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Accueil Page mise à jour le 06/11/2012

Santé Liberté et Vaccinations n°88

Sommaire

Assemblée générale  
   Rapport moral 1986  1
   Rapport financier  7
   Comment fonctionne notre association 8
Cinq morts sans ordonnance 11
   Cinq morts sans ordonnance : responsabilité ? 12
   Interview de la section d'Angers 12
   Lettre de Guy Thomas 13
Contre-indications aux vaccinations 14
Les contaminations insoupçonnées des vaccins à virus 16
Échos 20

 


 

Les contaminations insoupçonnées des vaccins à virus

par Roger Michelet

Un certain nombre de produits utilisés à titre préventif ou curatif dans le domaine médical peuvent présenter des inconvénients liés à leur nature même. La plupart du temps ces effets indésirables sont révélés par des expérimentations préalables à la mise du produit sur le marché. Malheureusement, les tests utilisés ne peuvent de toute évidence déceler d'éventuelles contaminations pour lesquels ils ne sont pas adaptés. Nous allons en voir des exemples avec les vaccins à virus.

Le poids de la routine

Il est couramment admis que grâce aux vaccinations les maladies infectieusesont régressé, voire pour certaines disparu. À ceux qui contestent malgré tout cette efficacité et qui montrent qu'à égalité de niveau de vie les maladies ont régressé de la même façon dans différents pays, quelle que soit la politique vaccinale adoptée (1), on rétorque en général que leur innocuité permet de prendre sans risque le pari de l'immunisation.

Lorsqu'en mars 1986, la presse fit état de cinq morts subites de nourrissons, peut-être davantage selon certaines sources, l'opinion publique s'émut parce que ces accidents semblaient étroitement liés à une vaccination par le Tétracoq pratiquée quelques heures auparavant.

L'émotion fut de courte durée ; quelques articles dans la grande presse ont suffi sinon à rassurer la population du moins à la persuader que, tout étant fait pour contrôler les vaccins à tous les niveaux, de tels accidents relevaient de la coïncidence. Ah la coïncidence ! Si cet événement statistique n'existait pas, il faudrait l'inventer.  N'a-t-on pas entendu les présentateurs de radio et de télévision annoncer que de semblables coïncidences avaient déjà été observées dans d'autres pays ? Or, c'est précisément parce qu'elles semblent se produire un peu partout et un peu trop souvent qu'il ne s'agit peut-être pas toujours de coïncidences. Il n'est évidemment pas possible d'affirmer que toutes les morts subites de nourrissons enregistrées en mars 1986 ont été provoquées par le seul Tétracoq, mais rejeter en bloc qu'il ait pu jouer un rôle déterminant pour certaines d'entre elles est tout aussi déraisonnable. Le docteur J.-M. Bader qui a enquêté auprès des laboratoires concernés et auprès du ministère de la Santé, n'a pas pu éclaircir tous les aspects du problème et il n'hésitait pas à écrire dans Science et Vie de mai 1986 : « Le Tétracoq est innocenté, mais à huis clos ».

Cet événement a toutefois permis de s'interroger à nouveau sur les dangers réels que peuvent présenter les vaccinations et plus spécialement les vaccins antiviraux.

Les exigences des virus

La prochaine décennie verra le bicentenaire des premières inoculations de la vaccine par Jenner dans le but de prévenir une atteinte de la variole. Cette première technique de vaccination fut suivie, après les travaux de Pasteur, de la recherche de nombreuses préparations vaccinales susceptibles de protéger contre les diverses maladies infectieuses.

La majorité des vaccins a longtemps été constituée de vaccins dirigés contre des bactéries (charbon, choléra, typhoïde, tuberculose,...) ou leurs toxines (diphtérie, tétanos) et préparés à partir de ces mêmes toxines ou bactéries atténuées, voire tuées pour les bactéries, tout en leur conservant un pouvoir immunogène suffisant.

Le problème s'est compliqué avec les vaccins antiviraux. Il faut en effet rappeler qu'un virus n'est pas un organisme vivant par lui-même. Il est constitué schématiquement d'une molécule d'acide nucléïque (ADN ou ARN), détenant son patrimoine génétique, enfermée dans une capside protéique, elle-même parfois recouverte d'une enveloppe lipoprotéique. Un virus ne possède, par contre, ni la machinerie nécessaire à la synthèse protéique (ribosomes), ni les sources d'énergie indispensables pour cette synthèse, énergie produite par diverses voies métaboliques et notamment par les mitochondries.

Un virus ne peut donc vivre qu'aux dépens d'une cellule vivante dont il détourne le métabolisme à son profit pour accomplir le sien et pour se reproduire.

La préparation d'un vaccin antiviral n'est donc possible qu'à la condition de pouvoir cultiver le virus sur des cellules animales vivantes. Parmi les milieux utilisés figurent l'œuf embryonné, ou les cultures de cellules embryonnaires, et les cultures de cellules provenant d'organes, comme les cellules de rein de singe.

Des virus adventices

De même qu'on voit pousser des plantes dites adventices sur un terrain cultivé sur lequel on ne les a pas semées, on s'est aperçu que des virus que l'on n'attendait pas se trouvaient dans la culture d'un virus déterminé.

C'est l'utilisation massive des cultures de cellules de reins de singe Rhésus, pour la fabrication du vaccin antipoliomyélitique, qui a pour la première fois abouti à l'observation que les cellules d'animaux, apparemment en bonne santé, pouvaient être porteuses et en même temps productrices d'un grand nombre de virus différents.

La mise en culture de cellules animales d'origines variées (poissons, souris, singes, insectes...) a d'ailleurs permis de révéler par la suite, avec une extraordinaire fréquence, la présence des virus les plus divers dans les tissus animaux (balayant au passage le dogme de l'aseptie cellulaire) avec notamment des papovavirus et des rétrovirus qui vont retenir particulièrement notre attention.

LE SV40

C'est donc à partir des cultures de cellules de rein de singe (Macaque Rhésus) que l'on a décelé ces virus adventices. Ces cultures ont révélé à ce jour plus de 50 virus simiens (SV) parmi lesquels un papovavirus, le célèbre SV 40, dont la découverte par Sweet et Hilleman remonte à 1960. À cette date, des dizaines de millions de personnes avaient déjà été inoculées avec des vaccins antipoliomyélitiques obtenus à partir de ces cultures, sans qu'on ait soupçonné la présence de ce virus. À cette même époque étaient menées, sur des volontaires, des expérimentations sur le vaccin antipolio oral à virus vivants, dont les doses étaient  fortement contaminées. Pour comble de malheur, le SV 40 résistant mieux à l'action du formaldéhyde que le virus polio, les vaccins inactivés furent également contaminés.

Dans un article de 1976, Shah et  Nathanson (2) signalaient qu'entre 1955 et 1961, 98 millions d'Américains avaient été vaccinés avec des virus inactivés (dont 9 millions d'enfants âges de six à huit ans) et estimaient que 10 à 30 % des vaccins contenaient des SV 40 vivants. Il serait intéressant de savoir combien de nos enfants ont été pareillement contaminés, mais les études françaises dans ce domaine brûlant sont rares.

Ce n'est que plus tard que l'on découvrit que le SV40 est capable de transformer des cellules en culture et d'induire des tumeurs cérébrales chez les hamsters nouveaux-nés.

Diverses études ont alors cherché une relation possible de cause à effet entre l'immunisation des populations par ces vaccins contaminés et une augmentation éventuelle du taux de cancers. Malheureusement, le recul nécessaire pour une telle étude n'est pas encore suffisant, la malignité pouvant se manifester après des décennies. Ceci a d'ailleurs été noté pour d'autres vaccinations puisque, dans le cas de la variole par exemple, Marmeizat (Université de Californie du Sud) rapportait, au deuxième Congrès de dermatologie tropicale, trente-huit tumeurs cutanées développées au niveau des traits de scarification de la vaccination antivariolique, le délai entre la vaccination et l'apparition de la tumeur maligne ayant varié entre cinq semaines et cinquante ans.

Toutefois, une étude (3) de Heinonen  (1973), rapportée dans le même article de Shah et Nathanson, montre une incidence plus élevée de cancers chez les enfants nés de mères vaccinées durant leur grossesse. Sur plus de 50 000 femmes enceintes entre 1959 et 1965, vingt-quatre cancers ont été détectés dans les quatre premières années de la vie de leurs enfants, avec un taux deux fois plus élevé chez les enfants nés de mères immunisées pendant la grossesse par un vaccin antipolio inactivé que chez les enfants nés de mères non immunisées.

La différence principale entre les deux groupes portait sur les huit tumeurs nerveuses détectées. Sept d'entre elles survinrent chez des enfants des 18 342 mères immunisées (taux 3,9 pour 10 000) et un chez les 32 555 mères non immunisées (taux 0,3 pour 10 000), soit un taux treize fois plus faible dans le second cas.

Ces constatations posent évidemment un double problème quant au SV 40 :

  • celui  de sa transmission transplacentaire ;
  • celui de son rôle dans l'étiologie des tumeurs nerveuses.

Dans l'état actuel des choses, il est  difficile d'apporter des réponses satisfaisantes à ces problèmes. Toutefois, dans un article de 1980 (4), Krieg et ses collaborateurs rapportent que sur trente-cinq tumeurs cérébrales humaines provenant de l'hôpital de Heidelberg en Allemagne, huit contenaient des formes dérivées du SV 40. Ces virus n'étaient pas intégrés dans le génome des cellules et étaient incapables de produire leur enveloppe, devenant du même coup insensibles aux défenses immunitaires de leur hôte. Les auteurs sont restés très prudents sur l'origine possible de ces SV40. Après avoir signalé que la recherche de ces virus dans les tumeurs humaines était motivée par leur extraordinaire diffusion par les vaccins antipolio des années 60, ils mettent ce vaccin hors de cause pour deux sujets dont les tumeurs cérébrales à SV40 ont été examinées, mais restent muets pour les six autres.

Cependant, les deux cas écartés méritent discussion.

L'un des patients, âgé de 54 ans, n'aurait pas été vacciné contre la polio, mais il n'est pas impossible qu'il ait pu être contaminé « horizontalement » par contact avec des vaccinés qui diffusaient des SV40 à la suite d'une immunisation avec des vaccins contaminés (hypothèse envisagée dès 1976 par Shah et Nathanson).

L'autre patient, âge de 10 ans, donc né après que les virus SV 40 aient été éliminés des cultures de virus polio, a peut-être été victime, quant à lui, d'une contamination « verticale », c'est-à-dire par l'intermédiaire de ses parents dont il serait intéressant de savoir s'ils avaient été vaccinés dans cette période critique des années 60.
La transmission à l'embryon aurait pu alors intervenir :

  • soit par passage transplacentaire ;
  • soit directement par l'ADN du spermatozoïde ou de l'ovule.

En effet, le SV40, virus à ADN double brin, est capable de s'intégrer au génome de la cellule hôte et par conséquent de se répliquer en même temps que l'ADN de la cellule et de se transmettre lors de la division cellulaire. Une infection possible des cellules germinales pourrait alors expliquer une transmission du SV40 par les gamètes.

Les rétrovirus

Alors que le SV40 appartient à la catégorie des désoxyvirus (c'est-à-dire dont l'acide nucléique est un ADN) tout comme les virus de la variole, de la varicelle ou de l'herpès par exemple, les rétrovirus possèdent quant à eux un ARN. Ils ne sont pas non plus les seuls dans ce cas, mais alors que l'ARN des autres ribovirus dirige la synthèse des protéines virales sans avoir recours à l'ADN de la cellule hôte, celui des rétrovirus ne peut par contre s'exprimer que s'il est préalablement transcrit en ADN et intégré sous cette forme au génome de la cellule. Les rétrovirus apportent d'ailleurs dans leur capside l'enzyme nécessaire à cette opération : la transcriptase réverse.

C'est également dans les années 1960 que Rubin mit au point une technique qui révéla l'étonnante dispersion du virus de la leucose aviaire dans les élevages de poules et dans les œufs provenant de ces élevages.
Le Concours Médical écrivait d'ailleurs le 20 septembre 1969 :

« On a donc toutes raisons de penser que ces rétrovirus contaminèrent, J'usqu'en 1962 au moins, la plupart des vaccins à virus vivants contre la fièvre jaune ou contre la rougeole fabriqués avec les embryons de poulet ou les cultures de cellules d'embryons de poulet » (...)
« Le virus de la leucose aviaire est non seulement, comme chacun sait, la cause de leucémies et d'autres maladies malignes chez les poules, mais provoque également la formation de tumeurs malignes chez différents types de mammifères, y compris le singe, ainsi que des travaux récents viennent de le démontrer.  Alors, pourquoi pas l'homme ? ».

II serait intéressant, là encore, que des surveillances et des études précises soient effectuées pour déceler d'éventuelles conséquences.

Dans ce même article, le Concours Médical mentionnait que

« les exemples de présence, dans les cultures de cellules, de virus dont on ignore tout et qu'on est incapable de déceler pour l'instant sont nombreux autant qu'évocateurs ».

Et pourtant on ne connaissait pas à l'époque l'un des plus menaçants aujourd'hui, le virus du SIDA.

Vous avez pu lire, dans le n° 87 de SLV consacré précisément au SIDA, les péripéties qui ont accompagné la commercialisation du vaccin contre l'hépatite B et la découverte faite aux États-Unis d'une contamination possible des vaccins antipoliomyélitiques par les virus du SIDA (voir p. 6 et suivantes du n° 87 « Vaccinations et SIDA »).

Certes le ministre de la Santé affirme que toutes les précautions sont prises, que tous les moyens de contrôle dont nous disposons actuellement ont été mis en œuvre, mais l'expérience du SV40 dont il a été question plus haut, est là pour nous inciter à la plus grande prudence.

Quand les virus se recombinent

Ne risque-t-on pas, si les virus du SIDA continuent à se propager dans la population et si une vaccination obligatoire est mise en œuvre, de voir se produire des recombinaisons entre virus (n'oublions pas que ces virus mutent beaucoup) qui aboutiraient à l'apparition de nouvelles souches encore plus virulentes ?

Des recombinaisons entre virus, in vivo, c'est-à-dire dans un organisme vivant, viennent d'être démontrées par  des chercheurs de Los Angeles (7). Ces auteurs ont étudié les effets d'injections de  virus d'Herpès simples (HSV 1) dans les coussinets plantaires de souris.

La plupart des souches de ce virus sont neurovirulentes et mortelles  pour  ces  animaux mais deux d'entre elles, ANG et KOS, ne le sont pas. Or, l'injection à  un  lot de souris d'un mélange de ces deux souches en quantité équivalente, a entraîné la mort de 62 % des animaux, alors que les animaux inoculés avec une dose identique ou même 100 fois supérieure de chaque virus isolément ont survécu.

Des cerveaux des animaux morts à la suite de l'injection de ce mélange de virus, les chercheurs ont isolé onze virus recombinés dont trois étaient létaux (mortels) pour les souris après injection dans les coussinets plantaires.

Accepter d'ouvrir les yeux

Une fois de plus, la prévention des maladies infectieuses par vaccination se trouve confrontée à de nouveaux risques qu'il faut avoir le courage de regarder en face. Il ne faut plus, comme cela fut si souvent le cas par le passé, que le silence et la désinformation soient les réponses aux graves questions qui se posent. C'est d'autant plus impérieux dans un pays comme la France dont la contrainte vaccinale, il faut le rappeler, est la plus étendue de toutes celles des pays occidentaux (pour ceux, et ils sont rares, qui en ont établi).

La vaccination antivariolique n'a jamais été reconnue aussi dangereuse que depuis qu'elle n'est plus obligatoire, alors que pendant des décennies des voix s'étaient élevées en vain pour en dénoncer les risques. Il en a été de même pour la vaccination antipoliomyélitique à virus vivants : lorsque des poliomyélites survenaient après la prise du premier ou deuxième « sucre », on les attribuait à une immunisation incomplète. Or, on reconnaît aujourd'hui que ce vaccin est dangereux non seulement pour le sujet qui le reçoit, mais aussi pour son entourage. Ainsi, une enquête de l'OMS dans huit pays européens, de 1970 à 1974, a montré que sur 360 cas de poliomyélite avec formes paralytiques, 205 étaient associés à la vaccination (61 chez les vaccinés eux-mêmes et 144 parmi leurs contacts) (8).

Nous avons vu que des tumeurs à SV40 se manifestent chez des sujets qui ont peut-être été contaminés par l'intermédiaire des vaccins antipolio il y a vingt-cinq ans.

Le silence fait sur les contaminations possibles de vaccins par le virus du SIDA, les réponses embarrassées et imprécises aux questions que nous posons, sont  tragiquement inquiétants. Il est bien compréhensible qu'on ne veuille pas affoler la  population, mais devant la gravité de cette maladie les Pouvoirs Publics ne devraient-ils pas suspendre toute vaccination à virus cultivés sur cellules de singe ? Les responsables de la Santé publique auront-ils le courage de passer outre les impératifs économiques ?

Références

(1) F. DELARUE : L'intoxication vaccinale (voir service librairie).
(2) K. SHAH et N. NATHANSON : Human exposure to SV 40 : Revue and comment. American Journal of epidemiology 103, 112, Jan. 76.
(3) HEINONEN et al. : Immunisation during pregnancy against poliomyelitis and influenza in relation to children malignancy. Int. J. Epid. 2., 229-235,  1973.
(4) P.KRIEG et al. : Episomal SV40 genomes in human brain tumors. Proc. Natl. Acad. Sci. USA, 78, 6446-6450, Oct. 81.
(5) Des spécialistes répondent à vos questions. SIDA. Sous la direction du  Pr  Luc  MONTAGNIER. Fondation internationale pour l'information scientifique.
(6) S. DELARUE : La  rançon  des vaccinations (voir service librairie).
(7) R. T. JAVIER, F. SEDARATI, J.G. STEVENS : Two avirulent Herpes Simplex viruses generate lethal   recombinants in vivo. Science 234, 746-747, 7 Nov. 86.
(8) REY : Les vaccinations. Collection abrégée Masson, 1980.


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