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Accueil Page mise à jour le 10/01/2010

Complications de la vaccination anti-hépatite B (1)

article paru dans le n° d'avril 2003 de Réalités & Vaccinations Recherche sur le site 

Depuis des mois, les médias nous rapportent les échos des procès intentés par les victimes de la vaccination anti-hépatite B. La plupart du temps, il n’est question que des complications neurologiques et tout spécialement de la sclérose en plaques. En réalité, il existe toute une série d’accidents pouvant toucher de nombreux organes : système nerveux (à différents niveaux) mais aussi la peau, le système sanguin, les articulations, les reins, la thyroïde. Ces mêmes manifestations sont observées lors de l’infection par le virus de l’hépatite B, il n’est donc pas surprenant de les observer après vaccination puisque le vaccin est censé mimer l’action du virus lui-même.

Quelle est l'origine de ces complications ?

Plusieurs cas de figure sont à envisager.

• Les complexes immuns
Dans l’infection naturelle, le virus de l’hépatite B n’est pas cytopathogène par lui-même (c’est-à-dire destructeur de cellules), les troubles semblent provenir de la réaction immunologique. Le système immunitaire fabrique des anticorps qui vont reconnaître les antigènes portés par les virus et former avec eux des complexes immuns (appelés ainsi puisqu’ils résultent de la réaction immunitaire).
Mais les capacités de réponse variant d’un individu à l’autre, la qualité, l’affinité des anticorps pour les antigènes est plus ou moins grande. Si cette affinité est importante, les complexes immuns formés
sont de grande taille (tout en restant à l’échelle microscopique bien entendu) et ils sont rapidement capturés et détruits par les éboueurs que sont les macrophages. Si, au contraire, l’affinité antigènes-anticorps est médiocre, les complexes immuns sont de petite taille, donc solubles. Ils circuleront un certain temps avant de se déposer en des endroits variés, déclenchant, là où ils se déposent, une réaction inflammatoire entraînant une destruction des tissus. Pourront s’expliquer ainsi des complications articulaires, nerveuses (par altération des fibres nerveuses), rénales (par destruction des glomérules filtreurs des reins).
 
• Maladie auto-immune par mimétisme moléculaire
Une autre complication fréquente est l’apparition d’une maladie auto-immune suite à un retournement de l’action du système immunitaire contre l’organisme qu’il est chargé de défendre. Une maladie auto-immune peut se développer lorsque la molécule antigénique vaccinale (ou une partie de cette molécule) présente une ressemblance avec une molécule de l’organisme (ou une partie de cette molécule). Dans le cas présent, il y a une ressemblance partielle entre l’enzyme du virus (appelée polymérase) et une protéine constitutive de la myéline, substance constituant une gaine isolante autour des fibres nerveuses. Dans ce cas, la réaction immunitaire est dirigée non seulement contre le composant vaccinal mais aussi contre les molécules qui lui ressemblent. Certes, le vaccin ne contient pas cette fameuse polymérase mais une protéine de surface du virus appelée HBs. En théorie, il ne devrait donc pas y avoir de problème.
Seulement voilà : le virus de l’hépatite B est très particulier en ce sens que son génome est très petit et que ses gènes sont chevauchants. Ainsi, il est possible que ces deux molécules, HBs et polymérase, issues de l’expression de deux gènes chevauchants, présentent une partie commune. C’est d’autant plus probable que la technique de fabrication de ce vaccin fait appel à un procédé dit de coamplification qui, selon la revue Biofutur, peut conduire à un remaniement de l’ADN codant pour la protéine souhaitée, en l’occurrence la protéine HBs, pouvant « conduire à la production d’une protéine altérée, potentiellement dangereuse lors d’un
usage thérapeutique ».
 
• Maladie auto-immune sans mimétisme moléculaire
Au début de la vie, le système immunitaire apprend à distinguer le soi (les composants normaux de l’organisme) du non-soi (ce qui est anormal dans l’organisme ou ce qui vient de l’extérieur). L’identité de l’organisme est portée par la membrane de chacune de nos cellules sous forme de molécules appartenant à un système baptisé HLA (human leucocyte antigen) ou CMH (complexe majeur d’histocompatibilité).
Pratiquement, toutes les cellules portent à leur surface des molécules HLA de classe I qui, associées à des fragments peptidiques (formés de quelques acides aminés), familiarisent le système immunitaire  avec les composants normaux de l’organisme. De ce fait, lorsqu’une cellule devient anormale (cellule cancéreuse par exemple), elle est détruite par le système immunitaire qui ne la reconnaît plus. 
De plus, il existe une seconde classe de molécules HLA (HLA II) qui ne sont portées, en temps normal, que par les cellules du système immunitaire. Or, au cours de la réponse immunitaire à un antigène (qui peut être un antigène vaccinal), il y a production d’interféron gamma (IFN_) par les lymphocytes auxiliaires. Cet interféron a la propriété de faire exprimer par certaines cellules des molécules HLA II qu’elles n’expriment pas habituellement. Ces molécules nouvelles, associées à des peptides inhabituels, ne sont plus reconnues comme normales par le système immunitaire qui les détruira. C’est ainsi que se produisent certains cas de diabète insulinodépendant lorsque la réaction immunitaire détruit les cellules pancréatiques productrices d’insuline. Bien entendu, ces réactions adverses ne se produisent que chez certains individus en fonction de leurs groupes HLA.
 
• Les complications dues à l’aluminium
L’aluminium, essentiellement sous forme d’hydroxyde, est utilisé comme adjuvant pour renforcer le pouvoir antigénique du vaccin. On sait qu’il est responsable d’une nouvelle maladie, dont la cause a été identifiée en 1993, la myofasciite à macrophages. Elle provient d’une accumulation de cristaux d’aluminium dans des macrophages infiltrés dans le tissu conjonctif des muscles.

Les principales complications

• Les complications neurologiques
Elles peuvent être produites aussi bien par des dépôts de complexes immuns que par des réactions auto-immunes.
 
Sclérose en plaques : Affection neurologique due à une destruction en foyers (en plaques) de la myéline du cerveau et de la moelle épinière, entraînant des signes variés et fluctuants : troubles sensitifs, paralysies, troubles de l’équilibre, névrites optiques, troubles des sphincters (incontinence). La maladie évolue par poussées plus ou moins graves, séparées par des rémissions plus ou moins longues, avec des séquelles de  plus en plus lourdes sur de nombreuses années.
 
Myélite aiguë : inflammation de la moelle épinière, le plus souvent localisée dans la région dorsale, qui entraîne des troubles de la sensibilité et une paralysie sous-jacente à la lésion. La régression se fait avec des séquelles plus ou moins importantes.
 
Polyradiculonévrites (ou syndrome de Guillain Barré) : inflammation des racines des nerfs périphériques entraînant des fourmillements, des douleurs puis des paralysies s’étendant aux quatre membres. Une régression s’observe en quelques semaines avec parfois des séquelles.
 
Sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot : dégénérescence progressive des neurones moteurs de la moelle épinière et des faisceaux pyramidaux. On observe des troubles moteurs progressifs (membres, voix, déglutition, respiration) avec une atrophie musculaire. Maladie redoutable évoluant vers la mort en quelques années. 
 
Syndrome de Parsonage-Turner (ou syndrome de la ceinture scapulaire) : se caractérise par une douleur d’apparition brutale au niveau de l’épaule qui, après quelques semaines, fait place à une paralysie de la musculature de la ceinture scapulaire (épaule) avec atrophie rapide des muscles, notamment du deltoïde, des sus et sous épineux, parfois du grand dentelé et du trapèze.

• Les pathologies musculaires
 
Fibromyalgie : affection de nature inconnue, touchant surtout les femmes, occasionnant des douleurs diffuses chroniques (surtout cervico-scapulaires et lombo-fessières) avec des points douloureux précis à l’examen. A noter aussi fatigue musculaire et état anxieux ou dépressif.
 
Myofasciite à macrophages : cette maladie se manifeste par des douleurs musculaires (surtout des membres inférieurs) et articulaires, une fatigue chronique intense et parfois des troubles de la mémoire. Elle peut s’associer à des maladies auto-immunes (sclérose en plaques, thyroïdite, polyarthrite). Son déclenchement est très probablement dû à l’aluminium (adjuvant du vaccin) présent dans les lésions musculaires et observable à la biopsie. 86% des malades ont un antécédent de vaccin anti-hépatite B. La vaccination antitétanique est parfois aussi en cause.
La frontière entre fibromyalgie et myofasciite est floue. Les patients classés fibromyalgies avant 1993 (date de l’identification de la myofasciite) sont probablement des myofasciites qui s’ignorent. De véritables myofasciites existent malgré une biopsie musculaire négative, la lésion étant de petite taille et la biopsie pouvant passer à côté.
 
Syndrome de fatigue chronique : affection discutée (décrite surtout dans les pays anglo-saxons) comportant une fatigue permanente et prolongée avec peu de phénomènes douloureux et aucune cause retrouvée par les divers examens possibles. Touche principalement les femmes.

A suivre…
Michel GEORGET

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