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Santé Liberté et Vaccinations N° 92

Juillet 1990

Sommaire

Éditorial  page 3
 T.O.E.S. page 4

 Nos actions (échanges de courriers, etc.)

  • Pour la reconnaissance d'une clause de conscience
    – Ministère de la Santé
    – Ministère de l'Éducation Nationale
  • Vaccinations et déclenchement du Sida
    – La position de l'OMS
    – Centre pour les Droits de l'Homme de l'ONU
  • BCG obligatoire pour l'inscription à l'école maternelle

 

 
 page 8
page 9

page 10
page 11
page 12

 Vers une interdiction de la vaccination contre la fièvre aphteuse ? page 16

 Lancement d'une campagne de vaccinations Rougeole-Oreillons-Rubéole

Contre-indications
Inefficacité de la vaccination
Danger
– Réactions à l'étranger : en Belgique - en Suisse
page 20
 Échos page 27
 Service Librairie - Bulletin d'adhésion page 28

Lancement d'une campagne de vaccinations Rougeole Oreillons Rubéole

Le gouvernement vient de lancer une campagne auprès de tous les médecins de France pour les inciter à vacciner par le ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole).

Non seulement les vaccinations concernent « les jeunes enfants (tous les bébés dès 12 mois plus une stratégie de “rattrapage” pour les enfants de 2 à 6 ans), la vaccination de toutes les jeunes filles de 11 à 13 ans et de toutes les femmes séronégatives de moins de 45 ans par le vaccin antirubéolique tant que la couverture vaccinale des enfants serait insuffisante pour protéger les femmes en âge de procréer. »

Il n'y a aucun élément épidémiologique qui puisse justifier cette mobilisation. Le ministère de la Solidarité, de la Santé et de la Protection Sociale et la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés qui financent cette campagne en sont bien conscients puisqu'ils mettent en avant des arguments économiques d'un cynisme qui n'essaie même pas d'être décent :

Aspect économique

« En 1988 en France, avec une couverture vaccinale de 50 %, le coût de la rougeole est évalué à 250 MF, celui des oreillons à 148 MF, celui de la rubéole à 157 MF.
Ce coût représente non seulement les frais médicaux et pharmaceutiques mais aussi ceux entraînés dans les arrêts de travail (des parents dans la majorité des cas) sans tenir compte toutefois des pertes de production qu'ils suscitent, ni du poids économique des décès de jeunes enfants non encore productifs.
La rougeole, les oreillons, la rubéole pèsent lourdement tant sur le plan médical individuel que par leur résonnance épidémiologique et économique pour la sécurité. »

Implications sociales de la campagne de vaccinations de masse ROR

La publication de ce programme fait partie du Programme Elargi de Vaccination (PEV) de tous les enfants du monde prévu initialement pour 1990 lancé par l'OMS en 1974.

Tous les enfants doivent être vaccinés contre la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, les oreillons ou la rage avant la fin du siècle !

Le Monde du 20 septembre 1989 nous informe sur la politique de prévention lancée par Claude Evin et qui fait suite à une campagne de vaccination Rougeole/Rubéole démarrée en 1983 (voir Santé, Liberté et Vaccinations numéros 81 et son supplément « Spéciale Rougeole/Rubéole », et 85).

Nous assistons à une obligation de fait puisque l'objectif est de vacciner 95 % des enfants.

Cette façon de procéder qui veut donner à la campagne un caractère « d'information » du public plutôt qu'un caractère contraignant court-circuite en fait le fonctionnement démocratique à deux niveaux :

  • une information qui se fixe pour but d'obliger 95 % de la population à accepter « volontairement » de recevoir une vaccination ne peut être qu'un embrigadement, c'est-à-dire qu'elle annihile toute réflexion personnelle ;
     
  • une obligation légale ne peut être décidée qu'après consultation du corps législatif.

Les associations ou les individus peuvent apporter des arguments qui permettent au législateur de réfléchir au sujet avec des éléments d'information différents, voire contradictoires.

L'État n'étant reconnu responsable des accidents post-vaccinaux que si ceux-ci sont consécutifs aux vaccinations obligatoires, ne sera pas tenu d'indemniser les victimes. Celles-ci ne pourront espérer réparation que s'il y a faute de la part du médecin vaccinateur et si elles peuvent en apporter la preuve.

Les campagnes systématiques de vaccination présentent donc un caractère d'autoritarisme dans lequel l'État n'engage aucunement sa responsabilité. Dans le cas du triple vaccin ROR, la vaccination n'est pas destinée à protéger l'enfant qui la reçoit. Les fillettes recevront le vaccin contre les oreillons alors que cette maladie ne présente pas d'incidences importantes pour elles.

835 millions de francs en 1990

Le ministre de la Santé présente les grands axes de la politique nationale de prévention.
MM. Claude Evin, ministre de la Santé, et Maurice Derlin, président de la Caisse nationale d'assurance maladie, ont rendu publics, lundi 18 septembre, les grands axes de la « grande politique nationale de prévention », que le gouvernement entend développer en liaison avec la sécurité sociale. Confirmant le développement d'une série d'initiatives portant sur le dépistage précoce du cancer du sein chez les femmes de cinquante à soixante-neuf ans (Le Monde du 17 septembre), M. Evin a annoncé que la somme consacrée aux diverses actions de prévention serait, pour l'année 1990, de 835 millions de francs.
  – Le programme expérimental de dépistage du cancer du sein (...)

  – Une action « à titre expérimental » de prévention bucco-dentaire (...)

  – La vaccination contre la grippe et contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Cent-quinze millions de francs seront consacrés, d'ici la fin de l'année, à la prise en charge de la vaccination contre la grippe des assurés sociaux âgés de soixante-dix ans et plus et des personnes souffrant d'une affection dite de « longue durée ». D'autre part, dix millions de francs seront affectés à une campagne d'incitation à la vaccination des enfants contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, trois maladies infantiles dont le coût général, en 1988, était de 510 millions de francs. L'objectif est de parvenir à un taux de couverture vaccinale situé entre 90 et 95 %, contre 50 % actuellement.

Jean-Yves Nau
Le Monde, 30 septembre 1989

Circulaire DGS/PGE n° 174, du 25 novembre 1983 relative à la vaccination contre la rougeole et la rubéole (non parue au Journal Officiel).
III. Responsabilité en cas d'accident
   Je vous rappelle que les vaccins contre la rougeole et contre la rubéole sont très bien tolérés, et seul le vaccin contre la rougeole peut entraîner une réaction post-vaccinale d'expression clinique majeure.
  De manière générale, en ce qui concerne la survenue d'un accident après administration d'un vaccin non obligatoire, la responsabilité du médecin vaccinateur n'est jamais engagée, sauf en cas de faute professionnelle.
  Hormis ce dernier cas, c'est la responsabilité du service qui peut être mise en cause si on retient la responsabilité avec faute.
  Je vous conseille, à cet effet, de contracter une assurance spéciale destinée à couvrir les risques inhérents à la pratique des vaccins non obligatoires, pour votre département.

De même, les garçons recevront le vaccin contre la rubéole alors que cette maladie ne présente un danger que pour les femmes enceintes et uniquement dans les trois premiers mois de la grossesse !

L'individu devient simple élément impersonnel de la société. Il doit s'exposer à une atteinte de son intégrité physique qui peut revêtir pour lui-même un caractère dramatique au nom d'un intérêt collectif défini par des experts économistes aux motivations contestables.

Sur le plan de l'éthique médicale ce dérapage est très inquiétant. Il remet en question non seulement le rapport médecin / malade, mais aussi le rapport le rapport bien portant / pouvoir de l'État.

Nous glissons vers une société à structures totalitaires dans laquelle aussi bien les membres du corps médical que l'ensemble de la population ne sont plus que des rouages.

 

Contre-indications

Spécifiques au vaccin contre la rubéole :

Grossesse : la vaccination des femmes en période post-pubertaire ne pourra être réalisée que si la femme n'est pas enceinte au moment de l'injection, ni dans les deux mois qui suivent l'injection.

Spécifiques au vaccin contre la rougeole :

Allergies aux protéines d'œuf.

« Le vaccin vivant de la rougeole ne doit pas être administré aux femmes enceintes. Cette précaution est fondée sur le risque théorique d'une infection foetale, qui s'applique à l'administration de tous les vaccins viraux vivants aux femmes susceptibles d'être enceintes ou de le devenir peu après la vaccination. Bien qu'il n'existe aucune preuve pour confirmer ce risque théorique dans le cas du vaccin de la rougeole, le souci qu'il inspire a restreint les programmes de vaccination contre la rougeole aux filles adolescentes.
Altération de l'immunité : la réplication du virus vaccinal de la rougeole peut être potentialisée chez les patients atteints d'affections immunodéficitaires et par l'immunosuppression qui se produit avec les leucémies, le lymphome ou les processus malins généralisés, avec la thérapie par les corticoïdes, les agents alkylants, les antimétabolites ou l'irradiation. »
                                                                    Médecine et Hygiène - 07.02.1979

« Il importe qu'au moment de l'injection l'enfant et le reste de la famille soient exempts d'infection et en bonne santé.
Des convulsions antérieures chez l'enfants ou la proche famille sont une contre-indication ; leucémies, cancers, hypogammaglobulinémie, stéroïdes ou immunosuppresseurs, tuberculose active et sensibilité aux œufs. »
                                                                    Nursing Times, 1978, Vaccinations aux USA

Contre-indications générales au ROR (comme pour tous les vaccins vivants)

  • Déficits immunitaires acquis (incluant le SIDA)
  • Injection récente d'immunoglobulines
  • Traitements aux corticoïdes
  • Leucémie, terrain préleucémique
  • Tuberculose évolutive grave
  • Infections chroniques graves des voies respiratoires

Inefficacité de la vaccination

  • Canada - août 1987

Ottawa - L'incidence de la rougeole a été aussi élevée au Canada qu'aux USA.
En 1986, le nombre de cas de rougeole était sept fois plus élevé qu'en 1985. Le nombre de cas en 1986 (15 136) est le plus important depuis le record de 1979 (22 444).
80 % des cas recensés en 1986 se situent dans trois provinces : British Columbia (47 %), Manitoba (23 %) et Nova Scotia (10 %). 58 % des cas sont constitués par des enfants de 10 à 19 ans et 6 % par des adultes de 20 ans ou plus. Les enfants de moins d'un an représentent 3 %. Sur 5 575 cas, 60 % représentent des sujets bien vaccinés, 28 % des non vaccinés et pour 12 %, la situation vaccinale est inconnue.

♦ Première épidémie de rougeole en 7 ans
Hull - Une épidémie de rougeole  à l'école Aylmer Elementary laisse les spécialistes de la santé un peu perplexes puisque 17 des 18 cas déclarés jusqu'à hier avaient déjà été vaccinés.
[...] La flambée de rougeole au Aylmer Elementary a éclaté durant le week-end de Pâques. Le DSC, de concert avec le Centre local de services communautaires d'Aylmer (le CLSC Grande-Rivière), a pris depuis une série de mesures pour contrer l'épidémie, mais n'envisage pas la fermeture temporaire de l'école puisque la grande majorité des élèves au nombre d'environ 300 sont déjà immunisés. La première mesure de prévention a été le retrait obligatoire, pour deux semaines, des sept élèves qui n'ont pas pu produire de certificat de vaccination et qui n'avaient pas eu la rougeole antérieurement.
« Une enquête épidémiologique a été entreprise pour retracer la source première d'infection afin de savoir comment le virus avait été attrapé, de qui, comment il était entré au Aylmer Elementary et pourquoi cette école-là plutôt qu'ailleurs » a dit M. Dery, en précisant que le premier cas s'était déclaré le 3 avril et qu'il était connu.
Les dix-huit enfants touchés par la maladie, trois filles et quinze garçons dont les âges varient de 6 à 13 ans, sont principalement concentrés dans les classes de deuxième et cinquième année. Monsieur Dery a souligné que le DSC enquêtait aussi pour connaître la raison de la non efficacité du vaccin dans 11 des 17 cas de vaccination antérieure.
Dans les six autres cas, on soupçonne que les vaccins ont été administrés trop tôt, soit avant l'âge de 12 mois. « On l'a clairement démontré dans deux cas, tandis que dans les quatre autres cas on n'a pas pu trouver de date exacte de vaccination » a dit M. Dery. Outre une administration trop hâtive du vaccin, les autres causes de « non efficacité sont les suivantes : vaccin mal conservé ou passé de date, administration de demi-doses plutôt que de doses complètes, l'emploi de l'immunoglobuline lors des poussées de la maladie, de fausses données sur la vaccination. »
« Cela prendra un certain temps car il faudra vérifier tous les certificats de vaccination ; un des enfants malades aurait été immunisé au Texas » a souligné M. Dery.
                                                                                   Canadian Press cliping services - Avril 23, 1987

  • En Uruguay

En dépit d'une campagne nationale de vaccination contre la rougeole, une épidémie a tué au moins quinze enfants urugayans, ont rendu public les autorités sanitaires. « Cent-cinquante autres enfants atteints de rougeole ont dû être hospitalisés » a déclaré le ministre de la Santé, Raul Ugarte.
L'Associated Press rapporte que le précédent ministre de la Santé, Miguel Dicancro, a accusé le gouvernement de négligence dans le programme de vaccination disant que 75 % des enfants atteints avaient été mal vaccinés. Ugarte dit que 82 % des enfants des campagnes et 90 % de Montevideo, la capitale, ont été vaccinés mais qu'il veut inciter les autres à recevoir la vaccination.
                                                                                   American Medical News - 14 août 1987

  • Aux USA

Une persistante manifestation de rougeole en dépit d'une prévention convenable et de mesures de surveillance
Du 4 janvier 1984 au 13 mai 1985, une épidémie de 137 cas de rougeole s'est déclarée au Montana et a persisté. Au total, 114 cas se sont déclarés dans la réserve indienne du nord-ouest du Montana. Sur les 137 cas, 82 (59,9 %) sont des enfants d'âge scolaire (entre 5 et 19 ans). Sur les 114 cas de la réserve indienne, 108 (94,7 %) ont été classés comme non évitables. Un total de 64 (82,1 %) des 78 malades de la réserve qui étaient nés après 1956 et pour lesquels la vaccination n'avait pas été recommandée systématiquement, avaient reçu une vaccination correcte. De surcroît, le record d'immunisation a été vérifié dans les écoles de Browning Mont où le plus grand nombre de cas fut recensé, atteignant 98,7 % des étudiants très correctements vaccinés.
                                                                                   Jama - 15 janvier 1988

Élimination de la rougeole ?

Question
Les services de la Santé Publique méritent beaucoup d'éloges pour leur campagne pour l'élimination de la rougeole aux USA.
Un récent article le prouve. Néanmoins, je n'approuve pas la conclusion de cet article, qui omet manifestement de dire qu'il y a de nouveau une recrudescence de la rougeole : en 1983, 1 436 cas déclarés, en 1984, 2 534 cas soit une augmentation d'environ 69,3 % et en 1985 il y aura probablement plus de cas qu'en 1984 (ref. 2). L'affirmation contenue dans cette conclusion : « Bien que 2 à 10 % des personnes vaccinées demeurent porteuses de germes, il n'y a pas de raison de penser que ces individus puissent être vecteurs dans la transmission de la rougeole aux USA » n'est absolument pas fondée et n'incite pas les pédiatres à faire face aux futures « attaques » de la rougeole.
Des études pouvant être prises comme modèle ont montré que la prédisposition à la rougeole pendant l'époque qui a précédé la vaccination était seulement de 10,6 %. Pendnat la période de vaccination, on a vu tomber ce taux à 3 % grâce, à la fois à une immuniténaturelle chez les adultes et à une immunité artificielle chez les enfants, mais la proportion de personnes prédisposées (= porteurs de germes) est en train d'augmenter (ref. 3-4). En outre, d'autres auteurs ont montré que la prédisposition nécessaire à créer une situation endémique dans un cercle de population est d'environ 6 % (ref. 5-7) ce qui laisserait à prévoir de nouvelles épidémies chez les adultes dans les années à venir.
Bien que les résultats à court terme du programme d'élimination de la rougeole soient honorables, nous devrons faire face çà de nouveaux et difficiles problèmes à l'avenir.
                                                                                   David Levy - Médecin
                                                                           475 N Franklin Turnpike - Tamsey, NJ 07446

Références
1. Block AB, Impact sur la santé de la vaccination contre la rougeole aux USA...
2. Centre de contrôle des maladies : Rougeole USA...
3. Levy DL. L'avenir de la rougeole dans une population largement immunisée.
4. Levy DL. Rougeole, passé, présent et avenir, éditorial.
5. Anderson RM. Maladie infectieuses directement transmissibles : contrôle par vaccinations.
6. Yorke. Périodicité et conditions préalables pour une éradication définitive des virus dans les populations.
7. Hethcote HW : Rougeole et rubéole aux USA

Vaccin contre la rougeole : pas pour la vie

Il semble de plus en plus probable que le vaccin contre la rougeole ne protège pas toute la vie contre la maladie. C'est l'avertissement lancé par Raymond Marusik, un chercheur de l'université d'Alberta, au Canada. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ces bizarreries de l'immunisation. Contrairement à ce que l'on a toujours pensé, la rougeole ne serait pas causée par un virus, mais par deux virus distincts, alors que le vaccin n'est efficace que contre un seul. Par ailleurs, il n'est pas certain que le virus utilisé dans le vaccin soit le même que le virus naturel, ce qui pourrait expliquer que 93 % des 120 bébés testés par le chercheur canadien n'aient montré aucune immunité à l'âge de 6 mois, alors que leurs mères avaient été vaccinées et que les anticorps maternels restent normalement chez l'enfant jusqu'à l'âge d'un an. Ces recherches ont commencé à l'université d'Alberta après l'épidémie de rougeole qui a ravagé le campus en 1987, malgré un taux de vaccination de 98 %.
                                                                                     Science et Avenir, déc. 1989

Danger - Un exemple

Rétinopathie diffuse après vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole.

« Les auteurs présentent l'histoire du cas d'une fillette de 16 mois qui a perdu brutalement la vue après une vaccination ant-rougeole, oreillons et rubéole de routine. L'enfant était en bonne santé et avait reçu auparavant par voie buccale et sans effet secondaire, trois vaccinations contre la poliomyélite et la diphtérie, le tétanos et la coqueluche.
Quatorze jours après la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, l'enfant présenta une forte fièvre, une toux, une conjonctivite et un rash maculo-érythémateux généralisé. Deux jours plus tard, la plupart de ces signes diminuèrent, excepté la conjonctivite associée à une perte de la vision. À l'examen on nota entre autres une choriorétinite diffuse, avec un œdème périvasculaire au niveau de la rétine qui entraînait une perception minima de la lumière, sans autre signe neurologique que cette atteinte optique.
Des examens répétés du fond de l'œil confirmèrent l'évolution d'une rétinopathie typique de la rougeole, qui s'améliora au cours des sept mois suivants en laissant des cicatrices maculaires sur la rétine et une perte de d'acuité visuelle.

Commentaires

L'une des plus graves complications est l'encéphalite, et c'est pour éviter cet accident majeur que I'on a recours au vaccin. Le vaccin anti-rougeole est fabriqué à partir d'un virus vivant atténué. Les complications neurologiques après vaccination sont rares mais peuvent inclure précisément l'encéphalite. Par contre, jamais on n'a décrit de cécité après vaccination contre la rougeole. On n'en a pas davantage observé au cours de la phase aiguë de cette maladie infantile, bien qu'un certain nombre de lésions oculaires puissent classiquement l'accompagner.
D'après l'histoire de ce cas, la fillette a démontré des changements anatomiques sous forme d'un rash généralisé maculo-érythémateux, identique à celui que l'on observe au cours d'une rougeole. La fillette était en bonne santé, n'avait pas voyagé ni été en contact avec un autre enfant contagieux. Le vaccin peut donc être seul responsable de sa réaction. C'est évidemment la composante antirougeole qui était la cause des problèmes oculaires de la patiente. En effet, on n'observe jamais de complications neurologiques au cours d'une immunisation contre les oreillons, et celles après une vaccination contre la rubéole sont excessivement rares.
Il s'agit donc d'une réaction exceptionnelle accompagnée d'une rétinopathie partiellement irréversible. Les accidents aussi dramatiques après une vaccination sont si peu nombreux qu'ils sont rapportés dans la littérature. Ils sont ainsi malgré tout un argument de poids pour les détracteurs de toute vaccination. »
                                                                                    Christiane Mascrès, septembre 1986

Les réactions à l'étranger

En Belgique
Info Vie Saine au cabinet de consultation PMS État

Madame, Monsieur,

En relation avec la circulaire non datée relative à la vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons que vous avez fait parvenir aux familles et qui a été portée à notre connaissance, notre Association souhaiterait attirer votre attention sur certains éléments dont l'importance ne pourra vous échapper.

Si l'éradication de la rubéole, des oreillons et de la rougeole constitue un objectif que tout un chacun ne peut que se réjouir de voir un jour pleinement réalisé, il semble téméraire de laisser entendre que cet objectif soit essentiellement, voire uniquement lié à la vaccination.
La prise de conscience que vous souhaiteriez voir se réaliser chez les parents ne nous semble uniquement possible et réellement justifiée que si elle procède d'une information complète et objective fondée sur la vérité universelle des faits.
Permettez-nous de vous faire part de notre profonde surprise de constater que votre document ne fait aucune allusion

  • à l'efficacité toute relative de la vaccination
    Cf. études médicales suivantes : 
    « Vaccine tallures in the epidemiology and control of measles » (AJPH oct. 1969, Vol. 69, n° 10) ;
    « Exaggerated natural measle following attenuated virus Immunization » 1976, Pediatrics, Vol. 57, n° 1, jan. 76 ;
    « Measles in previously vaccinated children » Jama, May 24, 1972, Vol. 216, n°8 ;
    « Measies in chiidren previousiy vaccinated against measies » Jama, May 24, 1971, Vol. 216, n°8, p. 1314 ;
    « A clinical and serologic study of 103 children with measles vaccine failure » Pediatrics, May 1973, Vol. a2, n° S ;
    « Atypical measles » Jama, Dec. 11, 1972, Vol. 222,  n°11 ;
    « Altered reactivity to measles virus » Jama, Dec. 18, 1967, Vol. 202, n° 12, p. 101-106 ;
    « Epidemic measles in a highly vaccinated population » The New England Journal of Medecine, Vol. 296, n° II, March 17,1977 ;
    « Measles Immunization. Successes and failures » Jama, Jan. 24,1977, Vol. 237, n°4 ;
    « Atypical measles in adolescent siblings 16 years after kile measles virus vaccine » Jama, Aug. 22/29, 1980, Vol. 244, n°8 ;
    « Clinical rubella eleven months after vaccination » The Lancet, Aug. 26,1972 ;
    « Réinfections rubéoleuses » Méd. et Hyg., n° 1089, 13 fév. 1974 ;
    « Remise en question de la vaccination contre la rubéole ? » Méd. et Hygiène, n° 946, 13 janv. 1971 ;
    « Failure of rubella vaccination to prevent congenital rubella » The Medical Journal of Australia, Jan. 15, 1977 ;
    « Reinfection with rubella virus despite live vaccine induced immunity » Amer. J. Dis. child., Vol. 118, Aug. 1969 ;
    « Rubella Immunization » Austr. J. Med. Techn., Nov. 1973, 4 (25-34) ;
    « Rubella reinfection of vaccinated and naturally immune persons exposed in an epidemie » The New Eng. J. of Med., Vol. 283, Oct. 8, 1970 ;
    « Does rubella vaccine protect? » Australasian Nurses J. May, 1978, 1.
  • aux complications et accidents dus sans le moindre doute à la vaccination elle-même
    Il suffit de parcourir la littérature médicale pour y relever de multiples réactions vaccinales incontestables, les unes bénignes, qui peuvent être négligées, les autres démesurées et parfois graves, dont il est impossible, loyalement, de ne pas tenir le plus grand compte, en sachant bien d'ailleurs que nombre de cas ne sont pas publiés.
    « Thrombocytopenic purpura after measles vaccination » The New Engl. J. of Med., Vol. 305, n° 4, 1981 ;
    « Clinical reactions in children after rubella vaccination » Health Serv. Rep. 1973,88, 457-62 ;
    « Two syndromes following rubella immunization » Jama,  Dec. 28,  1970, Vol. 214, n° 13 ;
    « Severe local reactions to live measles virus vaccine » AJPH Aug. 1983, Vol. 73, n° 8 ;
    « Severe hypersensitivy or tolerance reactions to measles vaccine in six children » L. Aukrust et Al. Allergy, 1980, 35 ;
    « Neurologic disorders following live measles virus vaccination » Jama, March 26, 1973, Vol. 223, n° 13 ;
    « Side reaction to measles reaction to measles vaccination suggesting the arthus phenomenon » The New Eng. J. of Med., Vol. 277, n° 5 ;
    « Exagerated natural measles following attenuated virus immunization » Pediatrics, Vol. 57, n° 1,Jan. 1976 ;
    « Atypical exanthem following exposure to natural measles : eleven cases in children previously inoculated with killed vaccine » Pediatrics, Jan. 1968, Vol. 72, n° l ;
    « Convulsions after measles vaccination » The Lancet, Jul. 23 ;
    « Isolated oculomotor palsy after measles immunization » Amer. J. of. Ophtalmology, 89:446-448, 1980 ;
    « Measles virus panniculitis subséquent to vaccine administration » Pediatrics, Vol. 101, n°3, Sept. 1982 ;
    « Allergic reactions to measles vaccine in patients hypersentive to eggs protein » Pediatrics, Vol. 102, n° 2 ;
    « Rubella vaccine myeloradiculoneuritis », Pediatrics, March. 72, Vol. 80, n° 3 ;
    « Facial palsy following  measies  vaccination  a  possible connection » Russel Snyder, University of New Mexico ;
    « Encephalitis after live measies virus vaccine » Can. Med. Ass.J., May 21,1986, Vol. 94 ;
    « Chronic arthropathy associated with rubella vaccination » Arthrisis & Rheumatism, Vol. 20, n° 2, March 1977 ;
    « Teratogenicity of rubella vaccine virus and potential civil liability ofthe physician» J. of the Indiana Stade Medic. Ass., Jan. 1978 ;
    « Reye syndrome associated with vaccination with live virus vaccines » Clinical pedriatrics, Jan. 1979, Vol. 18, n° 1 ;
    « HLA and recurrent episodic arthropathy associated with rubella  vaccination »  Arthrisis  &  Rheumatism, Vol. 20, n°6,Jul. 1977 ;
    « Acute arthrisis complicating rubella vaccination » Arthrisis & Rheumatism, Vol. 14, n° 1, Jan. 1971 ;
    « Clinical reactions following rubella vaccination » Jama, June 19, 1972, Vol. 220, n° 12 ;
    « Diffuse myelitis associated with rubella vaccination » British Med. J., 30 oct. 1976 ;
    « Polyneuropathyfollowingrubella immunization » Amer. J. Dis. Child., Vol. 127, May 1974 ;
    «Joint complications associated with derivatives of HPV-77 Rubella virus vaccine » Amer. J. Dis. Child., Aug. 1971, Vol. 122 ;
    « Prolonged arthrisis in identical twins after rubella immunization » Univ. of British Columbia, Vancouver ;
    « Complications of rubella immunization in chiidren » California Medecine, March 1971, 114, 3 ;
    « Diffuse myelitis associated with rubella vaccination » British Medical Journal, Jan. 15,1977 ;
    « Two additional risks from rubella vaccine » Modern Medecine of Australia, Jan. 7, 1974 ;
    « Complications of rubella vaccination » Jama, Sept. 28, 1970, Vol. 213, n° 13 ;
    « Reported neurologie desorders following live measles vaccine »  Pediatrics, Vol. 41,  n°5,  May  1968 ;
    « Arthralgia and rubella immunization » Stephen J. Lerman, Univ. of Nebraska Medic. Center ;
    « Peripheral pain Syndromes following rubella immunization » Pediatrics, March 1972, Vol. 80, n° 3 ;
    « Nuritis and arthrisis following rubella immunization » Jama, Jan. 18, 1971, Vol. 215, n" 3 ;
    « Récurrent joint symptoms in children vaccinated with HPV-77DK12 rubella vaccine » Pediatrics, Vol. 80, n° 3, March 1972 .
Nous permettez-vous pour conclure d'attirer votre attention sur les considérations d'un éminent pédiatre américain qui commence à faire école : le Dr Robert Mendelsohn considère lui aussi que
« les effets secondaires du vaccin contre les oreillons peuvent être graves. Il peut causer des réactions allergiques ou des troubles du système nerveux central comme des convulsions fébriles, une surdité unilatérale ou une encéphalite ».
Quant au vaccin anti-rougeole, il déclare :
« Le médecin sait vous effrayer avec ce risque d'encéphalite, mais peut rarement parler des dangers associés au vaccin. Le vaccin lui-même peut également entraîner une encéphalite, ainsi que d'autres troubles graves du système nerveux central, comme une ataxie, un retard mental, des crises d'épilepsie ou même la sclérose en plaques. Pour moi, les risques associés au vaccin anti-rougeole le rendraient inacceptable même si on pouvait me prouver que le vaccin agit... or, il n'agit pas... Dans une étude de 1978 conduite dans trente états, on s'est aperçu que la moitié des enfants atteints de rougeole avaient été vaccinés de façon adéquate. Il semble même, d'après l'OMS que la chance de contracter la rougeole soit quinze fois plus grande chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. Comment est-ce donc possible que les médecins continuent à vacciner ? ».
Pour le Dr Mendelsohn
« le grand danger du vaccin de la rubéole est la possibilité que les femmes enceintes n'aient pu acquérir l'immunité naturelle contre la maladie, et c'est ainsi qu'en vaccinant les enfants contre la rubéole, on peut en réalité augmenter le risque que les femmes contractent cette maladie lorsqu'elles sont enceintes. Je ne suis pas le seul médecin à penser cela.
Dans le Connecticut, un groupe de médecins comprenant deux épidémiologistes éminents viennent de réussir à faire rayer le vaccin rubéole de la liste des vaccins légalement obligatoires. Un nombre croissant d'études montre que de nombreuses femmes immunisées contre la rubéole alors qu'elles étaient enfant n'ont pas d'immunité sanguine au moment de l'adolescence. D'autres tests ont montré ce défaut d'immunité après les vaccins MMR. Il ne semble donc pas que l'immunité acquise par le vaccin soit aussi bonne qu'après la maladie. Avant l'époque où le vaccin de la rubéole était administré, 85 % des adultes étaient naturellement immunisés contre la maladie.
Aujourd'hui à cause de la vaccination la grande majorité des femmes ne peuvent acquérir cette immunité naturelle.
Il semble que les médecins eux-mêmes aient peur du vaccin, car, dans une enquête récente, 90 % des gynécologues pourtant en contact quotidien avec des femmes enceintes, refusèrent d'être vaccinés. La situation est claire... Si les médecins eux-mêmes ont peur des vaccins, pourquoi la loi exigerait-elle que des parents vaccinent leurs enfants ? »
Au vu de semblables déclarations de la part des spécialistes et alors que la santé des enfants est sérieusement en cause, serait-il outrancier de penser que les parents seraient en droit de bénéficier d'une information plus complète et plus objective en vue d'assumer, avec un maximum de chances, leurs choix et leurs responsabilités ?
Nous vous prions, Madame, Monsieur, d'agréer l'expression de nos salutations distinguées.
R. Hauglustaine, R. Achmanne

En Suisse
Déjà en décembre 1987

121 médecins montent aux barricades et critiquent la campagne de vaccination par l'Office Fédéral de la Santé Publique.

« Cette campagne tombe très mal ! Actuellement dans le domaine de la santé des enfants, il existe des priorités autrement plus importantes que la vaccination contre les maladies infantiles... »

Le Docteur Peter Klein, généraliste bernois, est l'initiateur de la lettre adressée hier à l'Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP). Une lettre co-signée par 120 de ses confrères de tout le pays, pédiatres et généralistes – dont la plupart pratiquent l'homéopathie – qui critiquent la campagne de vaccination contre les maladies infantiles. Cette campagne, qui s'inscrit dans une stratégie globale définie par l'OMS, vise à éradiquer de l'Europe d'ici à l'an 2000 la rougeole, les oreillons et la rubéole par des vaccinations à grande échelle. Un programme auquel participe la Suisse. Et le 17 novembre dernier, le directeur de l'OFSP lançait officiellement cette campagne, précisant qu'au printemps prochain, la vaccination serait offerte gratuitement aux enfants des écoles. Ce n'est pas tant la décision de l'OFSP mais plutôt la façon dont elle a été présentée qui suscite les critiques des 121 signataires de la lettre :

« Certaines des informations faites aux parents et aux médecins sont unilatérales, bâclées et alarmistes ! Les avantages de la vaccination et les risques d'une maladie infantile ont été exagérés », constate le Dr. Klein.

Et pour étayer ses propos, il reprend un chiffre cité par l'OFSP. Il déclare que chaque année sept enfants non vaccinés auraient des complications à la suite d'une rougeole. Ce nombre ne repose sur aucune statistique réelle. Ce n'est donc pas correct de l'avancer ! Tout comme il est faux de dire que la vaccination protège durant toute une vie. Aux USA, on estime que le sujet est protégé seulement pendant dix ans...

Outre ces reproches concernant l'information, les médecins contestataires soulèvent un problème de fond :

« Je doute fort que cette campagne permette réellement d'éradiquer de nos contrées ces trois maladies infantiles. La vaccination de masse des enfants va ralentir la circulation des virus. Et les jeunes adultes non vaccinés seront particulièrement menacés, avec les conséquences plus graves que ces maladie ont à ces âges. Une situation qui risque de devenir autrement plus critique que celle que nous connaissons actuellement. »

Car le Dr Klein en est convaincu : l'incidence et les conséquences de ces maladies ne justifient pas cette vaste campagne.

« Il aurait été préférable d'utiliser ces moyens pour des problèmes plus actuels, notamment liés à la pollution et à ses conséquences sur la santé des enfants. »

C'est par écrit, en début de semaine prochaine, que les 121 médecins signataires recevront une réponse à leur missive. D'ores et déjà, il semble peu probable que leur vœu soit exaucé. L'OFSP n'a pas l'intention de modifier en quoi que ce soit cette vaste campagne.

Véronique Tissières
Le Matin - Édition nationale, 8 décembre 1987


Brochure Parents vous êtes concernés

Un groupe de médecins de Lausanne a publié une petite brochure Parents vous êtes concernés. Un point de vue médical différent dans lequel le sujet est étudié sans passion.

Ils font les propositions suivantes :

  1. Supprimer le vaccin ROR de routine, et donner la priorité à des vaccinations uniques et étalées dans le temps.
  2. Le vaccin contre la rougeole pourrait être discuté de cas en cas, sans pression du corps médical, et en fournissant une information objective aux parents.
  3. Le vaccin contre les oreillons pourrait se faire chez les garçons avant la puberté, mais en sachant que la maladie est bénigne, que l'utilité du vaccin est douteuse et ses effets secondaires tardifs, mal connus.
  4. Le vaccin contre la rubéole, inutile chez les garçons, pourrait se faire à la puberté chez les jeunes filles à condition de s'être assuré par un examen sanguin qu'elles ne sont pas déjà immunisées naturellement.
  5. Inviter médecins et parents à déclarer à un organisme officiel (qui reste à créer), les cas de rougeole, rubéole et oreillons avec leurs complications, ainsi que les symptômes apparaisssant à court terme chez les enfants vaccinés.
  6. À partir des déclarations obtenues, réunir des informations statistiques comparatives entre le devenir des enfants vaccinés et des enfants non-vaccinés. Il apparaîtrait peut-être alors des évidences nouvelles qui ne laisseraient plus de place à la controverse.

Cette brochure peut être obtenue à l'adresse suivante :
Groupe médical de réflexion - Case Postale  213 - 1010 LAUSANNE 10
Tarif : 1 franc suisse

NDLR (02.2012) : le Groupe Médical de Réflexion sur les Vaccins, créé en 1987 suite au lancement de la première campagne de vaccination ROR, a un site web depuis 2008 : infovaccins.ch


 

 

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