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Accueil Page mise à jour le 23/09/2015

Vaccinations ou Santé - n° 13-14 - p. 70

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Parce qu'un homme seul a osé dire : NON

par Albert PLÉCY

rédacteur en chef de "Point de Vue - Images du Monde"

Marcel LEMAIRE président fondateur de la Ligue

M. Lemaire n'est ni un médecin, ni un avocat, ni un journaliste, c'est un père de famille. Rien, absolument rien ne faisait penser qu'il deviendrait un jour président d'une Ligue, directeur d'un journal et qu'à l'instar de « The National Antivaccination League » il tiendrait des réunions publiques pour lutter contre les vaccinations obligatoires.

Cela s'est passé en 1952. M. Lemaire recevait une convocation pour que soit vacciné son jeune fils âgé de trois ans.

M. Lemaire avait lu différents ouvrages où la vaccination était mise en cause et en particulier les livres du Dr Chavanon : Nous les Cobayes, La Guerre microbienne est commencée, On peut tuer ton enfant. Surpris par le ton violent et les arguments troublants du Dr Chavanon, M. Lemaire s'intéressa au problème et constata vite que le Corps Médical était en complet désaccord sur la question.

Pour M. Lemaire l'aventure commençait. Il aurait pu, comme le faisaient jusqu'alors la plupart des parents désireux de soustraire leurs enfants aux obligations vaccinales, demander à un médecin ami de lui délivrer un certificat de contre-indication.

Cependant – puisqu'il considérait que la vaccination pouvait compromettre la santé de son enfant, en même temps que son obligation constituait une atteinte à sa liberté de citoyen – il jugea plus honnête de s'opposer ouvertement à la loi.

Il retourna donc la convocation au maire.

Ce fut le préfet qui répondit que la loi était formelle : il avait un mois pour se mettre en règle avec elle.

M. Lemaire confirma au préfet sa position.

Cette fois il est convoqué chez le commissaire de police. Celui-ci est bon enfant.
– Faites comme tout le monde, voyons. Vous allez vous attirer des histoires ! Les vaccinations ne sont pas dangereuses et elles protègent votre enfant.
– C'est votre avis, monsieur le Commissaire, ce n'est pas le mien.
– Dans ce cas, je vous dresse contravention.

Me Frédéric HOFFET, avocat, se propose comme vice-président

C'est ainsi qu'en mars 1953 M. Lemaire se retrouva devant le tribunal de simple police qui le condamna à 100 francs d'amende. M. Lemaire n'accepta pas ce jugement et signa son pourvoi en cassation.

La presse s'empara alors de l'affaire. Des centaines de milliers de parents qui pensaient comme M. Lemaire lui écrivent, lui suggèrent de fonder une ligue.

Spontanément, pour appuyer cette suggestion, Me Hoffet, avocat, se proposait comme vice-président : il avait perdu un enfant à la suite de la vaccination par le BCG.

M. Deretz avait, lui, perdu un fils à la suite de la vaccination antidiphtérique-antitétanique. Il s'offrit également à faire partie du Bureau.

Me Moreau qui avait pendant des années souffert d'une néphrite consécutive à une vaccination triple en 1939, constitua la société. C'est lui qui avait assisté M. Lemaire lors de son procès.

C'est ainsi que le 9 juin 1954 fut créée à Paris la « Ligue Nationale Contre les Vaccinations ».

Pauvre M. Lemaire ! Dès lors, c'en fut fini de sa tranquilité. Il fut soumis à un travail de bagnard. Des milliers de lettres à écrire, des affaires à suivre, un dialogue constant avec le ministère de la Santé Publique. Il donna son temps, son argent, jusqu'aux limites de ses possibilités.

Mais M. Lemaire estime que c'est son devoir de continuer la lutte pour la liberté. Il a maintenant à ses côtés tout un service juridique, un conseil médical qui représentent plusieurs centaines de médecins et d'avocats.

La Ligue a pour siège le modeste bureau de son Président, 10, rue du Roi-de-Sicile.

Sur le plan juridique, la Ligue défend gratuitement tous les parents qui refusent la vaccination obligatoire. Cette défense est efficace puisque la Ligue compte à son actif de nombreux jugements de relaxe et trois arrêts de la Cour de cassation.

Tu ne seras pas vacciné, mon enfant !

Parmi ces arrêts, figure celui du 23 juin 1955, par lequel la Cour Suprême casse sans renvoi le jugement de simple police de Paris qui avait condamné M. Lemaire à 100 francs d'amende.

En outre, la Ligue prépare et constitue les dossiers de « dommages de vaccinations » pour faire aboutir les justes revendications des trop nombreuses victimes.

 


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