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Accueil Page mise à jour le 19/09/2009

Décembre 2001

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"Le sens de l'humanité : ne sacrifiez jamais un être humain au nom d'un but à atteindre."
Albert SCHWEITZER

 
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Le mot du Président


Chers adhérents

« Meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2002 », c'est ce que vous souhaitent les membres du comité et du bureau de la Ligue. Il est évident qu'une bonne santé est le principal de nos souhaits, celui qui conditionne tous les autres.

Un regard sur cette année passée, qui a vu la mobilisation des adhérents et aussi de leurs amis, puisque notre action a permis que le texte du Code de Santé publique ne soit pas discuté par le Parlement. Ceci a permis qu'il vienne devant le Conseil d'Etat dont l'arrêt (du 29 octobre 2001) nous donne raison pour les vaccinations contre la Diphtérie, le Tétanos et la Polio et donc annule les peines de 25 000 F et 3 mois de prison pour les ramener à 250 F. Pour le BCG il nous donne tort et maintient les 25000 F d'amende et 6 mois de prison pour ce vaccin que l'OMS déconseille et accuse même d'être responsable de l'échec de la lutte contre la tuberculose dans le monde.

La France est avec le Portugal le seul pays à en maintenir la pratique et l'obligation. L'abrogation du BCG sera notre combat de 2002. Pour vous en expliquer les détails et remercier tous ceux qui ont participé à cette action, un numéro spécial de « Réalités & Vaccinations » sera envoyé à tous les adhérents, et aux non adhérents qui nous ont fait part de leur participation à cette action. Vous trouverez dans ce numéro un article sur l'éradication de la variole ; ce n'est pas un combat d'arrière-garde c'est au contraire vous donner la matière qui permet d'argumenter, preuves à l'appui, et de faire la démonstration que non seulement nous ne sommes pas idiots, mais qu'en plus nous sommes des gens responsables et équilibrés dans cette tempête où les gens se sont affolés parce qu'on les avait très mal informés.

Coup de gueule :
Un fait récent vient de faire l'objet d'un reportage sur TF1 le lundi 4 décembre 2001 au 20h : une infirmière vaccinée contre son souhait par le vaccin anti-Hb a développé quelques jours après la 3eme injection, une polyarthrite rhumatoïde. Après des mois de lutte, elle vient de se voir accorder par le tribunal administratif de Poitiers, qui a trouvé un lien avéré avec le vaccin, une indemnité de 750 000 F. Ce qui nous fait hurler : la Caisse de sécurité sociale dont elle dépend prélève les 3/4 de cette somme pour se rembourser des frais médicaux occasionnés par cette maladie. Et commente ce geste en disant qu'elle aurait pu tout prendre, incroyable ! C'est dans les CPAM de France, qu'on trouve aujourd'hui 2 tracts publicitaires de 2 laboratoires incitant les gens à se faire vacciner contre l'hépatite B allant même jusqu'à écrire, ce qui est faux, que l'hépatite B se transmet par la salive. Comment qualifier le geste de cette CPAM, en français cela porte un nom.

Jean-Marie MORA, Président

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Variole : vaccination ou surveillance-endiguement ?

Le point de vue de l'O.M.S.


Aujourd'hui la variole fait peur. Est-ce justifié ?

A la suite des événements du 11 septembre et de la peur d'une guerre biologique qui leur a succédé, on a entendu en France les arguments les plus divers concernant la variole. Il nous a semblé intéressant de recadrer le débat.

Pour mémoire, le vaccin anti-variolique lorsqu'il était obligatoire en France, était soi-disant un vaccin très bien toléré, le professeur LÉPINE allant jusqu'à dire que « cette vaccination n'a produit aucun accident chez les enfants depuis 40 ans [radio Monte-Carlo le 16/01/1975] ». Or Bernard KOUCHNER s'est prononcé contre la campagne de vaccinations en déclarant que cette vaccination mal tolérée pouvait causer 350 morts si on vaccinait la population. Cela fait 1 mort pour 200 000 primo-vaccinations. (Pendant la période d'obligation en France il se faisait environ 900 000 primo-vaccinations, 700 000 rappels à 11 ans et 400 000 rappels à 21 ans soit un total de 2 millions de vaccinations par an, pendant des dizaines d'années).

Les chiffres d'accidents post-vaccinaux n'ont jamais été collationnés en France et ce qu'oublie de dire le ministre, c'est que s'il peut estimer le nombre de morts à 1 pour 200 000 primo-vaccinations (ce sont des encéphalites mortelles), c'est qu'il prend en compte certaines études, mais toutes ne donnent pas les mêmes chiffres et il ne parle pas des encéphalites non mortelles mais souvent très invalidantes. Dans la Revue de médecine lyonnaise, F. LABRE et F. FREYÇON disent que l ’encéphalite est mortelle dans environ 40% des cas. Les personnes atteintes pouvant être réduites à l'état d'handicapé très profond. Et surtout les pays qui ont fait des statistiques beaucoup plus nombreuses arrivent dans leurs conclusions aux chiffres suivants :

Pour le professeur M.H.BEGUIN en Suisse le nombre des encéphalites est de 1 pour 5 000 primo-vaccinations.

Pour le professeur SEELMAN sur une étude de 1950 à 1957 à Berlin, on compte une encéphalite pour 4 704 primo-vaccinations.

Des dizaines d'autres études dans le monde démontrent la même chose. Ces chiffres sont 20 fois plus importants que l'exception française. Depuis septembre des milliers de personnes (médecins, et non médecins) affolées ont téléphoné au ministère de la santé pour réclamer le vaccin. Or la variole est une maladie peu contagieuse.

Vous trouverez ci-dessous, dans l'article de Bernard GUENNEBAUD sur l'historique de l'éradication de la variole, les arguments qui vous permettront de défendre votre position ; celle d'avoir le droit refuser une vaccination qui vous paraîtrait inutile et dangereuse même dans la situation d'aujourd'hui.

Jean-Marie MORA                                

En toutes occasions, la victoire remportée sur la variole est présentée comme le plus grand triomphe des vaccinations généralisées, voire de la médecine officielle. Sans cette généralisation et les contraintes qui l'accompagnent, le succès aurait été impossible et nous devrions encore vivre sous la menace permanente de cette terrible maladie ainsi que de son redoutable vaccin.

"Avez-vous conscience que l'éradication de la variole est la source première de toutes ces contraintes passées, présentes et futures ? Mais il s'agit d'une énorme contre-vérité aux conséquences très lourdes pour la santé publique. Constament entretenue et réactivée, elle est devenue une vraie-fausse vérité."

“Nous remercions B.G... de nous avoir transmis les informations fondamentales constituant l ’ossature d'un tel article, en particulier celles relatives au rapport final de la Commission mondiale pour la certification de l ’éradication mondiale de la variole publié en 1980 par l ’OMS et dont le contenu redevient d ’une brûlante actualité, d ’autant que nombre de ses conclusions paraissent encore être ignorées des autorités aujourd ’hui .“

LE RÔLE DE L'ÉPIDÉMIOLOGIE DANS UNE POLITIQUE DE SANTÉ

Pour éviter une maladie infectieuse on peut, soit chercher à renforcer la résistance à cette infection par des moyens très différents comme la vaccination, l'alimentation ou une amélioration de l'habitat, soit chercher à éviter les contaminations.

Lorsque la maladie se propage uniquement par les malades, on peut chercher à contenir la transmission de la maladie soit en guérissant les malades, soit en les isolant pendant la durée de leur maladie, soit encore par l'abattage dans le cas des animaux.

Ces trois procédés ont en commun la nécessité de localiser les malades et pour cela de connaître au mieux les conditions de propagation de la maladie.

L'épidémiologie est la science qui étudie ce dernier point alors que l'immunologie se rapporte en particulier à l'action des vaccins dans le corps du vacciné. L'éradication de la variole donne une illustration exemplaire de l'importance que peut prendre l'épidémiologie dans une politique de santé publique.

Eradication de la Variole.

De la vaccination de masse à la surveillance-endiguement.

Le 8 mai 1980 l'Organisation Mondiale de la Santé proclame officiellement l'éradication mondiale de la variole. Son Directeur général le Dr H. MAHLER déclarera :

« En raison du caractère exceptionnel de cette réalisation, il est important que les responsables de la santé publique, les historiens et les générations futures aient accès aux éléments d'appréciation sur lesquels ces conclusions ont été fondées. Le présent ouvrage “L'éradication mondiale de la variole - rapport final de la Commission mondiale pour la Certification de l'Eradication de la Variole, Genève déc.1979 OMS“ analyse rigoureusement ces éléments. Puisse ce rapport final nous inciter tous à réfléchir à la manière dont cette expérience peut nous aider à nous atteler plus efficacement à la résolution d'autres problèmes de santé. » [p.3]

La table des matières est à elle seule très éloquente ; on y lit successivement :

  • La stratégie de vaccination de masse : ...Succès et échecs
  • Evolution des stratégies : ...Caractéristiques de la variole de nature à en faciliter l'éradication
  • La stratégie de surveillance et d'endiguement

Cette succession pourrait se résumer par « on vaccine d'abord, on réfléchit ensuite ». Plus précisément, à la rubrique Succès et échecs des vaccinations de masse, on peut lire :

« Les campagnes d'éradication reposant entièrement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronnées de succès dans quelques pays mais échouèrent dans la plupart des cas. » [p. 32]

L'OMS reconnaît que dans certains pays, même lorsque la couverture vaccinale atteignait 90%, la maladie continuait à se propager. Elle commente :

« Il eût été extrêmement coûteux et logistiquement difficile, sinon impossible, d'atteindre des niveaux beaucoup plus élevés de couverture. Avec les moyens disponibles, il fallait absolument changer de stratégie. »

Face à cet échec, les conditions de transmission de la maladie vont alors être étudiées. «La période d'incubation est de 10 à 12 jours. Le stade pré-éruptif débute alors brutalement par une fièvre, un état de prostration. Dès les premiers signes de l'éruption, le malade devenait contagieux et pouvait transmettre le virus pendant toute la durée de la maladie. » [p. 18]

Ces données épidémiologiques fondamentales vont constituer le fondement de la stratégie de surveillance et d'endiguement qui remplacera après 1968 la vaccination de masse. Les malades étaient activement recherchés par des campagnes d'affichage.

Dès qu'un cas était repéré, il était isolé ; les contacts étaient recherchés et surveillés. Aux premiers signes de maladie, donc avant de devenir contagieux – le délai était d'au moins 24 heures – ils étaient isolés. « Dès lors que les varioleux étaient isolés dans une enceinte où ils n'avaient de contacts qu'avec des personnes correctement vaccinées ou précédemment infectées, la chaîne de transmission était rompue. En identifiant et en isolant immédiatement les contacts qui tombaient malades, on dressait un obstacle à la poursuite de la transmission. » [p. 22]

«Au début du programme,on s'aperçut que l'isolement des malades et la vaccination à bref délai de toutes les personnes du village ou du secteur de la ville étaient suffisants pour endiguer la plupart des épidémies. On abandonna la notion plus ancienne selon laquelle tous ceux qui se trouvaient dans un rayon de 5 kilomètres ou même davantage devaient être vaccinés car c'était une mesure inefficace qui aboutissait à gaspiller des moyens limités. » [p.. 36]

« La campagne menée en Inde révéla les limites d'une stratégie axée uniquement sur la vaccination de masse dans un pays aussi vaste et densément peuplé que l'Inde, même lorsque la couverture de vaccination atteignait 90%, objectif pourtant difficile à atteindre. En revanche, lorsque des programmes de surveillance active et d'endiguement efficace entrèrent pleinement en action, l'Inde fut en mesure de réaliser l'éradication dans un délai relativement bref. » [p. 47]

En Inde, le dernier cas fut observé en mai 1975

« A Java, en dépit de toutes les mesures prises, la variole s'avérait extraordinairement difficile à éradiquer, malgré des taux de vaccination dépassant 90%. Jusqu'à ce que des structures efficaces de dépistage et de surveillance soient entièrement mises en place. » [p. 42]

Pourtant, en 1962 les experts affichaient une grande assurance : « du rôle essentiel de l'immunisation active, l'OMS a décidé en 1958 d'assurer l'éradication de la variole par des campagnes massives de vaccination. Ce n'est pas une tâche d'une difficulté insurmontable et la décision est parfaitement conforme aux possibilités réelles. Nous pouvons être tout à fait certains que les prochaines années nous apporteront la victoire. » (OMS Cahiers de santé publique numéro 8 p.10 )

En 1967, après de vastes campagnes il y avait plus de cas en Inde qu'en 1962 ! Il fallut alors changer de stratégie : « En Inde, cinq ans après une campagne nationale d'éradication entreprise en 1962 (55 595 cas),le nombre de notifications était plus grand (84 902 cas) qu'il ne l'avait jamais été depuis 1958. Il eût été extrêmement coûteux et logistiquement difficile, sinon impossible, d'atteindre des niveaux beaucoup plus élevés de couverture. Avec les moyens disponibles, il fallait absolument changer de stratégie. » [p. 32]

C'est ce que reconnaissait en 1977 le porte-parole de l'OMS, F. J. TOMICHE - Chef des services de presse et de publications de l'OMS, dans un article du journal Le Monde du 21/12/77 : Observons que TOMICHE ne fait aucune allusion à la vaccination des contacts alors qu'elle est mentionnée avec insistance dans le rapport de l'OMS de 1980 : ici l'auteur définit l'endiguement par la recherche et l'isolement immédiat des contacts qui tombaient malades, alors que deux ans plus tard le rapport de l'OMS y rajoute la vaccination des contacts qui a certainement été pratiquée mais dont l'utilité pourrait être discutée comme on le verra plus loin.

« Sur le plan stratégique, l'abandon de la vaccination de masse en faveur de l'approche dite de " surveillance-endiguement " revêtit une importance capitale. Avec ce type d'approche on parvenait à faire complètement échec à la transmission, même lorsque l'incidence variolique était élevée et les taux d'immunisation faibles. La méthode consiste en la prompte détection de nouveaux cas, suivie de mesures d'endiguement immédiates, c'est-à-dire la recherche de tous les contacts possibles et leur isolement afin d'arrêter la transmission. »

L’occultation des mérites de la méthode de « surveillance-endiguement » devient la règle

Après cette date on va assister dans les publications, à la disparition de la méthode de surveillance-endiguement ! Tout ce qui n'était pas de la vaccination dans ce qui avait permis la victoire sur la maladie sera omis au profit de la vaccination massive et généralisée à l'ensemble des populations. Il ne s'agit plus de l'éradication de la variole, mais de l'éradication de la surveillance-endiguement. Les preuves de cette évolution ne manquent pas et chacun a pu en être le témoin voire le zélateur involontaire. En voici quelques-unes parmi les plus typiques :

1 - Publié en 1986, un ouvrage de 500 pages intitulé « La longue traque de la variole » aurait dû faire le point sur cette affaire, d'autant plus qu'il fut écrit par un historien de la médecine en poste au Centre national de la recherche scientifique, Pierre DARMON. En fait l'histoire de l'éradication est escamotée en quelques lignes par cet auteur qui semble ignorer le rapport fondamental publié par l'OMS six ans plus tôt et qu'il ne mentionne même pas dans la bibliographie. Si l'échec des premières campagnes est reconnu – l'entreprise ne fut pas de tout repos et sembla même un instant au bord de la faillite – c'est pour mieux souligner l'importance de la vaccination des contacts :

« Le système des vaccinations de masse fut donc renforcé par celui des ring vaccinations. La nouvelle stratégie, qui consistait à isoler en priorité tout point chaud par un cordon serré de vaccinations, se révéla d'une totale efficacité. » [p 412 ]

2 - Au cours d'une conférence de l'Institut Pasteur, intitulée "Le futur des vaccins et les vaccins du futur" [30/01/97], le professeur Marc GIRARD déclarera : « Le résultat le plus formidable obtenu avec un vaccin est sans conteste l'éradication de la variole. » 

3 - Un généreux tract de quatre grandes pages couleurs en faveur des vaccinations et offert en supplément au numéro 68 de la revue Respirer affirme : « La variole n'a-t-elle pas disparu de la surface de la terre grâce uniquement à la campagne de vaccination menée par l'Organisation Mondiale de la Santé ? »

4 - Dans le journal Le Monde déjà cité du 21/12/1977, à quelques centimètres de l'article du porte-parole de l'OMS parlant de l'abandon de la vaccination de masse au profit de la surveillance-endiguement, un journaliste commente ainsi les événements : « Comme l'illustre le cas de la variole,... la vaccination obligatoire apparaît comme une mesure de solidarité sociale et d'égalité devant les risques de maladie et de prévention. Si seule une fraction de la population doit subir la vaccination pour protéger l'ensemble, on peut se demander comment sera sélectionnée cette fraction ? Sur la base du volontariat ? S'il existe un risque inhérent à la vaccination, personne n'a intérêt à se porter volontaire. Il suffit d'espérer le bénéfice gratuit que représente la protection apportée par la vaccination des volontaires sans s'exposer au moindre désagrément. »

Voilà un raisonnement purement idéologique ne tenant aucun compte de la réalité du terrain. Une telle attitude peut convaincre le public et les autorités mais amuse beaucoup les virus !

Dans ces conditions on peut comprendre que même ceux qui se montrent très critiques vis-à-vis des vaccinations puissent se laisser abuser par cette réécriture de l'Histoire. Ainsi, au colloque organisé à Paris le 16 octobre 1999 sur le thème « Faut-il avoir peur des vaccinations ?», colloque qui réunissait plus de 20 orateurs tous très critiques vis-à-vis des vaccins et des vaccinations ainsi que 400 participants ayant la même orientation, le problème pourtant tout à fait fondamental et stratégique de l'éradication de la variole sera abordé très brièvement par un seul intervenant : « Il est établi que – contrairement à ce qui est enseigné dans tous les manuels – la variole n'a pas été éradiquée par une vaccination de masse systématique, mais par une vaccination extrêmement ciblée. Il a été instauré un système de surveillance de l'épidémie de variole, et chaque fois qu'on signalait un cas, on vaccinait autour de ce cas. Le résultat a été d'obtenir l'éradication en vaccinant quelques dizaines de milliers de personnes, au lieu de millions. » [Synthèse du colloque p.79].

Aucun des orateurs présents n'éprouvera le besoin d'apporter le moindre correctif en évoquant la surveillance-endiguement et en particulier le rôle capital joué par l'isolement immédiat des malades. Dans ces conditions Bernard KOUCHNER ne risque pas de connaître la contradiction en déclarant à l'Assemblée Nationale, en réponse à une question écrite d'un parlementaire [JO du 25/06/2001] : « En ce qui concerne la liberté de choix pour chacun de se vacciner ou non, il convient de rappeler que la protection sanitaire de la population demeure sous l'autorité de l'Etat et que dans certains cas la vaccination peut demeurer une mesure de santé publique nécessaire à l'ensemble de la population. Ainsi, c'est grâce à l'obligation de la vaccination antivariolique qu'a pu être obtenue l'éradication mondiale de cette grave maladie. »

Cependant, face à la menace bio-terroriste, « l'OMS rappelle que la meilleure méthode pour enrayer une épidémie de variole est la recherche des personnes atteintes ou susceptibles de l'être ainsi que leur confinement. » [ Le Monde du 28 octobre 2001 p. 7 ]. D'ailleurs il n'est pas interdit de s'interroger sur l'utilité de la vaccination dans la victoire sur la maladie. S'il est certain que le vaccin était loin d'avoir une efficacité absolue même sur des individus ayant fortement réagi à ce dernier et qui en portaient les marques parfaitement visibles plusieurs années après, il serait cependant présomptueux d'en déduire qu'il aurait été dépourvu de toute efficacité.

Le personnel des équipes de santé participant aux opérations était constitué soit d'anciens varioleux soit de personnes jugées correctement vaccinées. Comme elles étaient au contact des malades, rien ne permet de préjuger des événements si ces équipes n'avaient pas été vaccinées. Si par ce contact nécessaire elles avaient été décimées par la maladie, la stratégie d'isolement aurait pu ne pas fonctionner. Même si cela n'est pas parfaitement démontrable, on peut admettre que le vaccin aurait pu jouer de cette façon un rôle important.

Notons cependant qu'en Inde par exemple, ces équipes représentaient environ 60 000 personnes pour 600 millions d'individus soit une pour 10 000. Reste à apprécier l'utilité de la vaccination des contacts. Ceux-ci devaient donc supporter une vaccination quelques jours après la possibilité d'une contamination sauvage. La vaccination pouvait-elle être efficace dans ces conditions ? Ce n'est pas médire du vaccin que de poser cette question car chacun sait qu'un certain délai est nécessaire à l'établissement d'une immunité. Il devrait d'ailleurs paraître clair à chacun que si la vaccination avait été parfaitement efficace dans ces conditions, il n'aurait pas été utile de prévoir l'isolement des contacts dans le cas où ils tomberaient malades, ni même leur surveillance.

Dans son rapport [p.55 ], l'OMS signale le cas d'une personne travaillant dans un laboratoire et qui s'était piquée par accident avec une aiguille porteuse du virus de la variole. Elle se fit vacciner le jour même et contracta la variole. Il est de plus vraisemblable de penser que ce n'était pas sa première vaccination.

Au cours de l'épidémie de Vannes en 1954, un médecin-chef et une infirmière de l'hôpital de cette ville, pourtant régulièrement revaccinés, se firent de nouveau vacciner dès qu'ils eurent connaissance de l'épidémie qui frappait leur hôpital. Ils moururent pourtant de la maladie.

Fait étrange par ailleurs, de nombreuses campagnes de vaccinations massives, concentrées sur une courte période et pratiquées dans des régions d'endémicité, s'accompagnèrent de flambées épidémiques.

C'est ce constat qui conduisit l'OMS à changer de stratégie, troquant « à chaud » et dans des situations souvent très critiques, la vaccination de masse pour la surveillance-endiguement. Une explication possible de ces faits serait d'admettre que la superposition, à quelques jours près, de la contamination sauvage et de la vaccination provoquerait la maladie même chez des personnes précédemment immunisées et qui auraient pu l'éviter si elles n'avaient pas eu à subir cette ultime vaccination.

Le BCG offre une situation analogue : le test pratiqué avant la vaccination cherche à éviter de vacciner une personne infectée par un BK. Cette hypothèse permettrait de comprendre pourquoi les grandes campagnes de vaccinations organisées dans l'espoir de vaincre rapidement la maladie furent des échecs cuisants : en vaccinant un grand nombre d'individus il était inévitable de vacciner aussi des contacts dont certains auraient évité la maladie sans cette superposition malencontreuse.

Aussi, sous cette hypothèse, la vaccination spécifique et ciblée des contacts devrait donner des résultats analogues.

On en trouve effectivement confirmation avec, par exemple, les statistiques concernant l'Inde et que mentionne le rapport de l'OMS : parallèlement à la mise en place progressive de la stratégie de sur veillance-endiguement sur l'ensemble du territoire ainsi que de la vaccination des contacts, on observe un accroissement considérable du nombre de cas : de moins de 25 000 par an à 88 000 en 1973 puis 188 000 en 1974 ; la maladie disparaîtra en mai 1975 un an après avoir atteint en avril 1974 une incidence record jamais observée auparavant  [p.47 ].

Cette disparition soudaine doit pouvoir être attribuée à l'isolement immédiat de tous les malades, ce qui mettait fin à la transmission du virus.

L'accroissement considérable observé en 1973 et 1974 pourrait ainsi être attribué pour une part à la vaccination méticuleuse de tous les contacts, même si on ne peut exclure un enregistrement plus exhaustif des malades. Même si cela reste une hypothèse, elle paraît plausible ; en tout cas, elle ne devrait pas être écartée d'un simple revers de main. Elle n'est nullement incompatible avec une efficacité du vaccin :

- Supposons un vaccin doté de cette propriété mais devenant efficace à 100% 15 jours après la vaccination ;

- Supposons de plus que chaque malade contamine 4 personnes et que l'immunité soit de 75% ce qui assure la stabilité de la maladie (100 nouveaux malades tous les 15 jours par exemple, l'incubation étant aussi de 15 jours).

On procède alors à la vaccination de toute la population ; les 400 contaminés étant aussi vaccinés, ils tomberont malades, d'où une flambée épidémique. Ces 400 malades contamineront 1600 personnes qui, ayant toutes été vaccinées depuis plus de 15 jours, seront toutes protégées par le vaccin.

L'importante conclusion qui résulte de cet exemple est que, même s'il se produit une poussée épidémique après une campagne de vaccination et même si le vaccin en est bien le responsable, cela n'autorise pas à conclure qu'il n'aurait aucune efficacité. Par contre, cela rend très problématique son utilisation en zone d'endémicité.

Toutes les considérations précédentes concernent les régions où la maladie sévissait à l'état endémique.

Et, pour les pays indemnes comme la France dont l'objectif était de se protéger en cas d'importation, la vaccination ne risquait pas, ordinairement, d'être superposée à une contamination sauvage. Aussi, l'argument contre-indiquant la vaccination massive s'évanouit pour ces pays. Mais il paraît raisonnable de penser que, s'il fut possible de venir rapidement à bout de la maladie dans de vastes régions surpeuplées et sous-médicalisées en mettant en œuvre la stratégie de surveillance et d'endiguement, la même méthode aurait sans doute permis de contrôler les importations de variole dans les pays riches en évitant à la population les conséquences parfois très invalidantes de cette vaccination :

« Pendant plus d'un quart de siècle, la variole a été contrôlée en Grande-Bretagne en s'efforçant d'éviter les importations par l'isolement des cas et par la recherche, la vaccination et la surveillance des contacts connus ou supposés. Ceci a été très efficace, sans cela il y aurait eu de graves épidémies de variole. Dans ce pays,il n'y a pas de place pour la vaccination de masse sauf si l'on perd le contrôle d'une poussée.
Le devoir des autorités, c'est d'empêcher la vaccination de masse lors des poussées épidémiques de proportions limitées. Ce ne fut pas le cas dans le Pays de Galles en 1962 où au moins 18 personnes périrent lors d'une vaccination en série. Une direction centrale et l'aide des autorités sont nécessaires pour éviter les demandes de vaccinations massives qui entravent le contrôle épidémiologique. »
 [Pr.George Dick British Medical Journal mars 1971 p.163 à 166 ].

L'échec des vaccinations massives, leur remplacement par la surveillance-endiguement mobilisant uniquement de la main-d'œuvre, le succès très rapide de cette stratégie puis son occultation au seul profit des vaccinations massives pour l'attribution des lauriers de la victoire devraient être connus de tous.

On est malheureusement très loin du compte !

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Angleterre : le lobby vaccinal sévit aussi


Le Dr Andrew WAKEFIELD, gastro-entérologue, directeur d'un groupe de recherche au Royal Free Hospital de l'Ecole de médecine de Londres, est une autorité internationale pour les maladies intestinales induites par des médicaments. Depuis des années, il travaille avec son équipe sur les liens de cause à effet entre le virus de la rougeole contenu dans le vaccin ROR, l'autisme et les désordres intestinaux des enfants.

Avec treize de ses collègues anglais il a publié, dans le Lancet du 27 février 1998, une étude sur huit enfants qui furent atteints de graves affections intestinales puis devinrent autistes tout de suite après la vaccination ROR. Cinq d'entre eux avaient eu des réactions fâcheuses à de précédentes vaccinations.

Le Dr WAKEFIELD étudie la possibilité que le virus de la rougeole contenu dans le ROR puisse se fixer dans les intestins d'enfants sensibles et y déclencher une inflammation. Celle-ci provoque alors un déséquilibre chimique du corps et du cerveau et peut ensuite aboutir à l'autisme. Il y a à peine un mois, en récompense de ses tra vaux, le Dr WAKEFIELD est devenu Fellow du Royal College des Pathologistes, nomination prestigieuse.

Mais certains de ses collègues ne voient pas d'un bon œil ces travaux menaçant le lobby vaccinal, et ont essayé de les discréditer.

La réprobation s'est particulièrement manifestée en janvier dernier, lorsque le Dr WAKEFIELD a prévenu The Telegraph qu'il avait alors 170 cas semblables parmi ses petits malades, alors que le Département de la Santé continuait à affirmer que ce triple vaccin était parfaitement sain. Actuellement, ce nombre atteint 200 enfants.

Le 2 décembre 2001, Lorraine FRASER, journaliste médicale au Telegraph, annonçait que le Dr WAKEFIELD avait été prié de donner sa démission à cause de ses travaux sur l'autisme et le ROR.

« Il a abandonné vendredi dernier le poste qu'il occupait depuis 14 ans et qui lui rapportait £50,000 par an,car ses idées étaient "gênantes" pour le University College de Londres qui contrôle le Royal Free Hospital ».

« On m'a demandé de partir car les résultais de mes recherches sont impopulaires. » a déclaré Andrew WAKEFIELD.

« Je ne souhaitais pas partir mais j'ai accepté de me retirer dans l'espoir que cela allégera la pression politique exercée sur mes collègues et leur permettra de continuer à soigner les nombreux enfants traités dans notre service. Ils ne m'ont pas vraiment renvoyé. Ils n'en ont pas le droit, car je n'ai rien fait de mal et je n'ai pas l'intention d'arrêter mes recherches. »

L'annonce de son départ va rassurer les responsables des programmes de vaccination du Public Health Laboratory Service, qui ont essayé de discréditer ses recherches et continuent à prétendre que le ROR, officiellement recommandé au Royaume Uni pour chaque enfant à l'âge de 13 mois avec un rappel à 4 ans, est parfaitement inoffensif. Pour se solidariser avec ces propos, l'OMS s'est cru obligée d'annoncer son soutien à l'utilisation du ROR.

Les parents d'enfants autistes impliqués dans cette recherche ont exprimé leur colère. Certains exigent la confirmation du Royal Free Hospital qu'on continuera à traiter leurs enfants.

Le Royal Free Hospital a refusé tout commentaire sur ce sujet.

Il faut savoir qu'une étude, publiée le 2 décembre 2001 par le Sunday Express, a été menée par le département de biologie de l'Université de l'Utah (USA) sur 200 enfants autistes et a établi que 9 autistes sur 10 avaient souffert d'une réaction au virus de la rougeole contenu dans le ROR.

Le Pr Vijendra SINGH, qui a mené cette recherche, a déclaré qu'il était « urgent » de réévaluer l'usage de ce vaccin. Ces travaux ont été entrepris après de nombreux rapports de parents qui pensent que leurs enfants sont devenus autistes tout de suite après l'injection du vaccin.

Le Dr Richard HALVORSEN, de Londres, a déclaré au Sunday Express que cette étude confirmait les précédentes qui montrent bien le lien entre le ROR et l'autisme.

« Une quantité de parents continue à rapporter des problèmes de développement chez leurs enfants. Nous ne pouvons les ignorer et il est impossible de prétendre que tous ces gens se trompent. »

D'autres recherches démontrent que l'autisme s'est multiplié par 10 depuis les dix dernières années. Or, le triple vaccin a été introduit en 1988, mais ce n'est certainement qu'une des nombreuses « coïncidences » qui jalonnent l'histoire des vaccins.

Le Dr F. Edward YAZBAK qui a 37 ans de pratique pédiatrique aux Etats-Unis et s'occupe particulièrement de recherches sur l'autisme, partage l'opinion de son confrère anglais. Aussitôt qu'il a été averti de ses ennuis, il a rendu hommage à son courage et l'a félicité de continuer son combat pour que la vérité triomphe et qu'on cesse enfin de prendre tous ces enfants comme cobayes. Y aura-t-il quelques confrères français pour oser en faire autant ?

Au Royaume-Uni, environ 2 000 familles ont déjà porté plainte contre les laboratoires et le gouvernement au sujet de ce vaccin. En France en général les familles ont peur de déposer plainte car elles craignent à tort d'avoir des ennuis avec l'administration.

Sylvie SIMON                

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Le Code de Santé Publique


Historique

La réorganisation du Code de Santé Publique (CSP) effectuée par le gouvernement a aggravé les peines concernant le refus de vaccinations obligatoires et en a fait des délits passibles de la correctionnelle, alors qu'auparavant ce n'étaient que des contraventions relevant du tribunal de simple police.

Ce qui est inadmissible dans cette affaire c'est que le gouvernement s'était engagé à faire ce remodelage à droit constant, et c'est à cette seule condition que le Conseil Constitutionnel avait donné son accord.

Le CSP, en juin 2000, faisait l'objet d'une ordonnance qui a été publiée. C'était donc un texte réglementaire qui était attaquable devant le Conseil d'Etat. Dès son vote par le Parlement, il devenait texte législatif et n'était plus attaquable que devant le Conseil Constitutionnel par un minimum de 62 parlementaires. A notre avis, ainsi qu'à celui des éditeurs des codes, le remodelage n'avait pas été fait à droit constant.

Notre action

Vous avez bien compris que c'est la raison pour laquelle nous avons lancé l'opération auprès des parlementaires de manière à ce que le gouvernement prenne conscience de la tempête qu'il déclenchait. Votre message était clair, qu'il laisse le CSP dormir au fond d'un tiroir en attendant que le Conseil d'État se prononce sur le fond. Nous avons reçu 15 000 réponses de vos députés aux courriers que vous leur aviez transmis.

Dès le mois d'août 2000 la Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations représentée par son avocat en Conseil d'État Me Jean-Marie DEFRENOIS, déposait un recours devant la plus haute juridiction administrative : le Conseil d'État.

Le 10 janvier 2001, le député socialiste, le Docteur NAUCHE rapporteur de la commission des affaires sociales tentait d'amender une loi qui concernait la modernisation sociale en faisant passer « subrepticement » un amendement qui visait à faire ratifier le CSP sans débat. A l'heure où cet amendement était proposé il n'y avait plus que quelques députés en séance dont 3 députés UDF (dont Christine BOUTIN) qui se sont opposés de toutes leurs forces pour que cet amendement soit retiré. Il a finalement été retiré.

L ’action en justice

L'affaire a fini par venir en séance au Conseil d'Etat avant que le texte ne vienne devant le Parlement. Et pendant cette année et demie nous avons surveillé que ce texte ne soit pas à l'ordre du jour, car dès la nouvelle connue, nous aurions déclenché par votre intermédiaire un nouveau tir de barrage pour faire savoir aux parlementaires qu'il était de leur devoir d'attendre la décision du Conseil d'Etat. Pendant cette période, les députés, interpellés par vous, leurs électeurs, ont posé un certain nombre de questions au gouvernement ; c'était la méthode pour maintenir la pression.

Le 29 octobre 2001, le Conseil d'Etat a jugé et annulé l'article L3116-1 du nouveau CSP. Les peines concernant les vaccinations Diphtérie, Tétanos, Polio, restent donc ce qu'elles étaient avant la réorganisation du CSP. Par contre il a jugé que l'article L3116-4 concernant le BCG était conforme à l'ancienne rédaction et a maintenu les peines prévues.

C'est-à-dire que le refus de ce vaccin devient un délit puni de 6 mois de prison et 25 000 F d ’amende alors que récemment l’OMS déclarait : « Il n'existe contre la tuberculose aucun vaccin efficace permettant d'éviter l'infection chez l'enfant et chez l'adulte ». [Eléments de base en vue des discussions du G8 - bureau de l'information 07/ 2000]. La tuberculose pulmonaire de l'adulte étant pratiquement la seule forme contagieuse, la vaccination des enfants ne peut servir au mieux qu'à les protéger des effets d'une contamination par un adulte mais reste sans action sur les sources de la maladie. Un meilleur suivi des cas contagieux, une surveillance accrue de l'environnement humain d'un tuberculeux connu etc... sont les mesures les plus appropriées pour réduire le nombre de cas contagieux et assurer ainsi une meilleure protection des enfants et de toute la population.

L'OMS a déclaré qu'en interrompant la transmission de la maladie, "la guérison des tuberculeux est le meilleur moyen de prévention." [Guide du DOTS p.5 OMS 1999]. C'est ce constat qui l'a conduite à promouvoir la stratégie DOTS (Traitement de brève durée sous surveillance directe) et à reconnaître "la confiance exagérée dans le BCG" comme l'une des causes de l'échec de la lutte mondiale contre la tuberculose. [Le Traitement de la tuberculose : principes à l'intention des programmes nationaux, p.11 - OMS 1997 ].

Ce que la Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations clame depuis 1954.

N’oublions pas que c’est à cause de la loi d’obligation sur le BCG que la Ligue a été créée, le monde reconnaît aujourd’hui que nous avions raison avec 45 ans d’avance, alors que notre pays tente de nous marginaliser pour exactement la même raison.
Ces raisons nous conduisent à faire de la disparition du BCG notre objectif pour l’année qui vient.

L’action 2002

Le seul recours possible aujourd'hui est un recours européen, et nous allons le tenter avec les autres plaignants.

Car il faut savoir que lors du délibéré, au Conseil d'Etat, le commissaire du gouvernement, le magistrat qui défend l'état, participe au délibéré alors que la partie plaignante ne peut être présente. Comment croire que son argumentation soit sans influence sur la décision finale même s'il n'a pas droit de vote ? Les instances européennes ont déjà demandé à la France, sans succès, de modifier cette procédure.

L'Union Internationale contre la tuberculose a fixé trois critères pour arrêter le BCG :

  • Moyenne annuelle de crachats positifs = 5/100 000 pendant 3 ans (5,2 en France en 1996)
    ou
  • Moyenne annuelle de méningites tuberculeuses < 1/10 millions pendant 5 ans (0,6 en France en 1997)
    ou
  • Risque d'infection annuel = 0,1% (0,02% en France en 1997)

En 2001 la France remplit donc les conditions pour arrêter le BCG, ce que ses partenaires européens ont déjà fait depuis des années.

L'OMS déclare que notre confiance exagérée dans le BCG est une des causes de l'échec de la lutte contre la tuberculose.

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Questions - Journal Officiel

Numéros des questions référencées :

35621 - Effets secondaires des médicaments (Sénat)
57825 -
69193 - Hépatite B - vaccination - conséquences (Assemblée nationale)
61954 - Santé - vaccinations - sécurité (Assemblée nationale)
69009 - Santé - variole - vaccination, perspectives
67832 - Santé - variole - vaccination. perspectives
67975 - Santé - variole - vaccination. perspectives

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Témoignages


Nos lecteurs savent très bien que les accidents suite à vaccinations n'existent pas. Voici pourtant quelques témoignages qui prouvent le contraire, n'en déplaise aux partisans de la dissimulation, de la fraude statistique, des contre-vérités et de la désinformation. Pour les victimes le risque est de 100 %. Quel est le coût pour la collectivité de tous ces accidents ? Il est connu que ce ne sont pas les coupables qui paient la note, mais nous tous sur nos cotisations sociales. Pour eux c'est tout bénéfice. Quant aux souffrances et aux vies brisées qui s'en soucie ?

Mademoiselle A. G.

Si je vous écris ce jour, c'est pour vous demander conseil pour une amie, infirmière comme moi.

Je l'ai appelée ce week-end et elle m'apprend qu'elle a une sclérose en plaques, diagnostiquée depuis un mois, suite à un problème de vue sur un œil.

Ma première pensée fut : ça y est, une victime de plus du vaccin hépatite B. Elle fut bien sûr vaccinée il y a quelques années, ayant travaillé dans un service de chimie.

J'ai trouvé un médecin ayant une sœur infirmière atteinte elle aussi de SEP !

Est-ce donc si fréquent que cela ? Fait-on au moins des statistiques pour dénombrer les gens atteints de SEP et vaccinés contre l'hépatite B ?

J'ai une autre amie qui est secrétaire médicale à l'hôpital de --- (atteinte elle, d'un lupus érythémateux, et vaccinée aussi contre l'hépatite B !) et qui s'inquiétait l'autre jour de voir de plus en plus de gens (jeunes) atteints de SEP, et dont les poussées semblent résister aux traitements habituels. Je lui ai demandé s'il était noté dans leur dossier qu'ils ont reçu ou non le vaccin, et (oh ! lacune) on ne leur demande rien à ce sujet, aucune case : vaccination !


 

Monsieur B. R.

Par la présente, je viens vous exposer le problème grave dont ma fille est victime et vous demander conseil sur la suite à donner.

Ma fille, L., est née le 5/01/1972, l'établissement scolaire qu'elle fréquentait en 1989 a demandé qu'elle se fasse vacciner : vaccin TAB.

Notre médecin traitant a été étonné de cette demande de vaccination indiquant qu'il n'était plus obligatoire. Il a toutefois fait la première injection et délivré une attestation pour l'établissement scolaire.

Au cours de l'année 1990, nous avons constaté une baisse de son acuité visuelle et nous avons consulté une ophtalmologue qui a réadapté ses verres de lunettes. Peu de temps après nous avons dû la revoir, sa vue ayant à nouveau diminué.

Nous avons été en consultation à Paris, au service ophtalmologique de --- qui a donné un traitement sans résultat. Sa vue continuant de diminuer régulièrement nous avons consulté d'autres spécialistes, entre autre le Dr --- qui nous a dirigés vers l'hôpital de ---.

Le service du professeur --- l'a examinée et malgré tous les examens (IRM, prélèvement musculaire...) n'a détecté aucune maladie.

Ils ont donc conclu que son problème était psychologique. Début 1992, elle était totalement non-voyante. Par la suite, d'autres problèmes sont apparus : plaques rouges sur tout le corps et lésions.

Nous avons donc consulté des dermatologues et nous sommes rendus à l'hôpital de ---.

Aucune conclusion n'a pu être émise avec certitude et le traitement n'a eu aucun résultat positif.

Après, des tremblements des membres supérieurs sont apparus.

Elle a été hospitalisée à Paris à --- en service de neurologie. Les diverses hospitalisations n'ont décelé aucune maladie connue aujourd'hui.

Chose étonnante, aucun établissement hospitalier ne s'est penché sur son carnet de santé.

En juin 2000, elle a perdu l'usage de ses membres inférieurs et se trouve en fauteuil roulant.

Solutions proposées : une hospitalisation dans un établissement neuro-psychiatrique avec des séances de kinésithérapie adaptée à son cas.

Les conclusions ne nous satisfaisant pas nous avons cherché l'aide d'autres médecins : chiropracteur, homéopathe... qui ont attiré notre attention sur les vaccins.

Le dernier médecin que nous avons consulté a conclu que ces problèmes sont les conséquences du TAB que sa sœur jumelle (qui n'a aucun de ces problèmes) n'a jamais eu.

Les conséquences pour elle sont graves, elle est totalement dépendante et une présence constante à ses côtés est nécessaire.

Nous avons dû réaménager notre maison pour l'adapter à son handicap sans obtenir d'aide.


 

Madame L. C.

Je travaille à l'hôpital depuis 1990. Comme vous le savez la vaccination est obligatoire.

Ma première injection était en 1991 et d'autres ont suivi. En 1998 quelque temps après une autre injection, j'ai fait une paralysie faciale ainsi qu'une péricardite. En janvier 2000 des douleurs importantes se sont installées dans les jambes puis mes bras et d'autres régions du corps. Après un tas d'examens on m'a diagnostiqué une FIBROMYLAGIE. Voici quelques jours j'ai regardé le Vidal, et, grande stupéfaction, dans les effets indésirables la paralysie faciale y est inscrite. Est-ce un hasard ou y a t-il un lien entre le vaccin et ces pathologies? Un agent des services hospitaliers de --- a eu exactement la même chose que moi.


 

Madame B. A.

A l'automne 1995 mon médecin traitant m'a conseillé de me faire vacciner pour l'hépatite B, il me disait que c'était par sécurité, donc mes quatre enfants, mon mari et moi-même avons été vaccinés et en juin 1996 nous avons eu le rappel.

 En février 1996 j'ai repris le travail à l'usine à mi-temps car j'avais pris un demi-congé parental ayant eu en juillet 1995 mon 4ème enfant. Ça allait pas trop mal, juste un peu de fatigue de temps en temps. En 1997 j'ai commencé à n'être pas bien du tout, quand je mangeais ça passait très mal, à plusieurs reprises je vomissais énormément, j'étais constipée sans arrêt, ou j'avais des diarrhées inexpliquées. Mon médecin me disait : c ’est des suites de votre accouchement. (4 opérations dans le ventre à la suite de mon accouchement). J'avais tout le temps mal au ventre, donc j'ai été voir un gastro-entérologue qui ne comprenait pas trop ce qui m'arrivait, il m'a fait passer une fibro et une coloscopie, qui a révélé un petit reflux gastrique et une petite hernie hiatale, qui pour lui n'expliquait pas tous mes problèmes, j'ai été sous traitement toute l'année.

En 1998 j'étais toujours aussi mal et en plus j'ai fait de l'arythmie donc toute l'année plein de médicaments pour tenir.

En 1999 c'était de plus en plus pénible. J'ai commencé à avoir des arrêts maladie car je ressentais des grosses fatigues mais je mettais ça sur le compte de mon travail. La colonne vertébrale me faisait très mal, mais comme j'avais des problèmes de dos depuis de nombreuses années mon médecin disait : c ’est normal, vous avez un dos en très mauvais état. Il me faisait faire des séances de kiné qui ne me faisaient pas grand chose.

En mars avril 2000 j'ai commencé à avoir très mal aux jambes, après quelques heures de travail je finissais ma journée en boitant. J'ai été voir un spécialiste qui m'a fait passer un Doppler mais sans rien avoir vu à son niveau, donc je suis repartie avec mes douleurs. Le médecin de l'usine a fait le nécessaire pour que j'aie un poste assis et pas de poids à porter. J'avais toujours mal au dos, aux cervicales, et à la tête tous les jours. Je ne dormais presque plus, c'était très pénible.

Fin septembre 2000 j'ai eu un malaise, je ne tenais plus debout et je n'avais plus de force. Mon médecin par sûreté m'a envoyée voir un spécialiste à ---- qui en m'appuyant fortement au niveau des coudes et sur la poitrine m'a dit : vous avez une fibromyalgie , il m'explique vite fait et me donne un traitement et me dit : ça va aller de mieux en mieux. Ça s'est avéré vrai au début, j'ai recommencé à dormir et les douleurs se sont un peu calmées. Mais depuis février 2001 je n'arrive plus à travailler. Je me sens très fatiguée et j'ai mal partout. Après plusieurs arrêts maladie mon médecin m'envoie au centre de douleur à ---- qui me prescrit un neuro-stimulateur qui après plusieurs séances ne me soulage pas du tout, donc on arrête ça et on me prescrit --- à la place de ---- mais sans trop de résultats. J'ai toujours des raideurs quand je me lève.

Depuis juin 2001 je souffre du bras droit au niveau du coude, par moments je ne peux plus m'en servir, je ne peux plus soulever des poids, et faire des mouvements répétitifs. Je fais des crises de tétanie assez souvent.

J'ai eu un malaise en septembre 2001 après 1 heure de travail sur mon poste. Donc de nouvel arrêt maladie (3 semaines), j'ai repris 3 jours et là j'étais tellement mal que mon médecin m'a dit : il faudrait que vous arrêtiez de travailler . Donc je suis arrêtée de nouveau, et peut-être pour longtemps, ce qui risque de me faire perdre ma place. J'ai fait un dossier Cotorep, mais si je ne reprends pas le travail en fin d'année je serai en demi-salaire. Comment vais-je faire pour payer mon crédit de maison et mes factures ? J'ai 2 enfants à charge et je vois que je suis dans une impasse. Depuis que j'ai été vaccinée pour l'hépatite B, ma vie a basculé. Tout est devenu pénible pour moi et mes proches.

Je n'ai pas le droit au 100 % par la Sécurité Sociale parce que ma maladie n'est pas reconnue, donc je ne peux pas me soigner, n'ayant pas les moyens financiers.

R & V. Au total on aura prescrit à Madame B. A. plus d'une quinzaine de médicaments différents : anti-acides gastriques, anti-inflammatoires, anti-spasmodiques, anti-hémétiques, anti-dépressifs, anti-convulsifs, neuro-stimulateurs, nutriments musculaires, etc. –

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Nouvelles brèves

Miss Silence

Melle Heather Whitestone, sourde depuis son enfance, déjà Miss Alabama, a été couronnée Miss USA. Elle a 21 ans et a perdu l'ouïe à la suite d'une réaction au vaccin contre la diphtérie et le tétanos. (source l'Indépendant, dépt. 66).

R & V. Cela s'est passé en 1995 mais l'information est toujours d'actualité.

Grippe

Tous les ans à l'automne la publicité en faveur de la vaccination anti-grippale bat son plein. Tout a déjà été écrit et même les experts sont partagés, mais les intérêts financiers sont énormes et les discours scientifiques qui devraient rester sereins s'en trouvent brouillés. Les plus de 65 ans ont eu droit à la gratuité , dûment annoncée par un courrier de leur caisse maladie.

Parmi toutes les annonces reçues nous en avons retenu une qui présente une « coquille » très significative et d'un humour noir. Elle émane de la CMCAS de la Rochelle et indique que « l'acte d'infection (sic) est pris en charge au titre de l'ALD pour les plus de 65 ans – » Enfin une caisse de sécurité sociale honnête !

Vaccin coqueluche

Testé en secret le vaccin expérimental contre la coqueluche a tué ou rendu infirmes 55 bébés.

C'est ce que révèle le Daily Express du 26.05.2000. Personne n'a informé les parents des risques encourus. Les essais du vaccin ont eu lieu entre 1948 et 1956 et les victimes âgées à présent de 50 ans ont encore besoin d'assistance 24H/24.

En 1979 le gouvernement britannique a accepté de verser 100 000 F si les parents pouvaient prouver que la victime était handicapée à plus de 80 %. L'expérience menée par le ministère de la santé était destinée à sélectionner le meilleur vaccin contre la coqueluche. Après la vaccination les enfants étaient suivis pendant un mois par une « infirmière investigatrice » mais les effets secondaires n'ont pas été pris en compte pendant des décennies.

R & V. Qui réclamera un jour l'accès aux dossiers médicaux des milliers d'enfants placés dans les différents centres pour handicapes de France ? Nos parlementaires réclament sans cesse de nouveaux centres, plus de places d'accueil, sans poser la vraie question : pourquoi tant de handicapés ? Est- il si difficile de briser le mur de silence ?

“Chronique d’une mort annoncée“

c'était le titre d'une émission de la TV Suisse romande du 6.11.2001.

Jean-Marie, belge, a décidé de mettre fin à ses souffrances, ayant perdu peu à peu l'usage de ses muscles, ce qui le contraint à rester constamment alité, sans pouvoir bouger. Et on apprend que « depuis l'enfance, à cause d'un vaccin, Jean-Marie est atteint d'une dégénérescence musculaire ». (Source Construire n° 44 du 30 oct. 2001).

Sérum antitétanique

Par arrêté du 8 octobre 2001 le sérum antitétanique 25 000 UI Pasteur, 5 ml injectable, a été radié de la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux avec effet au 1.01.2002. L'AFSSAPS a jugé que le service médical rendu était insuffisant.

Naïfs que nous étions de croire qu'il était indispensable pour éviter le tétanos en cas de blessure... !

Le délai accordé sert probablement à écouler les stocks.

Vaccin fièvre jaune

Vaccination contre la fièvre jaune.

Le journal médical anglais « Lancet » (semaine du 9 au 15.07.2001) a fait état de 6 décès suite à vaccination contre la fièvre jaune.

Commentant cette information « The Guardian » du 13.07 rapporte que les décès ont eu lieu quelques jours après les injections et que les spécialistes déclarent que la maladie tue dans 50 % des cas. Le Guide des vaccinations, édition 99, cite 10 à 50 %. Le journal « le Télégramme » écrit que c'est l'un des vaccins les plus sûrs et que « les experts internationaux recommandent vivement de continuer à se faire vacciner. Un avis que partagent les scientifiques de l’Institut Pasteur de Lyon ».

(On les comprend, c'est le producteur du vaccin français Stamaril).

 Toujours dans le Guide des vaccinations, on lit : « aucune étude épidémiologique systématique concernant l'efficacité de la vaccination n'a été effectuée ».

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Les livres

Nous avons lu et vous proposons

Le Vaccin Hépatite B

Dans le monde entier, avec la connivence de l'OMS et de divers gouvernements, les fabricants du vaccin anti-hépatite B (OGM), ont orchestré des campagnes publicitaires éhontées, basées sur la manipulation de la vérité scientifique au profit du seul intérêt financier.

Le succès de ces opérations a abouti à un drame effroyable pour les dizaines de milliers de victimes à travers le monde, dont certaines sont décédées, alors qu'elles avaient bien peu ou même aucun risque de contracter la maladie.

Preuves à l'appui, les auteurs dénoncent cette manipulation, à la fois financière et scientifique. Ils ont enquêté dans de nombreux pays, particulièrement en France, Italie, Etats-Unis et Grande-Bretagne.

Au mépris du citoyen, la santé publique et individuelle est bien trop souvent prise en otage par les laboratoires avec la caution des autorités. La campagne mondiale de promotion du vaccin anti-hépatite B (OGM), en est la parfaite illustration. Ce matraquage publicitaire a engendré une psychose collective qui a déclenché une ruée vers les pharmacies pour acheter le vaccin.

En France, en 1995, la campagne de vaccination contre l'hépatite B a coûté à la Sécurité Sociale, c'est-à-dire au contribuable, un milliard sept cent vingt et un million de francs. Vous trouverez dans ce livre les détails de ce scandale. L'enquête apporte la preuve que l'étendue de la main-mise des laboratoires ne se cantonne pas à l'Hexagone mais touche plusieurs pays dans le monde.

LES AUTEURS.

Sylvie SIMON, journaliste et écrivain, a déjà publié plusieurs ouvrages sur des scandales (sang contaminé, vache folle, amiante, hormone de croissance etc.), générés par la corruption de certains milieux et d'experts dits scientifiques.
Marc VERCOUTÈRE est médecin homéopathe. (Disponible à notre service librairie).

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