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Accueil Page mise à jour le 20/07/2007

BCG - Action urgente

Coup de pouce nécessaire

pour accélérer la mise en œuvre du programme national de lutte contre la tuberculose,
qui inclut la suspension chez l'enfant et l'adolescent de l'obligation du BCG

Lire la page 6 du n° d'avril 2007 de la revue Réalités & Vaccinations

Le 21 mars 2007, nous recevons du Ministère de la Santé et des Solidarités

  1. Le Comité Technique des Vaccinations et le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, section des maladies transmissibles, soulignent que la vaccination des enfants par le BCG ne sert en aucun cas de stratégie de remplacement à la lutte contre la tuberculose. Cette vaccination a une efficacité incertaine sur la transmission de la maladie entre adultes, qui sont, eux, la source principale de cette transmission.
  2. Le Comité Technique des Vaccinations et le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, section des maladies transmissibles, recommandent la mise en oeuvre rapide et la pérennisation du programme de lutte contre la tuberculose.
  3. Le Comité Technique des Vaccinations et le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, section des maladies transmissibles, recommandent, au moment de la mise en oeuvre du programme national de lutte contre la tuberculose, la suspension, chez l'enfant et l'adolescent, de l'obligation vaccinale par le vaccin BCG mentionnée dans les articles L.3112-1 et R.3112-1 A et B du Code de la Santé publique.

Nous voilà repartis pour des semaines ou des mois avant que les textes paraissent au J.O. Il est urgent de donner un petit coup de pouce pour faire accélérer la parution de ces textes. C'est le moment ou jamais d'écrire au ministre, que vous ayez des enfants ou pas.
 
Voici une suggestion de courrier. N'hésitez surtout pas à personnaliser : par exemple si vous payez une nounou pour éviter la crèche et son vaccin, dites plutôt : « Pour éviter cette vaccination, nous payons... ». Si, comme à Paris, on vous refuse une contre-indication, dites-le...
 
D'une manière générale, plus votre lettre sera personnalisée et plus elle sera lue. N'oubliez pas d'indiquer l'objet de votre courrier, c'est plus simplepour comptabiliser. Enfin, n'attendez aucune réponse personnelle.
 


Suggestion de lettre à adresser

à Monsieur Philippe BAS, ministre de la Santé et des Solidarités
MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SOLIDARITÉS
14 avenue Duquesne
75007 PARIS

Objet : BCG et lutte contre la tuberculose

Monsieur le ministre
 
Vous savez que, depuis plus d'un an, la suppression du Monovax au profit du BCG SSI intradermique de réalisation délicate, avec une souche beaucoup plus réactogène, a provoqué de très vives réactions de la part de l'Académie de Médecine, des Sociétés de pédiatrie, Fédérations de médecins, pédiatres et médecins de terrain ainsi que colères et angoisses des parents confrontés à l'intransigeance des crèches, au refus de nombreux médecins de pratiquer cette vaccination et à l'angoisse de celle-ci.
 
Ainsi, de nombreuses familles paient à prix d'or des nounous à domicile pour éviter cette vaccination à leur enfant et attendent avec impatience la levée de l'obligation, pendant que d'autres continuent de regretter d'avoir laissé faire cette vaccination, ou sont en colère de ne pas avoir eu d'autre choix, ou de voir des contre-indications parfaitement valables rejetées par certaines PMI comme à Paris ( « pas de vaccin, pas de crèche : la contre-indication ne relève pas du mode de garde collectif »).
 
Votre ministère n'a pas su anticiper cette situation en faisant préparer ce plan tuberculose plus tôt. Cette carence a engendré une situation impossible, qui nuit à l'image de la santé publique. Maintenant que les comités d'experts se sont prononcés, je pense que vous aurez à cœur d'effacertrès rapidement cette ombre qui a entaché votre ministère aux yeux de très nombreuses familles concernées.

Vous pourriez écrire : 

que le retard pris par la parution du décret de suspension de l'obligation du BCG est un vrai handicap pour les familles qui doivent inscrire leurs enfants dans les crèches ou à l'école, et que vous ne comprenez pas que le ministre qui s'est engagé à le faire au cours du 1er trimestre, continue d'attendre, on se demande pourquoi puisque tous les comités et organismes concernés ont donné leur avis pour la suspension de cette vaccination dont la pratique avec le BCG SSI est tellement dangereuse que la plupart des pédiatres refusent de la pratiquer, etc...

Arguments complémentaires pour l’abrogation rapide de l’obligation du BCG

Déclaration du Dr Léopold BLANC ( que le président de la Ligue a rencontré à Genève), Coordinateur de la lutte contre la tuberculose à l'Organisation Mondiale de la Santé, et français de surcroît, lors de l’audition sur la tuberculose qui s’est déroulée le 22 février au Sénat et était organisée par le député Jean-Pierre DOOR et la sénateur Marie-Christine BLANDIN : 
« Aucune donnée au niveau international ne permet de dire que la suppression de la vaccination a entraîné une augmentation de la tuberculose dans le monde. Il y a des pays, je voudrais le souligner, qui n'ont jamais vacciné par le BCG, comme les États-Unis, et qui ont les mêmes taux qu'en Europe. Ceci doit être très clair, et des documents extrêmement bien établis à ce sujet ont été publiés par l'OMS. » 
 
Déclaration du Professeur Pierre BÉGUÉ de l’Académie de Médecine à cette même audition : 
« Les pédiatres ont donc dû faire face, en 2006, à des réclamations justifiées. En effet, si la vaccination est pratiquée avec des incidents secondaires dont les parents aujourd’hui font le reproche, et si la protection vaccinale n’est pas assurée, où est l’obligation, où est la loi, où est le sérieux ? C’est ce qu’ont voulu dire les pédiatres que je défends ici, l’étant moi-même. » 
 
J’ai aussi constaté que le plan tuberculose est prêt puisqu’il a été exposé par Didier HOUSSIN à cette audition. Sa publication avait été annoncée par votre prédécesseur pour le premier trimestre 2007 au cours d’une réponse au sénateur Jean-Marie BOCKEL le 1er février () dès que le CSHPF se serait prononcé, ce qui est fait depuis le 9 mars…

 


Notes

Inconvénients et risques de la vaccination antituberculinique par le BCG
Question écrite n° 23685 posée par M. Jean-Marie BOCKEL (sénateur du Haut-Rhin - SOC)
Réponse de M. le ministre de la santé et des solidarités
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