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Accueil Page mise à jour le 09/08/2009

Santé Liberté et Vaccinations n° 60

Juillet-Août-Septembre 1978

Sélection d'articles

Sommaire

 Pages

 La variole est vaincue
 Vaccination anti-variolique et fréquentation scolaire
 Mort pour qui, et pour quoi ?
 Un vrai savant français inconnu : le Dr Antoine Béchamp (Dr Couzigou)
 Déclaration des accidents post-vaccinaux
 Appel à tous les enseignants et personnels du Ministère de l'Éducation
 La lutte à l'étranger 10 
 Échos 13 
 À l'armée 16 


La variole est vaincue

Éditorial

Au Colloque de Clermont-Ferrand, le 24 juin 1978, le représentant de I'O,M.S. affirma que le risque de la vaccination antivariolique est plus grand que celui de la maladie.
60 % des médecins du Puy-de-Dôme sondés tout récemment répondent « non » à l'obligation vaccinale en  matière de variole. Mme  Simone Veil, prise entre deux feux (le Conseil supérieur de l'hygiène est pour un assouplissement de la loi, l'Académie de Médecine y demeure opposée), a déposé devant le Parlement un projet de loi préparé depuis des mois : suspendre la vaccination antivariolique pour les enfants de moins de deux ans.

Le dernier cas de variole a été notifié en Somalie en octobre 1977.

Pendant plus de deux ans la variole a été localisée dans la Corne de l'Afrique où les derniers cas se sont manifestés en Éthiopie en août 1976, au Kenya en 1977 et en Somalie en octobre 1977.

La surveillance doit se poursuivre pendant deux ans dans le monde entier pour garantir le programme de l'éradication et l'O.M.S. offre 100 dollars  (environ 5 000 F) à la première personne qui découvrirait un cas de variole.

Il  faut  noter que depuis plusieurs années il ne se produisait plus que des cas de variole mineure, la variole majeure, beaucoup plus grave, ayant disparu.

Cette victoire n'a pas été obtenue, comme on voudrait nous le faire croire en France, grâce aux campagnes de vaccinations.

En 1975, dans une étude sur l'éradication de la variole parue dans "Médecine et Hygiène", le Dr Kelly écrivait :
« Au départ la plupart des services nationaux de santé partaient de la théorie que le moyen de vaincre la variole était tout simplement de vacciner tout le monde.
Peu à peu cependant on se rendit compte que si la vaccination de masse joue un rôle important, la formule de la surveillance et de l'endiguement définissait une stratégie d'éradication plus efficace ».

Dès 1977 l'O.M.S. ne recommandait plus la vaccination pour les voyages internationaux que pour les voyageurs venant d'Éthiopie.

Pour la législation interne de chaque état – sans donner d'ordre puisque telle n'est pas sa fonction – elle préconisait une politique plus libérale et dans une circulaire de mars 1977 envoyée aux gouvernements de tous les pays membres, l'O.M.S. insiste sur le fait que des épidémies peuvent se produire dans des populations yaccinées à 90 % et que par contre des populations non vaccinées peuvent être exemptes de variole. La clé de la réussite est la détection et l'isolement des malades et la vaccination des contacts.

Tous les pays de l'Europe de l'Ouest (sauf certains cantons suisses et l'Espagne), l'Irlande, le Japon, le Canada, les U.S.A., ont renoncé à la vaccination systématique.

En France, par contre, malgré le manifeste signé par 400 médecins, les pétitions envoyées aux Préfets, les campagnes de vaccination antivariolique battent leur plein. Les municipalités ont reçu des consignes pour continuer à envoyer les convocations aux assujettis et le ministère de la Santé ou les services de la DASS, n'hésitent pas à donner de fausses références pour justifier la présentation du certificat de vaccination antivariolique pour l'inscription des enfants à l'école.

L'Institut de la Vaccine aurait-il encore des stocks importants à écouler ? Peut-on sérieusement nous faire croire que nos grands ténors de l'Académie de Médecine – conseillers obligatoires du Ministère – sont réellement inquiets d'une épidémie possible ? On peut être sceptique lorsqu'on constate que le chef de file de ce sur-protectionnisme est le Professeur Fasquelle, directeur de l'Institut de la Vaccine, membre de l'Académie de Médecine, bien entendu grand spécialiste de la question.

La variole est vaincue. C'est une victoire remarquable si l'on pense qu'en 1974 il y avait encore 188 000 cas aux Indes. Les équipes de l'O.M.S. doivent être fières de leur travail.

Cependant, bien que les organisateurs reconnaissent que la vaccination n'a eu qu'une part très relative dans ce combat, ils n'hésitent pas à organiser des campagnes massives de vacciantion qui toucheront tous les enfants du monde pour lutter contre d'autres maladies, sans sembler éprouver le moindre doute sur l'efficacité d'une telle méthode, et surtout sur ses dangers possibles.

La vaccinomanie aura-t-elle la vie plus dur que la variole ? La « vieille déesse » est vaincue mais les nouveaux dieux savent étendre leur empire et si leur aspect est moins redoutable et présente même des dehors sécurisants, leur action néfaste est plus insidieuse et la lutte n'en sera que plus difficile.

Simone DELARUE 


Vaccination antivariolique et fréquentation scolaire

Lorsque l'obligation de la vaccination antivariolique a été décidée en 1902 le législateur n'a pas prévu d'incidence au niveau scolaire. Les réfractaires étaient passibles d'une contravention (art. L 45 du Code de la Santé).

Le décret du 28 février 1952 qui prévoit que l'inscription d'un enfant dans un établissement scolaire ne concernait que les vaccinations D.T. Par la suite les décrets d'application de la vaccination contre la polio ont prévu le rattachement de cette vaccination au décret de 1952.

Il n'existe donc aucun texte législatif qui permette d'exiger un certificat de vaccination antivariolique au moment de l'inscription d'un enfant à l'école.

Normalement, ce sont les services du Ministère de l'Education qui doivent procéder à ces inscriptions et seul l'Inspecteur d'Académie est légalement habilité à prononcer un refus. Dans la pratique, les services de l'Éducation  se  déchargent  sur  les médecins de la DASS et sur les services municipaux de tous les problèmes qui concernent la santé des élèves.

C'est ainsi que plusieurs adhérents se sont vus opposer un refus de la part des secrétaires de mairie parce qu'ils ne présentaient pas de certificat  de  vaccination  antivariolique (ou de contre-indication).

Le secrétaire de mairie du 5e arrondissement de Paris que nous avons pu joindre par téléphone nous a assurés qu'il serait prêt à se ranger à notre position mais que les services de vaccinations de la Préfecture de la  Seine lui avaient  donné des instructions sévères.

Nous avons donc écrit au Dr Régine Lambert qui dirige ce service et nous avons dû insister plusieurs fois avant de nous entendre dire que notre  correspondance  était  transmise au  Ministère de  la Santé. Mme Lambert qui est pourtant l'auteur d'une très jolie brochure préfacée par le Pr Debré, et qui a pour but d'informer les services municipaux et les assistantes sociales de tout ce qui a trait aux vaccinations ne pouvait pas donner de précision sur la législation.
À première vue cela paraît surprenant puisque ce sont ses services qui se chargent de faire respecter la loi et de poursuivre les réfractaires.

On est pourtant moins surpris lorsqu'on étudie justement ladite brochure dans laquelle le Dr Lambert, avec toute l'autorité que lui confère ses fonctions, affirme que les vaccinations D.T. sont obligatoires avant 18 mois et comportent des rappels tous les cinq ans. Son affirmation est étayée par la référence à un texte (décret du 12-08-1965).

Mme le Dr Lambert est-elle réellement incompétente ou trompe-t-elle sciemment ? Le décret ne concerne que le personnel hospitalier et non l'ensemble de la population comme elle l'écrit ! Dans le cas présent elle ne reconnaissait que son incompétence.

Nous avons demandé à M. Tibéri, député de Paris qui fait partie du même groupe que M. Chirac, de bien vouloir poser une question au Ministre de l'Éducation pour savoir quel texte permettait d'exiger la vaccination antivariolique à l'école. Les ministères de l'Éducation et de  la Santé se sont renvoyés la lettre sans que pour autant une explication ait été donnée et sans, bien entendu, que l'enfant ait été admis à l'école.
C'était en 1976. Depuis, les services du Ministère de la Santé ont amélioré leur tactique.

Une adhérente de Fontenay-sousBois désirant inscrire son enfant à l'école sans vaccination antivariolique s'est entendu répondre que l'enfant ne pourrait être inscrit en application d'un décret de 1903. Ce décret étant introuvable au Journal Officiel, nous sommes intervenus auprès de la mairie pour demander des précisions : effectivement le texte n'existe pas !

Après deux heures de discussion avec les responsables des vaccinations à la  mairie, notre adhérente a appris qu'on faisait des menaces mais que depuis 2 ans les réfractaires ne sont pas poursuivis !
Il n'en reste pas moins qu'on abuse volontairement les parents pour les inciter à faire vacciner leur enfant.

Cet exemple n'est pas unique et la  référence au décret fantôme de 1903 est donnée dans plusieurs départements ce qui laisse supposer une origine unique. Ministère de la Santé ?

Si vous voulez tenter l'expérience comme l'a fait une journaliste qui voulait se renseigner sur cette question, ou  comme nous l'avons fait nous-mêmes, vous verrez que l'incertitude la plus complète règne aux Ministères de l'Education (seul légalement concerné) et de la Santé sur ce problème. Personne ne peut donner de renseignements quant à la 'législation  ou  bien  on  donne  de fausses références !

Depuis plus de 70 ans on exige illégalement la vaccination antivariolique pour l'inscription à l'école.
C'était  peut-être en parfaite innocence, ce n'est plus le cas lorsque plutôt que d'admettre l'erreur ou de donner des consignes pour que cette vaccination ne soit plus exigée, on n'hésite pas à mentir avec le plus parfait aplomb.

À nous de ne pas nous laisser faire.


Mort pour qui, et pour quoi ?

Le 27 septembre 1977[*], Christian Bonnefoy appelé au 75e M.E.R.I. de Valence (Drôme), mourait au cours d'un exercice à Toulaud (Ardèche). Pour la première fois les autorités militaires confiaient l'enquête à une juridiction civile qui a tenu une conférence de presse le 10 mars au cours de laquelle elle communiquait l'état de ses recherches.

« Christian Bonnefoy est mort à la suite d'une réaction au vaccin antivariolique. Il a craint de se faire supprimer une permission en se rendant à l'infirmerie bien qu'il ait eu de nombreux ganglions.
Christian Bonnefoy, vacciné le 17 septembre, est mort le 27. Son médecin – décédé depuis plusieurs  années  –  avait  déconseillé qu'on le vaccine mais Christian Bonnefoy n'avait pas pu présenter à temps un certificat de contre-indication.
 »

La  commission d'enquête relève également des carences très graves dans le fonctionnement du service médical du 75e M.E.R.I.

* Cf. IDS page 45


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