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Décembre 2003

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Votre liberté, ne l'oubliez pas, vaudra justement ce que vous vaudrez. Alexandre VINET

 

Mis en ligne le 10/01/2007


Le mot du Président

Chers adhérents,

Vous savez que lorsqu’on fabrique des avions de combat, si votre armée ne s’en équipe pas, il est inutile de tenter d’en vendre à l’extérieur.

Pour les vaccinations, nous sommes dans la même situation : si les Français ne sont pas vaccinés, comment vendre les vaccins à d’autres pays ?

Bernard Kouchner ayant eu la malencontreuse idée de jeter le trouble sur le vaccin anti-hépatite B, les ventes de ce vaccin ont chuté de + de 80 % et il fallait donc relancer cette vaccination.

Aujourd’hui, moins de 30 % des enfants de moins de 2 ans et moins de 47 % des 14/18 ans sont complètement vaccinés.

A la demande du ministère, l’ANAES et l’INSERM ont donc organisé une réunion de consensus. L’ANAES qui a notamment pour mission d’évaluer les pratiques de prévention ou de soins qui sont controversées, a donc fixé des règles d’organisation. Le délai prévu pour l’organisation est de 12 mois. Il permet de pouvoir contacter et retenir les experts d’avis opposés. Les experts présentent des points de vue différents à un jury qui est chargé de faire des recommandations à l’organisme demandeur qui était le ministère de la santé.

Comment a été organisée cette réunion de faux consensus ?

Tout d’abord, elle a été organisée en 6 mois et si l’ANAES avait suivi la demande du ministère, c’est en 3 mois qu’elle aurait été organisée.

Parmi les experts, beaucoup avaient des liens d’intérêt avec les laboratoires (tous présents pendant ces 2 jours). Mais surtout, cette réunion était organisée alors qu’on savait que le Professeur BEGOT ne pouvait être présent.
N’ont pas été invités des experts français comme Marc GIRARD, le Docteur GHERARDI, ou étrangers comme Bonnie DUNBAR et d’autres qui ont publié des analyses sur les effets indésirables de ce vaccin. Par contre, étaient présents deux experts étrangers. Un expert pour qui a été créée à Genève la seule chaire de vaccinologie au monde, et un autre expert américain dont on connaît les liens d’intérêt avec les laboratoires…

Les représentants du grand public prévus par le texte de l’ANAES ont été réduits à la portion congrue et le débat avec ceux présents n’a pas eu lieu lors des exposés des experts.
Comme par hasard, Maître Gisèle MOR qui a plus de 100 dossiers de malades en cours de procédure était auditionnée par un juge d’instruction, justement ces deux jours-là et n’a pu arriver que le 2ème jour alors que tout était fini.

Le 2ème jour, un groupe non invité (dont votre serviteur) car il n’y avait soi-disant plus de place, a piétiné devant la porte d’entrée et a finalement été autorisé à entrer. Plus de 50 % des places étaient et resteront inoccupées. Moins de 4 places avaient été réservées aux associations de malades.

Toutes les études démontrant que le vaccin provoquait des accidents ont chacune été balayées d’un revers de main, et même une étude défendue au téléphone par un chercheur de Boston et dont la publication va faire grand bruit puisqu’il estime que le risque d’attraper une SEP est 2,4 fois supérieur chez un vacciné contre l’hépatite B que chez un non-vacciné.

La conclusion du jury a été de recommander au ministère la vaccination de tous les enfants et des adolescents non-vaccinés à la naissance (tout en admettant qu’il n’est pas exclu un risque de faible ampleur). Il a même été évoqué un moment la possibilité de rendre obligatoire cette vaccination au cours des premiers  mois de vie !

Toutes les interventions des opposants ont été traitées par le mépris ou en invoquant la méconnaissance des études évoquées.

Le drame, c’est que les tribunaux, les médecins, le ministère vont s’appuyer sur les conclusions de cette réunion de consensus pour dire : « il faut vacciner, il n’y a pas de risque ».

Les informations à vous communiquer sont nombreuses. Aussi, vous pouvez vous abonner gratuitement à la Newsletter pour l’instant bimensuelle depuis le site Internet de la Ligue :
http://www.ctanet.fr/vaccination-information/

Le Président, Jean-Marie MORA



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Vœux 2004

Nous remercions les bénévoles pour le travail fait durant cette année 2003, les personnes qui se sont impliquées dans le fonctionnement de la Ligue les personnes qui participent au Comité et les deux permanents présents tout le temps au bureau.

Tous ensemble, nous vous présentons, chers adhérents, nos meilleurs vœux pour cette année 2004 qui marque également celle des 50 ans de la Ligue.

L’assemblée générale devrait (car il manque encore 1 élément) avoir lieu le dimanche 2 mai 2004 à Paris. Elle durera toute la journée, de 9h à 18 h. Pour marquer ce cinquantenaire nous accueillerons des conférenciers et leurs interventions seront publiques. Vous aurez des précisions ultérieurement.

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Libre point de vue sur l'hépatite B et son vaccin


Tout récemment, une conférence de consensus sur la vaccination contre le virus de l’hépatite B s’est tenue à Paris. Les recommandations du jury de cette conférence sont sans surprise : vaccination de tous les nourrissons, rattrapage des vaccinations pour les adolescents, imputabilité des effets secondaires à la vaccination non démontrée.

Au même moment, la Cour de cassation, s’appuyant sur le fait que la relation causale entre cette vaccination et la sclérose en plaques n’était pas démontrée avec certitude, vient de casser le jugement de la cour d’appel de Versailles qui condamnait un laboratoire à verser des indemnités à deux personnes victimes de cette vaccination. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Est-il néanmoins permis, au nom du simple droit au débat, d’apporter un point de vue critique, tant il est vrai, comme l’a dit Beaumarchais, que « sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » ?

Depuis des années, des personnes vaccinées contre l’hépatite B se plaignent de troubles variés plus ou moins graves et se battent au sein de plusieurs associations pour faire reconnaître leur handicap. Il paraît difficile d’imaginer que tous ces cas ne sont en fait que des coïncidences malheureuses.

Dans ses attendus, la cour d’appel de Versailles a retenu qu’en dépit de l’absence de relation causale avérée « des présomptions suffisamment graves, précises et concordantes » permettaient de conclure que « la vaccination a eu un rôle précipitant ou déclenchant de la sclérose en plaques ». Le docteur Marc GIRARD, expert près des tribunaux, fait remarquer (Recueil Dalloz, 17-04-01, 1251-2) que si « les juges demandent aux experts de se prononcer sur un éventuel lien de causalité "direct et certain" entre une immunisation et des complications présumées [..], la méthode d’imputabilité des effets inattendus ou toxiques des médicaments n’a jamais prévu aucun degré de certitude mais s’est constamment limitée aux cinq scores suivants : paraissant exclu/ douteux/ plausible/ vraisemblable/ très vraisemblable. » Il est pour le moins curieux d’exiger une certitude de l’imputabilité d’une complication à une vaccination alors que « personne n’est en mesure de garantir aux demandeurs qu’ils sont immunisés contre l’hépatite B "avec certitude" ».

Au 21 mai 2002, l’AFSSAPS avait recensé notamment 1113 affections démyélinisantes, 36 scléroses latérales amyotrophiques (maladie toujours mortelle), 43 thrombopénies auto-immunes et 14 aplasies médullaires. L’association REVAHB, pour sa part, déplore 25 décès en rapport avec la vaccination antihépatite B dont 17 dus à la sclérose latérale amyotrophique dont l’AFSSAPS ne fait aucune mention. Malgré cela le principe de précaution ne parvient pas à s’imposer. Les animaux paraissent faire l’objet de beaucoup plus de considération. En effet, le 7 novembre 2000, un vétérinaire signalait à l’Agence nationale du médicament vétérinaire l’apparition de la maladie de Carré, survenue chez trois chiens après vaccination contre cette même maladie, et la mort d’un des animaux. Dès le 17 novembre 2000, l’autorisation de mise sur le marché du vaccin incriminé était suspendue ! (J.O. du 28-12-2000). Combien faudra-t-il de victimes humaines pour prendre vraiment le problème en considération à son juste niveau ?

Lorsqu’il a lancé la grande campagne de vaccination des adolescents au collège en 1994-95, Mr DOUSTE-BLAZY a affirmé d’emblée que l’hépatite B était un problème majeur de santé publique. Voyons de plus près ce qu’il en est. 
 
Dès le départ, tout le monde savait que la France est un pays de faible prévalence. Une recherche effectuée par la Faculté de Médecine de Lyon-Nord et portant sur environ un million de personnes de la Courly (Communauté urbaine de Lyon), montrait qu’en 1995 l’incidence de l’hépatite B aiguë était de 1,68 pour 100 000 habitants. Rapporté à l’ensemble de la France, ce taux indiquait une incidence annuelle d’environ 1 000 hépatites aiguës. D’après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (17-1995), les hépatites symptomatiques représenteraient un tiers à un quart des infections totales dont le nombre se serait donc élevé à 3 000 à 4 000 pour cette année-là. Compte tenu des stades d’évolution de la maladie sur plusieurs années, voire plusieurs décennies, ces infections pourront conduire à environ 3 à 400 hépatites chroniques (dont un peu moins d’une centaine d’hépatites chroniques actives), puis à une trentaine de cirrhoses et enfin à moins de dix cancers du foie. Certes, les chiffres de l’INSERM sont supérieurs, mais pourquoi leur accorder plus de valeur qu’à ceux de la Faculté de Lyon ? 
 
Au demeurant est-ce là un tableau si terrifiant quand on sait par exemple qu’il y a eu 8 875 décès par cirrhose alcoolique en France en 1995 ? L’hépatite B est sans doute un grave problème dans les pays de forte prévalence comme la Chine et l’Asie du sud-est, mais certainement pas en France. D’ailleurs, dans le traité d’hépatologie clinique de Benhamou on peut lire sous la plume du Pr DUSHEIKO, à propos des pays de faible prévalence comme la France : « l’hépatite B est essentiellement une maladie d’adultes, survenant typiquement dans des groupes particuliers à haut risque. Dans ces pays, la prévalence des porteurs chroniques de l’AgHBs est faible (<1%), la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire associés au virus de l’hépatite B sont rares et la transmission mère-enfant peu habituelle »
 
Certes, le nombre des complications et décès dus aux infections par le virus de l’hépatite B que nous observons actuellement est supérieur aux estimations mentionnées ci-dessus mais c’est la conséquence d’infections contractées avant le dépistage des porteurs chroniques pour les transfusions sanguines, avant l’usage répandu du préservatif et avant le non partage des seringues chez les toxicomanes. La chute de l’incidence est tout simplement due aux mesures prises pour lutter contre le sida puisque la transmission des deux maladies se fait par les mêmes voies.

Venons-en aux effets secondaires. Il n’est le plus souvent question que des maladies démyélinisantes du système nerveux et, parmi elles, que de la sclérose en plaques, mais qu’en est-il de toutes les autres : sclérose latérale amyotrophique, myélite aiguë, polyradiculonévrite (ou syndrome de Guillain Barré), sans oublier les pathologies musculaires (fibromyalgie, myofasciite à macrophages), les maladies auto-immunes (lupus érythémateux, périartérite, diabète, thyroïdite d’Hashimoto, thrombopénie, aplasie médullaire, vascularites) dont de nombreux cas sont rapportés dans la littérature médicale ? 
 
Les médias ressortent en boucle les deux publications du New England Journal of Medicine de CONFAVREUX et ASCHERIO, sponsorisées par des fabricants de vaccins et portant uniquement sur la sclérose en plaques, qui n’ont pas montré de risque statistiquement significatif lié à la vaccination, sans pour autant écarter un risque faible chez des personnes prédisposées, jugement bien pratique mais assez jésuitique. 
 
En revanche, les médias ignorent superbement les critiques dont ces publications ont fait l’objet, notamment dans les colonnes du NEJM (groupes témoins mal choisis, puissance statistique insuffisante). D’autres études, publiées dans des revues tout aussi crédibles, montrent une élévation du risque relatif de complications après vaccination contre l’hépatite B. « Si les valeurs de ce risque relatif étaient dues au simple hasard, on voit mal pourquoi elles convergeraient systématiquement vers une élévation. » (M. GIRARD, la vaccination contre l’hépatite B, in "Les événements de l’année 2001 en dommage corporel", p.66).

Le jury de la conférence de consensus signale d’ailleurs qu’ « une étude récente, réalisée sur des données provenant de Grande-Bretagne et non encore publiée, a montré une association statistiquement significative » entre vaccination et atteintes démyélinisantes. Le simple principe de précaution n’aurait-il pas voulu qu’on attende précisément cette publication avant de se lancer à nouveau dans des campagnes généralisées de vaccination ?

La plupart des complications sont également observées après une infection naturelle par le virus de l’hépatite B et sont attribuées à un mécanisme immunitaire. On peut donc raisonnablement supposer que l’antigène HBs du vaccin déclenche le même type de réaction.

A cela il faut ajouter les effets adverses liés aux adjuvants, en particulier à l’aluminium pour lequel l’OMS reconnaît un lien probable avec la myofasciite à macrophages.

Quant aux nourrissons et aux jeunes enfants, il semble bien, contrairement au discours rassurant des autorités sanitaires, qu’ils puissent aussi être victimes de complications après vaccination contre l’hépatite B, comme en attestent, par exemple, une étude sur le risque de pathologie rhumatismale chez les enfants de moins de six ans (Ann Epidemiol, 2001, 11, 13-21) et une publication relatant 18 morts subites de nourrissons (Arch Pediatr Adolesc Med, 1999, 153, 1279-82). 
 
En avril 1998, une note de l’Agence du médicament faisait d’ailleurs état de scléroses en plaques, myélites et névrites optiques observées à des âges compris entre 15 mois et 63 ans. Or, à 15 mois, on est encore un nourrisson ! 
 
Au demeurant, quel bénéfice peuvent-ils retirer de cette vaccination compte tenu des modes de transmission du virus, en sachant par ailleurs que le taux d’anticorps chute rapidement (The Lancet, 7-10-1989) ? La réponse est alors, que même en l’absence d’anticorps, la protection demeurerait. Dans ces conditions pourquoi impose-t-on aux personnels médicaux de justifier d’un taux minimal de ces mêmes anticorps ?

Envisageons pour terminer le problème financier. En cette période d’affolement devant le déficit abyssal de la sécurité sociale, il n’est pas inutile de s’interroger sur le coût de ces campagnes de vaccination. 
 
Une étude fort instructive a été conduite par l’équipe de KERLEAU et publiée en 1995 dans la revue Médecine/Sciences (11, 10, 1474-1477). Le coût d’une vaccination généralisée contre l’hépatite B a été mis en parallèle avec le coût du traitement des hépatites évitées en supposant une acceptabilité parfaite de la vaccination, une efficacité de 95% (non atteinte dans la mesure où il y a au moins 15% de non répondeurs) et une incidence des infections de 1‰ (supérieure à l’incidence réelle). 
 
Malgré ces critères optimisés, le constat des auteurs est sans ambiguïté : la politique vaccinale coûte 20 fois plus cher que le traitement des hépatites pour la population générale, très peu exposée, 5 fois plus cher pour les hommes de 15 à 40 ans, un peu plus exposés. Le coût est équivalent pour les homosexuels masculins, la politique vaccinale ne devenant rentable que pour les toxicomanes. Encore convient-il de noter que le traitement des accidents consécutifs à la vaccination n’était pas pris en compte. 
 
On imagine aisément les économies qui seraient réalisées en abandonnant la vaccination généralisée, sans pour autant créer un drame de santé publique, compte tenu encore une fois de la très faible prévalence de cette maladie en France, les sujets exposés à la maladie par leur mode de vie restant bien entendu libres de se faire vacciner. 
 
Quant à dire que la vaccination généralisée permettrait d’éradiquer la maladie, il faut être réaliste. L’hépatite B a la plus forte prévalence dans des pays pauvres, aux ressources médicales limitées... et le vaccin coûte très cher ! 

Michel GEORGET
Agrégé de Biologie
Professeur honoraire des Classes préparatoires aux Grandes Ecoles Biologiques 

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Réunion Internationale de consensus sur la vaccination contre le virus de l'hépatite B


Les 10 et 11 septembre 2003, a eu lieu la Réunion Internationale de consensus sur la vaccination contre le virus de l’hépatite B, à la Faculté de Médecine de l’hôpital Bichat, à Paris.

« Internationale » est un bien grand mot car les experts qui siégeaient à cette réunion étaient tous français, excepté un Belge, deux Suisses et un Américain. Ce dernier, Robert CHEN, du CDC d’Atlanta, est responsable du contrôle de la sécurité des vaccins pour le gouvernement américain et a fortement encouragé les vaccinations.

Quant à Claire-Anne SIEGRIST, pédiatre et chercheur en vaccinologie à l’Université de Genève, elle pourfend régulièrement les adversaires de ce vaccin et affirme que la seule toxicité du mercure dans les vaccins se limite à une banale réaction allergique. Elle travaille avec l’OMS, pour lequel l’immunisation de tous les enfants est une priorité absolue dans tous les pays.

Le Pr BÉGUÉ, de l’hôpital Trousseau à Paris, l’un des principaux responsables de la promotion de ce vaccin, a évoqué « l’excellente réponse immunitaire » du nourrisson et a prôné l’utilisation des vaccin hexavalents, car « les séances vaccinales sont éprouvantes pour la famille, voire pour le médecin ». Il a, en outre, déploré que l’annulation de la campagne de vaccination HB dans les lycées et collèges ait profondément ralenti la vaccination de cette tranche d’âge et semé le doute dans les esprits du public et des médecins. De sa part, on ne pouvait rien attendre d’autre.

Les discours de ces « experts » — répétant inlassablement les mêmes arguments, manipulant des chiffres, mélangeant les données des maladies des pays développés avec les autres et prétendant que les vaccinés étaient protégés à 95 %, alors qu’il est notoire qu’il existe au moins 15 % de non-répondants, n’ont donc surpris personne. Ils pourraient être résumés par l’intervention de Thomas HANSLIK, épidémiologiste à l’INSERM : aucune étude n'a, à ce jour, démontré la réalité d'un risque d'affections neurologiques imputables à la vaccination contre l'hépatite B. Cependant, on ne peut écarter de manière formelle un tel risque, mais il « ne concerne dans tous les cas qu'une minorité d'affections démyélinisantes rapportées sur l'ensemble des cas observés ».

Les affections démyélinisantes semblent être les seules « acceptables » et personne n’a évoqué les maladies telles que le lupus érythémateux disséminé (LED), la périartérite noueuse, la dermatomyosite et la sclérodermie, l’aplasie médullaire, et pas davantage le diabète juvénile insulino-dépendant, les troubles de la vue ou de l’ouïe, toutes maladies qui se manifestent après cette vaccination.

La maladie de Basedow, la maladie d’Hashimoto, le purpura thrombopénique, la leucémie, la sclérose latérale amyotrophie ou maladie de Charcot, qui est une dégénérescence progressive des neurones moteurs et conduit à la mort dans les trois années suivantes, également signalés après cette vaccination, furent évidemment ignorés par ces experts.

Quant aux nombreux cas de cancer signalés par le Dr Marie-Hélène GROUSSAC dans un numéro précédent de notre journal, et qui risquent de se multiplier de façon effrayante d’ici quelques années, ils étaient bien loin des préoccupations de ces experts.

Le Dr CHEN n’a évidemment pas cité les chiffres officiels des accidents de vaccinations advenus aux Etats-Unis entre 1999 et 2002 chez les enfants de moins de six ans ayant reçu le vaccin anti-Hépatite B.

Ces chiffres, communiqués par le VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), organisme d’état, sorte de pharmacovigilance pour la vaccination, sont pourtant éloquents et font état de 13 363 effets secondaires, dont 1 840 hospitalisations et 642 décès. Il est évident que chez les adultes, les accidents sont encore plus fréquents.

Mais les autorités américaines s’accordent pour reconnaître que les données du VAERS, qui dépend de la FDA, ne représentent en vérité qu’un très faible pourcentage des complications survenues, à peine 1 % des cas de réaction grave (cf. Money de décembre 1996), pourcentage confirmé par des études d’experts américains parues dans le très sérieux journal médical Jama du 2 juin 1993 et reconnaissant qu’il se produit une sous-déclaration considérable des complications post-vaccinales : « Bien que la FDA reçoive de nombreux rapports d’effets secondaires, ceux-ci ne représentent vraisemblablement qu’une fraction des réactions graves qui se produisent. [...] seulement 1 % des réactions graves sont rapportées à la FDA ».

Mais en France, où l’information est aux seules mains des laboratoires marchands de vaccins, il n’existe, officiellement, pas d’accidents chez les enfants de moins de six ans puisque, comme l’a si bien dit le Dr LÉVY-BRUHL — et il n’est pas le seul à affirmer ce genre d’ineptie — les bébés ne « risquent rien et leur terrain immunitaire est excellent. Le vaccin leur procurera une immunité durable et ils passeront à côté d’une sale maladie ». Le docteur LÉVY-BRUHL est peut-être spécialiste des vaccinations, mais il ignore tout du système immunitaire des bébés qui ne peut être excellent pour la simple raison qu’il n’est pas encore mature !

Nous savons bien que le pourcentage de mortalité chez les jeunes enfants après ce vaccin n’est pas plus négligeable en France qu’aux Etats Unis. Le REVAHB possède plusieurs dossiers concernant des accidents survenus chez des nourrissons, malgré les dénégations de certains responsables qui admettent des accidents mais jamais chez les nourrissons. Ces accidents sont rares mais ils existent, et pour les parents des enfants touchés le risque était de 100 %.

Toutefois, nous le savons bien depuis Tchernobyl, la France est un pays d’exception. La preuve en est le chiffre officiel des encéphalites post-vaccinales qui, chez nous, s’élève à un cas pour 100 000 vaccinations, alors qu’en Grande-Bretagne, il est de un pour 30 000, en Allemagne, de un pour 11 000 et en Suisse, de un pour 5 000. On se demande pourquoi le simple fait de passer une frontière rend les vaccins jusqu’à vingt fois moins nocifs. Il est donc logique, sinon « normal », qu’il n’y ait « aucun accident », mortel ou pas, chez les moins de six ans en France.

Le Président du Jury, le Dr Marc BRODIN a eu la correction de laisser s’exprimer quelques bémols à la fin de cet enthousiasme vaccinatoire, mais ils furent rares car très peu d’associations de malades et d’usagers de la santé étaient invitées, et certaines qui étaient présentes se sont vu refuser l’entrée de la salle sous le prétexte qu’il n’y avait plus de place. Or, plus de la moitié des places étaient disponibles.

L’intervention de Patricia BASLÉ

Fort heureusement, Patricia BASLÉ, Présidente de l’Association d’entraide aux malades de Myofaciite à Macrophages a pu prendre la parole et nous citons son intervention in extenso :

« Je tiens à vous remercier de nous avoir invités, car généralement nous sommes évités ! Je pense que rapidement, il faudra prendre en compte les Associations de malades qui, elles aussi, deviennent de plus en plus expertes sur les pathologies qu’elles représentent.

 

Je suis surprise que les experts qui sont intervenus n’aient pas de données plus récentes, surtout concernant le nombre de nouveaux cas annuels d’hépatite B en France. Pour ma part, je vais vous donner des chiffres récents qui datent de mai 2003.

La Myofaciite à Macrophages (MMF) n’est pas une maladie franco-française comme j’ai pu l’entendre dire au cours de cette réunion. En effet, les premiers cas de MMF apparaissent dans les pays suivants : Allemagne, Angleterre, Belgique, Corée, Etats Unis, Irlande, Italie, Portugal, Russie, Tunisie.

En France, notre Association a retrouvé 340 personnes atteintes de Myofaciite à Macrophages (MMF) avec biopsie positive à l’appui mais ce chiffre est un minimum car de nombreux cas ne connaissent pas notre Association qui est récente (mai 2001) et ne se sont pas manifestés.

Il se diagnostique actuellement, en moyenne et au minimum : 5 MMF par semaine : 1 à l’hôpital Henri Mondor à Créteil, ( Pr R.K. GHÉRARDI), 1 à l’hôpital de la Salpétrière à Paris (Pr. P. CHÉRIN), 1 à l’hôpital de la Timonne à Marseille (Pr. J.F. PELLISSIER) et 2 pour le reste de la France. Tout en sachant que c’est un vrai parcours du combattant pour arriver à la biopsie.

Un nombre certain de malades présentant tous les symptômes de la Myofaciite à Macrophages (MMF) ne sont pas diagnostiqués pour plusieurs causes : non souvenance de l’endroit de l’injection du vaccin, vaccination qui sont faites ailleurs que dans le deltoïde, biopsie elle-même, car il est difficile de tomber sur le point d’injection exact. Ces personnes non diagnostiquées vont grossir le nombre des Fibromyalgies (qui devient malheureusement la poubelle des cas non résolus).

A la différence de la S.E.P. (sclérose en plaques) ou de toutes autres maladies suspectées, la Myofaciite à Macrophages est la seule maladie où toutes les études vont dans le même sens.

  • Etude du GERMMAD (Groupe d’Etudes et de Recherches sur les Maladies Musculaires Auto-immunes et Dysimmunitaires) menées par des hospitalo-universitaires indépendants.
  • Diverses études faites à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, à l’hôpital Henri Mondor à Créteil et à l’hôpital de la Timonne à Marseille.
  • Etude de l’INVS (Institut de Veille Sanitaire) organisme d’Etat indépendant qui a montré le lien statistique formel entre Vaccins et Histologie de la Myofaciite à Macrophages.
  • Enquête de l’AFSSAPS qui manifestement a montré les mêmes conclusions lors de cette réunion.
  • Et enfin l’étude faite par notre association sur 122 malades, qui rejoint totalement les études citées précédemment. (Cette étude a été remise hier à M. BRODIN, Président du jury et médecin de santé publique à Paris).

Toutes montrent un lien statistique entre une entité et les vaccins aluminiques et, à l’inverse, aucune étude n’a permis de contester ce lien.

Il serait plus sage de reconnaître un effet secondaire lorsqu’il apparaît, même s’il est limité, pour la crédibilité du message sur les bienfaits de la vaccination sur la population générale. Le doute existe et persiste, il n’est pas levé parce que les gens ne vont pas jusqu’au bout, et dans le doute, qu’on soit médecin ou grand public, on vaccine moins parce qu’il y a des incertitudes qui ne sont pas levées et dont on donne l’impression qu’on les occultées.

En résumé :
Il est urgent de mettre à disposition, des vaccins sans adjuvants aluminiques, et sans attendre d’avoir écoulé les stocks.
Il est urgent de redéfinir les populations à risque avec des données actuelles.
Il est urgent de reconnaître la possibilité d’effets secondaires indésirables, ce qui rendra plus crédible la vaccination.
Il est indispensable d’expliquer de façon dépassionnée mais honnêtement l’intérêt et les bénéfices des vaccinations en général, et de l’hépatite B en particulier, parce que l’on connaît et reconnaît les risques. »

Patricia BASLÉ a ensuite ajouté : « J’ai attiré votre attention sur l’émergence catastrophique de cette nouvelle maladie qu’est la Myofaciite à Macrophages. Vous allez prendre des décisions importantes dont vous serez responsables pour le futur. Il vous sera demandé des comptes chaque fois que sera diagnostiquée une nouvelle myofaciite à macrophages après l’application de vos recommandations de vaccination ».

Cette intervention l’a épuisée car elle était en crise aiguë de sa maladie et nous devons admirer son courage de se battre malgré un état de fatigue constant.

En ce qui concerne cette maladie, un problème majeur se pose. Un éventuel lien temporel n’est reconnu que lorsque la complication survient quelques semaines après la vaccination. De même, une plainte avec constitution de partie civile déposée plus de trois ans après la date de la vaccination incriminée est quasi systématiquement rejetée. Dans la mesure où il est maintenant formellement établi que la myofasciite peut se manifester huit ans après l’injection, la justice et ses experts mandatés ne peuvent plus écarter un lien temporel ou une plainte avant ce délai. Il est donc urgent de modifier les articles de loi correspondants.

Intervention de Lucienne FOUCRAS

Officiellement on a diagnostiqué 43 cas de sclérose latérale amyotrophique (SLA) après vaccination anti-HB, mais la sous-déclaration est énorme et représente en moyenne un cas sur 20. Et la recherche du lien est d’autant plus ardue que la SLA est examinée cliniquement dans des centres spécialisés qui appartiennent à l’ARS, association financée par Aventis et qui a refusé de collaborer avec le REVAHB.

Lucienne FOUCRAS fait partie du REVAHB et s’occupe des cas de sclérose latérale amyotrophique. Son mari est décédé de la maladie après avoir été vacciné avec le fameux vaccin, alors que sa santé était florissante. Il est mort dans d’atroces souffrances, entièrement paralysé mais avec sa conscience intacte.

L’entrée de la salle a été refusée à Madame FOUCRAS, mais elle a pu s’y glisser par une porte non gardée. Voici le texte de son intervention :

« Puisque vous avez bien voulu me donner le micro et que je suis venue spécialement de loin pour manifester contre la manière dont était organisée cette conférence, je vais en profiter pour vous dire ce que, jusqu’à présent, nous avons eu tant de mal à faire entendre, et je vais m’exprimer au nom des victimes du vaccin anti-HB, notamment de ceux qui sont morts, ou meurent encore en ce moment même d’une sclérose latérale amyotrophique développée après vaccination anti-HB.

 

Le REVAHB a bien voulu, en effet, me confier ces cas de SLA. J’ai perdu moi-même mon mari d’une SLA associée à un Gougerot-Sjôgren et à une démyélinisation, trois maladies invalidantes en somme, dont la première rapidement mortelle, atteignant un homme en pleine santé jusqu’à sa vaccination. Hasard ? Impossible !

Je viens d’entendre dans cette salle un représentant de l’OMS qui a bien souligné que cette conférence de Consensus, dite Internationale, est en réalité essentiellement franco-française et qu’elle concerne des problèmes spécifiques à la France. Il semble donc que l’OMS, par la voix de cet intervenant, ne tienne pas à s’engager dans une problématique typiquement française. On sait en effet que 50 % des français ont été vaccinés contre 5 % par exemple en Angleterre.

Je remarque que les experts que vous avez choisis sont quasiment tous des partisans convaincus de l’intérêt de ce vaccin, qu’ils ont pour beaucoup d’entre eux des liens d’intérêt avec les laboratoires, et que vous n’avez apparemment pas pensé à inviter d’autres experts tout aussi compétents mais d’avis contraire, comme le Pr Bonnie DUNBAR, le Dr MarK GEIER ou le Dr Marc GIRARD qui a acquis une particulière compétence sur ce dossier, ayant dépouillé à peu près toutes les publications françaises ou étrangères sur le sujet.

Cette partialité interdit un vrai débat contradictoire entre experts et toute crédibilité au consensus que vous allez obtenir des experts présents. On peut dire qu’il est acquis à l’avance.

Je déplore aussi l’absence du Pr Bernard BÉGAUD en charge de la Pharmacovigilance en France, cosignataire des conclusions de la Mission d’expertise sur la politique de vaccination contre l’hépatite B en France en date du 15 février 2002, parmi lesquelles on peut lire : « 46 % des cas notifiés sont survenus dans les 2 mois après la vaccination. Il s’agit là de l’une des plus grandes séries d’effets indésirables recueillis par la pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974 ; ce nombre est d’autant plus élevé qu’il existe une certitude de sous-notification ».

Il me paraît impensable qu’il se soit contenté de déléguer quelqu’un à sa place. Lui qui avait fixé à 3 cas le seuil d’alerte, nous aurions pu lui dire, s’il était venu, que le REVAHB en a 3 000 aujourd’hui, que ce nombre est certainement très au-dessous de la réalité puisque, avec le système de notification spontanée pratiqué en France, seul un cas d’accident médicamenteux sur vingt est signalé à la pharmacovigilance.

Nous aurions pu aussi lui demander pourquoi l’AFSSAPS ne prenait en compte les cas de SEP qu’à partir de la deuxième bouffée, ce qui permet d’éliminer beaucoup de cas notamment chez les enfants, pourquoi aussi on avait limité la fenêtre à deux mois alors que les troubles mettent souvent beaucoup plus longtemps à se manifester, sinon justement pour en réduire considérablement le nombre ; pourquoi enfin il a fallu l’insistance du REVAHB pour obtenir le début d’une étude sur la SLA en automne 2002. Où en est-elle alors que les cas de SLA sont passés de 4 000 en 1998 à près de 10 000 en 2003 ? L’AFSSAPS était-elle donc incapable de prendre cette initiative seule ?

Enfin puisqu’il a été dit dans cette salle que l’épidémiologie en France ne permettait ni de connaître exactement la prévalence du virus de l’hépatite B dans la population, ni le nombre d’accidents dus au vaccin, je me permets de vous signaler qu’en effet le suivi des enfants de sixième vaccinés en 1994 a été d’une indigence quasi totale puisqu’on a perdu de vue 99 % des enfants en question ! Quand vous dites que ce vaccin a une efficacité de 90 %, je suis obligée là aussi de rappeler le propos que le Pr BÉGAUD avait tenu à Eric FAVEREAU (voir le journal Libération du 14/03/2000) : « Ce qui est surprenant, voire inacceptable, c’est que l’on ne sache pas exactement combien de temps une vaccination protège : cinq, dix ou vingt ans ? Et pour quel bénéfice puisque notre pays est de faible endémie ? Et au prix de quels risques ? Aujourd’hui, quand j’entends dire que le risque est nul, c’est grotesque ». Ce n’est pas possible, disait encore le Pr BÉGAUD dans la même interview.

Il est donc bien dommage qu’il ne soit pas là pour répondre à nos questions et à d’autres qui vous ont été posées, auxquelles vous n’avez pas répondu comme sur l’AMM de ce vaccin ou sur les groupages HLA, etc.

J’ai entendu que vous classiez la SEP dans les maladies rares chez les enfants et que donc on pouvait les vacciner, surtout les nourrissons. Raison de plus pour s’interroger sur les cas de SEP qui se déclarent chez les enfants qui ont été vaccinés et sur les cas de démyélinisation qui surviennent à 2 ou à 3 ans, ou chez les pré-adolescents. Et puis, il y a toutes les autres maladies : neurologiques, hématologiques, auto-immunes. La liste en est longue et variée et concerne tous les âges.

Mesdames et Messieurs, vous avez entre vos mains l’avenir de vos enfants, de vos petits-enfants et des nôtres. Vous en avez probablement tous. Votre responsabilité est considérable et vous serez jugés sur les décisions que cette conférence de consensus amènera le Ministre de la santé à prendre avec votre caution. Vous savez. Il vous sera impossible de le nier.

Cependant, je suis sans illusions : étant donné les gens que vous avez consultés, vous allez continuer à prôner ce vaccin. Alors, qu’au moins chacun de vos patients soit averti des risques et de leur gravité, que les diverses pathologies possibles soient inscrites dans le Vidal, que vous préconisiez des dosages d’anticorps avant d’intervenir, et que, si vous décidez de vacciner pour des raisons vraiment impératives, vous fassiez pratiquer un groupage HLA. C’est cher mais les laboratoires qui dépensent tant d’argent pour leur lobbying ont les moyens de baisser leurs prix.

De toute façon la vie humaine n’a pas de prix.

N’oubliez pas, je vous prie, le principe de précaution, que vous avez d’ailleurs, étant médecins, promis de respecter en prêtant le serment d’Hippocrate. Il est surprenant que 2000 ans après, on ait eu besoin de rajeunir la formule. Je vous remercie d’avoir bien voulu m’écouter. »

Après son intervention, elle s’est posé la question : « Avons-nous été entendus ? C’est une autre affaire ! Avons-nous donné un prétexte aux organisateurs pour prétendre que tout se fait dans la transparence et qu’ils ont laissé s’exprimer librement les opposants ? C’est un risque qui n’est pas à négliger et dont nous sommes conscients. Nous aurons cependant prouvé que nous existons, ce qui a toujours été nié, et que nous n’étions prêts ni à nous taire ni à renoncer. »

Il est important de signaler que l’AFSSAPS n’a pris en compte que les 2/3 des cas d’effets secondaires graves et bien documentés, rapportés par le REVAHB.

En avril 1998, le Dr JAKUBOWICZ, alors président du REVAHB, avait déclaré à Science et vie (n°967) : « C’est la première fois qu’un vaccin a des effets secondaires si variés, si graves et si fréquents. Vingt millions de Français sont vaccinés et on estime qu’environ un sur mille (20 000) a été victime d’un accident. Ces accidents couvrent un éventail d’une soixantaine de pathologies, dont la redoutable sclérose en plaques. [...] On ne peut plus douter de la réalité et de la diversité des effets secondaires du vaccin. [...] Il faut s’attendre à voir éclater une affaire de l’ampleur de celle du sang contaminé. »

Et il confirmait à France-soir le 24 juillet 1998  : « Le nombre des accidents est très supérieur aux cas officiellement recensés. On estime qu’environ 1 personne vaccinée sur 1 000 est concernée. »

On sait à présent que 29,5 millions de personnes ont été vaccinées, dont 10 millions d’enfants de moins de 15 ans, ce qui, d’après les calculs du Dr JAKUBOWICZ représenterait environ 30 000 victimes.

Au total, d’après un rapport daté du 21 mai 2002, l’AFSSAPS a recensé :

  • 1 012 affections démyélinisantes centrales dont 802 cas de sclérose en plaques,
  • 101 affections démyélinisantes périphériques (parmi lesquelles le syndrome de Guillain-Barré),
  • 36 scléroses latérales amyotrophiques (SLA),
  • 43 thrombopénies auto-immunes,
  • 14 aplasies médullaires.

Il est évident que ces chiffres ne représentent qu’une infime partie des accidents graves, les autres n’étant, en général, pas signalés. Il n’existe aucune raison pour que la sous-déclaration soit, en France, inférieure à celle qui existe aux Etats-Unis.

Le REVAHB est toujours mis en avant comme le détenteur de tous les dossiers litigieux concernant ce vaccin, mais toutes les victimes ne le connaissent pas et de nombreuses associations d’usagers ont, dans leurs dossiers, de très nombreux cas qui ne sont pas répertoriés par le REVAHB, ni par l’AFSSAPS : tumeurs du tronc cérébral, syndrome de West (spasmes en flexion) chez des enfants, sarcoïdoses, thyroïdites, insuffisances surrénaliennes, lupus, et des dizaines de scléroses en plaques, spondylarthrites  ankylosantes et des morts inexpliquées chez des adolescents ou les nourrissons.

Une autre pathologie de l’enfant n’est jamais évoquée parmi les complications du vaccin anti-hépatite B. Il s’agit de l’arthrite juvénile chronique dont la fréquence a plus que doublé depuis dix ans, passant en France de 5 000 à 10 000 en 1990 à plus de 20 000 actuellement. Depuis la mise en route de la campagne de vaccination de masse, cette affection qui se manifestait chez les enfants avant la deuxième dentition, touchant davantage les fillettes, semble maintenant frapper autant les deux sexes avec de plus en plus de nourrissons. Malgré la désinformation, de plus en plus de parents mettent en cause les vaccinations et notamment le vaccin anti-hépatite B.

Plusieurs pédiatres ont signalé de graves dépressions chez les adolescents, certaines avec désirs de suicide. Personne n’a rien publié officiellement sur ce sujet très prèoccupant.

Il est ainsi fort probable qu’il existe, à travers la France, des milliers de cas d’effets secondaires graves non recensés, soit par négligence, soit parce que personne n’a fait le rapprochement entre la vaccination et la maladie, soit parce que nombreux sont ceux qui se refusent à parler de leurs problèmes de santé, par pudeur ou par crainte de l’opinion des autres. J’ai personnellement rencontré des dizaines de personnes qui m’ont avoué avoir tu leur maladie et des dizaines d’autres qui refusent de porter plainte, soit par « peur de représailles », soit par manque de moyens, soit parce que leur maladie semble les avoir privés de toute envie de révolte.

Mais nos experts n’ont pas hésité à proclamer que les accidents survenus tout de suite après la vaccination relèvent de la pure coïncidence et que les liens que les malades cherchent à établir n’ont aucun fondement scientifique.

À ce sujet, le Dr CHEN, expert intervenant dans cette réunion de consensus, avait trouvé une explication toute simple, lorsqu’il apprit, il y a quelques années, le nombre croissant des rapports d’accidents dus au vaccin anti-hépatite B aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. Il a alors révélé que son analyse « scientifique » le menait à penser qu’ « il appartient à la nature humaine d'attribuer une cause à presque tout ce qui précède une tragédie ». Les malades qui étaient dans la salle auraient été enchantés de connaître cette déclaration.

L’irresponsabilité des experts
 
Nos éminents professeurs « experts » sont bien placés pour savoir qu’en cas de catastrophe déclarée — pour l’instant, elle est occultée —, nantis de l’absolution générale, ils nous expliqueront avec des trémolos dans la voix que les décisions incriminées étaient justifiées par les « données actuelles de la science », d’autant qu’à présent, à la notion de « responsable mais pas coupable », s’est ajoutée celle de « coupable mais pas condamnable », prononcé pour certains hommes politiques dans l’affaire du sang contaminé et qui a été confirmé par l’abominable non-lieu prononcé en faveur des experts, beaucoup plus responsables que les politiques relaxés.

Devant l’accumulation des preuves de la toxicité des vaccins, les agences de sécurité sanitaire des Etats ou de la communauté européenne devraient prendre dans les plus brefs délais des mesures respectant enfin les principes de précaution et de sécurité dont on parle tant et qu’on applique si rarement.

Un bilan rigoureux de la politique vaccinale devrait également être établi par un collège d’experts indépendants de tout lobby pharmaceutique ou financier. Toutes les complications vaccinales devraient être référencées et chaque dossier analysé en détail. Des recherches sérieuses et véritablement « scientifiques » sur les effets des vaccins et de leurs constituants devraient également être développées.

Quant aux usagers de la santé, ils devraient refuser de confier aux Pouvoirs Publics le droit de nous imposer ces vaccins inutiles et dangereux au nom de la solidarité publique.

Le résultat de ce consensus devrait être divulgué dans les prochains jours, mais ceux qui assistaient à cette réunion craignent que les dés ne soient pipés d’avance et que la pression vaccinale anti-HB s’accentue avec tout son cortège de désinformation. Affaire à suivre.

Sylvie SIMON

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AFRIQUE ET VACCINATIONS - Chroniques d'un voyage au Congo

Alors que Le Monde fait l’apologie du programme d’éradication de la poliomyélite de la planète (dossier de 4 pages dans la parution du 30 octobre 2003), des voix discordantes expriment un discours plus réservé dans de nombreux pays en voie de développement soumis à des campagnes de vaccinations aveugles et probablement meurtrières. En effet, si la presse relève l’efficacité des agents vaccinateurs et présente des statistiques « encourageantes » sur le taux de couverture vaccinale, aucun média ne reste dans les quartiers et les villages pour constater les dégâts consécutifs à ces campagnes massives.

Au Congo, suite à des abus d’autorité ou de dysfonctionnements lors des précédentes journées nationales de vaccination « porte-à-porte », des associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé des faits troublants et se sont engagées à apporter une information pluraliste sur le sujet des vaccinations.

Des conférences sur les enjeux de la vaccination dans la cadre des soins de santé primaire en République du Congo ont ainsi eu lieu à Kinshasa et à Lubumbashi du 16 au 22 juillet dernier. Ces conférences, organisées à l’initiative de deux associations congolaises de défense des droits de l’homme, les COJESKI (Collectif des Organisations des Jeunes solidaires du Congo-Kinshasa) et la "V.S.V." (la Voix des Sans Voix), ont pu se tenir grâce à la collaboration financière d’une association canadienne, "GMCD / CANADA" (Dialogue Multiculturel Global) représentée par le Pr Annick LAMBERT de l’Université du Québec.

En 2001, l’OMS et l’UNICEF, avec l’aide financière des Rotary Clubs et du Vaccine Fund de Bill GATES, avaient organisé des journées de vaccination « Porte à porte » visant à vacciner par voie orale tous les enfants de moins de 5 ans contre la poliomyélite sur l’ensemble du territoire du Congo.

Vaccinations systématiques contre la polio dans un pays bouleversé par la guerre civile.

Malgré l’état de guerre, les agents vaccinateurs avaient pu opérer dans toutes les zones du pays, occupées ou non. Mais ce consensus n’était que façade car de nombreux parents et médecins ont manifesté quelques résistances face au zèle intempestif des agents vaccinateurs qui, mission oblige, vaccinaient aveuglément tous les enfants, quel que soit leur statut vaccinal antérieur.

Des parents, qui avaient déjà fait vacciner leurs enfants chez leur médecin habituel se sont vu obligés de céder à la pression menaçante des agents vaccinateurs, souvent recrutés sans tenir compte d’une quelconque compétence médicale.

Les parents qui refusaient la vaccination pour leurs enfants ont été battus, parfois enfermés. Ailleurs, des enfants vaccinés chez le père le matin étaient vaccinés à nouveau le soir chez la tante. Dans un autre endroit, un agent vaccinateur éleveur de poulets a vacciné les enfants de son secteur avec le vaccin contre la peste aviaire.

Ce ne sont que quelques-un des incidents rapportés et vérifiés.

Ces dysfonctionnements n’ont pas empêché de nouvelles journées nationales de vaccinations systématiques en 2002 puis en 2003, avec toutefois une différence de taille en 2003 : seules les régions frontalières seront concernées. La raison officielle invoquée est que les journées de 2001 et de 2002 ont connu un tel succès qu’il n’est plus indispensable de renouveler l’opération, et qu’il faut toutefois élever un rempart face aux menaces représentées par les populations non vaccinées des pays voisins. La raison non formulée semble plutôt liée à un manque de moyens financiers.

Intervention de associations de défense des droits de l’homme.

Face aux abus constatés lors des premières journées de 2001, les « Cojeski » et les « VSV » ont interpellé le directeur du PEV (Programme Elargi de Vaccination) au cours d’une émission télévisée et se sont permis d’évoquer la possibilité d’une approche moins unanime quant au bien fondé de cette vaccination systématique. Les membres de l’association ont demandé au directeur du PEV s’il acceptait un débat contradictoire sur la question.

Rendez-vous a été pris et une première réunion publique s’est déroulée à Kinshasa le 16 juillet dernier réunissant le Pr Annick LABERT (GMCD – Canada), les Drs Didier TARTE et Jean-Pierre EUDIER (France), le Pr Dr MUYEMBÉ de l’Institut National de recherche biologique " INRB / RDC ", le Dr WELO ancien directeur du programme élargi de vaccination " PEV / RDC " , le Pr MULUMBA professeur de parasitologie de la Faculté de médecine de l'Université de Kinshasa .

Il est assez étrange de constater que le directeur du PEV qui avait accepté ce débat s’était fait excuser, ainsi que les représentants de l’OMS, de l’UNICEF et des autres associations partenaires à ces journées.

La faculté de médecine ouvre ses amphithéâtres et encourage un discours sans langue de bois.

Le débat qui s’est engagé au cours de cette journée a fait ressortir un certain nombre de points de vue très révélateurs d’un manque d’informations générales, tant au niveau des populations que des membres du corps médical.

À l’appel des organisateurs, nombre de journalistes, de parents, de médecins étaient présents. Tous attendaient un discours d’opposition, mais les intervenants se sont bien gardés d’exprimer une désapprobation systématique.

Chacun s’est exprimé en mettant l’accent sur les principes généraux

Ainsi le Pr MULUMBA, chef de service de parasitologie à la Faculté de médecine de l'Université de Kinshasa a exprimé sa surprise de constater que les enfants vaccinés lors de ces journées de vaccination ne recevaient aucun document attestant de la vaccination. A l’inverse, il s’étonnait de l’obligation faite aux propriétaires d’animaux domestiques de devoir présenter, à toute réquisition de l’autorité, le précieux certificat de vaccination contre la rage. Ici aussi, les autorités ont plus de considération envers les animaux qu’envers les enfants.

Le Dr WELO, ancien directeur du programme élargi de vaccination " PEV / RDC ", a expliqué comment les agents vaccinateurs recevaient, pour cette mission ponctuelle, une rémunération correspondant au salaire annuel d’un fonctionnaire. Il expliquait d’autre part que les moyens financiers mis en œuvre pour prévenir d’une maladie qui ne représentait que la 24ème priorité de santé publique dans le pays aurait permis la réhabilitation de plusieurs centaines de centres de soins de santé primaire ($1 US par enfant soit 10 millions de dollars pour l’ensemble du pays).

Le Pr MUYEMBÉ, directeur de l’Institut National de Recherche Biologique " INRB / RDC " (institut anciennement dirigé par des membres de l’institut Pasteur et qui travaillaient principalement sur le sida), a montré comment dans cet immense pays, des montagnes de selles prélevées sur des enfants victimes de paralysies flasques pour analyse, étaient acheminées à grand frais vers les laboratoires d’analyse d’Afrique du Sud pour constater la présence 
– d’entérovirus non polio dans les selles de ces enfants (80 %),  
– de virus polio d’origine vaccinale (15 %), 
– de virus polio sauvage chez 5 % des enfants ayant un statut vaccinal satisfaisant. 
Cette brillante présentation n’aura servi qu’à démontrer que les statistiques sont au médecin ce que le réverbère est à l’ivrogne, elles le soutiennent plus qu’elles ne l’éclairent (Pr ESCANDE).

Partage d’expériences à l’Université.

Le danger, quand on médite, c’est qu’on comprend des trucs (CAVANA dans Charlie Hebdo).

Les docteurs EUDIER et TARTE ont pour leur part présenté l’historique de la vaccination, les bénéfices attendus et les échecs tus. Ils ont mis l’accent sur les risques liés aux modes de fabrications des vaccins, les risques liés aux franchissements de la barrière d’espèce. Ils ont montré les contre-indications liées aux conditions de santé des enfants : malnutrition, parasitoses, carences, maladies chroniques ou aiguës liés à la guerre et à ses conséquences sur les approvisionnements alimentaires déficients. Les gens ont fui les zones de guerre pour se réfugier dans les grandes villes rendant les conditions d’hygiène déplorables. Les risques graves liés aux déficits immunitaires, très nombreux dans cette partie de l’Afrique, ont été ensuite abordés. Dans le contexte local, la relation Vaccin/Sida prenait soudain un sens. Aujourd’hui en occident, ne reconnaît-on pas la contre-indication majeure de vacciner un sujet immuno-déprimé avec un vaccin à virus vivant ?

Le succès de cette journée a entraîné de nombreuses réactions, d’abord réservées, de la part des professionnels de la santé, habitués à un discours rassurant, puis les langues se sont déliées. Les dénonciations des abus de la part des agents vaccinateurs ont été rapportés par les personnes présentes.

Le lendemain, une station de télévision a ouvert les portes de ses studios aux invités canadiens et français, puis les professeurs de la faculté de médecine de Kinshasa celles du campus pour cette présentation inhabituelle suivie par de nombreux étudiants qui auraient toutefois souhaité un discours plus tranché.

En fait l’objectif n’était pas de condamner la vaccination dans son principe, mais d’apporter à chacun, professeurs, médecins ou parents, des éléments rationnels d’appréciations, leur permettant de présenter aux autorités politiques un discours responsable plus en lien avec les réalités du terrain.

Des empêcheurs de penser en rond ?

Malgré une tentative des autorités policières de faire annuler la première journée à Kinshasa, le discours des objecteurs à la vaccination, pour une fois, n’a pas été étouffé. Et grâce à un « ange gardien », proche de la Présidence, le débat s’est poursuivi à Lubumbashi où le recteur de l’Université, puis le Doyen de la faculté de médecine ont présidé diverses réunions où le sujet des vaccinations a été abordé.

Au cours d’une réunion avec le recteur, un de ses conseillers, historien, a rappelé que le refus de la vaccination avait été à l’origine de la mutinerie de Luluabourg en 1941 et avait entraîné l’exécution de supplétifs congolais.

Devant les chefs de service du Centre Hospitalier Universitaire de Lubumbashi, le Dr TARTE a montré le lien historique entre la mise au point des cultures cellulaires par le Dr Alexis CARREL dans les années 30 et la production des vaccins à virus (polio) des années 50. Illustrant ainsi comment l’histoire de la biologie permet d’établir la relation entre vaccination et OGM et le principe du franchissement de la barrière d’espèce [1].

Par ailleurs, il a expliqué comment le vaccin, fabriqué à partir de souches cellulaires d’origine animale apporte inévitablement des résidus de fabrication. Ce sont les enzymes pouvant agir intempestivement sur le noyau des cellules ; ou encore les ADN ou ARN capables de véhiculer un message étranger, ainsi que d’autres additifs ou protéines potentiellement cancérigènes. Ces substances injectées, lors de l’inoculation vaccinale, même en infime quantité et malgré toutes les précautions de purifications, constituent de véritables bombes à retardement.

L’inoculation de ces produits à l’ensemble de la population d’un continent, n’augmente t-il pas le risque d’accident ? Il faudra plusieurs décennies avant de remarquer ces accidents. Et combien d’années encore pour comprendre ?

A partir de là le débat s’est développé et enrichi des réflexions de chacun des participants sur le terrain de l’immunité et les différents aspects de l’immunodéficience en général et du sida en particulier. Les invités ont relevé l’étrange cartographie du sida : le sida s’étend au fur et à mesure que les maladies vaccinales régressent ou du moins à mesure que la couverture vaccinale s’étend territorialement.

La visite du Campus universitaire de Lubumbashi.

Le séjour à Lubumbashi s‘annonçait enchanteur, la ville est coquette, le climat, vivifiant le matin, restait agréable toute la journée contrairement à celui de Kinshasa où la pollution s’ajoute à la chaleur étouffante.

L’accueil était chaleureux, notre véhicule, baptisé Tintin, correspondait à l’esprit de notre équipage. Ce cadre paradisiaque s’est soudain transformé en cauchemar avec la visite du campus universitaire.

Le campus, construit peu avant l’indépendance en 1960 était conçu pour accueillir 2 000 étudiants. Dix bâtiments, dispersés sur la savane, disposaient chacun à l’origine de cuisine collective et de blocs sanitaires.

Aujourd’hui, le nombre d’étudiants admis à la cité universitaire est de 20 000. L’alimentation en eau des blocs sanitaires s’est tarie depuis des années. Un robinet, au pied de chaque bâtiment apporte l’eau nécessaire à la toilette, à la lessive, à la cuisine et à la boisson.

L’eau est charriée dans les étages, puis rejetée, après usage, par les fenêtres au même titre que les ordures ménagères qui s’accumulent au pied des bâtiments.

Devant cette situation dramatique, les risques d’épidémies sont évidents et permettent de comprendre combien les campagnes de vaccinations deviennent absurdes dans un tel contexte d’insalubrité.

Faut-il attendre une épidémie de typhoïde ou de choléra sur le campus de Lubumbashi pour prétexter une vaccination systématique de toute la population du pays contre ces maladies comme ceci a été le cas pour la campagne de vaccination contre la poliomyélite ?

En effet, pour justifier les campagnes systématiques de vaccination contre la polio, les autorités sanitaires se sont appuyées sur les quelques cas de polio survenus en 1995 à Mbuji Mayi dans la province du Kasaï, alors que l’ensemble du pays était quasiment épargné par la maladie.

Ce que les autorités taisent, c’est que la fièvre du diamant est responsable de cette épidémie. Des milliers d’individus, agriculteurs, éleveurs, ont abandonné leurs champs et leurs villages pour venir s‘agglutiner autour des concessions minières. Des bidonvilles ont remplacé les villages traditionnels et aucune infrastructure sanitaire n’a suivi. Hommes et bêtes se sont abreuvés à l’eau de la rivière, quant aux latrines, elles sont inexistantes. Il est normal que dans ces conditions dégradées, des enfants aient contracté la polio.

Depuis que les blocs sanitaires du Campus ne sont plus opérationnels. La savane environnante a été baptisée « bloc XI ». Dans le contexte de guerre civile de ces dernières années, un gouverneur de la province avait envisagé de couper les hautes herbes autour du campus pour mieux surveiller les abords de la ville face aux envahisseurs. La révolte étudiante qui en a suivi a fait avorter le projet. Le bloc XI reste le seul endroit où les étudiants ont un peu d’intimité.

Dans ce contexte expliqué aux étudiants, la vaccination devient futile, voire absurde et montre que la première action indispensable concerne l’hygiène et l’accès à l’eau potable.

Que faire ?

« Et si ce que l’on nomme progrès n’était qu’une façon de changer de malheur » (Françoise GIROUD).

Combattre les programmes de vaccination nécessite de proposer des actions alternatives efficaces et réalisables économiquement. Le contexte socio-économique du continent africain est à des années lumière de notre modèle européen. Les experts envoyés sur le terrain sont souvent conditionnés et préparés à tenir un discours s’appuyant sur la peur et les solutions clé en main des laboratoires.

Pour ceux qui connaissent l’Afrique, la réalité du terrain est totalement différente. Nombre d’Africains, en zones rurales bénéficient encore aujourd’hui d’une solide constitution, d’une alimentation abondante quand la guerre ne vient pas perturber le travail du paysan et empêcher l’acheminement des produits. N’est-il pas surprenant de constater que l’acheminement des vaccins, produits très sensibles à la rupture de la chaîne du froid, se fasse en toutes circonstances dans les zones les plus reculées du continent, franchit les lignes de front, suscite des cessez-le-feu alors que la nourriture, abondante souvent, pourrit sur place ici et manque à quelques centaines de kilomètres de là ?

Les campagnes de vaccinations faites à grand renfort d’aides financières provenant de la générosité de nos concitoyens servent avant tout à donner bonne conscience aux donateurs, mais démobilise, voire déstabilise, les populations des pays bénéficiaires de ces dons.

Les Africains seuls, par leur capacités créatrices et leurs initiatives peuvent trouver les solutions à leurs difficultés. Rappelons-nous le proverbe qui propose d’apprendre à pêcher plutôt que de donner le poisson.

Les nombreuses expériences menées sur le terrain par des équipes « anti-conformistes » s’avèrent souvent efficaces. Tant sur la lutte contre le Sida [2], qu’à propos des programmes alimentaires.

Ainsi, outre les expériences originales proposées et mises en œuvre avec succès [3], nous voudrions évoquer la culture du tilapia en étang. Ce poisson à la chair délicate a l’étrange faculté de se nourrir des excréments d’hippopotames [4].

Par sa fonction d’éboueur, il participe à l’épuration de l’eau et contribue entre autre à l’élimination des parasites responsables de la bilharziose.

Ainsi, une communauté villageoise qui élève des tilapias bénéficie de plusieurs avantages : elle dispose d’une source de protéine et assainit en même temps l’eau qui servira à irriguer ses plantations sans crainte des parasites.

Ceci nous éloigne du sujet, penserez-vous !

Bien au contraire. Une bonne immunité est la conjonction de divers facteurs : une alimentation saine et équilibrée, un accès à l’eau potable pour l’hygiène et l’alimentation, l’abandon de l’usage intempestif de médicaments, l’absence de stress, de pollution etc. La vaccination sur des sujets carencés, parasités et immunodéprimés par ailleurs, aggrave la situation, désoriente les populations, qui constatent que le système de santé se dégrade chaque jour davantage, perd de son efficacité et ne répond plus aux attentes des médecins et usagers. Ces dysfonctionnements ouvrent la porte aux médecines de l’âme et encourage la prolifération de sectes et d’officines de charlatans.

Tout devient important et tout est à repenser.

L’Afrique a besoin d’idées simples, faciles à mettre en œuvre et non pas de campagnes coûteuses, inefficaces, voire dangereuses à long terme et venant toujours de l’extérieur comme le sont les campagnes de vaccinations ou les cultures avec des semences OGM. 

Dr Didier TARTE
Dr Jean-Pierre EUDIER


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Notes
1. C'est ainsi que le Pr François GROS, ex directeur de l'Institut Pasteur, conseiller du Premier Ministre Laurent FABIUS au moment de l'affaire du sang contaminé et secrétaire perpétuel de l'Académie de Médecine, se félicite dans son livre Le Secret des gènes que le vaccin contre l'hépatite B réalise la première application industrielle commercialisée du génie génétique. Cela illustre la parfaite corrélation entre un vaccin et un OGM. Ainsi, ce que nous refusons dans notre assiette a pu et pourra encore nous être inoculé. C'est sans doute pour cela que les experts s'efforcent à tout prix d'empêcher toute mise en cause concernant ce vaccin comme ils l'ont prétendu lors de la récente conférence de consensus sur la vaccination anti-hépatite B, qui s'est tenue les 10 et 11 septembre derniers à Paris. Mais, depuis le 18 juin 2003 la justice a conclu à un non-lieu vis-à-vis des expertsscientifiques et médicaux dans l'affaire du sang contaminé. Désormais les experts sont assurés d'une immunité totale.

2. Votre Santé , novembre 2001.
« Une expérience de terrain en Tanzanie : faire la guerre à la misère pour vaincre le Sida en Afrique ».
  
3. Cf. note n°2 - Contact : Les Amis de Partage Tanzanie, 21 rue de l'Abbé Naudin, 31200 TOULOUSE. Tél 05.61.57.52.28
Partage Tanzanie : PO Box 1404, Bukoba, Tanzanie
Tél 00.255.282.222.247 - Fax 00.255.282.222.246.

4. Mets de choix présent en France à la carte d'une chaîne de restaurants au nom évoquant l'Afrique et ses animaux, et introuvable en Afrique en dehors de certaines zones.



$O$ : Lecteurs, économisez vos dons à l’UNICEF et contribuez à la diffusion de la connaissance en envoyant des livres destinés aux bibliothèques des facultés de médecine de Kinshasa et de Lubumbashi. 
 
Le coût d’envoi de livres est élevé. Une contribution financière aux frais d’envoi est acceptée.

Merci d’envoyer vos dons l’adresse suivante :
Jean-Pierre EUDIER
C/o F.M.M. ZA, 7 Rue André Charles Boulle 92160 ANTONY

Dr Jean-Pierre EUDIER : 06.62.18.34.12

Dr Didier TARTE : 02.32.62.03.64.

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Nouvelles brèves

Affaire ARILOTTA

Vous aviez dans « Réalités et vaccinations » de septembre 2003, une pétition pour soutenir cette famille.

Seul le référé a été jugé et gagné, mais l’affaire ne viendra au fond que dans un an ou deux. Donc la pétition continue.

Les enfants sont de nouveau en classe et pour 3 mois (art. R. 3111-17 du CSP). Pour préparer la suite, nous avons envoyé une sommation interpellative aux deux maires et à l’inspecteur d’académie, demandant :

  • où faire pratiquer les examens préalables aux vaccinations,
  • où trouver du BCG sans produit bovin,
  • où trouver de vrais vaccins efficaces,
  • où trouver des vaccins sans effets secondaires indésirables ?

concluant que si aucune réponse n’était donnée à ces questions, la contrainte vaccinale équivaudrait « à une mise en danger de la vie d’autrui » qui nous obligerait à porter plainte pour ce motif.

De cette manière, après le délai de 3 mois, une plainte étant en cours d’instruction, les enfants pourraient continuer à fréquenter l’école. 
 
A suivre…

Affaire CURTELIN

Terry CURTELIN est décédé après un vaccin Infanrix®. La Ligue s’est constituée partie civile dans cette affaire.

Le jugement devait être rendu le 25 novembre. Le procureur avait demandé une interdiction d’exercer de 5 ans à l’encontre du médecin vaccinateur.

La Présidente a jugé que les expertises n’étaient pas concluantes. Elle redemande une expertise complémentaire.

A l’énoncé de cette demande, les médecins amis de l’accusé ont fortement applaudi. La Présidente du tribunal correctionnel a manifesté son mécontentement en déclarant ces applaudissements déplacés.

Lorsque Madame CURTELIN a quitté la salle d’audience, une femme, certainement très proche de l’accusé s’est précipitée vers elle en la traitant de « pouffiasse ». Quel irrespect de la part de corp constitué pour une mère qui a perdu un enfant.

A suivre…

BCG

Les deux arrêtés du 26 février 1965 concernant l’obligation du BCG visant les personnes qui manipulent du lait et produits laitiers, de la viande, de la charcuterie, du pain, des biscuits et pâtisseries, des glaces, des crèmes glacées, de la confiserie et des conserves par le froid, et celui du 12 juillet concernant les employés des entreprises de transport par fer, public par route, par air, mer et eau sont abrogés au J.O 234 du 9 octobre 2003.

Le décret régissant ces deux arrêtés ayant été abrogé en 1996, ces arrêtés se trouvaient abrogés « de facto » mais certaines entreprises continuaient à exiger le BCG. Donc cette abrogation est plus nette.

Le 19 novembre 2003, j’ai pu questionner, au cours d’un bref entretien privé, monsieur Jean-François MATTEÏ sur l’obligation du BCG. Il m’a d’abord répondu qu’il n’était plus obligatoire. Devant mon incrédulité, il m’a dit que « c’était dans l’air du temps ». C’est dans l’air du temps mais comme le décret n’est pas encore signé, les enfants non vaccinés sont toujours refusés en crèche, école, etc. 
Il m’a promis de s’en occuper. Comme je n’en crois rien, je harcèle son cabinet pour qu’on me donne la solution.

Jean-Marie MORA

R&V. Non, contrairement à ce que certains ont cru, l'obligation du BCG n'est pas abrogée, la primo-vaccination reste obligatoire. Cela est confirmé par le ministre de la Santé dans sa réponse à la question n° 25064 de M. Jean TIBERI, député, parue au J.O. du 8 décembre 2003.

D'autre part, l'arrêté du 15 septembre 2003 (J.O. du 30 septembre 2003) « fixant les mesures (...) relatives à la prophylaxie (...) de la tuberculose des bovinés et des caprins » n'a pas manqué de nous interpeller.
A l'article 8 on lit : « la recherche des animaux tuberculeux est fondée sur le diagnostic clinique ou allergique (...). Les manifestations de l'allergie sont appréciées au moyen de procédés d'intradermotuberculinisation exécutés à l'aide de tuberculines (...). A ce titre, la vaccination (...) est interdite. »
A l'article 13, il est dit : « le troupeau obtient la qualification "officiellement indemne de tuberculose" lorsque tous les bovins (...) ont été soumis avec résultat négatif à deux intradermo. »
A l'article 18, on apprend que : « tout boviné présentant une réaction allergique non négative (donc positive) (...) ne peut être introduit dans le troupeau ». 
Enfin l'article 37 prévoit que « par dérogation à l'article 8, le directeur départemental des services vétérinaires peut autoriser la vaccination antiparatuberculeuse (...) sur demande écrite du propriétaire. »

Cet arrêté appelle de notre part les remarques suivantes : 

  1. la recherche de tuberculose peut être faite par diagnostic clinique ou allergique (test). Or, pour les enfants, seul le test est pratiqué et reconnu.
  2. la vaccination avant recherche est interdite. Or, pour les nourrissons, on vaccine par le BCG sans test préalable.
  3. les bovins doivent rester négatifs et nos enfants être positifs.
  4. la vaccination peut être pratiquée si le propriétaire le demande. Pourquoi ne pas accorder aux parents la possibilité de demander la vaccination par le BCG au lieu de l'imposer par l'obligation légale ?

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FAUT-IL ACCEPTER LES INTERVIEWS ?

Depuis une époque relativement récente, il devient moins tabou de parler des problèmes liés aux vaccinations.
De fait, un certain nombre de demandes nous sont adressées pour des interviews ou pour participer à des émissions radiophoniques ou télévisées. La première réaction est d'accepter, en se disant qu'il faut profiter des occasions où l'on propose de nous donner la parole. L'expérience aidant, je crois qu'il faut être très circonspect, et malgré cela il est très difficile d'échapper à la manipulation.

Lorsqu’il s’agit d’une émission de radio diffusée en direct, les risques ne sont pas trop grands, sous réserve toutefois que le meneur de jeu répartisse équitablement le droit à la parole. Il en est de même pour les émissions télévisées. J’ai ainsi participé à une émission pour la chaîne KTO, enregistrée dans les conditions du direct c’est-à-dire sans montage postérieur à l’enregistrement. J’étais opposé à trois médecins qui ont présenté leur discours habituel : les vaccinations ont permis d’éradiquer la variole, des milliers de vies sont sauvées chaque dans le tiers monde, on résoudra le problème du sida grâce à un vaccin, etc…Lorsque j’ai eu enfin la parole il m’a été impossible de rectifier toutes les erreurs ou approximations que je venais d’entendre, au point qu’il m’a fallu un peu plus tard couper la parole à l’un des participants pour placer mes propos. Globalement, l’émission m’est toutefois apparue assez positive. Malheureusement, cette chaîne n’a qu’une audience confidentielle, pour ceux qui sont abonnés au câble.

Il m’a été donné de vivre une expérience beaucoup plus désagréable avec l’émission du Magazine de la santé de Michel CYMES et Marina CARRÈRE D'ENCAUSSE sur la 5e chaîne. Une équipe de trois personnes est arrivée chez moi pour une interview sur les vaccinations, notamment contre la rougeole et l’hépatite B. Cette entrevue devait s’inscrire dans un ensemble comportant des entretiens avec des parents refusant les vaccinations et avec des médecins, suivi d’un enregistrement sur plateau télévisé.

L’enregistrement a duré près de trois heures avec une véritable mise en scène où l’on me faisait entrer dans mon bureau, puis taper quelques lignes sur mon ordinateur, prendre un livre et le feuilleter en faisant mine de prendre des notes, etc.., le tout répété à trois ou quatre reprises. De cet ensemble il est resté 40 secondes (vous avez bien lu quarante secondes !). Mais le plus grave, c’est qu’au montage mes propos ont été tronçonnés, entrecoupés par ceux d’un médecin, ce qui me faisait dire le contraire de ce que j’avais exprimé.

Ainsi, j’avais montré, graphiques à l’appui, que la mortalité par rougeole avait diminué de 99,5% depuis le début du XXème siècle malgré une augmentation de 30% de la population. J’avais également montré, revues à l’appui, qu’avant la mise en place des campagnes de vaccination contre la rougeole en 1983, cette maladie était considérée comme tout à fait bénigne et qu’il n’était nullement envisagé de vacciner l’ensemble de la population infantile. Le caméraman a pris en gros plan des passages de ces revues médicales.

J’expliquais ensuite qu’il y avait eu une réduction extraordinaire du nombre des cas mais qu’on avait déplacé le problème puisque la rougeole apparaît maintenant chez les adultes et chez les très jeunes nourrissons qu’on ne peut pas encore vacciner et pour lesquels la maladie est beaucoup plus grave qu’elle ne l’est chez les enfants. On a donc mis le doigt dans un engrenage dont il sera difficile de sortir.

Au montage, mon interview a été morcelée. Exit les graphiques et les gros plans sur la littérature médicale. Mon intervention commence par le passage où j’explique (26 secondes) que dans les années 70 la rougeole était considérée comme bénigne, qu’il serait inutile de vacciner systématiquement puis qu’en 1983, parce qu’un vaccin vient d’être mis au point, la rougeole devient subitement une maladie aux conséquences graves souvent méconnues.

Est alors intercalé un reportage concernant un enfant non vacciné, décédé d’une complication de la rougeole (encéphalite). Les images étaient suffisamment fortes pour occulter mes propos dans la mémoire des téléspectateurs.

A ce moment apparaît sur l’écran le visage d’un bambin qui explique dans son langage que la rougeole "c’est quand on est tout rouge et on n’est même pas en colère" ; mais en superposition, et en gros caractères, on voit défiler ce texte : "Chaque année en France, des enfants sont hospitalisés à cause de la rougeole. Ce n’est pas à votre enfant mais à vous, adultes, de connaître les risques de cette maladie"

La voix off enchaîne en disant que la couverture vaccinale stagnant autour de 80%, le virus circule encore et que des adultes et des nourrissons qui ne sont pas immunisés peuvent attraper la maladie.

C’est là qu’est placée ma seconde intervention (14 secondes) sur la rougeole des adultes et des très jeunes nourrissons, suivie immédiatement des propos de l’épidémiologiste qui fait part de l’inquiétude du corps médical qui (sous-entendu du fait de l’insuffisance de la couverture vaccinale) est en train de rater l’objectif, à savoir l’éradication de la rougeole.

Pour un téléspectateur peu attentif, cette présentation laissait penser que nous étions d’accord sur le déplacement de l’âge des cas de rougeole et sur la nécessité de renforcer les vaccinations.

Après cette succession de reportages venait l’enregistrement "sur plateau" d’un professeur de pédiatrie qui avait connaissance de tout ce qui avait été présenté précédemment et qui a donc pu tout à loisir démolir les affirmations qui le gênaient sans risque d’être contredit puisqu’il était seul !

Reste un dernier cas de figure, le plus récent que j’aie expérimenté. En juin dernier, l’émission de France 2 "Envoyé spécial" présentait un sujet sur l’allergie (alimentaire, pollution, vaccins…). J’ai été sollicité pour présenter ce que je pensais des relations entre vaccins et allergie, la journaliste ayant eu connaissance de mon livre. Là encore, une équipe de trois personnes, au demeurant bien sympathiques, a investi mon bureau de 14 à 19 heures. Deux cassettes ont été enregistrées avec les mêmes mises en scènes : entrez dans votre bureau, prenez un livre, tournez les pages, …
Trois jours avant la date prévue pour l’émission, j’apprends par la journaliste que l’ensemble du sujet est finalement trop long et que le volet sur les vaccins en fera les frais et sera entièrement passé à la trappe. Plus vraisemblablement, il ne fallait pas faire de vagues !

Il nous faudra décidément encore beaucoup de travail et de patience pour faire connaître nos problèmes.

Michel GEORGET                     

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