Pas de vaccination sans réflexion... Informez-vous !

Accueil Page mise à jour le 02/08/2013

Santé Liberté et Vaccinations n° 81

 

SOMMAIRE Pages
1-2
  • Assemblée générale
3 à 7
  • Exposé du Dr Kalmar
8
  • Un exemple
10
  • Congrès de Vienne septembre 1983

11-12


13-14

15-16-17
  • Rougeole
18-19-20
  • La rougeole aux U.S.A.
21-22
  • Le nouveau calendrier des vaccinations
23
24

Éditorial


Souvent au mois de juillet, nous profitons de l'accalmie dans le travail pour mettre en ordre la documentation et procéder à quelques rangements. C'est ainsi qu'en classant de vieux documents, je relisais des articles du Pr Tissot (1) et du Dr Chavanon (1), et devant la violence de leurs attaques contre la vaccination antidiphtérique et le BCG, je me faisais la réflexion qu'on ne pourrait plus tenir le même langage sans passer pour un excité, et les termes violents par lesquels ils dénonçaient les procédés employés par les partisans des vaccinations me heurtaient un peu. Cette réaction déclencha en moi bien des réflexions. Était-elle due à la fatigue, à la lassitude après tant d'années de luttes, ou correspondait-elle à quelque chose de plus profond ?

Lorsque le Pr Tissot ou le Dr Chavanon criaient de toutes leurs forces contre ceux qu'ils accusaient de sacrifier les enfants, ils avançaient des preuves et ils apportaient les témoignages des médecins et des victimes. Tout cela se trouvait dans les documents que je rangeais et était repris dans les journaux de l'époque ou dans les débats de l'Assemblée Nationale dpnt les publications parues au Journal Officiel sont soigneusement collées dans un recueil que Mme Chavanon m'a pieusement remis. Les faits sont bien plus saisissants quand on en prend connaissance dans les documents eux-mêmes plutôt que repris dans le texte d'un livre.

Pourquoi alors étais-je un peu choquée par la violence du ton ? Pourquoi cette impression qu'aujourd'hui ce ne pourrait plus être pareil ?

II y a probablement plusieurs raisons à cela.  L'une d'elles est que lorsqu'on commence à prendre conscience de la gravité des problèmes posés par l'obligation des vaccinations, on déborde d'indignation, de révolte et l'on voudrait faire partager ses sentiments aux autres, leur ouvrir les yeux ou au moins obtenir d'eux qu'ils nous reconnaissent le droit à la différence. Bien vite on s'aperçoit de deux choses. L'une est que si l'on veut être entendu il faut garder un ton mesuré, l'autre que si I'on ne veut pas être détruit soi-même par sa propre révolte il faut arriver à la dominer, à la maîtriser afin de garder son énergie pour une action qui sera longue.

Or il est probable qu'insidieusement on finit par presque accepter ce qui au départ paraissait inacceptable.

Mais il y a un autre phénomène, collectif celui-là, c'est la banalisation des drames et des souffrances que nous retrouvons à une bien plus grande échelle chaque jour sur nos écrans de télévision. Devant tant d'horreurs journellement répétées, nous ne sommes pas émus par les victimes des vaccinations, sauf si ce sont nos proches, et nous ne nous indignons plus devant une atteinte à la liberté individuelle, surtout si celle-ci se veut rassurante et protectrice.

Personne, même parmi ceux qui se disent nos amis, ne publierait un texte aussi véhément que ceux du Pr Tissot ou du Dr Chavanon, et lorsqu'on me demande de prendre la parole en public on s'assure généralement que je ne ferai pas de polémique.

Est-ce tellement surprenant alors que, même parmi les adhérents, tant essaient avant tout de trouver des échappatoires ?

Pour trouver des excuses à ce manque de combativité quasi général, je me disais que les vaccins déclenchaient moins d'accidents immédiats et spectaculaires tels que les encéphalites, si bien que médecins et parents n'établissaient que rarement la relation entre une maladie et la vaccination, que les laboratoires poussés par la nécessité avaient dû faire des efforts pour purifier davantage leurs produits afin d'éviter les réactions parfois mortelles de type allergique.

Pour un peu, je me serais laissé aller à penser que ce n'était peut-être pas si important que je le croyais, que le contexte social n'était plus le même, enfin toutes sortes d'arguments que nous renvoient ceux qui ne veulent pas sortir de leur quiétude, lorsque retentit dans la presse parisienne [voir encadré] le coup de tonnerre de l'affaire du vaccin contre l'hépatite B avec son corollaire, le fameux SIDA.

Il  fallait  bien  que  ce  soit  l'influente  communauté des homosexuels qui soit concernée pour que tout d'un coup la presse s'enflamme et que, comme au temps du vaccin antidiphtérique ou du B.C.G., une polémique s'engage à propos du vaccin anti-hépatite.

On se serait cru de nouveau à l'époque du Dr Chavanon, du moins en ce qui concerne les laboratoires dont la réaction a été assez stupéfiante. Car là, pour une fois au grand jour, qu'a-t-on vu ? Qu'il s'agissait d'une affaire commerciale et que ceux qui avaient le front de mettre en doute la qualité d'un produit conçu et commercialisé par l'Institut Pasteur commettaient un crime de lèse-majesté : ILS PORTAIENT ATTEINTE A L'HONNEUR DE LA FRANCE !

Nous avons pu voir que si dans certains États on condamne ceux qui, par leurs propos ou leurs attitudes, portent atteinte à la doctrine du parti au pouvoir, en France on porte atteinte à l'honneur national si, même à juste titre, on se permet de critiquer un vaccin et qu'on peut être poursuivi devant les tribunaux !

Dans cette révélation ubuesque, tout le problème de l'obligation vaccinale est contenu, et le plus remarquable est que personne ne s'en est étonné, comme si cela était normal et acceptable (2) !

Non, il n'y a rien de changé, sinon que notre soumission est de plus en plus grande.

 

« Incertitudes (1982-1984)
Ces produits [dérivés du sang] servant également à la fabrication du vaccin contre l'hépatite B, les journalistes spécialisés évoquèrent le risque éventuel de transmission du sida par le vaccin anti-hépatite B fabriqué par l'Institut Pasteur Production (IPP). Une polémique se développa dans quelques organes de presse à la suite de déclarations de cadres d'I.P.P. Même si aucun sida post-vaccinal n'était démontré, un risque existait parce que ce vaccin était réalisé à partir de plasmas européens et surtout américains. [...] IPP [porta] plainte contre Libération qui avait titré un article “Quatre cadavres dans le placard d'IPP" [...] L'enjeu était alors surtout économique. Les journalistes spécialisés soulignèrent les conséquences financières d'une éventuelle suspension temporaire pour l'Institut, qui avait commercialisé ce vaccin en juin 1981 et qui avait vu apparaître un concurrent américain (Merck-Sharp and Dohme), engageant avec lui une "très vive compétition". De surcroît, la remise en cause du vaccin nuisait à l'image de marque d'un organisme de recherche français réputé. »
« La genèse médiatique du ''scandale du sang contaminé'' », Dominique MARCHETTI - Janvier 1993, p. 7 et suivantes
  ***

Pour apporter une confirmation supplémentaire à cette constatation, le ministère de la Santé vient de donner le coup d'envoi à une campagne massive de vaccinations contre la rougeole et la rubéole dans laquelle toutes les contrevérités, tous les stratagèmes maintenant classiques de conditionnement des masses sont utilisés.

Nous seuls pouvons apporter des éléments de réflexion qui permettront de faire obstacle à cette nouvelle menace plus insidieuse sur nos libertés. Mobilisons-nous pour les diffuser, si nous voulons échapper à cette mise en condition collective avec toutes les conséquences annexes qu'elle entraînera si nous ne réussissons pas à y faire échec.

Simone DELARUE.

Notes
(1) Le Pr J. Tissot, professeur de physiologie générale au Muséum d'histoire naturelle, avait fondé la Ligue Santé et Liberté pour s'opposer aux vaccinations et notamment à la vaccination antidiphtérique.
Le Dr Chavanon s'est insurgé contre l'obligation de la vaccination antidiphtérique et du BCG en particulier.
(2) Pas même le journal incriminé, qui n'hésite pas à publier un article dans lequel le journaliste trouve très naturel que le ministère de la Santé entre en guerre contre la rougeole et la rubéole et contre les opposants aux vaccinations !

 


Si nous parlions un peu finances ?

 

Bien nombreux sont ceux qui croient que, les vaccinations étant apparemment gratuites, elles sont distribuées par des âmes charitables tout imprégnées du désir de sauver l'humanité des maladies qui la frappent.

La réalité est assez différente et s'il est effectivement possible de recevoir gratuitement au moins les vaccinations obligatoires (aux frais des contribuables), il n'est pas moins vrai que derrière ce côté bon enfant se cachent des intérêts financiers considérables. Les extraits suivants en donnent un aperçu.

Sciences et Vie de février 1984 n'hésite pas à titrer : « Vaccins synthétiques, une mine d'or pour l'âge d'or ».

« Fièvre sur le front des vaccins : le génie génétique est assez adulte désormais pour commencer d'engendrer une abondante et remarquable progéniture, constituée d'antigènes spécifiques, susceptibles de protéger l'humanité contre de vieilles et de nouvelles maladies. Diphtérie, choléra, grippe, rage, streptococcies, paludisme, fertilité inutile (chez l'animal !), maladie d'Alzheimer, et peut-être sclérose en plaques, hépatite B, lèpre, carie et cancer ne sont que des exemples.

Science et Vie s'intéresse certes à l'exploit technologique, mais aussi aux aspects financiers et commerciaux de cette mine d'or que représentera la fabrication de ces vaccins bon marché et indiscutablement utiles : le mensuel parle de “bénéfices fantastiques, planétaires”, de “mine d'or”, d'autant plus fabuleux qu'ils devraient aller de pair avec un “âge d'or”. » (Le Quotidien du Médecin, 21 mars 1984).

 Le groupe coréen Lucky dans l'ingéniérie génétique

« Le groupe sud-coréen Lucky, qui est essentiellement un important producteur de PVC, se lance à son tour dans le génie génétique. Selon les informations en provenance de Séoul, il a signé avec la société californienne Chiron Corp. un accord pour la formation d'une filiale commune pour développer et fabriquer des produits à l'aide des techniques du génie génétique. Le capital initial serait de 6 millions de dollars.

Le siège de la filiale serait aux États-Unis, à San Francisco. Elle porterait notamment son effort sur l'interféron et un vaccin contre l'hépatite B en particulier vers la Chine. » (Chimie Actualités, n°55/30, janvier 1984).

Vaccin contre la fièvre aphteuse : Genentech reprend ses droits à IMC

« La société d'ingéniérie génétique Genentech annonce avoir conclu avec le groupe IMC (International Minerals and Chemincals) un accord aux termes duquel elle reprend les droits de production par génie génétique et de commercialisation d'un vaccin contre la fièvre aphteuse. IMC conserve néanmoins des droits sur une partie des bénéfices de Genentech dans la vente de certains produits.

Genentech évalue entre 300 et 500 millions de dollars le marché potentiel du vaccin contre la fièvre aphteuse qu'elle développe. » (Chimie Actualités, n° 19, 11 avril 1983)

Vaccin contre la fièvre aphteuse : aides de la CEE à la Turquie

« La Commission européenne propose aux ministres de l'Agriculture des Dix d'accorder leur feu vert pour une aide de 25,4 millions de francs, destinés à l'Institut de la fièvre aphteuse d'Ankara et qui permettront l'achat d'équipements pour la préparation de 40 millions de doses de vaccin chaque année. Actuellement la CEE dépense environ 20,5 millions de francs par an pour financer des programmes de prévention de la fièvre aphteuse dans ses pays et dans les États voisins. » (Chimie Actualités, n°51, 26 décembre 1983)

Fièvre aphteuse : un nouveau vaccin commercialisé en France

« Concurrence Rhône-Poulenc/Sanofi. Après de nombreux mois de contrôles par le laboratoire de pathologie bovine de Lyon, ce nouveau produit (un vaccin contre la fièvre aphteuse) vient en effet, selon Thersa-Prolivalt, de « passer avec succès les contrôles prévus par la loi ». C'est son procédé de fabrication, sur culture cellulaire de rein de jeune hamster, qui lui permet d'être meilleur marché que le vaccin classique obtenu sur des langues de bovins.

Pour les deux groupes, Sanofi et Rhône-Poulenc, l'enjeu du vaccin anti-aphteux est de taille puisque 20 millions de doses sont vendues chaque année, constituant un marché de l'ordre de 50 millions de francs. » (Paris-Normandie, 5 novembre 1981)

Vaccin contre la rage

« La société Transgène vient de réaliser dans ses laboratoires de Strasbourg une première mondiale en manipulations génétiques (nos dernières éditions du 3 août). Celle-ci pourrait, à l'avenir, se prolonger par la fabrication d'un nouveau vaccin contre la rage. Ce résultat a été rendu possible grâce à une collaboration établie depuis près d'un an avec un institut américain et a déjà fait l'objet d'un contrat de recherches passé entre Transgène et l'Institut Mérieux.

Il s'agit de la production, par une bactérie fréquemment utilisée en manipulations génétiques (Escherichia coli), d'un fragment du virus rabique : une protéine présente à sa surface, d'un poids moléculaire de 58 000. Le fragment d'ADN, qui assure aujourd'hui dans la bactérie la fabrication de cette structure, est une “copie conforme” d'un ARN (ARN messager) qui, dans des cellules infectées par le virus de la rage, assure naturellement la commande de fabrication de cette protéine.

Alors que la rage continue de sévir sur un mode endémique chez l'animal et chez l'homme dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie, la vaccination préventive se heurte essentiellement au coût actuel, assez élevé, des vaccins présents sur le marché. Un coût dû en particulier à des techniques de production complexes et sophistiquées (culture du virus sur cellules humaines, inactivation et purification). Si les propriétés « vaccinantes » de la protéine obtenue se révélaient suffisantes pour assurer une production industrielle à moindre coût d'un nouveau type de vaccin, le pas franchi serait considérable, tant en termes industriels qu'en termes de santé publique.

De plus, si la société Transgène, en collaboration avec l'Institut Mérieux, parvenait à remporter une telle compétition scientifique et commerciale (la société américaine Genentech est aussi sur les rangs), on assisterait à une situation pour le moins paradoxale : l'Institut Mérieux, l'un des plus importants fabricants mondiaux de vaccin antirabique, serait, en effet, associé à cette performance alors que l'Institut Pasteur, dont le nom est universellement connu comme étant synonyme de protection antirabique, ne le serait pas et ce, alors même qu'Elf-Aquitaine-Sanofi (dont l'Institut Pasteur Production est une filiale) est l'un des cinq principaux investisseurs de la société Transgène avec BSN-Gervais-Danone, Moët-Hennessy, Paribas et les Assurances Générales de France. » (Le Monde, 4 août 1982)

Test de diagnostic hépatite B

« Le Service Biologie de la Food and Drug Administration (FDA) a accordé à la compagnie Centocor (Malvern, Pennsylvanie) une licence de production pour son antigène de surface de l'hépatite B. C'est le premier test de diagnostic pour une souche de virus utilisant des anticorps monoclonaux approuvé par la FDA. Ce test aidera à découvrir les éventuels donneurs de sang porteurs d'hépatite et à effectuer le diagnostic clinique de la maladie. Le marché mondial pour le test de l'hépatite B est estimé entre 65 et 80 millions de dollars. » (Centocor Inc., 244 Great Valley Parkway, Malvern, PA 19355)

Polémique financière autour d'un futur vaccin contre le paludisme

« Une polémique agite actuellement certains milieux scientifiques américains. Elle a pour origine les bénéfices qui pourraient être tirés d'un futur vaccin contre le paludisme et oppose notamment l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à la société Genentech, spécialisée dans les techniques des manipulations génétiques. Selon le magazine Science, qui révèle cette affaire (1), le risque majeur d'une telle situation serait de retarder le développement d'un vaccin antipaludéen. Une affaire exemplaire qui survient à un moment où les recherche dans ce domaine apportent d'importants résultats et qui pose la difficile question – appliquée à un énorme marché potentiel – des rapports économiques entre un organisme international à vocation humanitaire et une firme privée à but essentiellement lucratif. » (Le Monde, 16 février 1983)
    (1) Science, vol. 219, n° 4584

 Premier vaccin contre la lèpre

« Nouveau grand progrès en matière de protection vaccinale : le vaccin contre la lèpre actuellement en cours d'expérimentation en Norvège sous l'égide de l'OMS. Un marché potentiel de 12 millions de lépreux dans le monde dont 5 millions en Inde. Un vaccin d'autant plus attendu que la résistance du bacille de Hansen s'accroît vis-à-vis du traitement chimique. » (Sciences et Avenir, n° 442, décembre 1983)

 


 

Haut de page | Mentions légales | Plan du site
Un site Xsalto