Le système H.L.A., acquisition relativement récente de la génétique, est intéressant pour nous en ce qu'il confirme le bien-fondé de notre attitude de refus au sujet de la généralisation aveugle et autoritaire des vaccinations.
Le chromosome 6 de l'homme et de la femme renferme un segment génétique très individualisé (à peu près la 1/1000e partie du génome). On l'a appelé le système H.L.A. (H, pour human ; L, pour Leucocyte ; A, pour Antigène, ou premier locus A, voir fig. 1).
C'est en 1952 que Jean Dausset mit en évidence un anticorps antileucocytaire. En 1958, il postula l'existence d'antigène leucocytaire qu'il trouva dans 60 % de la population française. Dans le segment chromosomique H.L.A. on distingue quatre loci (zones) A, B, C, D que l'on voit sur l'agrandissement de la figure 1.
——————PGM3—————< HLA >——————————PG5—
—< ————D————————B————C————————A >—
Fig. 1
Les loci A, B et C codent la formation de molécules antigéniques à la surface de toutes les cellules nucléées de l'organisme. Elles sont particulièrement abondantes sur les leucocytes, les lymphocytes et les cellules spléniques. Les cellules nerveuses sont les plus pauvres en molécules H.L.A., mis à part les globules rouges qui n'en possèdent pas. Ces molécules se renouvellent constamment en 6 heures, on les retrouve dans le plasma et elles sont éliminées par les urines.
L'analyse biochimique des molécules tissulaires H.L.A. a montré qu'elles renferment deux sous-unités :
- une chaîne polypeptidique sphérique légère, composée de 100 aminoacides identiques pour les trois loci A, B et C. Il s'agit de la bêta
- deux microglobulines (B 2 m) d'un poids moléculaire égal à 11 800 daltons. La séquence des aminoacides de cette protéine présente certaines analogies avec la séquence des immunoglobulines. Son dosage dans l'urine est un test important dans certaines affections rénales.
Cette molécule protéidique est liée à une molécule glycoprotéidique de poids moléculaire égal à 45 000 daltons. C'est la deuxième sous-unité des molécules H.L.A. dont elle constitue la chaîne lourde, spécifique, car elle porte le déterminant antigénique.
Toute personne possède huit antigènes tissulaires codés par quatre gènes H.L.A. paternels et par quatre gènes H.L.A. maternels. Le système H.L.A. est en somme une « carte d'identité biologique ». II est l'élément de base du complexe majeur d'histocompatibilité qui conditionne les phénomènes de rejet des greffes.
Il peut y avoir des milliards de formules H.L.A. différentes et l'éventualité de rencontrer deux individus non apparentés ayant la même formule H.L.A. est pratiquement égale à zéro.
Outre l'histocompatibilité, le système H.L.A. intervient en tant que facteur génétique de plusieurs maladies. Par exemple, la spondylarthrite ankylosante, l'arthrite rhumatismale juvénile, le rhumatisme psoriasique, certaines périarthrites de l'épaule, sont associés à l'antigène H.L.A. - B 27 ; certains psoriasis à H.L.A. - BW-17 ; le diabète juvénile à H.L.A. - BW 15 ; la myasthénie, la maladie de Basedow et la maladie d'Addison à H.L.A. - B 8, etc.
L'antigène H.L.A. - B 7 est particulièrement intéressant pour nous. Outre qu'il intervient dans le développement de certains asthmes allergiques, sa présence contrarie l'action du B.C.G. Autrement dit, les sujets qui possèdent le « marqueur » H.L.A. - B 7. dans leur génome n'opposent aucune réponse après l'inoculation du B.C.G.
On peut ainsi « comprendre génétiquement ce qui nous était cliniquement apparu très clairement. Il est absurde de s'obstiner à « vacciner » et à « revacciner » par le B.C.G. des sujets dont les tests tuberculiniques s'obstinent à rester négatifs. Car, ce faisant, on leur inocule des bacilles, à l'égard desquels ils sont génétiquement incapables ou peu capables, de par la présence de l'antigène H.L.A.B 7, d'opposer la réponse immunologique adéquate » (1).
« Le Quotidien du Médecin » du 29 juin 1976 écrivait au sujet de l'antigène H.L.A. - B 7 : « Ce phénomène entraîne un certain nombre de conséquences. En particulier, il pourrait permettre de mettre au point des schémas de vaccination plus adaptés ». Ce qui laisse entendre que les protocoles de vaccination par le B.C.G. utilisés ne le sont pas, ce que nous ne cessons précisément d'affirmer.
C'était en 1976 que « Le Quotidien du Médecin » écrivait des remarques, à propos du Premier Symposium International sur H.L.A. et maladies, qui s'est tenu à Paris en 1976. Mais cela n'a pas tracassé les services de vaccination. Ceux-ci n'ont pas varié d'un pouce leur manière de « vacciner » par le B.C.G. Depuis le Ministère de la Santé jusqu'aux préposés aux vaccinations, tout ce monde continue son petit bonhomme de chemin. Ils prétendent idolâtrer la Science mais ils ne l'écoutent pas. Ils ne connaissent que le calendrier des vaccinations et, en chœur, ils récitent les trois ou quatre slogans apothéotiques sur les vaccinations.
Il importe de savoir que tous les mammifères ont un système homologue du système H.L.A. humain. Le mieux connu est le système H-2 du chromosome 17 de la souris. Ce système H-2 renferme plusieurs catégories de gènes :
- les gènes Ir (Réponse immune),
- les gènes Is (Suppresseur de la réponse immune).
En présence d'un antigène (virus, bacille, bactérie ou toxine d'origine vaccinale, par exemple) la réponse normale d'un organisme conduit à la formation d'IgM, dans une première phase. C'est la réponse humorale primaire (R.H.P.). Sous l'influence des gènes Ir, la réponse, dans une deuxième phase, atteint la réponse humorale secondaire (R.H.S.) spécifique, avec la formation d'IgC.
Mais sous l'influence des gènes suppresseurs de la réponse immune (Is), codés par des lymphocytes, dits lymphocytes-suppresseurs, la réponse immune ne dépasse pas la phase primaire. En inhibant la R.H.S., les gènes Is contrarient la formation des immunoglobulines IgC. Il en résulte une fausse sécurité après vaccination, ce que nous dénonçons depuis des années.
Par conséquent, des sujets porteurs des gènes Is auront été vaccinés mais nullement immunisés. Cela explique sans doute les 7 à 10 % de sujets qui ne répondent pas à la vaccination antidiphtérique et les 5 à 6 pour cent mille que la vaccination antipolio ne protège pas. D'autant plus qu'on observe chez les sujets atteints de poliomyélite une fréquence anormale en H.L.A.-B7. Il est évident que de tels sujets exigent un protocole de surveillance et de prévention où la vaccination ne trouve pas sa place.
Lorsque nous faisions observer aux vaccinalistes professionnels le pourcentage de sujets non immunisés par l'anatoxine diphtérique, ils nous rétorquaient avec superbe : — Oui, mais, maintenant, avec les progrès réalisés dans la préparation des vaccins les pourcentages de non-immunisation post-vaccinale sont devenus insignifiants.
Or, dans ce problème il y a deux personnages en présence : le sujet vacciné et le vaccin. Le vaccin peut être merveilleusement préparé, si le sujet possède des gènes interférants, l'immunisation ne se réalisera pas.
Mais, cela aussi, ne tourmente pas les vaccinateurs. Dans un monde inquiet et incertain, il est réconfortant de voir des gens aussi sereins...
Dans Les vaccins en question, 1.- Le vaccin antivariolique, nous écrivions : « II est vraisemblable que d'autres systèmes H.L.A., ou peut-être des systèmes d'un type différent, immunologique ou autre, dont nous ignorons encore l'existence, expliqueront notre résistance collective à certaines maladies, telle que la variole, et notre résistance ou notre absence de résistance individuelle à telle ou telle affection ».
Remarquons que les gènes Ir et Is existent dans le génome humain, mais il n'a pas encore été possible de les situer avec précision.
Ces quelques considérations, à propos du système H.L.A., nous confirment combien les vaccinations sont pratiquées d'une manière scandaleuse. Mais si les vaccinalistes persistent dans leur comportement impudent et aberrant, la véritable coupable c'est la foule des parents qui s'en remettent stupidement aux décisions de gens incompétents.
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