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Accueil Page mise à jour le 01/10/2014

Santé Liberté et Vaccinations N° 66

Janvier-Février-Mars 1980

Sélection d'articles

Sommaire

 Pages

Éditorial : Le privilège d'être 1
Le BCG inefficace 3
Hier... et aujourd'hui (B.C.G.) 7
Au Japon 8
Bernard Shaw et la vaccination 11
Le cytomégalovirus 13
Échos 15
À l'armée 17


Le privilège d'être

Simone Delarue

 Au début de juillet, lors du 25e anniversaire de la Ligue, je pensais à tout ce que  ces 25 années représentaient de combats, d'espoirs, de victoires, de déceptions aussi.

Je pensais au privilège qui est le nôtre et je me demandais si nous réalisions vraiment à quel point cette possibilité que nous avons d'être informés, et surtout de pouvoir nous défendre, était un bien précieux et fragile.

Nulle organisation semblable n'existe au monde. Certains groupements se sont créés au Japon, au Canada, en Belgique, mais tous puisent en grande partie leur information dans notre documentation. La Ligue anglaise, fondée à la fin du siècle dernier au moment de la terrible contrainte que subissaient les Anglais a disparu faute de combat à mener.

Une telle situation peut à première vue paraître surprenante, mais elle se comprend aisément : les pays qui imposent des vaccinations sont également ceux dont le régime politique ne permet pas la contestation. Celle-ci y serait du reste d'autant plus mal ressentie que les vaccinations sont présentées comme une conquête sociale.

Par contre, dans les pays dits libres, ceux qui sont réellement opposés aux vaccinations (généralement pour des motivations religieuses puisque l'information médicale est à sens unique) subissent des pressions psychologiques, mais ne sont jamais contraints.

Ils n'éprouvent donc pas le besoin de se regrouper.

Il  n'y a guère que notre pays qui pratique une politique vaccinale extrêmement contraignante, mais dont la Constitution permette par ailleurs aux citoyens de se regrouper en associations dont le but est la réforme d'une législation qu'ils désapprouvent.

Et c'est ainsi que la doctrine vaccinaliste se trouve enseignée et appliquée à la planète entière sans rencontrer d'opposition, ce qui ne s'est jamais produit pour une idéologie quelconque, et que la seule contestation organisée qui existe soit la nôtre (1).

À la fin du siècle dernier, un groupement international réunissait les membres du corps médical adversaires de la vaccine. Il fut dissous lorsque toute menace d'obligation sembla définitivement écartée...

Par la suite, les Drs Carton ou Chavanon, le Pr Tissot regroupèrent les opposants aux vaccinations ; cependant, on peut dire qu'il a fallu l'obligation de la vaccination par le B.C.G. pour que le grand public soit alerté sur la nocivité possible d'un vaccin. Le corps médical était tellement divisé que la grande presse a largement ouvert ses colonnes à ces polémiques. L'information a donc débordé le milieu médical, auquel elle est en principe réservée, pour toucher le public lui-même, ce qui était en soi une révolution.

C'en était fini de la quiétude et pour certains de la passivité. Des voix s'élevèrent, et parents et médecins se regroupèrent pour défendre leur liberté. Ils ne pensaient pas que la lutte serait si difficile et si longue ! Seule la possibilité de choisir fait de nous des êtres libres, mais devenir responsable n'est pas chose aisée. La connaissance nous fait sortir d'une tranquillité douillette et bien souvent, au début, nous plonge dans l'angoisse en nous ôtant nos œillères sécurisantes.

Il est tout d'abord exaltant de lutter avec les autres, mais lorsque la victoire recule, les enthousiasmes baissent, les aides se font plus rares, les combattants se lassent.

Lorsqu'il y a 17 ans je suis venue à la Ligue pour me charger à mi-temps d'un « petit secrétariat peinard », je ne soupçonnais absolument pas dans quel engrenage je mettais la main. À l'époque, M. Lemaire, qui, découragé, abandonnait la lutte, me déconseillait de me lancer dans l'aventure : « La Ligue n'est pas viable, vous y perdrez vos forces pour rien ; laissez tomber. » Je pensais qu'il dominerait son découragement si l'aide que nous pouvions lui apporter était suffisante (mon mari, de son côté, avait accepté de se charger du bulletin de liaison qu'était devenue l'ancienne revue du début).

C'était mal le connaître et surtout ignorer ce travail dévorant que nécessite la Ligue dès qu'on entreprend une action.

« Il faut vivre la Ligue », disait-il ; c'est vrai. Mais si on « vit la Ligue » on est dévoré sans même s'en apercevoir, sans plus pouvoir prendre de recul, pris dans une fièvre qui, si on n'y prend pas garde, vous mène au sacrifice total, sans qu'on en ait vraiment bien conscience, car l'exaltation vous porte comme une drogue et en fait vous détruit comme elle.

Depuis 8 ans qu'elle me seconde, Elisabeth Shortt a donné le meilleur d'elle-même avec l'enthousiasme de la jeunesse et elle acceptait mal que je freine son ardeur militante.

À son tour, en juillet dernier, elle a « craqué », comme M. Lemaire, comme mon mari, comme moi-même. Les adhérents qui ont eu besoin de nous fin juillet ont trouvé porte close : nous ne tenions littéralement plus debout.

Il est impératif de trouver une autre formule. Il n'est pas sain que pour vivre, la Ligue détruise ceux qui la dirigent.

En septembre nous avons longuement hésité : allons-nous  continuer ?  Etait-ce  possible ? J'ai accepté la Présidence, mais à condition d'être aidée.

Notre nouveau Secrétaire Général, M. J.-M. Mora, responsable de la section de Haute-Savoie, est jeune et dynamique, mais iI est loin, a ses obligations professionnelles et une jeune famille.

Il nous faut trouver des juristes, du personnel qualifié, des gens qui savent réfléchir et agir, et surtout travailler en équipe.

Depuis plusieurs années nous lançons en vain des appels en ce sens. Le même problème se retrouve au niveau des sections.

Sommes-nous devenus un groupement trop important, donc trop lourd ? Manquons-nous d'enthousiasme ?

Le « privilège d'être », saurons-nous le sauvegarder encore longtemps ?

 

S. DELARUE     

(1) Il faut compter maintenant Info Vie Saine, en Belgique, qui mène un combat sur plusieurs fronts, dont celui de la liberté des vaccinations.


 

Et si on ne jouait plus ?

 

 

 

Et    si

on    ne

jouait    plus ?

 


Le B.C.G. inefficace

Nous publions ci-après une traduction du rapport paru dans le Bulletin n° 57 (1979) de l'Organisation Mondiale de la Santé, et qui concerne une étude menée aux Indes.

Les vaccinations ont été pratiquées de 1968 à 1971 sur 260 000 sujets. Ensuite, pendant sept ans, tous les « cobayes » ont été examinés à intervalles réguliers afin de vérifier s'ils avaient ou non contracté la tuberculose.

L'expérience conclut à l'absence totale de protection conférée par la vaccination par le BCG.

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Hier...

« On doit dire en toute impartialité que les recherches récentes et l'application extensive du BCG au cours de ces dernières années ne permettent pas de mettre un point final à la controverse des partisans et des adversaires de la généralisation de cette méthode et que, dans la quantité énorme de littérature publiée dans la presse d'après-guerre, on ne trouve aucune réponse aux problèmes qui se posent depuis un quart de siècle. »

Drs Anderson et Palmer, Juillet 1950 (U.S.A.)

et aujourd'hui ?

Dans le numéro du 30 janvier 1980 de « Médecine et Hygiène », on peut lire : 

« II faut noter que, du point de vue scientifique, les programmes de vaccination de masse sont fondés principalement sur l'observation clinique de l'efficacité de la protection par le B.C.G. des adotescents et des jeunes adultes. Il serait donc très utile d'avoir des preuves directes de l'efficacité de la vaccination chez le nouveau-né et l'enfant en bas âge. Quelques essais contrôlés ont été entrepris dans les années 30 ; ils présentent de l'intérêt dans la mesure où ils semblent démontrer que le B.C.G. peut assurer une protection importante ; on les évoquera donc brièvement. Il n'y en a pas eu d'autres depuis, et les données plus récentes proviennent uniquement de quelques études rétrospectives. »

« Globalement, les observations publiées donnent à penser que la vaccination par le B.C.G. des nouveaux-nés assure une protection antituberculeuse très importante chez les enfants en bas âge et les jeunes enfants, bien qu'il  soit impossible de  déterminer exactement la protection réelle offerte par les différents types de B.C.G. employés et qu'on ne puisse plus se procurer ces vaccins ni les reproduire. »

Suivant les études et les auteurs, l'efficacité du B.C.G. varie de 1 à 80 ! 
Les Américains n'ont jamais été favorables au B.C.G. Quant aux Allemands, Ils renoncèrent en 1975 à l'employer comme arme de lutte antituberculeuse. Ils estiment que ni l'efficacité ni l'inefficacité du B.C.G. n'ont pu être prouvées. La situation épidémiologique de la tuberculose est pratiquement identique dans l'ensemble de la R.F.A., y compris en Bavière, où la vaccination par le B.C.G. n'a jamais été utilisée sur une large échelle.

La durée et l'intensité de la protection conférées par le B.C.G. sont estimées de façon très variable. Ils estiment également que le dogme de l'absence de méningite tuberculeuse chez les vaccinés doit être abandonné (entre 1964 et 1969, à Vienne, sur quatre méningites tuberculeuses, deux se sont produites chez des sujets vaccinés "Junker").

Rappelons que les Pays-Bas n'ont jamais employé le B.C.G. sur une échelle importante et que ce pays a vaincu la tuberculose, malgré une population importante de travailleurs immigrés.

Bien que les ténors français affirment avec beaucoup de conviction que le B.C.G. n'est plus controversé depuis longtemps, iI est tout de même curieux de constater qu'en fait il n'a jamais été répondu aux questions fondamentales qui avaient été posées il y a cinquante ans aux partisans de cette vaccination :

  •  L'allergie à la tuberculine après vaccination B.C.G. est-elle un phénomène uniquement allergique ?
     
  • Est-elle le signe d'une primo-infection tuberculeuse ? 
     
  • Est-elle le témoin d'une immunité ?
     
  • Le B.C.G. permet-il de provoquer une primo-infection légère contrôlable ?
     
  • Si oui, par quel processus, la tuberculose étant non seulement une maladie non immunisante, mais bien plus une maladie récidivante ? 
     
  • Quel degré de protection peut-on attendre de la vaccination ? 

II semble que la confiance que les pédiatres accordent au B.C.G. relève plutôt d'affirmations gratuites diffusées par les laboratoires fabricants que par des études objectives.

En France, il y a longtemps que les adversaires du B.C.G. n'ont plus droit à la parole (2). Le dogme de l'efficacité est bien protégé et tous les Français jusqu'à vingt-cinq ans doivent être obligatoirementvaccinés. C'est par un article paru dans « Science et Vie » de janvier qu'ils ont eu connaissance de l'expérience menée aux Indes. « Le Figaro » du 9 janvier reprenait également l'information. Mais soyons rassurés, le doute n'effleure pas les « experts » français qui demeurent inaliénablement confiants dans la vaccination parle B.C.G.

En avril 1974, le « Concours Médical » avait publié une interview des Drs Coudreau (Directeur Général du Comité national contre la tuberculose et les maladies respiratoires, Paris) et Pariente (Professeur Agrégé de médecine à l'hôpital Laënnec, Paris) au sujet de la politique française de vaccination par le B.C.G. Le Dr Pariente était pour sa part opposé à la vaccination systématique et le Dr Coudreau constatait : « Nous sommes dans une situation donnée de législation et de mentalité du public et des médecins, nous sommes obligés de procéder par étapes. »

Ce ne sont pas les experts de l'Institut Pasteur qui contribueront à nous faire franchir le poteau !

S.D.

(2) Voir « La Faillite du B.C.G. » du Dr Ferru

 


 

Au Japon

Un de nos adhérents dont l'enfant est décédé des suites d'une vaccination a fondé au Japon une ligue de défense des victimes. Il nous avait envoyé une brochure écrite en japonais qu'un adhérent de la région parisienne a eu la gentillesse de traduire.

Je pense qu'il est intéressant pour nous de connaître la situation dans les autres pays. Les rapports entre les victimes et une administration cependant plus contraignante, apparemment, y sont tout à fait différents. Le Français se heurte à une incompréhension totale de la part des fonctionnaires ou des autorités qui se retranchent derrière des règlements ou des examens médicaux. Au Japon, en Allemagne ou au Canada, il semble, d'après les témoignages que nous recevons que les relations soient plus humaines même si elles ne sont pas toujours courtoises. Les victimes n'ont pas, comme chez nous, un sentiment de culpabilité et sont bien plus décidées à faire respecter leurs droits.

1. CARACTÈRE DE LA POLITIQUE PRÉVENTIVE DE NOTRE PAYS

Revenons sur le caractère et l'histoire de la prévention au Japon, car ils sont intimement liés à l'aspect des accidents vaccinaux. Vu l'attitude déplorable du Ministère vis-à-vis des victimes, l'attribution à celles-ci d'une simple allocation de consolation peut être jugée à la lumière de ces données.

Politique préventive autoritaire

Ici la vaccination antivariolique a débuté en 1870 (troisième année de l'Ère Meiji). Un décret d'État proclamait que « la loi de vaccination antivariolique sera appliquée dans tout le pays ». Depuis, la vaccination antivariolique est imposée sous la contrainte. On rapporte que chaque pouvoir régional retrouvait sans la moindre omission tout enfant non encore vacciné ; lors de la vaccination, toujours en présence de la police, on prenait la peine de préparer des galettes de riz pour calmer l'enfant.

Sous le gouvernement Meiji, le Ministre de l'Intérieur était chargé du contrôle des maladies infectieuses ; l'isolement, la désinfection du domicile, la vaccination, etc.,  du  patient étaient assurés par la police. C'est ainsi que dès le départ la politique sanitaire de notre pays a revêtu un caractère extrêmement autoritaire. 1897 (Meiji 30) fut l'année de la loi de prévention des maladies infectieuses ; le choléra, la typhoïde, la dysenterie, la diphtérie, le typhus exanthématique, la variole, la peste et la scarlatine étant les huit maladies infectieuses désignées par la loi, la déclaration, l'isolement, la désinfection du domicile, etc., étaient exécutés avec une grande rigueur. Cette loi existe toujours. Je crois qu'elle est complètement obscure pour la nouvelle génération et elle contient une clause comme celle-ci : 
« En cas d'apparition d'une maladie infectieuse, ou de suspicion à ce sujet, ou de décès consécutif à une telle maladie dans une maison, un diagnostic ou examen médical doit être établi rapidement ; ou encore le cas doit être déclaré immédiatement au maire de la cité, de la ville ou du village, à l'inspecteur sanitaire ou au délégué de la prévention. » 
En somme, les dispositions relatives aux maladies infectieuses sont un aspect des mesures de la tranquillité publique et les droits de l'individu n'en sont pas diminués. Les mesures sanitaires édictées par le gouvernement Meiji dans un pays prospère avec une armée puissante sont un cas type de : « Obéissez à l'Empereur » imposées à la population.

Politique préventive de l'après-guerre

En 1948, après la deuxième guerre mondiale, la loi de vaccination préventive, instaurée en pleine occupation U.S. du Japon, imposait douze types de vaccinations préventives, ceux qui ne s'y soumettaient pas encouraient une amende de 3 000 yens. Il n'y a eu au monde aucun autre exemple de vaccinations obligatoires aussi nombreuses. Outre la variole, on comptait : diphtérie, coqueluche, typhoïde, paratyphoïde, grippe, choléra, peste, typhus exanthématique, scarlatine, tuberculose, maladie de Weit (ou de Mathieu, ou typhus hépatique, ou ictère fébrile à rechute). Par la suite, il y eut un remaniement: la tuberculose fit l'objet d'une loi séparée, la scarlatine fut supprimée, la polio fut imposée.

De toute évidence, le caractère fondamental de cette nouvelle loi de prévention vaccinale jure avec l'esprit de la  nouvelle constitution de l'après-guerre qui respecte les droits des individus ; au contraire, il y a davantage de vaccinations obligatoires qu'auparavant. Comment en est-on arrivé là ? J'en cherchai les raisons dans un vieux « Nihon lji Shimpô » (« Nouvelles médicales du Japon ») et dans les souvenirs d'un médecin.

Depuis 1945, lorsque l'armée U.S. occupa le Japon et dirigea l'administration durant des années, des soldats rentrèrent des champs de bataille à l'étranger, des rapatriés affluèrent des colonies, ce qui provoqua une dégradation du niveau sanitaire de tout le pays, et diverses maladies infectieuses firent leur apparition. En 1946, les cas de  variole déclarés atteignirent 17 954 (dont 3 029 morts) ; l'extension du typhus exanthématique et la prolifération des poux firent, en 1946, 32 366 victimes, avec 3 351 morts. Pour y remédier, on procéda à l'extermination des poux au D.D.T., avec la participation de l'armée U.S.

Dans une telle situation, le Général de brigade Samus, chargé de l'hygiène au quartier général Mac Arthur qui gouvernait le Japon, afin de transformer ce territoire infecté en un paradis et protéger les Américains du Japon, n'aurait-il pas estimé que le chemin le plus court pour y parvenir serait de rendre obligatoire par la loi toutes les espèces de vaccinations ; c'est l'hypothèse qui se présente. Le Ministère des Affaires Sociales a-t-il suivi cette voie de gré ou de force ? Cela n'est pas clair, mais je pense qu'il l'a peut-être fait de son plein gré. Dans la mesure où on ne voit pas de raison claire pour qu'un fonctionnaire refuse un supplément de travail. Ce surcroît entraînant une augmentation de budget et de personnel devait être accueilli favorablement.

La promulgation de la loi vaccinale du 30 juin 1948 fut faite dans le contexte exposé plus haut : situation sanitaire du Japon alarmante de manière inaccoutumée. Aussi, malgré son caractère coercitif incompatible avec la nouvelle constitution, elle continue à rester en vigueur. L'amende de 3 000 yens étant ce qu'on appelle une « paper policy » (mesure sur le papier) n'est pas appliquée, mais sa présence s'explique car le poids d'une loi diffère selon qu'elle est assortie ou non de clauses pénales. Ces 3 000 yens actualisés se monteraient à quelques dizaines de milliers de yens.

Pour le vaccin antivariolique il existe la souche Ikeda

Lorsqu'en 1948 on exigea des mesures préventives et un vaccin antivariolique énergiques, elles furent approuvées par le quartier général de Mac Arthur et furent utilisées dans tous les laboratoires fabriquant le vaccin au Japon. Elles ont servi jusqu'en 1970, mais le bruit fait autour du dommage de la vaccination antivariolique mit en évidence que ses effets secondaires néfastes trop violents dépassaient en intensité même ce qu'on observait au niveau international. Il semble que la politique consistait à pousser l'efficacité de la prévention jusqu'au point où les complications ne soulèvent pas encore d'objection. Il n'y avait aucune place pour une considération juste des droits de l'homme.

Dans les mesures anti-infectieuses et la conduite de la prévention, il importe de tenir compte que les temps changent. Laisser inchangée une loi nécessaire dans les conditions d'il y a trente ans est absolument insensé.

Jusqu'ici, à en croire les fonctionnaires de l'hygiène, les vaccinations préventives étaient absolument indispensables vis-àvis des maladies infectieuses, les complications inéluctables et les quelques victimes des vaccins inévitables ; il était impossible d'obtenir d'autre réponse. Ils ont établi leur politique sanitaire en affirmant que les accidents vaccinaux sont peu nombreux, ou plutôt sur la croyance que ces accidents sont rares. Mais c'est une erreur.

2. LA SITUATION PRÉSENTE DES VACCINATIONS BÂCLÉES

Nous avons fondé la Ligue Nationale de promotion de la prévention des accidents vaccinaux et avons mené plusieurs négociations avec le Ministre des Affaires Sociales, mais notre demande réitérée était qu'il rende publiques les statistiques de l'enquête sur les accidents vaccinaux. Jusqu'ici, il  n'en  a  rien  été  officiellement.  Je  fis une enquête sur les victimes groupées dans la Ligue. Le pourcentage de réponses reçues fut de 70 %. Le résultat était effarant vu l'énorme fréquence d'actes contraires au bon sens médical et en violation avec les lois, en particulier dans les locaux de vaccination de masse. Ce qui frappe surtout, c'est la rubrique « sans examen ni interrogatoire préalable ». Même en cas de réponse affirmative à la question « examen et interrogatoire préalable » ? Le cas d'examen préalable suffisant (prise de température, écoute des battements du cœur avant la vaccination, etc.) ne se présente jamais. Lorsqu'on songe que c'est là la façon de procéder lors de l'administration d'un vaccin qualifié de « remède énergique » (ou « poison violent » NdT), la crainte d'une mère au sujet de son bébé est-elle déplacée ? Non seulement dans bon nombre de cas l'aiguille d'injection ou de vaccination antivariolique n'était pas changée, mais, en dehors des médecins, des infirmières d'hôpital ou de l'assistance publique se chargeaient souvent des vaccinations. Violation des cadences évidente (limite de 80 personnes/heure pour la vaccination antivariolique, 100 pour les autres), absence de port de masque par les médecins ou les infirmières étaient monnaie courante. Tout cela ne représente que l'observation directe des parents des victimes, en réalité il est clair que les violations ont été bien plus nombreuses, car l'entourage des victimes ne devait pas avoir lu toutes les dispositions légales concernant les vaccinations. Les intéressés devraient protester davantage. « II ne faut pas nous prendre pour des animaux de laboratoire ! »

Les résultats de cette enquête furent publiés provisoirement dans « Dokubai Shimbun » le 18 août 1970, puis le 30 août avec plus de détails dans « Mainichi Shimbuy ». En octobre, je me rendis avec ces données au Ministère des Affaires Sociales et les soumis au chef de bureau de l'hygiène publique lors d'un entretien. À la rubrique « violation de cadence », il se mit à rire bruyamment. Ce chef de bureau a été nouvellement nommé après la démission de M. Muranaka. L'expression « violation de cadence » (de « vitesse » dans l'original NdT) étant tout à fait synonyme d'« excès de vitesse» de circulation routière n'était pas employée à propos des vaccinations préventives, mais il n'y avait pas de quoi l'expédier avec un ricanement. Je dis qu'il est souhaitable que l'association médicale aussi fasse attention dans la pratique des vaccinations préventives avec une prudente latitude.

Boycott des vaccinations préventives par l'association des médecins

Mais en ce temps-là, un violent mouvement de boycott des vaccinations était en train de se répandre dans tout le pays au sein de l'association des médecins ; à la suite du décès d'un enfant après vaccination trivalente coqueluche D.T. à Tokyo Shinagawa (quartier  de Tokyo  NdT).  D'après « Kahoku Shimbun » du 28 septembre, les choses se sont passées comme suit. C'est un peu long, mais vu son importance nous le donnons in extenso :

Ce bébé, Hakubi, était la deuxième fille de M. Kurashima Seichu, employé des Chemins de Fer Nationaux à Tokyo, Shinagawa-Ku Nid : 5 Handa 5-15-10 (âgée de deux mois et demi). Le 9, à 2 heures passées de l'après-midi, elle fut vaccinée contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche avec un vaccin composé trivalent. Mais le 10 au matin elle avait 38° de fièvre et mourut à 3 heures de l'après-midi. Ce même service d'État, constatant la possibilité d'issue fatale due à la vaccination, faisait exécuter l'autopsie et une enquête sur les causes du décès à la faculté de médecine de la fondation de bienfaisance. L'autopsie révéla que le poids, etc., de Hakubi étaient normaux, mais :

  1. l'injection aurait eu pour effet une inflammation du foie et de la rate ;
  2. l'hypertrophie pathologique du cœur avait provoqué un trou dans la membrane séparatrice. L'état de développement des organes internes dans l'embryon, ou juste après la naissance, avait eu pour résultat un bébé fragile. Aussi, l'injection ayant déclenché la fièvre et des vomissements, le lait vomi s'était trouvé bloqué dans les voies respiratoires, entraînant l'asphyxie. Le cœur déjà faible s'était arrêté. Du reste, Hakubi avait été hospitalisée fin août à cause d'un refroidissement.

Le même service d'État ayant examiné Hakubi après ces événements, il apparut que les deux médecins ayant administré des injections à Hakubi ne l'avaient pas suffisamment examinée au préalable : Dr Joichi de ShinagawaKu, Osaki 3-16-13, et Dr Abe Shunroku, du même «Ku» (quartier), Nishi 5, Handa 1-6-8.

En outre, la loi vaccinale prévoit que les nourrissons recoivent ce vaccin pour la première fois entre trois et six mois, mais dans le registre de Shinagawa-Ku les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 1970 sont enregistrés comme étant vaccinés. De cette manière, un bébé né le 30 juin ne serait âge que de deux mois et dix jours ; quant à Hakubi, elle avait deux mois et seize jours.

D'après le règlement sur la mise en œuvre des vaccinations préventives et les communications du chef de bureau de l'hygiène publique du Ministère des Affaires Sociales, et autres, il est interdit de vacciner un bébé ayant la fièvre à la suite d'un refroidissement ou souffrant de troubles cardiaques.

De plus, dans les archives vaccinales, on a créé une colonne pour noter les maladies passées, dans le but de connaître au préalable la constitution du bébé, mais en l'occurrence, non seulement il n'y avait pas de telle colonne, mais encore le préposé à la réception du centre d'hygiène de Shinagawa n'avait pas fait les vérifications nécessaires de manière suffisante.

D'autre part, bien que la vaccination antitétanique  soit  facultative,  on n'écoute pas les désirs des parents et un contrôle négligé lors des vaccinations au niveau du bureau de quartier comme du centre d'hygiène est également en cause dans l'accident présent, c'est ce qu'on entend, même de la part du chef du centre d'hygiène du même quartier Obi Koyûji, du même service d'État.

La responsabilité pénale des deux médecins responsables des vaccinations étant engagée, le service d'État de Tokyo Osaki requit, le 1er octobre, la comparution volontaire des deux médecins au tribunal pour investigation. Le 9 du même mois, le dossier était transmis au procureur.

à suivre (S.L.V. n° 67, Avril-Mai-Juin 1980, page 12 et suivantes)


Bernard Shaw et la Vaccination

C'était en 1923... et en 1979 les partisans de la vaccination antivariolique, imperturbablement, continuaient à employer les mêmes arguments pour maintenir l'obligation, attendant toujours une épidémie catastrophique si on relâchait les vaccinations...

Il y a quelques années, un maître de conférence à la Faculté des Sciences attira l'attention de ses étudiants sur le fait qu'il avait toujours tenu pour assuré que la vaccination antivariolique était une technique tout à fait scientifique, mais que la lecture, due au hasard, d'un texte de Bernard Shaw traitant de ce sujet lui avait fait réaliser avec surprise  que sa supposition ne tenait tout simplement pas debout.

L'extrait suivant, un peu moins connu que les autres, est tiré d'un livre de Shaw intitulé : Crimes purs et simples, fausse éducation et duperies du corps médical. Cet extrait provient d'un article d'actualité du journal Nation du 3 février 1923 à l'occasion du  centenaire de la mort d'Edward Jenner.

« Edward Jenner est mort en 1823 à Gloucester, actuel quartier général de l'antivaccination. Il est toujours fréquemment dépeint comme étant l'éradicateur de la variole et, de ce fait, l'un des plus grands bienfaiteurs de notre espèce, et l'on se souviendra longtemps de lui comme ayant réussi en fait le coup d'arrêt le plus stupéfiant dans l'histoire de la médecine.

Jenner était doué d'un esprit actif, curieux, prompt et superficiel ainsi que d'un style facile bien que lourd, comme il était de mode à l'époque. Le qualifier d'homme de science serait de nos jours comme qualifier le Vieux Moore (1) d'astronome. Mais nous sommes toujours dans une telle ignorance en ce qui concerne la nature ultime des maladies que sur ce point fondamental, son opinion reste aussi bonne ou aussi mauvaise que les nôtres.

À cette époque, et depuis que l'Europe occidentale n'avait plus à se préoccuper de la lèpre, la variole était la maladie la plus redoutée. Et ceci, d'une part parce que les cas graves étaient vraiment défigurants et d'autre part parce que l'accroissement de la population dû à la révolution industrielle, ainsi que les conditions sanitaires défectueuses dans lesquelles le nouveau prolétariat vivait l'avaient rendue plus fréquente et plus virulente. L'attitude à la mode, face à la maladie, était de se l'inoculer, c'est-à-dire de contracter délibérément la maladie pour s'en protéger.

Cela semble idiot, mais il y avait des raisons à cela. Les gens croyaient qu'on ne pouvait pas avoir deux fois la même espèce de fièvre. Ils s'étaient également  aperçus qu'une fièvre spontanée était généralement plus mauvaise qu'une fièvre artificiellement imposée à une personne en bonne santé.

De ces deux articles de foi, le premier prévaudra toujours parmi les masses ignorantes de la théorie des probabilités. Elles découvrent par simple expérience qu'il est peu probable qu'un homme ait la même maladie deux fois. Elles oublient le fait qu'il est déjà peu probable qu'il l'ait une fois, et qu'il est pour cette raison « a fortiori » encore plus improbable qu'il l'ait deux fois. En fait, un homme peut contracter deux fois la variole, et à chaque fois de façon grave, en une seule année.

Mais, bien que cela se soit véritablement produit, le risque mathématique en était très faible, exactement comme lors d'une bataille navale, le risque est très petit qu'un bateau soit touché deux fois au même endroit. Un personnage comique d'un roman de Marryat soutenait qu'il pouvait se mettre à l'abri dans de telles circonstances en plaçant sa tête contre un trou de boulet calfaté ; et il avait raison en ce sens qu'un premier trou n'a rien de remarquable, mais qu'un second exactement au même endroit serait une chose extraordinaire. Peu de gens sont aussi subtils ou assez au courant des finesses de la théorie mathématique des probabilités. Ils déduisent simplement et directement que la première atteinte d'une maladie les protégera d'une seconde; et il s'ensuit que s'ils croient aussi pouvoir être certains que la première sera légère, contracter la maladie exprès quand ils sont jeunes et en finir avec elle, leur semblera une bonne affaire. Pour cette raison, il était courant à la campagne d'envoyer des enfants sains dormir avec des enfants ayant la rougeole ou la scarlatine. Ainsi,  ils  pouvaient  être  infectés  et  se trouver immunisés pour la vie une fois guéris. L'inoculation n'était pas pire que cela.

Les découvertes modernes donnent quelque sérieux à cette croyance selon laquelle des maladies intentionnellement contractées sont plus bénignes que celles contractées accidentellement. En gros, on peut dire que bien que l'homme ait développé une puissance naturelle de résistance à la maladie (autrement l'espèce aurait disparu depuis longtemps), cette puissance est sujette à des variations qui peuvent être mesurées. Quand elle est faible, il oppose une faible résistance avec pour résultat que le mal l'ernporte ou lui fait passer un très mauvais quart d'heure. Quand elle est forte et que la maladie doit lui être imposée par inoculation, l'homme est capable d'opposer une résistance énergique, son sang réalisant des massacres prodigieux parmi les germes pathogènes avec pour résultat que c'est la maladie qui passe un mauvais quart d'heure et bat en retraite, vaincue.

C'est pourquoi l'ancienne pratique qui consiste à inoculer délibérément la variole et à envoyer un enfant sain dormir avec un malade produisit une masse de résultats apparemment convaincants. C'est un fait : les gens inoculés avec la variole, comme le recommandaient Voltaire et la Grande Catherine, vinrent pour la plupart à bout de la maladie beaucoup plus facilement que ceux qui la contracteraient accidentellement. Et il ne pouvait y avoir aucun doute que les gens qui avaient eu la maladie une fois l'avaient rarement une seconde fois, bien que dans les cas chroniques, la première fois pouvait durer toute la vie. Jenner fut induit en erreur par ces faits, comme les autres gens. Il y a une semaine, le Dr Saleeby, tenant sa couronne du centenaire au-dessus de la tombe de Jenner, s'écria avec emphase : « La variole fauchait des hécatombes sans fin de petits enfants, elle rendait aveugles ses hôtes et l'on rencontrait à tous les coins de rues les visages grêlés de ceux qui guérissaient. Avec la découverte de Jenner, c'est d'abord devenu un souvenir et une tradition et plus tard un nom sur lequel aujourd'hui le corps médical lui-même, dans son ensemble, ne peut rattacher aucun contenu d'expérience, si rare est la maladie, et si excessivement rare dans sa forme initiale. »

Jenner a dit tout cela à propos de l'inoculation avant que l'on ne songe à la vaccination. Il ne pouvait s'approprier les miracles accomplis par nos lois sur la santé publique relatifs à l'inoculation. Et pourtant, tout ce qui peut être dit à son sujet qui ne s'applique pas aussi bien ou mieux à l'éradication du choléra et du typhus par des règles sanitaires, tout fut dit par Jenner au sujet de sa technique d'inoculation, laquelle, reconnue comme une agression déclarée, a été criminelle peu de temps après sa mort. Et au regard des découvertes modernes, il ne fait aucun doute, pour autant que l'on puisse en juger, que l'inoculation prophylactique, telle qu'elle est pratiquée de nos jours, partagera le destin de la vaccination.

Toutefois, juste à ce moment, un fermier du nom de Jesty fit une découverte tout à fait empirique et qui est maintenant considérée comme étant de grande importance. Bien que tout le monde crut qu'une attaque d'une fièvre spécifique protégeait contre une seconde attaque de cette fièvre, personne n'imaginait qu'une maladie pouvait protéger contre une autre, que par exemple la rougeole pouvait protéger de la variole. Mais Jesty était une exception à la règle. Il croyait que la vaccine (vérole de la vache) pouvait protéger contre la petite vérole (variole). Et au lieu d'autoriser sa famille à se faire inoculer lavariole, il l'inoculaavec la vaccine. En bref, il inventa la vaccination. Jenner s'empara de l'affaire, et en cela consiste son unique titre à être classé parmi les génies. Il vit ce qu'on pouvait faire de cette idée, à condition de prouver son exactitude. Il l'étudia et établit que la vaccine protégeait les vaches et les femmes chargées de les traire, après quoi il trouva des preuves incontestables qu'elle ne protégeait pas. Ses efforts pour concilier cette contradiction le menèrent à conclure que ce n'était pas la vérole des vaches qui immunise, mais celle du cheval par laquelle la vache avait été infectée. Et sa technique finale personnelle consista à inoculer directement à partir d'un cheval malade ; la vérole du cheval étant désormais la véritable vérole protectrice jennerienne.

Mais entre temps, la vaccination, faisant oublier les terreurs de l'inoculation, s'était imposée avec tant de force que le Parlement vota à Jenner deux subventions d'un montant de 30 000 livres. Il assura qu'une personne vaccinée une fois avec succès ne pouvait pas contracter la variole, même si on la lui inoculait, « a fortiori », pour l'infection ordinaire à laquelle elle était moins exposée ; on le crut en dépit de toutes les preuves du contraire et, en fin de compte, les gouvernements d'Europe occidentale, ignorant la vérole du cheval, rendirent obligatoire la vaccination de tous les enfants avec la vérole de la vache (vaccine). Quand son incapacité à protéger pour la vie ne put plus être niée plus longtemps, on prétendit qu'elle durait sept ans (sept étant le nombre caractéristique de la magie), et la revaccination fut rendue obligatoire dans bien des cas (par exemple pour les gens entrant dans des services publics divers et, sous peine de quarantaine, pour ceux traversant les frontières).

Tous les sept ans aurait pu devenir tous les sept mois ou tous les sept jours si, en 1871, celle-ci n'avait reçu le coup de grâce alors que la vaccination était à son apogée, à cause de la plus terrifiante épidémie de variole jamais enregistrée. Elle fut suivie d'une autre grande épidémie en 1881 au cours de laquelle, soit dit en passant, j'ai moi-même attrapé la maladie tout en étant vacciné. J'ai eu plus de chance que mon grand-père qui avait été inoculé, vacciné, et eut spontanément la variole également. Après ces deux épidémies consternantes, les autorités sanitaires cessèrent de faire confiance à la vaccination et préconisèrent I'isolement du malade. Ceci produisit d'un seul coup un progrès remarquable dans la maîtrise du mal... Et bien que les Jenneriens en volèrent promptement le mérite en l'attribuant à la vaccination, aucun d'entre eux n'osa suggérer que l'isolement, superflu, devait être abandonné, ce qui aurait dû être le cas si la vaccination avait été réellement efficace.

Depuis lors, la nation a repris lentement bon sens à ce sujet. L'obligation directe a été abolie petit à petit, les Jenneriens se plaignant que nous soyons maintenant une nation non vaccinée attendent impatiemment et ouvertement une terrible épidémie pour nous punir de notre apostasie.

Le centenaire de la mort de Jenner fut célébré au milieu d'une peur panique de la variole causée par quarante cas dans une population de quarante millions d'habitants, provoquant des sourires sardoniques de ceux qui se souviennent des milliers de victimes de la haute époque de l'obligation en 1871. Pour les quelques-uns qui ont passé une heure à étudier sérieusement la question, la tromperie est dévoilée. On ne croit plus à la vaccination comme Jenner y a cru, à part dans la profession médicale, la magistrature et la presse. Quand il mourut, Jenner était loin d'être aussi fanatique à ce sujet que ses disciples. » 

(1) Le Vieux Moore : Almanach astrologique et prophétique de Moore, fondé en 1697.


 

Échos

Un nouveau vaccin antigrippal à partir de manipulations génétiques

Une importante entreprise pharmaceutique américaine (Searle) vient d'annoncer que l'une de ses équipes, installée en Angleterre, était parvenue à faire produire, par une bactérie au patrimoine génétique transformé, les composants d'un vaccin protecteur contre l'infection grippale. Si une telle découverte ne bouleversera vraisemblablement pas les méthodes de prévention actuellement utilisées, elle pourrait cependant constituer un élément important vers la généralisation de la production de certains vaccins par les techniques des « manipulations génétiques ».

« ... Relativement simples dans leur principe, de telles « manipulations » sont, en fait, de par les dimensions des organismes concernés, particulièrement délicates. Il faut notamment  parvenir à préciser quelle fraction de génome viral code pour la protéine vaccinante, isoler cette fraction et, une fois l'incorporation réalisée, purifier l'ensemble de la préparation afin de ne disposer que de la structure virale, à l'exclusion de toute structure bactérienne. L'équipe anglaise dirigée par le Dr Arthur J. Hale vient d'annoncer qu'elle est parvenue à vaincre une partie de ces difficultés. »

[...]

Vaccin contre la rubéole : protection durable ?

Une étude récente portant sur 159 enfants a montré que le vaccin antirubéole est un échec quant à sa protection dans le temps, et ce pour un tiers des enfants vaccinés. Des chercheurs se sont aperçus, quatre ans après la vaccination avec H.P.V. 77-D.E.S., de l'absence d'anticorps chez 24 % des enfants vaccinés à quatorze mois et plus, et chez 48 % de ceux vaccinés à douze mois.

On ne sait si les enfants non protégés (pas d'anticorps) avaient développé des anticorps ayant régressé ensuite, ou pas du tout.

Il est recommandé de ne pas vacciner les enfants de moins de quinze mois.

Ces informations proviennent de Henry Balfour et Don Amren M.D., de l'Université du Minnesota, publiées dans le « American Journal of diseases of ChiIdren », juin 1978 (Journal américain sur les maladies infantiles). 


 

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