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Accueil Page mise à jour le 31/05/2013

Santé Liberté et Vaccinations n° 59

Avril-Mai-Juin 1978

Sélection d'articles

Sommaire

 Pages

 Respecter l'homme 1
 Assemblée Générale 1978 :  

   – Rapport moral

2
   – Rapport financier 4
   – Actions des sections en 1977 5
   – Orientation 1978 6
 Réponses de partis politiques avant les élections (suite) 7
 Système H.L.A. et vaccinations, par le Dr J.-M. Kalmar 9
 Fièvre jaune : maladie pas très grave, vaccination dangereuse 11
 Témoignages 12
 Échos 14
 Tétanos 15 - 16
 Rubéole : une victoire 17


 

Système H.L.A.. et vaccinations

Dr Jacques M. Kalmar

Le système H.L.A., acquisition relativement récente de la génétique, est intéressant pour nous en ce qu'il confirme le bien-fondé de notre attitude de refus au sujet de la généralisation aveugle et autoritaire des vaccinations.

Le chromosome 6 de l'homme et de la femme renferme un segment génétique très individualisé (à peu près la 1/1000e partie du génome). On l'a appelé le système H.L.A. (H, pour human ; L, pour Leucocyte ; A, pour Antigène, ou premier locus A, voir fig. 1).

C'est en 1952 que Jean Dausset mit en évidence un anticorps antileucocytaire. En 1958, il postula l'existence d'antigène  leucocytaire  qu'il  trouva dans 60 % de la population française. Dans le segment chromosomique H.L.A. on distingue quatre loci (zones) A, B, C, D que l'on voit sur l'agrandissement de la figure 1.

——————PGM3—————<  HLA  >——————————PG5—


—< ————D————————B————C————————A >—

Fig. 1

Les loci A, B et C codent la formation de molécules antigéniques à la surface de toutes les cellules nucléées de l'organisme. Elles sont particulièrement abondantes sur les leucocytes, les  lymphocytes et les cellules spléniques.  Les  cellules  nerveuses sont les plus pauvres en molécules H.L.A., mis à part les globules rouges qui n'en possèdent pas. Ces molécules se renouvellent constamment en 6 heures, on les retrouve dans le plasma et elles sont éliminées par les urines.

L'analyse biochimique des molécules tissulaires H.L.A. a montré qu'elles renferment deux sous-unités :

  • une chaîne polypeptidique sphérique légère, composée de 100 aminoacides identiques pour les trois loci A, B et C. Il s'agit de la bêta
  • deux microglobulines (B 2 m) d'un poids moléculaire égal à 11 800 daltons. La séquence  des aminoacides de cette protéine présente certaines analogies avec la séquence des immunoglobulines. Son dosage dans l'urine est un test important dans certaines affections rénales.

Cette molécule protéidique est liée à une molécule glycoprotéidique de poids moléculaire égal à 45 000 daltons. C'est la deuxième sous-unité des molécules H.L.A. dont elle constitue la chaîne lourde, spécifique, car elle  porte  le  déterminant  antigénique.

Toute personne possède huit antigènes tissulaires codés par quatre gènes H.L.A. paternels et par quatre gènes H.L.A. maternels. Le système H.L.A. est en somme une « carte d'identité  biologique ». II  est  l'élément de base du complexe majeur d'histocompatibilité qui conditionne les phénomènes de rejet des greffes.
Il peut y avoir des milliards de formules H.L.A. différentes et l'éventualité de rencontrer deux individus non apparentés ayant la même formule H.L.A. est pratiquement égale à zéro.

Outre l'histocompatibilité, le système H.L.A. intervient en tant que facteur génétique de plusieurs maladies. Par exemple, la spondylarthrite ankylosante, l'arthrite rhumatismale juvénile, le rhumatisme psoriasique, certaines  périarthrites  de  l'épaule, sont associés à  l'antigène H.L.A. - B 27 ;  certains psoriasis à H.L.A. - BW-17 ; le diabète juvénile à H.L.A. - BW 15 ; la myasthénie, la maladie de Basedow et la maladie d'Addison à H.L.A. - B 8, etc.

L'antigène H.L.A. - B 7 est particulièrement intéressant pour nous. Outre qu'il intervient dans le développement de certains asthmes allergiques, sa  présence contrarie l'action du B.C.G. Autrement dit, les sujets qui possèdent le « marqueur » H.L.A. - B 7. dans leur génome n'opposent aucune réponse après l'inoculation du B.C.G.

On peut ainsi « comprendre génétiquement ce qui nous était cliniquement apparu très clairement. Il est absurde de s'obstiner à « vacciner » et à « revacciner » par le B.C.G. des sujets dont les tests tuberculiniques s'obstinent à rester négatifs. Car, ce faisant, on leur inocule des bacilles, à l'égard desquels ils sont génétiquement incapables ou peu capables, de par la présence de l'antigène H.L.A.B 7, d'opposer la réponse immunologique adéquate » (1).

« Le Quotidien du Médecin  » du 29 juin 1976 écrivait au sujet de l'antigène H.L.A. - B 7 :  « Ce phénomène entraîne un certain nombre de conséquences. En particulier, il pourrait permettre de mettre au point des schémas de vaccination plus adaptés ». Ce qui laisse entendre que les protocoles de vaccination par le B.C.G. utilisés ne le sont pas, ce que nous ne cessons précisément d'affirmer.

C'était en 1976 que « Le Quotidien du Médecin » écrivait des remarques, à propos du Premier Symposium International sur H.L.A. et maladies, qui s'est tenu à Paris en 1976. Mais cela n'a pas tracassé les services de vaccination. Ceux-ci n'ont pas varié d'un pouce leur manière de « vacciner » par le B.C.G. Depuis le Ministère de la Santé jusqu'aux préposés aux vaccinations, tout ce monde continue son petit bonhomme de chemin. Ils prétendent  idolâtrer la Science mais ils ne l'écoutent pas. Ils ne connaissent que le calendrier des vaccinations et, en chœur, ils récitent les trois ou quatre slogans apothéotiques sur les vaccinations.

Il  importe de savoir que tous les mammifères ont un système homologue du système H.L.A. humain. Le mieux connu est le système H-2 du chromosome 17 de la souris. Ce système H-2 renferme plusieurs catégories de gènes :

  • les gènes Ir (Réponse immune),
  • les gènes Is (Suppresseur de la réponse immune).

En présence d'un antigène (virus, bacille, bactérie ou toxine d'origine vaccinale, par exemple) la réponse normale d'un organisme conduit à la formation d'IgM, dans une première phase. C'est la réponse humorale primaire (R.H.P.). Sous l'influence des gènes Ir, la réponse, dans une deuxième phase, atteint la réponse humorale secondaire  (R.H.S.) spécifique, avec la formation d'IgC.

Mais sous l'influence des gènes suppresseurs de la réponse immune (Is), codés par des lymphocytes, dits lymphocytes-suppresseurs, la réponse immune ne dépasse pas la phase primaire. En inhibant la R.H.S., les gènes Is contrarient la formation des immunoglobulines IgC. Il en résulte une fausse sécurité après vaccination, ce que nous dénonçons depuis des années.

Par conséquent, des sujets porteurs des gènes Is auront été vaccinés mais nullement immunisés. Cela explique sans doute les 7 à 10 % de sujets qui ne répondent pas à la vaccination antidiphtérique et les 5 à 6 pour cent mille que la vaccination antipolio ne protège pas. D'autant  plus qu'on observe chez les sujets atteints de poliomyélite une fréquence anormale en H.L.A.-B7. Il est évident que de tels sujets exigent un protocole de surveillance et de prévention où la vaccination ne trouve pas sa place.

Lorsque  nous  faisions  observer aux vaccinalistes professionnels le pourcentage de sujets non immunisés par l'anatoxine diphtérique, ils nous rétorquaient avec superbe : — Oui, mais, maintenant, avec les progrès réalisés dans la préparation des vaccins les pourcentages de non-immunisation post-vaccinale sont devenus insignifiants.

Or, dans ce problème il y a deux personnages en présence : le sujet vacciné et le vaccin. Le vaccin peut être merveilleusement préparé, si le sujet possède des gènes interférants, l'immunisation ne se réalisera pas.
Mais, cela aussi, ne tourmente pas les vaccinateurs. Dans un monde inquiet et incertain, il est réconfortant de voir des gens aussi sereins...

Dans Les vaccins en question, 1.-  Le  vaccin  antivariolique,  nous écrivions : « II est vraisemblable que d'autres systèmes H.L.A., ou peut-être des systèmes d'un type différent, immunologique ou autre, dont nous ignorons encore l'existence, expliqueront notre résistance collective à certaines maladies, telle que la variole, et notre résistance ou notre absence de résistance individuelle à telle ou telle affection ».

Remarquons que les gènes Ir et Is existent dans le génome humain, mais il  n'a  pas  encore  été  possible  de  les situer avec précision.

Ces quelques considérations, à propos du système H.L.A., nous confirment combien les vaccinations sont pratiquées d'une manière scandaleuse. Mais si les vaccinalistes persistent dans leur comportement impudent et aberrant, la véritable coupable c'est la foule des parents qui s'en remettent  stupidement aux décisions de gens incompétents.


Dangers du vaccin antitétanique

Quand l'Institut Pasteur confond sérum et vaccin !

Régine Lambert, médecin-chef du Service central des vaccinations de Paris, dans sa charmante petite brochure « Des Vaccinations, Pourquoi, Comment », brochure diffusée gratuitement au corps médical par la Préfecture de Paris, ce qui lui confère un caractère officiel, écrit à propos de la vaccination antitétanique :

« II n'y a jamais de complications locales ni générales. Toutes les réactions rapportées sont  dues à la CONFUSION avec l'injection de sérum. »

Voilà qui est clair. Pourtant, dans les Annales de l'Institut Pasteur, on peut lire sous la plume de trois de ses chercheurs, Bizzini, Turpin, Raynaud (1971 - Vol. 120 - pages 791-799), à propos de cette vaccination :

« La survenue de réactions indésirables lors de la primo-vaccination ou des injections de rappel a été rapportée par différents auteurs. »

Suit une liste de 12 références allemandes, anglaises, américaines publiées par exemple dans :

  • Journal American Medical Association,
  • New England Journal Medical,
  • British Medical Journal.

Force nous est de conclure que ces auteurs comme les directeurs de ces revues médicales ignorent encore la différence  entre vaccin  et  sérum ! Apparemment il en est de même à l'Institut Pasteur où ses chercheurs s'appuient sur ce genre de travaux où tout n'est que malentendus et confusions ! Par chance, nous avons Régine Lambert pour nous éclairer.

 Ces chercheurs fantaisistes continuent ainsi leur article :

« Certains de ces auteurs (5 au total sur 12), ont attribué l'incidence élevée de ces réactions allergiques à l'existence chez les vaccinés d'un taux d'anticorps élevé, pré-existant au moment de l'injection de rappel (1).
Pour éviter ces réactions indésirables, diverses solutions ont été proposées. Lévine a proposé un schéma pour les vaccinations de rappel avec une anatoxine à faible dosage (2)... Kuhns a montré que les injections multiples  d'anatoxine  (diphtérique ou tétanique) pourraient conduire à un changement dans le spectre des anticorps produits avec pour conséquence l'augmentation de l'incidence des réactions allergiques. »

Les auteurs exposent alors une étude chez l'animal sur les variations de production d'anticorps et de persistance de ceux-ci en fonction  de diverses variantes de vaccins antitétaniques. La conclusion de leur étude est que : 

« La forte activité immunogène de l'anatoxine pure 7 S devrait permettre de diminuer l'intensité des réactions résultant de la combinaison avec les anticorps antitoxiques par réduction des doses d'anatoxines injectées. Il reste à piéciser par des essais chez l'homme la dose minimale d'anatoxine pure à recommanden pour les injections de rappel ».

Chez l'homme étranger sans doute, puisque chez nous il n'y a JAMAIS d'incidents. Ou alors, c'est bien plutôt que les spécialistes allemands et anglo-saxons n'ont pas eu la chance de recevoir gratuitement la brochure bien française de Régine Lambert et ignorent encore la différence entre vaccin et sérum ! (Faut-il envoyer des missionnaires ?). Confusion fréquemment commise et qui a dû égarer le Tribunal Administratif de Lyon lorsque celui-ci a rendu un jugement rapporté  par  les  journaux  (octobre 1977)  indemnisant  Mme  Caroline R. qui avait donné un rein pour permettre une greffe indispensable à sa fille, Mme Chantal D. en raison de « son état consécutif à une vaccination antitétanique obligatoire qui avait provoqué une glomérulo-néphrite nécessitant une greffe de rein en février 1973 » (3).

II semble donc que les experts auprès de ces tribunaux, généralement des professeurs de faculté de Médecine soient des incompétents incapables de distinguer un vaccin d'un sérum. Heureusement, il y a Régine Lambert et sa petite brochure préfacée par Robert Debré, membre de l'Institut, pour rétablir la vérité.

(1) Taux d'anticorps dû aux vaccinations antérieures.
(2) Mais pourquoi vouloir faire des rappels si le taux d'anticorps est encore élevé ?
(3) Voir SLV n° 58 


En Angleterre, victoire contre le tétanos... grâce à la vaccination ?

À propos du tétanos, on entend de plus en plus parler de la remarquable réussite de nos voisins anglais qui, grâce à des vaccinations systématiques, n'ont eu que 49 cas de tétanos en 4 ans (France, 1973 : 436 cas, 228 morts). Cette comparaison paraît impressionnante et capable de gêner plus d'un adversaire des vaccinations. 

Cependant, les statistiques de l'O.M.S. font apparaître un fait qui mériterait une certaine publicité parmi les milieux peu vaccinalistes : jusqu'en 1965 compris, les Anglais ne vaccinaient pratiquement pas contre le tétanos ; par exemple en 1965, il y a eu 35 128 primo-vaccinations et 20 205 rappels pour une population de 46 millions d'habitants. En France à la même époque, on faisait 682 000 primo-vaccinations et presque autant de rappels. Or, en Angleterre, il n'y avait qu'une vingtaine de décès par tétanos à cette époque (13 en 1963) alors que la France comptait près de 300 décès !

Le merveilleux résultat dont la propagande française glorifie les Anglais a été obtenu AVANT la vaccination. Certes à partir de 1966, les Anglais ont vacciné autant que les Français mais pas plus ! (Cf. tableau)

OMS - Annuaire des statistiques sanitaires mondiales 
TÉTANOS

   

1962

1963

1964

1965

1966

1967

1968

1969

1970

1971

1972

 Angleterre
+
Pays de Galles

 Morts

 19

13

 21

21

18

18

13

6

9

5

4

 Vaccinés

 

25 903

28 866

35 128

835 506

849 339

753 722

557 770

724 474

750 926

725 077

 Rappels

 

7 769

15 843

20 205

933 266

1 087 799

1 102 160

1 025 536

558 532

953 491

814 864

 TOTAL

 

33 671

44 709

55 333

1 768 772

1 937 138

1 855 882

1 583 126

1 283 006

1 704 417

1 539 941

 France

  Morts

332

293

264

258

246

234

228

207

236

234

237

 Vaccinés

480 978

519 494

644 000

682 000

 

965 738

1 004 493

1 071 995

812 407

761 633

629 973

 Rappels

432 592

 

 

 

 

851 816

920 171

843 801

955 710

951 768

630 000

 TOTAL

913 570

 

 

 

 

1 817 554

1 924 664

1 915 796

1 768 117

1 713 401

1 259 973

On peut d'ailleurs se demander pourquoi vacciner avec un taux aussi bas de malades. Les fabricants prépareraient-ils l'après antivariolique ? Un vaccin va disparaître, il faut le remplacer, non ?

C'est, il me semble, le meilleur argument statistique que je connaisse sur cette vaccination. Ajoutons que les Anglais ne font plus usage depuis longtemps du sérum (il paraît qu'ils prétendent qu'il aurait tué plus de gens qu'il n'en aurait sauvé. Est-ce possible d'être aussi mauvaise langue ?).

 


Rubéole : une victoire

À plusieurs reprises Mme Veil avait fait connaître les projets de son ministère de rendre la vaccination contre la rubéole obligatoire pour les fillettes de 13 ans.
Nous étions intervenus auprès de la commission des Affaires Sociales et auprès des parlementaires. Lors de la réunion des délégués de sections, à Dôle en 1976, une motion avait été envoyée aux Préfets des différentes régions représentées demandant que la vaccination obligatoire soit remplacée par un test sérologique de recherche d'anticorps pratiqué au cours de la visite prénuptiale. 

Le décret du 17 mars 1978 publié au « J.O. » du 23 mars, relatif à la protection maternelle et infantile stipule dans son article 1er :
  « Le médecin ne devra délivrer le certificat prénuptial qu'au vu du résultat :
  [... ] 3° En outre pour les femmes âgées de moins de cinquante ans,
           a) Des examens sérologiques respectifs de la rubéole et de la toxoplasmose : « ceux-ci doivent obligatoirement être effectués à nouveau si les résultats d'un examen qui aurait été effectué au moins trois mois avant la consultation prénuptiale n'apportaient pas la preuve d'un état d'immunité. »

Que ce succès soit un encouragement à tous ceux qui luttent et qui parfois craignent que ce soit en vain.

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