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Santé Liberté et Vaccinations N° 95

article extrait du n° 95 de Janvier 1993


LES NOUVELLES STRATÉGIES DE LA VACCINATION

(texte de l'exposé fait par M. Georget lors de l'assemblée générale du 28 mars 1992)

Le supplément « Médecine » du n° 237 de La Recherche (novembre 1991), consacré entièrement à l'immunologie, traitait notamment de l'immunité antibactérienne, de l'allergie, des maladies auto-immunes et des nouvelles stratégies de la vaccination. Cet article nous apprend des choses bien curieuses et intéressantes.

Optimiser les vaccins actuels

Ainsi, il va falloir optimiser les vaccins actuels pour leur utilisation dans les pays en voie de développement puisque, selon les auteurs de l'article (deux chercheurs de l'Institut Pasteur de Lille), « les vaccins actuels [ont] démontré leur efficacité dans les sociétés industrialisées. »

Il a pourtant été suffisamment prouvé (voir L'Intoxication vaccinale ou le nouveau livre de Mme Delarue : Vaccination/Protection, mythe ou réalité ?) que les vaccins ne sont probablement pour rien dans la disparition des grandes épidémies du passé (variole, diphtérie, tuberculose, poliomyélite) puisque à égalité de niveau de vie, les maladies ont régressé de la même façon, et parfois même plus rapidement (pour la tuberculose par exemple), dans les pays non vaccinés et dans ceux qui l'étaient. De plus, malgré les vaccins, de nombreuses maladies persistent dans les pays où les conditions de vie et le niveau d'hygiène ne sont pas suffisants.

Quant à vouloir optimiser les vaccins, on se demande bien quelle peut être la nécessité d'une telle démarche. En sport, on ne change pas une équipe qui gagne. Si réellement les chercheurs pensaient que les vaccins ont été efficaces jusqu'à maintenant, pourquoi chercheraient-ils à les modifier ? Ou alors il faut reconnaître que la vaccination, en soi parfaitement impersonnelle et appliquée sans discrimination à des individus qui, les vrais jumeaux mis à part, sont tous différents, entraîne des conséquences indésirables qu'il s'agit de chercher à éviter en modifiant les vaccins.

C'est effectivement ce qui ressort de cet article sans qu'il soit nécessaire pour cela de lire entre les lignes.

Mais dans un premier temps, optimiser les vaccins actuels consiste à chercher un vaccin multiple administrable en une seule injection. Pour les vaccinations pratiquées jusqu'à maintenant, plusieurs injections sont nécessaires et il n'est pas rare dans les pays en voie de développement que, malgré les incitations de tous ordres, la fréquentation de la deuxième et de la troisième séance de vaccination soit beaucoup plus faible que pour la première.

Sans doute les populations savent-elles aussi observer les dégâts produits par les vaccins chez leurs enfants et ne tiennent-elles pas à renouveler l'expérience.

Changer notre manière de penser

Jusqu'à maintenant, la vaccination nous était présentée d'une manière très simple : l'introduction d'un agent infectieux (bactérie ou virus), atténué ou tué, ou de son produit atténué (anatoxine), devait, en provoquant une première atteinte « contrôlée », provoquer une réaction de l'organisme susceptible de le rendre résistant au même agent virulent.

Or voici que les chercheurs nous apprennent qu'il faut « un changement de notre manière de penser la notion de vaccination qui se présente de manière infiniment plus complexe qu'autrefois. »

Que pensait-on autrefois ? Tout agent étranger, appelé antigène, introduit dans l'organisme, provoquait comme effet le plus directement accessible la production de molécules nouvelles appelées anticorps, censées neutraliser l'antigène selon le même principe selon le même principe que l'interaction poison-contre-poison. Or, ce n'était là que la partie émergée de l'iceberg car on ne savait que bien peu de choses du système immunitaire.

Certes Metchnikoff avait bien découvert à la fin du siècle dernier le phénomène de la phagocytose, c'est-à-dire la propriété qu'ont certains globules blancs d'englober et de digérer les bactéries, mais on ignorait à peu près tout de la complexité du système immunitaire. Il y a deux siècles, Voltaire écrivait en substance : la médecine consiste à introduire des drogues que l'on ne connaît pas dans un corps que l'on connaît encore bien moins. Cette citation pouvait encore parfaitement s'appliquer à la vaccination il y a peu de temps et devrait continuer à faire réfléchir.

Découverte de la complexité de notre système immunitaire

Ce n'est, en effet, que dans les années 60, que l'on a découvert véritablement la dualité de la réponse immunitaire, réponse humorale d'une part avec les anticorps, réponse cellulaire d'autre part avec le rôle du thymus et des lymphocytes. Par la suite, sont apparues la distinction de deux catégorie principales de lymphocytes (B et T) puis les sous-populations de lymphocytes T (Tc, Th, Ts) et actuellement les sous-populations de lymphocytes Th.

Dans les années 60 également, les chercheurs découvraient – notamment l'équipe du professeur Dausset – le système HLA (Human Leucocyte Antigene), c'est-à-dire en quelque sorte des groupes sanguins distinguables par des moléculres portée sur la membrane des glogules blancs (= leucocytes) à l'image de celles des globules rouges responsables des groupes ABO et Rhésus. En fait, certaines de ces molécules ont été retrouvées sur la plupart de nos cellules ; c'est pourquoi on plarle plutôt aujourd'hui du système d'histocompatibilité (ou CMH : Complexe Majeur d'Histocompatibilité).

C'est ce système que l'on recherche pour les transplantations d'organes afin que le CMH du donneur soit aussi proche que possible de celui du receveur pour réduire au minimum la réaction de rejet.

Figure 1
Comment coopèrent tous ces éléments ?

Le schéma que je vais vous présenter résume les interactions entre ces composants connus du système immunitaire et du CMH (figure 1).

Tout d'abord, la notion d'antigène a évolué pour se restreindre progressivement. Autrefois, l'antigène était l'élément étranger : la bactérie, le virus. Puis on a montré que notre organisme reconnaît en fait une ou quelques molécules portées par l'enveloppe des agents infectieux ou sécrétées par eux (toxines). Ces molécules sont pour la plupart des protéines, c'est-à-dire des enchaînements de plusieurs centaines  d'acides aminés dont l'organisme ne reconnaît que de petites séquences appelées peptides antigéniques. Cette reconnaissance se fait directement par les lymphocytes B qui, ainsi stimulés, se multiplient et se transforment en plasmocytes capables de sécréter des anticorps (partie droite de la figure 1). Dans les cas les  plus simples, ces derniers agissent par neutralisation.

La mise en jeu des cellules T est plus complexe. Elle intervient principalement lors de l'infection des cellules par un virus (partie gauche de la figure 1). Les lymphocytes T par eux-mêmes sont aveugles en ce sens qu'ils ne reconnaissent pas directement les séquences antigéniques mais nécessitent l'intervention préalable des macrophages, cellules dispersées dans le sang et divers tissus (foie, peau, système nerveux). Ces macrophages phagocytent l'antigène, le digèrent et n'en conservent que les petites séquences reconnaissables qu'ils affichent à la surface de leur membrane en même temps qu'une molécule du CMH dite de classe l. La double reconnaissance par les lymphocytes T, de ces séquences peptidiques et de la molécule du CMH, est indispensable pour qu'ils soient stimulés. C'est alors qu'ils se multiplient activement et deviennent capables de détruire les cellules atteintes par le virus, cellules qui affichent également, un peu comme le font les macrophages, une séquence peptidique signalant qu'elles sont infectées. Ces lymphocytes destructeurs de cellules sont les lymphocytes cytotoxiques (Te). Ce processus de destruction fait aussi le plus souvent intervenir les anticorps.

Or, cette double défense par les lymphocytes B et T, par macrophages interposés, est contrôlée par les lymphocytes T auxiliaires dits Th (T helper) qui sont sensibilisés également par les macrophages. Mais dans ce cas, la présentation de la séquence peptidique est associée à celle d'une autre molécule du CMH, dite de classe II, qui existe surtout sur les cellules immunitaires et par l'intermédiaire de laquelle elles communiquent (centre de la figure 1).

L'agent trouble-fête

Or, voilà que l'on découvre aujourd'hui que les agents infectieux ne se présentent pas en victimes prêtes à recevoir tous les coups du système immunitaire, mais peuvent au contraire utiliser celui-ci à leur  profit. Jusqu'à maintenant, on se préoccupait uniquement de caractériser l'antigène, de le purifier, d'en déterminer la structure moléculaire voire de le fabriquer artificiellement par les techniques du génie génétique, pensant qu'une fois introduit dans l'organisme il y déclencherait la réaction salutaire de protection mais par des processus auxquels on ne portait qu'une attention tout à fait secondaire.

C'est précisément l'erreur que reconnaissent aujourd'hui les chercheurs puisqu'on lit dans l'article de La Recherche :

« Paradoxalement, cette approche [de la vaccination] qui met un accent quasi exclusif sur l'antigène inducteur de l'immunité, a pendant trop longtemps négligé les modalités de fonctionnement du système complexe qu'elle tentait d'éduquer. »

Pourquoi donc ce revirement ? Tout simplement parce que « la participation du système immunitaire  apparaît  paradoxalement souvent essentielle au développement de nombreuses maladies transmissibles ».

Ainsi, des chercheurs ont montré que la production d'anticorps lors d'une infection par le virus HIV (le virus du sida) permettait l'extension de l'invasion des cellules. De plus, et notamment dans les maladies chroniques, l'agresseur s'adapte en modifiant ses protéines antigéniques et parfois renverse une situation difficile pour lui en une situation inconfortable pour son hôte.

Comment un agent pathogène parvient-il ainsi à retourner le système immunitaire contre l'organisme qu'il est censé défendre ? Tout simplement en possédant, parmi les éléments de reconnaissance qui seront présentés aux lymphocytes, des molécules ressemblant aux protéines de l'organisme. Ainsi, le système immunitaire met en jeu ses mécanismes de défense et détruit ses propres cellules. C'est la maladie auto-immune. Parmi les exemples classiques, on peut citer le diabète insulino-dépendant des jeunes qui, dans certains cas, est en rapport avec le virus des oreillons qui a un tropisme non seulement pour les testicules mais aussi pour le pancréas. La destruction des îlots de Langerhans producteurs d'insuline entraîne alors le diabète. On a aussi remarqué chez ces diabétiques la présence d'anticorps contre le virus Coxsackie voisin de celui de la poliomyélite.

La situation devient stupéfiante quand on découvre que les chercheurs sont parfaitement au courant de ces problèmes et qu'ils reconnaissent que les vaccinations peuvent provoquer ou intensifier une maladie. Ainsi, dans l'ouvrage Immunologie fondamentale et appliquée [1] on peut lire au chapitre 16, à propos de l'immunité antivirale :

« Bien qu'il soit possible de détruire in vitro des virus ou des cellules infectées, il est difficile d'évaluer l'importance de ces mécanismes in vivo. Ce problème est crucial pour la vaccination. Puisque nous ne connaissons pas les fonctions effectrices qui constituent le mécanisme de protection normale contre les infections virales chez l'homme, la production de vaccins reste empirique. Il existe toujours le danger d'activer des fonctions effectrices inappropriées, provoquant des maladies plus sévères et un état immunopathologique. »

Ainsi, on peut penser qu'un sujet se défendant mal contre le virus naturel des oreillons sera plus sensible qu'un autre au vaccin correspondant. C'est le cas s'il appartient aux groupes B8 ou DR3 du système HLA.

Chercher à mieux connaître les mécanismes immunitaires

Dorénavant, l'accent ne va plus être mis uniquement ou préférentiellement sur l'antigène que l'on cherchait jusqu'ici à éliminer coûte que coûte, mais sur « le contrôle immunologique des désordres pathologiques qu'il provoque ».

En d'autres termes, le but recherché ne sera plus d'empêcher systématiquement la dispersion de l'agent pathogène mais de tenter d'agir sur telle ou telle fonction immunitaire capable de contrôler les troubles occasionnés par l'agresseur.

Ceci nécessite donc de mieux connaître les mécanismes immunitaires.

Le premier d'entre eux n'est pas le moins difficile à résoudre : c'est la reconnaissance de l'antigène. Nous avons vu précédemment que celle-ci nécessite une présentation de petits peptides en association avec des molécules du CMH. Or, ces dernières, tout comme les anticorps et les récepteurs des cellules T, présentent une infinie variété avec cependant une différence fondamentale. En ce qui concerne les anticorps et les récepteurs, tout individu possède (sauf déficience immunitaire congénitale) un assez grand nombre de gènes qui peuvent être réassociés en une quasi-infinité  de  combinaisons codant pour une quasi-infinité de récepteurs ou d'anticorps différents et, en principe, nous disposons tous du même stock d'informations au départ.

Par contre, les molécules du CMH sont codées par un petit nombre de gènes dont chacun présente de nombreuses variantes mais ces gènes ne peuvent pas être recombinés et, de plus, chaque individu ne  dispose pas de l'ensemble des variantes. Il en résulte que deux individus pris au hasard n'ont quasiment aucune chance d'exprimer les mêmes molécules du CMH, d'où les problèmes de rejet en cas de greffe. Quelles conséquences cela a-t-il pour la présentation des peptides antigéniques qui prélude à tout déclenchement d'une réaction immunitaire ? Les molécules du CMH étant différentes d'un individu à l'autre, les macrophages ne faisant pas non plus la même digestion de l'antigène, il en résulte que le complexe CMH-peptides sera différent selon les individus et la reconnaissance par les  lymphocytes sera plus ou moins bonne. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous ne sommes pas égaux devant la vaccination.

Peptides CMH
Jouons un peu

Pour saisir ce mécanisme, un peu complexe il est vrai, prenons une comparaison avec le jeu du scrabble. Ce jeu comporte, vous le savez sans doute, 100 lettres et 2 jokers, chaque lettre de l'alphabet étant représentée en fonction de sa fréquence dans les mots de la langue française (9A, 2B, 2C, 3D, 15E...). Avec le jeu entier et un peu de patience, n'importe qui peut, en les assemblant de façon variée, construire les dizaines de milliers de mots que comporte le dictionnaire. Ceci correspond à l'énorme quantité d'anticorps différents que notre organisme est capable de fabriquer.

Supposons maintenant que les joueurs tirent au sort 3 lettres dans un ordre qu'ils ne peuvent pas modifier : il n'y a pratiquement aucune chance que 7 joueurs, par exemple, fassent le même tirage. C'est l'illustration du complexe CMH (figure 2). Supposons que les joueurs aient tiré LUN, MAR, JEU, PAR, FLE, TOA, YGU. C'est leur CMH. Mettons maintenant sur la table devant nos 7 joueurs un mot qui représentera l'antigène : par exemple DISTRIBUER.

Chacun pourra présenter au bout de son tirage initial de 3 lettres, 2 lettres prises dans le mot DISTRIBUER (c'est la digestion de l'antigène et la présentation du peptide par le CMH). Ainsi, les 4 premiers joueurs pourront faire un mot se terminant par Dl (LUNDI, MARDI, JEUDI, PARDI), les deux joueurs suivants feront un mot différent (FLEUR, TOAST) ; quant au dernier, son tirage initial ne lui permet aucun assemblage compréhensible avec les lettres proposées.

Revenons au vaccin. Que va-t-on rechercher pour résoudre le problème de la présentation ? L'article de La Recherche nous le dit :

« Une [...] étape essentielle de la sélection d'un antigène vaccinal est [...] la vérification dans des modèles expérimentaux qu'il sera présenté de manière optimale par l'essentiel des individus de l'espèce, et non par la seule sous-population qui possède les molécules du CMH adéquates. »

Dans notre jeu, si, pour gagner, il suffisait de faire un mot se terminant par DI, les 4 premiers joueurs ont tout bon ; les 2 suivants ont formé un mot compréhensible mais différent ; quant au dernier, il n'avait qu'à faire un meilleur tirage !

Autrement dit, une fois de plus, les individus seront sacrifiés à la collectivité, sans qu'on sache d'ailleurs, puisqu'on ne fait aucune recherche préalable à une vaccination, ceux qui auront fait le mauvais tirage génétique du CMH et que l'on pourrait dispenser du jeu, si tant est que la vaccination soit un jeu !

Choisir le mécanisme protecteur et le maintenir

À supposer que le problème de la présentation de l'antigène soit résolu, il faudra ensuite tenter d'orienter la réponse immunitaire dans un sens bien particulier, par exemple pour produire telle ou telle classe d'anticorps ou pour stimuler telle ou telle sous-population de lymphocytes Th et produire telle ou telle interleukine. D'autres difficultés peuvent d'ailleurs se présenter car l'agent pathogène de son côté ne restera pas inactif et pourra éventuellement moduler les mécanismes effecteurs induits par la vaccination. N'oublions pas, par exemple, que la présence d'anticorps peut aider à la propagation d'une infection.

De plus, pour que la vaccination soit réussie (du moins selon le point de vue des vaccinalistes), il faudra maintenir l'activation des lymphocytes. Pour obtenir ce résultat, il est envisagé d'utiliser un vecteur qui comportera non seulement les gènes codant pour les protéines de micro-organismes dont on veut se protéger, mais aussi des gènes codant pour des molécules régulatrices, comme l'interleukine 2, qui maintiendront, si l'on peut dire, nos lymphocytes sous pression.

Imaginez notre pauvre organisme devant cette invasion de molécules étrangères. Cette attitude n'est pas sans rappeler celle de l'agriculture chimique pour laquelle le sol est à la limite un simple support. Dès l'instant qu'on y met toutes sortes d'engrais, les  plantes doivent pousser. Ici, peu importe la vie interne de notre organisme puisqu'on lui donne tous les gènes pour qu'il travaille !

Quand on sait par ailleurs que les vecteurs envisagés pour ces différents gènes sont le virus de la vaccine, le virus de la poliomyélite et la bactérie du BCG, c'est-à-dire les composants des vaccins les plus dangereux, on ne peut qu'être effrayé !

Vous serez tout de même satisfaits d'apprendre que l'utilisation du virus de la vaccine donne lieu à controverse en raison des effets secondaires fréquents qu'il provoque (1 pour 1 000) dont des complications neurologiques. On ne nous avait pas habitués à des taux d'incidents aussi élevés au temps où le vaccin antivariolique était obligatoire. Autres temps, autres taux !

À quand le vaccin nouveau ?

L'extrait de l'ouvrage Immunologie fondamentale et appliquée que je vous ai cité plus haut, se poursuit par cette phrase significative :

« Même si nous connaissions les fonctions effectrices qu'il faut induire, nous ne saurions pas encore comment modifier les vaccins de façon à ce qu'ils activent les cellules appropriées. »

Or, ces fonctions effectrices ne sont pas connues et le seraient-elles que les résultats obtenus in vitro ou dans les modèles animaux ne seraient pas forcément transposables chez l'homme.

Les travaux réalisés ces dernières années chez des animaux aussi différents que les rongeurs ou les primates (singes) montrent la très grande différence de réponse à un même antigène. Rien n'autorise à penser que l'Homme réagira comme les singes. Il faudra donc une expérimentation humaine. Comment l'éthique sera-t-elle respectée ? Fera-t-on les essais sur des prisonniers ? sur des handicapés mentaux ? ou sur des enfants comme on vient de le faire dans le Val-de-Marne pour le nouveau vaccin de l'Haemophilus influenzae ou comme on le fait pour le sida sur les petits Noirs africains, c'est-à-dire dans tous les cas sur des individus sans défense ?

Quoi qu'il en soit, n'en doutez pas, les laboratoires travaillent d'arrache-pied car l'enjeu financier est considérable et le but recherché, idéal pourrait-on dire, serait (et c'est pourquoi j'emploie le singulier pour le vaccin nouveau) une injection unique contenant le maximum d'antigènes. Imaginez ce que sera une injection simultanée, d'ores et déjà envisagée sans sourciller, de diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rubéole, rougeole, oreillons, hépatite A, hépatite B, hépatite C peut-être, haemophilus influenzae, peut-être la varicelle avec en prime la fièvre jaune pour le tiers monde !!! Encore, n'ai-je pas mentionné le sida dont le vaccin nous sera bien un jour imposé. Comment des scientifiques peuvent-ils envisager une pareille éventualité ? Un organisme ne fait jamais simultanément plusieurs maladies et là nous allons injecter une douzaine d'antigènes différents en court-circuitant, qui plus est, les défenses naturelles de la peau et des muqueuses.

N'oublions pas non plus qu'une recherche active est faite pour la mise au point de vaccins antiparasites : celui contre la bilharziose est prêt (Le Monde du 19 mars 1992), celui contre le paludisme devrait suivre, peut-être aussi un vaccin contre les trypanosomes.

La folie s'est emparée des hommes ! Quelle catastrophe pourrait les en délivrer ?

[1] Immunologie fondamentale et appliquée, Ivan Maurice Roitt, Jonathan Brostoff, David K. Male. Éditeur MEDSI
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