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Santé Liberté et Vaccinations n° 65

Octobre-Novembre-Décembre 1979

Sélection d'articles

Sommaire

 Pages

Éditorial - Continuité et dépassement 1
En marge des théories pastoriennes 2-3
Variole 3
Rage 4

Rubéole

5
Entre nous  5
Chez les éleveurs 6-7-8
Procès 9
Les ânes de Pinocchio : mythe ou réalité ? par J.-P. Auffret 10
À l'armée 11
La voix de la contestation 12-13-14
Échos

15-16-17


 

Continuité et dépassement

En élisant Mme Delarue à la présidence  de la Ligue, le Comité Directeur a conscience d'avoir répondu à l'attente de tous nos adhérents et sans doute de tous nos lecteurs.
À tous – adhérents aux options si variées, médecins, parlementaires, élus locaux, fonctionnaires – qui, à travers notre revue appréciez le sérieux et l'objectivité de notre action, ce choix garantit une continuité.

*

La continuité du but et de la ligne d'abord.

Avec Mme Delarue, comme avec M. Lemaire, Me Hoffet, M. Delarue, « la Ligue, c'est premièrement la liberté », sans exclusive ni amalgame avec aucune doctrine médicale, scientifique ou autre, même en matière de vaccinations.

Et la Ligue, « qui ne lutte pas systématiquement contre les vaccinations, mais contre les vaccinations systématiques », continuera d'accueillir des vaccinalistes comme des non vaccinalistes et de faire appel au concours de vaccinalistes aussi notoires que le Professeur Dick, par exemple, dans son combat contre le sectarisme et la médecine de troupeau.

*

Et la continuité des actions en cours.
Ces actions, d'ailleurs, ont été lancées par Mme Delarue, la participation de M. Delarue à l'activité du siège, diminuée depuis cinq ans, ayant cessé depuis deux ans, comme notre Président en a fait rapport aux Assemblées Générales de 1978 et 1979.
Depuis longtemps déjà, une initiale avait remplacé l'autre, dans les lettres aux parlementaires comme dans les réponses aux adhérents et, depuis janvier 1978, dans la signature des éditoriaux de « Santé, Liberté et Vaccinations », dont Simone Delarue, Déléguée Générale de la Ligue, était devenue le Directeur de publication depuis le 22 mai dernier.

*

Beaucoup d'ailleurs ne s'étaient apercus de rien.
Le style des textes était différent, mais semblable l'élévation de pensée, et cette « remise en cause de soi-même et de la société», fruit d'actions militantes souvent modestes, à laquelle nous invitait le plus récent article de notre nouvelle Présidente (1).
Cette morale de maîtrise personnelle et de respect de chacun, ami ou adversaire, que le lecteur retrouvera présente dans tous les éditoriaux depuis quinze ans, a été mise au service de notre cause par un amour profond et attentif des autres, que chacun sent, qui inspire le respect ou appelle l'enthousiasme.
Les adhérents en difficulté, les parents des victimes ne s'y sont pas trompés, non plus que les militants des sections, ranimées et animées depuis cinq ans par Mme Delarue, et dont l'activité vigoureuse permet tous les espoirs.
Si la Ligue est une vraie famille, si un groupement à objectif si technique et si étroit suscite enthousiasme, dévouement et persévérance, il ne faut pas en chercher ailleurs la raison.

*

Aussi n'est-ce pas, chers amis, pour vous rassurer, pour vous dire : « tout va bien... comptez sur la Présidente, et rendormons-nous » que je m'adresse à vous.

La liberté vaccinale, assortie d'un droit à une information médicale objective, n'est pas un but pour les générations à venir, mais une exigence d'aujourd'hui. De sa satisfaction dépend la sauvegarde de vies humaines, l'économie des souffrances dont chaque année apporte un nouveau tribut.
Pour mener la lutte difficile, disproportionnée, de la Ligue, nous avons la Présidente compétente, attentive et exigeante que vous attendiez.
Mais les résultats, demain comme hier, ne seront obtenus que par la détermination, le concours et les efforts précis de chacun, sans lesquels rien n'aurait été acquis.
C'est à ces efforts, à l'apport de ces concours personnels précis que le Comité, en portant Mme Delarue à la Présidence, convie chacun d'entre vous.

Car pour la Ligue, aujourd'hui comme hier, la continuité, c'est le dépassement.

Louis LALANDE        

(1) N° 64, juillet 1979 : « La Ligue a 25 ans », signé S. D.


Rage

Il existe à l'heure actuelle trois grands types de vaccins :

  • un vaccin, uniquement à usage vétérinaire, pour lequel le virus est cultivé  sur  des  cellules  cancéreuses transformées ;
  •  un vaccin sur cellules diploïdes humaines, bien toléré par l'homme mais qui a besoin d'être concentré ; 
  • enfin des vaccins sur cellules de reins de hamsters, d'embryons de poulets ou de reins de foetus bovins (Pasteur), qui font l'objet d'expertises.

La vaccination comporte une série de 14 injections sous-cutanées à raison d'une par jour sans interruption, avec rappel obligatoire aux trente-quatrième et quatre-vingt-dixième jours après le dixième jour.

Les vaccins ont été considérablement améliorés ces dernières années, surtout depuis qu'on les cultive sur cellules (il y a quelques années, plusieurs procès avaient attiré l'attention sur les graves risques d'accidents neurologiques liés à la vaccination).

L'efficacité de la vaccination reste encore problématique. Celle-ci permet d'augmenter le taux des anticorps, mais cet aspect ne résume pas le problème de l'immunité.

Au cours d'une conférence de presse donnée le 1er juin à l'Institut Pasteur, le Professeur Atanasiu tout en prônant la vaccination espère beaucoup de l'interféron. En effet, l'immunité dans la rage suscite aujourd'hui beaucoup de discussions. Chacun connaît des cas de mort par rage malgré de très hauts titres d'anticorps, et des malades guéris chez lesquels la vaccination n'a jamais entraîné la fabrication d'anticorps circulants. Ces discordances ont amené les responsables à se pencher plus en avant sur les phénomènes d'immunité. Il est certain aujourd'hui que les anticorps circulants n'expliquent pas tout et, s'il vaut mieux qu'un vaccin entraîne la fabrication d'anticorps, l'immunité cellulaire, étudiée depuis un an, semble jouer un rôle important.

Alerte à la rage dans le Gard

Dimanche 2 juillet 1978, Emmanuel D... est mordu par le jeune chien de ses voisins hollandais en séjour dans un petit village du Gard.

L'enfant a juste été pincé et il n'y a aucune plaie. Le chien ayant mordu plusieurs personnes, le village s'inquiète mais les Hollandais, eux, sont sereins : le chien a été vacciné contre la rage. Des analyses de salive ne font pas apparaître de virus rabique.

Les « mordus » vont tout de même à Montpellier pour recevoir le traitement antirabique. Les parents d'Emmanuel estiment que les risques de rage sont nuls et ne veulent pas exposer leur enfant au danger non négligeable du traitement antirabique.

Le 6, l'Institut Pasteur fait savoir que le chien était réellement enragé. 
Est-ce le virus vaccinal ? A-t-on la possibilité de le distinguer du virus « sauvage » ?

Les plus enragés sont de toute évidence les responsables de la santé du Gard qui envoient les gendarmes plusieurs fois chez les parents d'Emmanuel, organisent une véritable chasse à l'homme et menacent de faire vacciner l'enfant de force et de poursuivre le père pour non-assistance à personne en danger de mort.

Le médecin local n'est pas jugé compétent et c'est escortés de la gendarmerie et en ambulance qu'Emmanuel et son père sont conduits au centre antirabique de Montpellier.

Là, le médecin est très surpris qu'on fasse tant d'histoires et qu'on mette tout le pays sur pied de guerre alors que l'enfant n'a même pas une égratignure. Les exemplaires de la Dépêche du Midi, qui fait état de l'affaire, s'arrachent dans toute la région. Les parents sont traités de dangereux fanatiques... Personne, bien entendu, ne signale que l'animal était vacciné, qu'il n'a été mordu par aucun animal et que par conséquent la rage dont il était atteint ne peut être qu'une rage vaccinale.

Ceux qui sont à poursuivre, ce sont les parents qui hésitent devant une vaccination dangereuse et certainement inutile, mais non pas ceux qui ont laissé un chien mordre plusieurs personnes sans réagir, tranquillement abrités derrière la sécurité de la vaccination, alors même que c'est probablement celle-ci qui est la véritable responsable.

Cette affaire rappelle l'accident mortel dont a été victime un vétérinaire de Montreux :

Dr J. Vinas, Decines (Rhône).

« ...J'ai bien lu dans "S.LV.", n° 60 : "Rage : Que faut-il en conclure ?", la référence au vétérinaire de Montreux mort de la rage en novembre 1977.

Je voudrais y ajouter une précision, qui me semble absolument importante : d'après une enquête de journaliste, 

  • "les chiens (qu'il élevait en vue d'une expédition au Grand Nord) étaient tous vaccinés contre la rage" ;
  • "le biologiste n'avait pas été vacciné avant la morsure" ;
  • "il n'a pas déclaré son accident – après morsure". 

Donc, il ne s'agit pas d'une vague "contamination" mais d'une "morsure"

C'est très important parce que dans ce cas le chien n'était pas un "porteur de germes" passif. Mais il ne nous a pas été donné plus de détails ni sur ce chien ni sur les autres.

Nous ignorons aussi si le vétérinaire a été soigné par vaccination.

À partir de ce fait, on peut prendre deux positions : dire que "le vaccin a réveillé un virus de la rage" ou bien admettre que "c'est le même vaccin – virus atténué – qui a repris de la virulence, redevenant virus". Pratiquement, ça revient au même.

De ces deux positions de principe antagoniques, on en arrive à admettre que "le vaccin n'est pas coupable (jamais coupable)" ; ou bien que le "coupable c'est le vaccin". Au choix... »


 

Rubéole

Le nouveau vaccin contre la rubéole

Contrairement aux vaccins de la rubéole dont on disposait auparavant, qui étaient isolés et atténués dans des cellules animales, la souche R.A. 27/3 a été isolée chez un fœtus avorté humain et atténuée dans des cellules diploïdes humaines. Chez les sujets susceptibles, le nouveau vaccin induit une infection inapparente deux à trois semaines environ après la vaccination.

Les réactions cliniques

La fréquence et la sévérité des réactions au nouveau vaccin sont similaires à celtes des autres vaccins de la rubéole. Une éruption transitoire de type rubéoleux et une adénopathie peuvent survenir onze à vingt jours après la vaccination et durer d'un à trois jours. Une arthralgie et plus rarement une arthrite peuvent se produire deux à quatre semaines après la vaccination. La raideur et la tuméfaction articulaires augmentent en fréquence et en sévérité avec l'âge ; elles sont rares chez les enfants, mais surviennent chez 20% environ des femmes adultes.

Les contre-indications

Etant donné que le vaccin contient un virus vivant, il ne doit pas être administrée des patients dont les défenses immunitaires sont compromises. La vaccination contre la rubéole est contre-indiquée en cas de grossesse, car les souches vaccinales, comme celles du virus sauvage de la rubéole, sont capables d'infecter le placenta et le fœtus. Le vaccin peut cependant être administré en toute sécurité à un enfant dont la mère est enceinte. La transmission du virus vaccinal d'un sujet vacciné à un sujet susceptible n'a en effet jamais été démontrée de manière concluante (1).

Modification de l'incidence de la rubéole en fonction de l'âge

Avant 1969, année où le premier vaccin contre la rubéole a été commercialisé aux U.S.A., la plupart des cas de rubéole clinique se produisaient chez des enfants d'âge scolaire.
Les programmes d'immunisation contre la rubéole aux U.S.A. se sont adressés principalement aux jeunes enfants des deux sexes et la plupart des cas de rubéole clinique surviennent maintenant chez les adolescents et les jeunes adultes. Malgré le programme national des dix dernières années, au cours desquelles plus de 80 millions d'enfants ont été immunisés, la surveillance sérologique n'indique que peu de changement dans les taux de susceptibilité des femmes de 15 à 40 ans (DM. Horstmann, Rev. Infect. Dis., l, 5021, mai-juin 1979).
Etant donné que l'infection rubéoleuse dans ce groupe d'âge peut entraîner la rubéole congénitale, qui est la forme la plus grave de la maladie, les femmes susceptibles doivent recevoir le nouveau vaccin (Comité Consultatif du Service de Santé Publique sur les pratiques d'immunisation, 1978).

On ne voit pas l'avantage qu'a pu apporter la vaccination de masse des enfants puisque les femmes en âge d'avoir des enfants ne sont pas davantage protégées qu'avant !

Ne vaudrait-il pas mieux ne vacciner que les femmes qui ne présentent pas d'anticorps à la rubéole (sans contrainte, bien entendu) ?

(1) Le contraire non plus...



 

Procès

La presse avait à l'époque fait état du décès d'un bébé à la suite du vaccin D.T.Coq tout en émettant des doutes sur la relation entre la vaccination et le décès.

Le doute n'est plus permis.

 « En avril 1976, un couple de Téting-sur-Nied (Moselle) avait été cruellement endeuillé par le décès de son fils, Frédéric, âgé de 5 mois, qui était mort 19 heures après avoir fait l'objet d'une vaccination obligatoire.

L'enquête et l'expertise médicale effectuée à cette époque révélèrent en effet que le bébé avait succombé à un "choc anaphylactique secondaire" consécutif à la vaccination DTCoq qu'il avait subie au centre de protection maternelle et familiale de Faulquemont.

Les parents déposèrent une requête devant le Tribunal Administratif de Strasbourg, demandant que l'État soit déclaré responsable du décès de leur fils et condamné à leur verser la somme de 500 000 F en réparation de leur préjudice moral.

Sur le principe de la responsabilité, le Tribunal a donné gain de cause aux parents en rappelant que, selon l'article L. 6 du Code de la Santé Publique, "la vaccination antidiphtérique et antitétanique par anatoxine est obligatoire" et que selon l'article L. 10-1 "la réparation de tout dommage imputable directement à une vaccination obligatoire pratiquée dans les conditions visées au présent Code est supportée par l'État".

"Il résulte du dossier, et notamment du rapport d'expertise, que le décès du petit Frédéric est directement et exclusivement imputable à un choc anaphylactique secondaire à une vaccination D.T.Coq subie le 29 avril 1976 ; qu'il révèle un fonctionnement défectueux du service public des vaccinations de nature à engager la responsabilité de l'administration sans qu'il soit besoin de procéder à une nouvelle expertise."

Par contre, sur le plan des dommages et intérêts, le Tribunal n'a pas entièrement suivi la requête des parents et il a fixé à 15 000 F seulement le montant du dédommagement que l'État devra leur verser. »

(Le Républicain Lorrain, 4 novembre 1979)

Épilogue de l'affaire Hanryon
  (Encéphalite après vaccination anti-variolique)

Affaire Contantinidis
  (Encéphalite post-vaccinale)


 

La voix de la contestation

En Belgique

Nos amis belges ne subissent « que » deux obligations : la vaccination contre la polio et les tests à la tuberculine qui sont obligatoirement pratiqués dans les établissements scolaires et dans les facultés.

Sous la bannière d'« Info Vie Saine », ils viennent de déclarer la guerre aux tests à la tuberculine.

Ils contestent :

  • leur innocuité ;
  • leur nécessité ;
  • leur efficacité.

L'offensive a été lancée par un article de six pages paru dans Le Soir Illustré avec photographies de victimes et en titre énorme : « La cuti peut tuer ».

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Des témoignages de parents, d'infirmières chargées des tests dans les écoles, d'enseignants et de médecins. Le responsable d'« Info Vie Saine », convoqué à la police judiciaire est prêt à aller jusqu'au bout.

Des articles paraissent dans la presse, notamment  une page dans « Spécial », une autre dans la « Nouvelle Gazette », dans « Info Parents ». Une émission télévisée, « Autant savoir », est consacrée à ce grave problème de dépistage de la tuberculose.

Des questions écrites sont posées au Ministère de la Santé, un sénateur intervient auprès du Sénat. Une proposition de loi tendant à dédommager les victimes d'une vaccination est déposée.

La réaction est tout aussi vive : le Ministre de l'Éducation Nationale donne une conférence de presse pour rappeler l'importance du dépistage de la tuberculose et rassurer les familles sur la bénignité des cutis. Les journaux, « Le Ligueur », « Le Soir » et « La Nouvelle Belgique » publient une page entière pour remettre les esprits dans la ligne. « La Meuse » et « La Lanterne » consacrent deux colonnes et « Le Ligueur » cinq colonnes au même sujet !

« Info Vie Saine » regroupe les témoignages, rassemble les victimes, demande que les certificats de contre-indication soient acceptés et s'insurge contre les méthodes autoritaires employées par les fonctionnaires pour contraindre enfants et familles à recevoir une cuti.

 Bravo à nos amis belges. je suis convaincue que leur combativité leur apportera la victoire. Je reste un peu songeuse quand je pense qu'en France nous ne nous indignons guère et surtout pas pour un test tuberculinique...


Échos

Complexes immuns et affections néoplasiques

« Des études récentes ont démontré la présence de complexes antigène-anticorps dans le sang et certains tissus de patients atteints de néoplasie. La détection plus fréquente de ces complexes immuns aux stades avancés ou florides du cancer et leur association évidente avec une évolution défavorable de la maladie font soupçonner leur intervention dans la pathogénie de la prolifération maligne.

Un complexe immun résulte de l'interaction entre un antigène et l'anticorps correspondant. La formation de tels complexes fait partie de la réponse immunitaire normale. Elle permet une élimination rapide des antigènes, la plupart des complexes formés étant phagocytés par le système réticulo-endothélial.

Dans des circonstances particulières, des immuncomplexes peuvent persister dans la circulation et se localiser au niveau de certains organes. Ils déclenchent alors une succession de phénomènes nocifs qui aboutissent à des états morbides désignés sous le nom de maladies par complexes immuns. Depuis peu, la présence de complexes antigènes-anticorps a été décelée dans le sang et certains tissus de patients atteints de cancer. Selon les travaux expérimentaux et les résultats d'investigations cliniques récentes, ces immuncomplexes pourraient jouer un rôle important dans le développement tumoral...

... D'autre part, on ne peut exclure l'origine bactérienne ou virale de certains complexes même si, dans la plupart des investigations, on n'observe aucune relation entre la détection d'immuncomplexes et la présence de complications infectieuses...

... L'association plus fréquente des immuncomplexes avec les stades de dissémination tumorale et d'activité de la prolifération maligne, ainsi que l'influence défavorable de ces complexes sur le pronostic suggèrent leur intervention dans le développement de la néoplasie. Quelle que soit l'origine de leurs constituants antigéniques, ces complexes sont susceptibles d'intervenir dans les mécanismes de défense immunitaire du patient cancéreux. Des complexes dont l'antigène n'a aucun rapport avec les cellules malignes sont, en effet, capables de modifier l'activation et les fonctions des lymphocytes B et T. Ceux dont l'antigène est de nature tumorale peuvent en plus interférer spécifiquement avec la réponse immune cellulaire du malade vis-à-vis de sa tumeur. Seule l'identification des antigènes complexés permettra de définir les mécanismes d'intervention de complexes immuns dans la pathologie du cancer.

Les  données actuelles suggèrent néanmoins que la détection de complexes immuns chez les patients cancéreux constitue un critère d'évaluation de l'extension, de l'activité et du pronostic des affections malignes. »

C. DOCQUIER, N. CARPENTIER et P.-H. LAMBERT. («Médecine et Hygiène» du 1er-11-1978.)

Que penser de l'action des complexes immuns qui sont provoqués volontairement par les vaccinations ?

[...]

Même pour acheter une arme, il faut présenter un certificat de vaccination !

« Attention ! Toutes ces armes répondent aux nouvelles exigences de la nouvelle loi sur les armes ; leur vente est libre à partir de 18 ans. Joindre une preuve indiscutable (photocopie de certificat de naissance, de mariage, de vaccination, etc. »

Catalogue « Manufrance »

[...]

M.D.P. et vaccin synthétique

« Le Grand Prix Claude Bernard de la ville de Paris a été remis le 26 mars au Professeur Louis Chedid pour ses travaux sur les adjuvants de l'immunité.

Quelques semaines auparavant, l'« amplificateur   vaccinal » mis au point conjointement par l'équipe de Chedid, à l'Institut Pasteur, et celle de Lederer, au C.N.R.S., avait tenu la vedette d'un congrès organisé par l'Institut américain de la Santé à Bethesda sur les adjuvants synthétiques de l'immunité.

Cette petite molécule, le M.D.P. (Muramyl Dipeptide ou N-acétyl-muramyl-L-alanyl-D-isoglutamine),  est le fruit d'une longue recherche dont « Sciences et Avenir » a retracé les étapes il y a deux ans (n° 364, juin 1977, « Vers de nouvelles molécules révolutionnaires »). Composé d'un sucre et de deux acides aminés, cet élément simple de la paroi des mycobactéries s'est révélé être un amplificateur des réactions immunitaires plus puissant que l'adjuvant Freund et dépourvu des inconvénients qui rendent ce dernier inutilisable chez l'homme.

Depuis que les vertus de cette petite molécule ont été démontrées et que les laboratoires Choay l'ont synthétisée, plus de 800 dérivés ont été mis au point à travers le monde. En présence d'un anticorps, ces adjuvants de l'immunité accroissent la production des anticorps, humoraux et cellulaires, dirigés contre cet antigène. Ils ouvrent donc d'immenses possibilités dans le domaine des vaccinations. D'autant que les vaccins de l'avenir, purifiés, seront sans doute de faible pouvoir immunogène.


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