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Accueil Page mise à jour le 17/07/2016

Santé Liberté et Vaccinations N° 69

Janvier-Février-Mars 1981

Sommaire

page 3
  • La tuberculose, maladie génétique
      Dr Yves Couzigou
page 4
  • Tétanos
page 6
  • À l'étranger
     Grande-Bretagne, Belgique, Canada
page 11
  • Échos

page 15

  • La vaccine (suite)
page 17
  • Service librairie
page 20

Éditorial

 

Rétrogrades ou en avance de vingt ans ?

Il y a encore dix ans, nous passions pour des originaux un peu attardés, même dans des milieux qui auraient dû se montrer plus ouverts. Nous nous sentions facilement culpabilisés vis-à-vis d'un entourage souvent hostile, sûr d'être du côté du Progrès avec un grand P, recherchant l'alimentation sur-raffinée, les traitements médicaux dernier cri et, cela va sans dire, les vaccinations.
Avec la vogue de l'écologie, la contestation d'une médecine trop technicienne et de la surconsommation médicamenteuse, les esprits se sont ouverts, et si nous soulevons encore une curiosité un peu condescendante parfois, nous ne rencontrons plus que rarement d'hostilité avouée lorsque nous sommes présents dans un salon comme « Marjolaine » qui vient de se tenir à Paris et que visitent environ 50 000 personnes.

La notion de « terrain » est admise dans les milieux les plus conformistes. Il n'est pas jusqu'aux laboratoires qui orientent leurs recherches vers des stimulateurs des défenses immunitaires en général, plutôt que vers une lutte antimicrobienne ou virale spécifique.
Le rôle de l'environnement, de l'alimentation (dans sa qualité et non seulement dans ses constituants) ou du psychisme, est désormais reconnu comme prépondérant. Les théories pasteuriennes de la maladie s'estompent doucement, remplacées petit à petit par ce que pressentait Claude Bernard : « Le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout ».

Et voilà que le Pr Dausset (1) vient d'obtenir le Prix Nobel de Médecine pour ses travaux sur le système H.L.A. (« Human Leucocyte Antigen »), car initialement mis en évidence à la surface des leucocytes.
Dans une des conférences qu'il a données à Montréal en octobre 1980, il a déclaré : « La vaccination des enfants contre toute une série de maladies pourrait  bientôt  être  une  pratique  du  passé. »
Ces travaux qui, au départ, étaient destinés à comprendre les mécanismes biologiques qui permettaient à l'organisme d'accepter ou de rejeter des greffes de tissus ou d'organes, ont débouché sur des connaissances beaucoup plus vastes des mécanismes profonds de la réponse immunitaire chez l'homme. Les spécialistes seraient bientôt en mesure d'identifier les maladies pour lesquelles un individu pourrait se montrer particulièrement vulnérable, et celles pour lesquelles il possède une aptitude naturelle à les combattre. Il sera donc totalement inutile de vacciner des individus contre une maladie qui ne risque pas de les atteindre. « Les vaccins ne seront alors administrés que pour des maladies à risque élevé », a ajouté le professeur. « Nous sommes à la veille d'une nouvelle époque où chacun recevra un traitement personnalisé », a-t-il ajouté dans une autre conférence.

Nous avions eu le plaisir, au cours de notre Assemblée Générale de 1978, d'entendre le Dr Kalmar nous parler du système H.L.A., véritable carte d'identité biologique (2) et l'information qu'il nous a apportée dès cette époque sur ce sujet était réellement à la pointe de l'actualité scientifique. Il est probablement le seul à avoir fait ressortir que ces découvertes des processus génétiques pouvaient corroborer les constatations cliniques et expliquaient que vaccination n'égale pas automatiquement immunisation, comme une propagande simpliste voudrait nous le faire croire.

Trop d'intérêts entrent en jeu pour que notre politique de médecine préventive soit revue rapidement à la lumière de ces découvertes, mais il nous appartient d'en accélérer le processus en exigeant qu'on cesse de nous imposer des vaccinations systématiques, dont les plus hautes instances scientifiques reconnaissent qu'elles ne sont pas biologiquement valables.

Dans une étude prospective sur les « perspectives à long terme dans le domaine de la santé » réalisée par le Commissariat Général du Plan, nous pouvons lire que dans le secteur de santé « les prochaines années seront encore dominées par la logique économique productiviste, c'est-à-dire qu'on peut prévoir l'entrée en force de l'industrialisation dans le domaine de la santé ». « Les pays européens se polariseront vers la compétition industrielle et les besoins de santé se situeront au premier plan de la scène, puisque susceptibles à la fois de constituer un marché florissant pour une industrie à la recherche de débouchés toujours nouveaux et de légitimer les mesures prises pour conserver les mécanismes du système productiviste. »

Après une étude de tous les facteurs qui modifieront cette situation, le scénario se termine en 1995 par la mise en place d'une nouvelle politique de santé.

« La santé s'entend de plus en plus comme la recherche d'un état de régulation dynamique de l'organisme humain considéré dans son environnement », mais pour qu'une nouvelle orientation soit donnée au concept même de la santé, il faudra arriver à un changement des finalités de l'économie...

Lorsque nous revendiquons le droit à la liberté des vaccinations, lorsque bon nombre d'entre nous préfèrent « renforcer le terrain » en veillant à l'alimentation et au mode de vie plutôt que de lutter contre la maladie par des médicaments ou des vaccins – sommes-nous des rétrogrades ou avons-nous vingt ans d'avance ?

Simone DELARUE.

Notes
1. Jean Dausset est un élève du Pr Jean Bernard. Il dirige l'unité de recherches sur l'immunogénétique de la transplantation humaine à l'I.N.S.E.R.M., est membre de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Sciences. Il est professeur au Collège de France et professeur d'immuno-hématologie à la Faculté de Médecine Lariboisière - Saint-Louis.
2. S.L.V.  n° 59 dont l'envoi peut être fait contre 3 F en timbres.
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