délicat, car le virus peut varier chaque année »...
 ... «  Le  but de cette vaccination est de créer un état de résistance à l'infection naturelle que l'on apprécie de façon imparfaite par le dosage des anticorps inhibant l'hémagglutination (IHA). En effet, des taux élevés ont été observés chez des personnes vaccinées qui ont malgré tout été infectées par le virus contre lequel elles  semblaient protégées. À l'inverse, la vaccination peut ne pas entraîner d'élévation significative du taux des IHA et paraître cependant efficace en période épidémique. »

Cette information renforce les thèses du Dr Couzigou sur le rôle des anticorps. Mais l'information la plus saisissante de cette étude est celle-ci :
« Le décès survenu à Fort Dix aux États-Unis, au cours d'une épidémie grippale à virus A/New Jersey nous a donné l'idée de ce travail. La similitude  antigénique  entre  la  grippe porcine et la grippe espagnole de 1918 ne peut être étayée que par des preuves indirectes. Depuis de nombreuses années, il est reconnu que les sujets nés avant 1918, donc avant la pandémie de 1918, étaient porteurs d'anticorps dirigés contre un virus responsable de larges épidémies chez le porc (ASWiNi), alors que ces anticorps ne sont pas retrouvés chez des sujets nés plus tard.
L'étude a porté sur 73 personnes âgées de plus de 60 ans. Les anticorps inhibant l'hémagglutination vis-à-vis de A/Fort Dix/76 ont été dosés dans le sérum de ces 73  sujets avant et après vaccination. Le vaccin utilisé contenait : 600 UI de la souche A/Victoria/75 - 200 UI de la souche A/Fort Dix/741/76 (A/New Jersey) - 400 UI de la souche B/Hong Kong/73... »

Rappelons que l'emploi des vaccins contenant  la  souche  A/Fort Dix A/New Jersey (grippe porcine) a été interdit aux U.S.A. (voir S.L.V. n° 54). Le seul vaccin français à avoir obtenu le visa pour cette souche de virus est le Vaxigrip Mérieux. Le laboratoire Mérieux ayant fait savoir qu'en aucun cas ce type de vaccin ne serait utilisé en France (du reste son titrage est différent), doit-on penser qu'il s'agit  d'un essai du vaccin de l'Institut Pasteur ?

DANGERS DES VACCINS ANTI-GRIPPE

Dans un article de Médecine et Hygiène du 22 juin 1977, le Dr P. Hess vante les effets prophylactiques et curatifs  de la grippe par l'Amantadine, d'après les données récentes parues dans «JAMA» 237 - 1145 - 1977.

C'est ainsi qu'en lisant les avantages comparatifs de l'Amantadine et des vaccins grippaux, nous apprenons que le virus grippal variant chaque année il n'est pas toujours facile de préparer le bon vaccin avec le bon virus.

La souche A/Victoria 75 n'ayant pas été prévue, les vaccins administrès à la fin de 1975 ont été inefficaces pendant la période épidémique.

Nous apprenons également qu' « on ne connaît pas l'effet cumulatif d'innoculations répétées de vaccins tués   
ou atténués et que leur emploi ne devrait  donc pas être recommandé ni approuvé chez les enfants » et que « les  vaccins contre la grippe peuvent  entraîner une légère affection de type grippal ou des complications plus sérieuses comme une  neuropathie périphérique vaccinale de type GuillaiinBarré.  Bien que le risque soit statistiquement  faible, il n'est tout de même pas à négliger et que « dans les cas d'atteinte respiratoire chronique, une aggravation des symptômes et une diminution du volume moyen de l'expiration forcée ont tendance à se produire. Ces effets sont non seulement plus marqués mais aussi plus durables que chez les sujets bien portants. »

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Témoignages

  • Mme C..., 77 Claye-Souilly

«... Delphine  était  une  enfant   en très bonne santé et nous n'avons jamais eu de problèmes depuis sa naissance. Ayant contracté une  rhinopharyngite, nous  l'avons soignée à l'aide d'antibiotiques sur la prescription de son médecin traitant. Trois jours après la fin de ce traitement, elle recevait la 3e inoculation de D.T. Coq. Cette vaccination eut lieu le vendredi 28 octobre, à 19 heures.
Vers 22 h 30, notre enfant s'est mise à pleurer pour ne se rendormir qu'à 2 heures du matin. C'était la première fois que nous l'entendions ainsi, mais n'était-ce pas la réaction normale au vaccin, pensions-nous ?
Le samedi 29 octobre, à 8 heures moins le quart, elle gémissait et ne tenait plus sa tête, ses yeux étaient fixes, sa respiration était saccadée. Sur le conseil de notre médecin traitant, nous l'avons transportée à l'hôpital de Meaux. Notre enfant est décédée à 10 heures moins 10 au pied de l'hôpital, soit 15 heures après cette terrible inoculation, elle avait 7 mois.
Après avoir tout tenté pour nous la  rendre, les efforts des médecins furent inutiles. Elle a été déclarée morte à 18 heures d'une maladie contagieuse (septicémie foudroyante, purpura, méningocoque)... !
Nous sommes certains que ce vaccin lui fut fatal et espérons que vous ferez un bon usage de ce tragique récit en continuant votre juste lutte »...

  • Mlle C..., Annaba (Algérie)

  « Je viens de trouver l'adresse de votre organisme dans un article de « Politique-Hebdo " au sujet d'un livre de Fernand Delarue : « L'Intoxication Vaccinale » et je tiens à vous faire part de ma triste expérience en ce domaine.
 Sur le point de partir enseigner en Algérie, au titre de la coopération, en septembre 1976, des papiers divers me renseignant sur l'obligation d'être vaccinée contre la variole (Cf. Guide du Coopérant Français en Algérie. 1976 - p. 104), je crois bon de m'exécuter. On me le déconseille dans ma famille ; j'avais été très malade à la suite de ce vaccin, étant bébé. C'est le mois d'août, le médecin de famille est absent. Je me jette à la tête du premier  médecin venu ;  j'explique mon cas, mon allergie, mes craintes, « Aucun danger, me dit-il, il faut le faire. »  J'achète  donc,  confiante, un vaccin aux derniers jours de son utilisation (tout de même !) et suis vaccinée...
Quatre jours après, alors que je dois embarquer à Marseille pour l'Algérie, je suis brutalement prise de malaises très violents, mon bras est terriblement enflé. Je suis hospitalisée en urgence à La Seyne-sur-Mer. Réaction au vaccin me dit-on. J'avale quelques comprimés, encaisse quelques piqûres ,sans aucune explication bien sûr. Le bras est moins enflé. Mais surtout, je me plains de vertiges, de maux de tête très douloureux, de malaises. On ne fait aucun examen, aucune analyse. « Prenez de l'aspirine, ça passera », me dira celui que  je suppose être le « patron », las de sa brève visite, entouré d'internes  qui  semblent  plus  inquiets mais se taisent, hiérarchie oblige ! Je sors donc, 48 h après mon admission.
Mais je ne vais guère mieux, je suis même plutôt mal, et... je prends de  l'aspirine, n'osant retourner à l'hôpital. Je vais voir un généraliste qui me conseille également ce remède miracle... J'en fais donc une provision et je pars. Je passe le mois de septembre avec des troubles profonds, je prends mon travail et je tiens jusqu'à fin novembre, je ne sais trop comment. Vertiges, immense fatigue, violents maux de tête sont mon lot quotidien, pertes d'équilibre, etc... Je rentre alors en France très inquiète, diagnostic : séquelles d'une encéphalite post-vaccinale.
Je vois bien sûr maints docteurs, absorbe quantité de drogues, suis renvoyée de l'un à l'autre. J'ai l'impression que personne ne sait trop comment s'y prendre.
Nous sommes en décembre 77.
Cela a commencé en septembre 76. J'ai vu une quinzaine de médecins et depuis, j'attends ; j'attends une amélioration définitive qui ne vient pas. Je souffre encore de troubles anormaux ; je me sens très handicapée par rapport à ce que j'étais « avant ».
Je continue mon travail, en vie en apparence normale, mais au prix d'une lutte de chaque jour.
Voilà. Le cas est rare. On ne sait pas trop : 1 sur 100 000, 1 sur 800 000, 1 sur 1 million, aucun cas depuis 40 ans ? ! Tous les cas sont-ils d'ailleurs connus, déclarés ? Les conséquences vaccinales existent, j'en témoigne et j'apporte ce témoignage à votre lutte pour la Liberté des Vaccinations. Je me sens isolée dans mon cas, et peut-être pourrez-vous m'aider à communiquer avec d'autres personnes qui auraient subi la même « mésaventure ». Peut-être pourrez-vous me donner des renseignements, des conseils et surtout des raisons d'espérer l'atténuation totale des séquelles de cet accident. »

  • Mme M..., 93 Blanc-Mesnil

 « Suite à votre émission du 15 novembre, sur les vaccinations, je fus très surprise d'apprendre que chez les nourrissons les vaccins pouvaient provoquer la leucémie. Voici pourquoi :
Ma fille née le 16 avril 1954 a donné naissance à une petite fille, Sylvie, le 10 novembre 1974. Les vaccins que Sylvie a eus (BCG, DTCP) se sont passés normalement. Le vaccin antivariolique fait le 3 mai 1975 n'a pas donné de complications. Notre petite fille était en bonne santé, mais, malheureusement le 15 juin 1975,  nous avons dû l'emmener à l'hôpital Hérold, à Paris, car le matin de ce jour, Sylvie a eu des purpuras qui venaient d'apparaître sur ses jambes.
Après de nombreux examens à l'hôpital, nous avons su que notre petite Sylvie avait la leucémie. Elle est décédée le 23 août 1975, à 9 mois 1/2. »

  • Mme G..., 66 Castaing

 « J'ai suivi avec intérêt votre intervention à la télévision, ce qui m'a permis d'un autre côté de faire votre connaissance.
En tant qu'infirmière, j'ai connu de nombreux cas d'encéphalite vaccinale.
Et pour vous dire mieux encore, dans les Pyrénées-Orientales, il y a 3 centres d'handicapés, de débiles et tous les enfants sont les résultats d'accidents post-vaccinaux. »

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