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Accueil Page mise à jour le 30/03/2012

Santé Liberté et Vaccinations N° 70

Extrait du n° d'avril-mai-juin 1981

 

LA NOTION DE L'ÉCART-TYPE DANS LES VACCINATIONS

Dr Jacques-M. KALMAR

Depuis des années, je prétends que la méthode la plus efficace pour combattre le caractère obligatoire et systématique des vaccinations est de s'appuyer sur la variation des réactions individuelles.

Ce qui exige d'opposer à la formule apaisante, sécurisante, mais radicalement fausse :

  vaccination = immunisation, donc protection
 cette autre formule :  
  vaccination = variations dans les réponses immunologiques

 L'importance des variations immunologiques au cours des campagnes de vaccinations – dont le principal résultat est de conférer de fausses sécurités – peut être précisée en se fondant sur la courbe de Gauss.

Ce qui me l'a rappelé, c'est la lecture dans La Vie Claire de février 1981, d'un excellent et très intéressant article de M. Montbel-Dasteux, intitulé : « À la recherche du Français moyen ». Nous constatons que le « Français moyen » est un mythe fondé sur les moyennes arithmétiques d'un certain nombre de critères. C'est une notion commode pour la conduite administrative et politique des peuples. Elle permet, en effet, d'estimer la moyenne des comportements en telle ou telle circonstance. Mais, sur le plan individuel, cette notion ne correspond à aucune réalité.

Le Français moyen est ainsi défini par la courbe de Gauss. En forme de cloche, c'est une courbe de fréquence à peu près symétrique par rapport à l'axe vertical central des abscisses. Elle entre dans le cadre de ce qu'en statistique on appelle une « distribution normale ». Le maximum de fréquence est réuni au centre de la courbe. De part et d'autre, la courbe décline vers la ligne des abscisses.

Or, la lecture, voici quelques jours, d'un livre sur la pharmacodynamie, et plus particulièrement de son chapitre consacré aux tests toxicologiques des substances médicamenteuses ou réputées telles, montre que si l'on recherche la dose minimum mortelle d'une substance sur un lot important d'une espèce animale déterminée – des centaines de souris par exemple – les doses nécessaires pour tuer les souris s'inscrivent dans le tracé même d'une courbe de Gauss. Au centre se trouvent les doses mortelles les plus fréquentes ; à gauche les souris qui meurent avec de très faibles doses et, à droite, celles qui résistent aux doses moyennes et qui nécessitent des doses plus importantes pour consentir à mourir.    

Disons en passant que cette méthode dite de la D.L. 50 (dose létale 50, c'est-à-dire celle qui tue la moitié du lot) est totalement absurde. Mais il convient de remarquer que la tolérance des malades à cette substance médicamenteuse sera, elle aussi, conforme à la courbe de Gauss. Elle sera assez bien tolérée – du moins apparemment – par la majorité des sujets traités, très bien acceptée par d'autres sujets (portion droite de la courbe), très mal tolérée par la portion de gauche. Observons que la plus ou moins bonne tolérance n'empêche pas qu'en profondeur, d'une façon lente et occulte, s'opèrent des perturbations métaboliques.

Si l'on considère un lot de personnes vaccinées, il y aura parmi elles des sujets modérément immunisés (portion centrale de la courbe de Gauss), des sujets en moins grand nombre surimmunisés (portion de droite), et des sujets peu, très peu ou pas immunisés, au fur et à mesure que l'on se rapproche du début de la ligne des abscisses à gauche.

Mais, pour les services de vaccination, tout se passe comme si tous les sujets vaccinés étaient rassemblés au centre et dans les régions les plus proches du centre de la courbe de Gauss, autrement dit comme si tous les sujets étaient immunisés, ce qui implique la notion d'un sujet moyennement immunisé pris comme type du sujet vacciné. Or, la pratique montre qu'il existe des écarts-types entre tous les degrés d'immunisation, depuis la surimmunisation jusqu'à l'absence d'immunité. Ainsi, pour la diphtérie cela représente environ 7 % des sujets vaccinés qui ne sont pas immunisés, et pour la polio environ 5 à 10 pour 100 000. Ces sujets ont été vaccinés, mais ils ne sont pas immunisés, donc non protégés. On les ignore parce qu'on ne se donne pas la peine de contrôler les effets immunologiques après la vaccination. On ne contrôle pas puisque, par principe et par définition, on enferme tous les sujets vaccinés dans l'enceinte hypothétique d'un état immunitaire moyen d'après lequel « tout le monde il est content, tout le monde il est gentil » parce que « tout le monde il est immunisé ».

Et pourquoi une telle attitude des services de vaccination qui savent très bien à quoi s'en tenir avec ce problème ? Simplement – et cela m'a été confirmé par le Directeur Médical de l'Institut Pasteur, alors que le Directeur Général était le Pr Monod – parce que des examens postvaccinaux – titrages d'anticorps entre autres – seraient trop onéreux pour la collectivité.

Par conséquent, on vaccine en masse, aussi bien ceux du centre de la courbe et de sa portion de droite qui s'en passeraient peut-être très bien, parce que déjà suffisamment immunisés, que ceux de la portion de gauche de la courbe de Gauss, incapables de s'auto-immuniser ou d'être artificiellement immunisés par les vaccinations, à cause de déficiences de leur système lymphocytaire. Par exemple, en ce qui concerne la diphtérie, en cas de survenue d'une nouvelle pandémie, 7 % de la population, soit environ 4 millions de personnes, officiellement protégées, mais qui pratiquement ne le sont pas, contracteraient la diphtérie. On vaccinerait à outrance et, une fois la pandémie éteinte, on reconstruirait des courbes montrant que grâce à la vaccination il n'y a plus de diphtérie.

La courbe de Gauss a l'avantage de préciser qu'il est mathématiquement normal, logique et constant qu'un certain nombre de personnes ne peuvent être immunisées. Ces futurs morts ou futurs malades n'entrent pas dans les calculs statistiques officiels.

Il y a deux ans un laboratoire, l'Institut Mérieux pour ne pas le nommer, avait fait installer dans les vitrines de certains pharmaciens des cubes représentant diverses vaccinations et cette question était posée aux braves pékins-citoyens vaccinables à merci : « Etes-vous encore vacciné ? » Ce qui ne signifie rien. La question devait être : « Etes-vous encore immunisé ? » Mais le propos est d'identifier dans l'esprit du pékin-citoyen-non-candidat que vaccination et immunisation c'est un tout. Question subsidiaire : comme le brave pékin-citoyen affamé de vaccinations pourra-t-il savoir s'il est encore immunisé si on ne se donne jamais la peine de le rechercher ? Autrement exprimé : les services de vaccination ne se souciant pas de le rechercher, comment le bon Français vacciné moyen pourrait-il savoir s'il est immunisé ou non ?

 


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