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Mars 1998

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  • Vaccination, soumission librement consentie ?
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  • Les livres

Mis en ligne le 16.01.2007
 

 


Vaccination, soumission librement consentie ?

Nous aimerions porter à la connaissance de nos sympathisants un ouvrage qui pourrait fort bien s'appliquer à la politique vaccinale en France.

PETIT TRAITÉ DE MANIPULATION À L'USAGE DES HONNÊTES GENS
R. V. Joule et J.L. Beauvois
Éditions « Vies Sociales » - Presses Universitaires de Grenoble - 1987

Ce livre envisage comment on peut amener l'individu à la soumission librement consentie (c'est-à-dire à choisir librement de prendre une décision pour en être ensuite prisonnier, cette liberté de choix ayant été, en fait, induite sans que l'individu en ait pris conscience...)

Après l'avant-propos publié in extenso, nous ferons un résumé des techniques citées, puis nous nous permettrons quelques comparaisons dans le domaine qui nous intéresse.

Avant-propos (p. 7)

« Dans cet ouvrage seront présentés une théorie (la théorie de l'engagement) et un ensemble de phénomènes (phénomènes d'amorçage, de pied-dans-la-porte, de porte-au-nez...) bien connus des spécialistes anglo-saxons mais totalement méconnus en France.

Cette théorie et ces phénomènes nous montrent comment on peut amener autrui à modifier son comportement – et notamment amener autrui à émettre des comportements qu'il n'aurait pas réalisés de lui-même – sans recourir à l'autorité ni même à quelque stratégie persuasive, mais par des moyens détournés. Ces phénomènes ont été étudiés de façon expérimentale et leur réalité ne fait plus de doute aujourd'hui. Dans la mesure où ils relèvent de la manipulation des individus, sinon des masses, nous avons dû, avant de prendre le parti de les faire connaître, résoudre un problème de déontologie : que ces phénomènes puissent être, ici ou là, à la base de pratiques manipulatoires, est-ce une raison pour n'en point parler ? Nous avons tranché. L'obscurantisme n'étant jamais la solution d'un problème déontologique, ou la pudibonderie, nous avons jugé bon d'appeler les choses par leur nom (le titre de l'ouvrage en témoigne) et de dire ce qu'elles sont. »

 Résumé des phénomènes cités :

1. « L'amorçage » :

On « appâte » le sujet pour lui faire prendre une décision dans une direction donnée :

  • soit en lui faisant miroiter des avantages fictifs,
  • soit en omettant certains inconvénients.

L'expérience utilisée (voir annexe 1) prouve que des individus ayant choisi librement de prendre une décision, persévèrent majoritairement dans leur choix initial, même après information complémentaire signalant que l'avantage était fictif ou qu'il existe un inconvénient réel. C'est ce que l'auteur appelle « l'effet pervers de la décision initiale » ou la « persévération d'une décision ». Par contre, si les sujets ont conscience d'une pression subie, ils reviennent très facilement sur leur décision.

Il en résulte que les personnes les plus manipulées sont celles qu'on a laissé les plus libres de leur décision initiale. Elles se sentent personnellement responsables.

Comme quoi, il est bon de savoir revenir sur une décision.

ANNEXE 1 - (p. 54-55)
(Des étudiants doivent choisir de passer un test, le test A est moins attractif, mais est plus avantageux que le test B).

« Certains sujets étaient amenés à choisir en toute liberté le test qu'ils souhaitent réaliser (condition de libre décision). D'autres sujets étaient au contraire fortement induits par l'expérimentateur à choisir le test supposé le plus avantageux pour eux, à savoir le test A – (...). Leur décision prise, les sujets apprenaient que l'information selon laquelle l'un des deux tests valait deux fois plus de crédits que l'autre était erronée – (...). On leur demandait alors d'effectuer un choix définitif.

À ce moment-là, les sujets ayant choisi la condition de libre décision (...) persévèrent dans leur décision initiale et dans une proportion de 75 % ! En effet, il se trouvait 81 % des étudiants qui avaient choisi le test A avant d'avoir eu connaissance des crédits réels et il s'en trouvait encore 61 % après. Qu'il s'agisse là d'un effet pervers de la décision initiale, c'est ce que montre la réaction différente des sujets placés dans la condition de décision forcée. (...) Tous (les étudiants forcés) se portèrent sur le test A exauçant ainsi les souhaits de l'expérimentateur. Mais lorsqu'ils apprirent que le test A ne leur rapporterait pas davantage que le test B, les sujets choisirent cette fois majoritairement (58 %) d'effectuer en définitive le test B, à l'instar des sujets d'un groupe de contrôle (63 %) qui avaient été informés d'entrée de jeu que chacun des tests était équivalent ».

2. « Le pied-dans-la-porte » :

Le comportement « spontané » d'un individu peut être préparé par un comportement antérieur suggéré sans relation obligatoire avec le second (voir annexe 2).
L'individu est donc « engagé » et l'auteur insiste sur le fait que « être engagé » s'oppose à « s'engager » (l'un est passif, l'autre est actif...).
Mais l'individu a un sentiment de liberté.
II existe donc un lien entre l'individu et ses actes, c'est la théorie de l'engagement.

ANNEXE 2 - (p. 100-101)

« Nous sommes dans les faubourgs de Toronto, au début des années 1970. Une jeune femme effectue du porte à porte. Elle travaille pour une association luttant contre le cancer. Elle demande aux personnes qui ont bien voulu lui ouvrir de porter le lendemain, épinglée au revers d'un vêtement, une petite jonquille en plastique afin de faire un peu de publicité à la collecte de fonds qui doit être organisée. Tout le monde accepte. Le jour suivant, une autre femme se présente chez les mêmes personnes. Elle déclare procéder à une collecte devant aider l'organisation précédente dans sa lutte contre le cancer. En procédant ainsi, 74,1 % des personnes sollicitées acceptèrent de contribuer à la collecte, le montant moyen des dons s'élevant à 0,98 dollar. Comparons ces résultats à ceux obtenus dans une condition contrôle : (...) les habitants du quartier n'ont pas été préalablement invités à porter une jonquille.
Dans cette condition 45,7 % seulement des personnes contactées acceptèrent de faire un don, pour une moyenne de 0,58 dollar ».

(p. 110-111) nous résumons ici l'expérience assez étonnante qui consiste à proposer dans un supermarché un morceau de pizza X à des personnes seules en train de faire leurs achats. Alors que toutes notent la pizza de la même manière au point de vue goût, on constate deux comportements ultérieurs d'achat : certaines personnes (37 %) sont significativement plus nombreuses à acheter la pizza de marque X qu'elles avaient préalablement goûtée que d'autres (19 %). Pourquoi ? Parce que dans le premier cas (50 % des personnes testées) le démonstrateur pressait l'avant-bras de la personne sollicitée tout en formulant sa proposition, tandis que dans le second cas (50 %) il n'y avait pas ce simple contact physique...

3. « La porte au nez » :

Consiste à obtenir l'acceptation d'un individu à une requête coûteuse en ne la lui présentant qu'après une requête initiale inacceptable, l'individu a ainsi l'impression de s'en sortir à « bon compte »...

Les deux requêtes doivent, préférentiellement, relever d'un même projet et être légitimées par une noble cause (ex: la faim dans le monde, la recherche médicale, etc...) d'une part, et d'autre part se succéder dans un laps de temps le plus bref possible (maximum une journée) et faites par le même individu (voir annexe 3), ces différences (temps, individu) les opposent au phénomène de « pied-dans-la-porte » (requêtes pouvant n'avoir aucun lien entre elles – cf. ci-dessus, et pouvant être faites par deux personnes différentes et espacées dans le temps.

ANNEXE 3 - (p. 147-148)

«... II s'agissait d'obtenir d'étudiants, (....) qu'ils veuillent bien accompagner durant deux heures de jeunes délinquants en visite au zoo. Lorsqu'ils (les expérimentateurs) formulèrent directement cette requête (condition contrôle), les chercheurs n'obtinrent guère que 16,7% d'acceptation. Ils firent alors, dans une condition expérimentale, précéder cette requête d'une demande préalable exorbitante. (...)

– « Nous sommes en train de recruter des étudiants qui accepteraient de travailler comme conseillers bénévoles au Centre de Détention pour Jeunes Délinquants de la région. Ce travail exige que vous lui consacriez deux heures hebdomadaires pendant au moins deux ans. Vous seriez amené à tenir le rôle du grand frère de l'un des garçons au centre de détention. Seriez-vous intéressé ? »

Evidemment tous les étudiants sollicités refusèrent. La second requête était formulée aussitôt après :

– « Nous recrutons également des étudiants pour accompagner un groupe de jeunes du centre de détention lors d'une visite au zoo. Ici encore, nous avons besoin de bénévoles et cela vous prendrait environ deux heures dans l'après-midi ou la soirée. Seriez-vous intéressé ? »

Dans ce groupe expérimental 50 % des étudiants accédèrent à une telle demande.

Parallèle avec la politique vaccinale en FRANCE

(vous pouvez nous enrichir de vos réflexions personnelles !)

1. Exemple de « l'amorçage » :

En faisant miroiter un avantage fictif, comme le suggère  la  plaquette  éditée  par  le  Comité  Français d'Education pour la Santé (C.F.E.S.) :

« se faire vacciner, c'est l'éviter »
« un geste simple et efficace à 100 % »

L'efficacité à 100 % ne serait même pas soutenue dans les milieux vaccinalistes au cours d'une discussion !

En omettant les inconvénients : aucun lien de cause à effet n'est établi entre la vaccination anti-hépatite B et les  effets  secondaires  possibles,  ce  qui  permet  à Pasteur Mérieux, par exemple, de faire appel du jugement rendu le 4 avril 1997 par le tribunal de Grande Instance de Nanterre qui le rend responsable des graves troubles subis par une patiente dans les quinze jours suivant la vaccination et qui a dû se soigner neuf mois pour recouvrer sa mobilité (L'Impatient n° 235 de juin 1997).

2. Exemple de « pied-dans-la-porte » : votre enfant qui entre en sixième se voit proposer (pour ne pas dire « imposer ») la vaccination anti-hépatite B facultative et gratuite ; du coup, toute la famille, frères, sœurs, y compris parents, se fera vacciner !

3. La théorie de l'engagement : une fois que vous aurez accepté cette vaccination facultative (choix librement consenti), vous en profiterez pour remettre à jour toutes les autres et conseiller à vos proches d'en faire autant.
Une vaccination acceptée vous engagera à accepter toutes les autres, y compris les facultatives, celles-ci étant par ailleurs, peu différenciées dans le calendrier vaccinal, ce qui incite à les confondre avec les vaccinations obligatoires. De toute manière, les vaccins combinés mélangent obligatoires et facultatifs.
Exemple : DTCPolio, dans lequel C pour coqueluche est facultatif.
De même pour le futur vaccin hexavalent qui associe 3 vaccins obligatoires Diphtérie, Tétanos, Polio, et 3 vaccins facultatifs C, Hi B, He B ( coqueluche, méningite à Haemophilus B, hépatite B).

4. Exemple de « porte-au-nez » : quelle mère accepterait de faire souffrir volontairement un bébé ? (requête coûteuse)
Mais si c'est pour éviter de le voir mourir d'une hépatite fulminante ou d'un cancer du foie (requête inacceptable),  elle l'acceptera sans arrière-pensée et bébé sera vacciné à 2 mois, même si tous les spécialistes sont d'accord pour dire que c'est une maladie sexuellement transmissible.
Par ailleurs, la requête est légitimée par une noble cause : « Un geste pour la vie », c'est le slogan qui a été utilisé pour la campagne de vaccination contre l'hépatite B).

Du coup, les réfractaires seront « diabolisés » comme étant des égoïstes, asociaux et dangereux, ce qui est déstabilisant, même si nous savons que c'est faux ! (Le livre de Sylvie Simon "La   Dictature   MédicoScientifique" chez Filipacchi - 1997 - donne plusieurs exemples de transmission de maladies aux USA par les ... vaccinés !).

Persuadé de servir la noble cause : « ne pas nuire aux vaccinations si profitables aux plus démunis », nous connaissons le père de famille dont le fils a été victime de l'erreur du B.C.G. (relatée p. 51 dans le livre de Sylvie Simon cité ci-dessus), qui s'oppose au dépôt de plainte pour le préjudice subi.

La requête coûteuse ici est : j'accepte sans mot dire le préjudice, la requête inacceptable étant : sinon je condamne tout le monde à mourir de la tuberculose pour une erreur accidentelle sur mon fils....

Bien évidemment, ces techniques citées (tout comme les vaccinations...) ne sont pas efficaces à 100 %, d'où les réfractaires à l'obligation vaccinale que nous restons.


 

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