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Santé Liberté et Vaccinations N° 68

Juillet-Août-Septembre 1980

Sélection d'articles

Sommaire

 Pages

 Le conditionnement vaccinal 1-2-3-4
 Ethologie, chronobiologie et vaccinations
    ou la pratique des vaccinations a-t-elle été « remise à l'heure » ?
    (René Bougues, biologiste)
5-6
 En marge de la variole 7-8
 L'histoire de la vaccine 9-10-11-12
 La vie militante : - en Belgique 13
                               - les sections 14-15-16
 Colonies de vacances 16
 Entre nous 16
 Échos  17


Le conditionnement vaccinal

S'il existe une mise en condition parfaitement réussie, c'est sans doute possible celle qui a trait à la doctrine vaccinale.

  • maîtrise totale de tous les moyens d'information, aussi bien au niveau du corps médical que de l'ensemble de la population ;
     
  • mythe de la connaissance spécialisée qui permet la domination de « ceux qui savent » sur les « ignorants » ;
     
  • utilisation à sens unique de tout un réseau d'exécutants constitué par tout le système de santé ;
     
  • utilisation d'un système de répression (du moins dans certains pays).
Si la polio frappe votre enfant... c'est vous le responsable.

Tous les moyens éprouvés du « viol des foules » sont régulièrement utilisés pour mieux inciter à la vaccination.

  • entretien constant d'un état d'inquiétude (la maladie vous guette, on l'a déjà signalée à tel et tel endroit, la maladie est en recrudescence, etc.). Heureusement il existe un moyen, et un seul pour vous protéger. Il est simple, efficace, sans danger, peu onéreux : la vaccination ; 
     
  • culpabilisation de l'hésitant : « s'il attrape la polio, ce sera votre faute » ; 
     
  • exclusion sociale de l'opposant qu'on montre du doigt comme un sujet asocial qui compromet la sécurité même de la collectivité par son égoïsme.

On entretient parallèlement le mythe  du savant bienfaiteur de l'humanité dont le représentant le plus proche est le médecin.

Tout cela est tellement bien organisé, bien orchestré, fonctionne d'une façon si bien huilée et si insidieuse que nous devons faire un effort pour en prendre conscience et pour, ainsi, échapper à l'asservissement collectif.

Le même scénario se reproduit chaque année pour la vente du vaccin antigrippe. Nous assistons à sa mise en place actuellement pour la vaccination contre le tétanos et, dans une moindre mesure, pour celle contre la rage, bien que pour cette dernière il ne s'agisse pour l'instant que de vaccinations animales.

Mythe du savant bienfaiteur de l'humanité

 

Les partisans des vaccinations systématiques de masse bénéficient de toute la puissance dont rêve tout dictateur. Il leur reste cependant un obstacle à vaincre pour réaliser leur désir d'hégémonie : c'est la difficulté – cependant toute relative – qu'ils rencontrent lorsqu'il s'agit de faire voter une obligation.

Le vote d'une nouvelle loi est l'objet de discussions, voire de controverses et, ainsi que le rappelait M. Poniatowski, alors ministre de la Santé : « Il vaut mieux ne pas laisser la parole aux adversaires, ce qui risquerait de semer le doute dans les esprits. »

Il est donc plus diplomate d'organiser des campagnes « d'information » auprès des médecins, des enseignants et du public. Cela n'empêche pas, sournoisement, de renforcer ailleurs la contrainte, mais sans provoquer ces remous si désagréables.

Ainsi, petit à petit, sans qu'aucune mesure législative ne soit réellement prise, la contrainte vaccinale s'intensifie :

  • la vaccination par le B.C.G. est pratiquée systématiquement à la naissance, sans que les parents en soient prévenus (alors qu'elle n'est obligatoire qu'entre 6 et 25 ans, sauf pour les enfants placés en crèche ou en nourrice) ;
     
  • la vaccination anticoquelucheuse (non obligatoire) est associée très couramment à l'antidiphtérique-antitétanique-antipolio (D.T.C.P.) ;
     
  • la vaccination antirougeoleuse est très fortement conseillée et souvent imposée aux enfants placés en crèche ;
     
  • les rappels D.T. sont exigés tous les cinq ans ;
     
  • les tests tuberculiniques sont pratiqués tous les ans au cours de la visite médicale scolaire ;
     
  • les « rappels » B.C.G. sont courants, alors que la loi rendant cette vaccination obligatoire prévoit que « les sujets dont le test tuberculinique reste négatif après deux vaccinations sont considérés comme en règle avec la loi » ;
     
  • des vaccinations sont abusivement exigées pour la participation à des activités sportives ou pour l'inscription à certains concours ;
     
  • les services de la P.M.I. font leurs propres lois, exigeant des nourrices ou de leurs enfants des vaccinations, sans qu'aucun texte législatif ne les y autorise. Ils contestent les certificats de contre-indication, exigeant que les enfants soient vaccinés. Les parents cèdent à la menace de ne pouvoir faire garder leurs enfants ;
     
  • le cas des enfants placés en crèche est encore plus caractéristique d'une mainmise totale de la P.M.I. sur les enfants qui lui sont confiés puisque pratiquement le médecin de l'établissement s'arroge tous les droits, y compris celui d'imposer des vaccinations non-obligatoires, comme cette contre la coqueluche ou la rougeole ;
     
  • des inspecteurs d'académie excluent d'établissement secondaires un enfant non vacciné, mais qui a depuis longtemps dépassé la période d'obligation et qui était scolarisé depuis plusieurs années sans problème ;
     
  • sur le plan du marché du travail, la situation n'est guère différente et les médecins du travail exigent très souvent des vaccinations non obligatoires, au gré de leur fantaisie, pour délivrer le certificat d'aptitude à l'emploi.

Si le personnel hospitalier est soumis à des vaccinations (D.T.T.A.B., polio, BCG, variole), rien de tel n'est prévu pour le personnel administratif des établissements de soins ou de cure. Cependant les administrations exigent ces vaccinations et les imposent même aux éducateurs des maisons qui reçoivent des handicapés mentaux.

Brochure

Seule la vaccination par le B.C.G. a été rendue obligatoire pour le personnel des administrations de l'État, cependant il est très fréquent que les services médicaux exigent celles contre le tétanos et la polio.

Comment connaître ses droits si l'on veut les faire respecter ?

Comment connaître la limite de ses devoirs si on est un fonctionnaire consciencieux, mais respectueux de la liberté d'autrui ?

La démarche vaut d'être tentée.

Les services départementaux de la Santé envoient à ceux qui désirent s'informer le texte de la circulaire ministérielle du 2 décembre 1965 qui donne des instructions et publie un calendrier dans lequel sont savamment amalgamées vaccinations obligatoires et vaccinations conseillées.
Comment distinguer les unes des autres ?

La circulaire du Ministère de l'Éducation en date du 10 octobre 1979 rappelle aux chefs d'établissements scolaires que si la vaccination antivariolique n'est plus exigible, par contre les vaccinations D.T. sont toujours obligatoires. Comment les chefs d'établissements du second cycle à qui cette information est envoyée penseraient-ils qu'ils commettent un abus de pouvoir en exigeant le rappel D.T. de leurs élèves ?

Nul n'est censé ignorer la loi... et la vaccination D.T. n'est plus obligatoire après 18 mois, mais il faut qu'ils soient vraiment bien soucieux d'éplucher les textes pour s'en apercevoir ou même pour l'admettre si un parent le leur fait remarquer. Et si leurs élèves ne sont plus concernés par ces vaccinations, pourquoi leur rappelle-t-on qu'elles sont toujours obligatoires ?

Il existe une autre source d'informations non moins officielle, c'est le guide édité par le service des vaccinations de la Préfecture de Paris, préfacé par le Pr R. Debré et réalisé par Mme Régine Lambert.

Cet ouvrage est envoyé aux médecins, aux assistantes sociales et à tous ceux qui sont chargés des vaccinations. C'est un ouvrage de base, clair, fort bien conçu, dans lequel on trouve tout sur la législation. Tout... et au-delà.

Nous y trouvons notamment la volonté délibérée de tromper. C'est ainsi qu'au chapitre « Diphtérie », page 23, on peut lire que cette vaccination est obligatoire avant l'âge de 18 mois et que les rappels sont prévus tous les cinq ans, avec cette précision qu'on ne peut tout de même pas attribuer au hasard : arrêté du 28 juillet 1965 (article L. 10 du Code de la Santé Publique).

Or, ce texte cité en référence ne concerne que le personnel hospitalier en contact avec les malades, et non pas l'ensemble de la population comme on veut le faire croire.

Est-ce plus innocent à la page 32, au chapitre « Poliomyélite », de prétendre que cette vaccination est obligatoire jusqu'à 30 ans ? Le décret de mars 1965 prévoyait que les personnes qui avaient moins de 30 ans à cette date seraient vaccinées afin de permettre d'immuniser une proportion importante de la population et de constituer ainsi une couverture immunitaire suffisante.

Arrêté du 19 mars 1965 - vaccination antipolio

La mise en condition de l'ensemble de la population est donc le fruit d'une volonté délibérée et les pouvoirs publics disposent d'une puissance d'autant plus redoutable qu'elle est invisible : l'informatique.

Nous avions déjà le fichier GAMIN qui recense tous les enfants dès leur naissance, nous avons en plus le fichier PASTEUR,  plus spécialement conçu pour le contrôle des vaccinations.

Programme Automatisé de Surveillance des maladies Transmissibles de l' Enfant en milieu Urbain et Rural

Celui-ci a été présenté au début de mars à Saclay par le Dr Martin-Bouyer, de l'INSERM, à 200 personnes, pour la plupart médecins ou membres des bureaux d'hygiène ou responsables municipaux concernés par les problèmes de santé.

Le traitement des informations du système Pasteur se fait par l'intermédiaire de la C.I.S.I. (Compagnie Internationale  des  Services  Informatiques), qui siège au C.E.A. (Commissariat à l'Energie Atomique).
La C.I.S.I. a établi un réseau d'ordinateurs qui permet aux municipalités d'utiliser le système à partir de terminaux installés dans les agences C.I.S.I. La liaison se fait par téléphone.
La C.I.S.I. travaille avec l'I.N.S.E.R.M., notamment pour établir une carte hebdomadaire de la grippe, rassembler les informations sur le virus grippal et prévoir la progression de la maladie.

Le système Pasteur fonctionne à titre expérimental depuis 1972 à Vitry, Saint-Maur et Montpellier, sous la direction du bureau municipal d'hygiène.

Dès sa naissance, l'enfant est introduit dans le système et affecté d'un identifiant spécifique au fichier. Les parents sont alors avertis de l'existence du système.

Chaque mois, un conseil est édité selon l'une des deux formules suivantes :

  • formule minimale : les conseils sont adressés uniquement aux familles ;
  • formule complète :  parallèlement, une liste des enfants qu'il est susceptible de vacciner dans le mois est remise au praticien désigné par la famille comme médecin vaccinateur ou étant intervenu comme tel lors de l'acte précédent.

Les familles retournent le certificat rempli par le médecin et un certificat cumulatif leur est adressé en retour. Son format permet de l'intégrer au carnet de santé de l'enfant.

En cas de non-réponse, le conseil est réédité pendant trois mois consécutifs et l'infraction à la loi est signalée lors du dernier envoi.

L'édition régulière de la liste des enfants « en règle » est envoyée au personnel responsable des inscriptions scolaires (mairies ou écoles) ainsi qu'aux organismes de vacances qui le souhaitent.

Des extensions du système Pasteur sont d'ores et déjà prévues : étude des accidents vaccinaux, édition de listes d'enfants à vacciner en première urgence en cas d'épidémie.

La surveillance du personnel hospitalier est tout à fait possible avec le même programme. Quant au suivi des adultes, il suffit... de les laisser grandir ! Une douzaine de villes sont actuellement associées à cet effort de contrôle des vaccinations.

Dans la présentation de ce programme informatif, le Dr MartinBouyer a, bien entendu, rassuré son auditoire. Les renseignements resteront confidentiels et le fichier sera protégé contre toute autre utilisation pouvant porter atteinte à l'individu. On prétend même qu'il n'aura aucune action coercitive, ce qui paraît des plus improbables puisque le fichier est obligatoirement nominal et que les réfractaires sont immédiatement signalés au système pénal.

Les vaccinations demandées par l'ordinateur dans les villes pilotes ne sont pas des vaccinations réellement obligatoires (en particulier le B.C.G. réclamé dès la naissance).

Le fichier Pasteur sera au contraire un outil de premier ordre pour organiser et maintenir avec le maximum d'efficacité un conditionnement et une contrainte totale, tant pour les sujets à vacciner (c'est-à-dire tous les individus jusqu'à 25 ans) que pour les médecins. Si nous ne réagissons pas, il ne nous restera plus qu'à subir.

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En marge de la variole

Le Monde des 15 et 16 juin [1980] a publié un long article de MM. Marcovitch et Mollaret, de l'Institut Pasteur, sur les dangers que pourrait représenter en cas de guerre bactériologique l'emploi du virus variolique dans une population non protégée par la vaccination.

L'article reprenait les lieux communs habituels : les auteurs s'inquiètent de savoir ce qu'aurait donné l'importation de variole en 1972 dans une population non vaccinée depuis plusieurs années, et citent à l'appui le cas de la Yougoslavie et celui de la variole déclenchée par un laboratoire de Grande-Bretagne qui travaillait sur les mutations possibles du virus variolique.

Les auteurs accusent l'OMS de légèreté et estiment par ailleurs que « le virus de la variole doit être considéré comme une "bonne" arme biologique, parmi les meilleures, préparée sans risque par des vaccinés, aisément dissimulable et disséminable au cours d'un acte de guerre ou de terrorisme par voie aérienne ou par contact durect avec des objets infectés, car le virus résiste bien à l'extérieur ». Pour eux, la vaccination est la seule prévention en cas de guerre bactériologique.

Il paraît certain qu'en marge des vaccinations systématiques de masse se profile le spectre de la guerre bactériologique – dans laquelle croyons-nous le virus variolique tient une bien petite place. Il y a longtemps que je pense, pour ma part, que les vaccinations de masse permettent aux laboratoires  d'étudier les réactions immunitaires sur une population donnée. Ils disposent ainsi d'un matériel de premier ordre qui leur permet de tester à la fois les effets des vaccins et les conditions nécessaires pour qu'une population soit protégée en cas d'attaque massive (ce qui expliquerait les contradictions dans les théories au fur et à mesure que les années passent).

Les chercheurs de l'Institut Pasteur savent certainement très bien de quoi ils parlent en agitant l'épouvantail de la guerre bactériologique. Ne sont-ils pas bien placés pour connaître ce qui se fait de mieux dans le genre ?

Ils espèrent obtenir la parade absolue en mettant au point un vaccin a-spécifique de l'immunité, c'est-à-dire un vaccin qui stimulerait les défenses immunitaires contre tout agent microbien ou viral et non plus contre une maladie particulière. En attendant ce jour béni qui assurerait la fortune de l'Institut avec consommation obligatoire d'un vaccin tous azimuts, est-il vraiment nécessaire de maintenir la vaccination antivariolique obligatoire ? Pourquoi ne pas vacciner également contre la peste ?

Nous publions ci-après une lettre volontairement très modérée que nous avons demandé au journal Le Monde de bien vouloir publier dans le cadre du courrier des lecteurs (et pour laquelle nous n'avons pas obtenu de réponse) et une autre de M. Auffret, adhérent très actif de notre association, lettres qui peuvent fournir des éléments de réponse à ceux à qui on présenterait ce genre d'arguments.

« Monsieur le Directeur,

  Le “Point de vue” cité en référence me paraît pour le moins contestable...

  L'usage du virus varioleux en tant qu'arme biologique se heurte à plusieurs difficultés :

  1. l'homme est le seul  réservoir connu, ce qui limite les possibilités de culture et la diffusion par contagion ;
  2. ce virus  est  particulièrement sensible aux ultra-violets, ce qui limite les possibilités de diffusion atmosphérique et fait que la conservation dans les effets de varioleux n'est constatée que dans certaines conditions (linge conservé dans certaines buanderies d'hôpital, etc.) ;
  3. la contagiosité de la variole est moindre que l'importance de ses effets ne le fait penser par confusion : on admet qu'unvarioleux contamine trois personnes de son proche entourage durant la phase éruptive, soit vingt et un jours ; même en prenant des coefficients plus rapides, il faut contaminer brutalement une importante population avec des souches particulièrement agressives et des incubations rapides (quatorze jours d'après le règlement sanitaire) pour créer un choc psychologique et éviter des réactions de protection ou de représailles. Si la technique du Général Amherts en Nouvelle-Écosse peut cautionner l'idée d'utiliser la variole comme arme biologique, encore faudrait-il en apprécier « l'efficacité » dans le cas où elle fut employée !

Rappelons aussi l'existence d'une secte indienne (1) d'adorateurs de la variole dont la survie jusqu'à notre époque ne peut s'expliquer que par la relative bénignité de la maladie (on ne joue pas à la roulette russe avec un barillet complètement chargé !) ou la résistance particulière de cette population. 

Parmi les résurgences mentionnées (ou omises, comme celle de 1955 en France), celle de 1978 est très particulière ; celle de 1973 en Angleterre s'est très bien réglée par des mesures d'isolement ; celle de 1972 met en cause comme importateur un sujet vacciné, etc.

Enfin, certains auteurs anglais et certains homéopathes pensent disposer de moyens de traitement de la variole. En contrepartie, les auteurs de ce point de vue vantent l'innocuité et l'efficacité du vaccin : le premier point reste le plus douteux et le chiffre d'un mort par million de vaccinations s'oppose aux 14 « accidents » pour 100 000 vaccinations que mentionnent les rapports techniques de l'OMS, rapports qui mentionnent également l'importance d'une variole pulmonaire... notamment chez les vaccinés ! Et le fils de Jenner en serait lui-même mort...

Quoique l'idée d'efficacité soit admissible, je ferai remarquer :

  1. le principe de contagiosité d'une maladie conduit à une évolution exponentielle de l'endémie : sans obstacle, toute la population doit être atteinte ; avec certains obstacles (tels que la contrainte de l'exponentielle devient négative), la régression de l'endémie devient inéluctable ; de tels obstacles sont d'abord des mesures de détection et d'isolement et complémentairement une certaine couverture vaccinale ;
  2. la pratique, même massive, des vaccinations antivarioliques n'a pas empêché certaines épidémies célèbres vers 1870 en Europe et au début de ce siècle aux Philippines.

Je doute donc que la variole soit une arme biologique « compétitive » ; tout au plus la description apocalyptique fournie par vos auteurs donnera-t-elle l'idée à quelques escrocs de se livrer à des « chantages à la variole sur des gens impressionnés (il n'a pas fallu longtemps à certains pour improviser le racket de l'amende perçue par les gendarmes !).

Quoique le risque stratégiquement soit faible, je partage l'idée de préparer notre défense même sur ce point, mais en proportionnant judicieusement nos efforts par rapport au risque et en ne cédant pas à la panique : le “Point de vueque vous avez publié risque d'être plus dangereux que le fléau dont il nous menace.

(1)  A moins qu'il ne s'agisse des variolisations africaines (?) signalées par les auteurs. »

J.-P. AUFFRET

Paris, le 20 juin 1980

Monsieur le Rédacteur en chef du Monde

« Monsieur le Rédacteur en chef,

L'article de MM. Marcovitch et Mollaret paru dans la rubrique “Point de vue” (Médecine) du Monde des 15 et 16 juin attire de notre part quelques réflexions qu'il nous serait agréable de voir publier dans vos colonnes.

Alors que les partisans de la liberté des vaccinations se sont réjouis de la fin de la variole dans le monde et de cette victoire sans précédent remportée par l'OMS, on comprend mal l'acharnement des vaccinalistes français à minimiser cette victoire et à insécuriser systématiquement le législateur (nous sommes le seul pays d'Europe de l'Ouest à connaître encore l'obligation de cette vaccination puisque les rappels à 10 et 20 ans sont obligatoires chez nous, alors que nos voisins n'ont jamais connu une telle contrainte) et la population.

Faire croire que le virus variolique serait une arme privilégiée en cas de guerre bactériologique dans une population non immunisée n'est pas sérieux. Les spécialistes sont bien placés pour savoir qu'il existe des armes bactériologiques bien plus redoutables contre lesquelles les populations ne sont absolument pas immunisées. Cet aspect du problème a du reste été étudié par l'OMS avec des conclusions  radicalement  opposées aux leurs.

Pourquoi faire croire que la Yougoslavie (très vaccinée), qui a tout de même eu 35 morts, a vaincu l'épidémie de variole grâce à des campagnes de vaccinations, sans parler également de l'Allemagne (peu vaccinée) qui, à la même époque, a stoppé une menace d'épidémie sans vacciner, uniquement par isolement des contacts ?

Pourquoi grossir le danger représenté par les détenteurs potentiels de virus puisque l'exemple de la Grande-Bretagne (1973-1978) est là pour nous montrer que dans une situation semblable les mesures d'isolement sont suffisantes ?

Pourquoi la presse française et, à travers elle, les membres de l'Institut Pasteur et de l'Académie de Médecine ont-ils fait croire que l'éradication de la variole était due aux campagnes de vaccinations, alors que l'OMS a bien insisté, et à plusieurs reprises, pour signaler que celles-ci avaient été incapables de réduire la variole, que des épidémies se produisaient dans des populations vaccinées à 90 et 95 % (taux jamais atteint en Europe) et que seul l'isolement et le soin des malades avaient permis de vaincre la maladie ?

Les Français ont droit à une information objective. Les dangers de la vaccination sont réels et immédiats, et bien plus importants que ne veulent le laisser croire les auteurs de l'article sus-cité. Ceux d'une guerre bactériologique à base de virus variolique ne sont qu'hypothétiques, ce virus étant par ailleurs très fragile.

La France, qui se targue d'être un pays de liberté, sera-t-elle la dernière à maintenir l'obligation de la vaccination antivariolique et à sacrifier ainsi inutilement des enfants ?

Nous vous prions de croire, Monsieur le Rédacteur en Chef, en notre considération très distinguée.»

 La Présidente,
Simone DELARUE

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Échos

Une jeune fille de 17 ans défigurée par la vaccination

Rossalyn Chissick, jolie étudiante de 17 ans, qui avait subi un grave préjudice causé par une affreuse cicatrice due à une vaccination T.B. non nécessaire, a été indemnisée d'un montant de 2 300 livres par la Haute Cour de Justice.

M. Justice O'Connor fit remarquer que Rossalyn n'avait pas besoin de cette vaccination. Le résultat positif du test sur la peau [cuti] ainsi que les preuves montrant que Rossalyn avait été immunisée contre la maladie seulement huit ans plus tôt, auraient dû indiquer aux médecins que la vaccination n'était pas nécessaire.

Le juge consentit les dommages contre les Centres de Santé de l'Essex, qui nient toute responsabilité.

Mais il ajouta que toute critique contre les responsables de la vaccination de Rossalyn en 1978 devait être tue. Ils étaient engagés dans la « louable promotion de la vaccination B.C.G. et les parents ne devaient pas être dissuadés de laisser vacciner leurs enfants ».

 (« Illford & Redbrige Pictorial », Illford Essex, 2 avril 1980)

Le vaccin antivariolique peut être fatal

La variole a presque certainement été  éradiquée  de  notre  planète. Cependant, la vaccination utilisée contre elle cause encore des morts à cause de l'ignorance et d'erreurs de jugements.

Tel est le cas rapporté ce mois-ci par le Centre National pour le Contrôle des Maladies à Atlanta.

Un bébé de moins d'un an a été traité par la vaccination antivariolique dans l'espoir de guérir un ulcère récurrent causé par le virus de l'herpès. Le bébé fut hospitalisé un mois après le traitement par le vaccin, car l'endroit de la piqûre ne se cicatrisait pas et d'autres plaies se développaient. Les docteurs s'aperçurent que le jeune malade souffrait d'une grande déficience en immunité naturelle et que, par conséquent, il lui était impossible de lutter contre l'infection dont il était atteint à cause du virus du vaccin. Il mourut de cette affection l'été dernier.

« La vaccination antivariolique n'est pas le traitement effectif contre l'herpès récurrent ou pour toute autre affection » a, entre autres, stipulé une note de la publication en question, ajoutant que le vaccin peut être la cause de sérieuses morbidités et, occasionnellement, provoquer la mort.

Evening Press », 10 avril 1980.)

La propagande est partout la même (Lu dans un journal de Beyrouth du 6 février 1980)

« La fin de l'hiver à Beyrouth est une période débilitante, on le sait. Pour dire la vérité, même le printemps, sur le plan de la santé, n'a pas bonne réputation... Cette année, avec quelques mois de retard sur la grande épidémie européenne (sic), c'est la grippe qui cloue (déjà) au lit une bonne partie des Libanais...

Une entreprise d'État vendait un vaccin dangereux (en Suède)

En cinq mois et demi, le Laboratoire Bactériologique d'Etat (S.B.L.) a utilisé un vaccin antituberculeux dont il savait qu'il causait des effets secondaires et qu'il a lui-même retiré.

Il  a distribué  1 513 ampoules et jusqu'ici 2 cas d'effets secondaires ont été rapportés. Le Service Social trouve cela particulièrement remarquable. Après avoir hésité, il a renoncé à porter plainte.

Autrefois on donnait le vaccin Calmette à tous les nourrissons. Lorsqu'on découvrit en 1975 de graves effets secondaires et complications, on arrêta les vaccinations.

Les petits enfants vaccinés attrapèrent la « tuberculose osseuse », des inflammations des os, et ce n'est que quelques mois plus tard que l'État fut forcé de verser 300 000 F comme indemnité globale à 47 enfants qui avaient contracté une pourriture des os à la suite du vaccin.

Groupes à risque : 
Les négociations d'arrangement furent conduites par le Chancelier de justice Ingvar Gulinas, les enfants étant représentés par l'avocat Henning Sjüstrom. Le vaccin antituberculeux actuel – vaccin B.C.G. – vient d'une autre souche. Il n'est plus donné qu'à ce qu'on appelle les groupes à risque : personnes pouvant être exposées à la contamination tuberculeuse.

Le vaccin B.C.G. est cultivé à partir d'une souche danoise, mais S.B.L. avait étudié un équivalent suédois. Il sollicita l'homologation auprès du Service Social, mais constata lui-même après un certain temps que ce vaccin entraînait des dommages et des réactions   secondaires   inacceptables. L'homologation fut révoquée et de ce fait le vaccin fut interdit. Mais S.B.L. n'en continua pas moins à utiliser le vaccin, 1 513 ampoules du 1er avril au 28 septembre 1978.

S.B.L. se justifie et n'accepte pas les propos acerbes du Service Social. De son côté, le Pr Aka Liljestrand, du Service Social, déclare à L'Expressen :

   « II ne   convient pas de se référer à des clauses épidémiques dans le contexte actuel. S.B.L. a commis une grave erreur, mais comme la clause peut prêter à confusion et comme l'abus a cessé, nous ne soumettrons pas l'affaire au Ministère Public.

Il est étrange que S.B.L essaie de soutenir que le vaccin n'a provoqué aucune réaction secondaire durant la période d'interdiction. Non seulement c'est faux puisque 2 cas sont déjà signalés, mais c'est  une  remarque insensée car les réactions secondaires n'apparaissent pas nécessairement si vite. »

(L'Expressen, Stockholm, 26 décembre 1978.)


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