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Accueil Page mise à jour le 07/07/2009

Complications de la vaccination anti-hépatite B (2)

article paru dans le n° d'août 2003 de Réalités & Vaccinations
(lire la 1ère partie)
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Les pathologies auto-immunes (2e partie)

Il y a tout d’abord une série de maladies, dites collagénoses, dues à une dégénérescence du collagène, élément constitutif majeur du tissu conjonctif (tissu enveloppant, soutenant et séparant les organes). Parmi elles on rencontre le lupus érythémateux disséminé (LED), la périartérite noueuse, la dermatomyosite et la sclérodermie.
 
Lupus érythémateux disséminé : maladie caractérisée par des lésions du tissu conjonctif notamment au niveau des vaisseaux sanguins de la peau et des organes internes (viscères). Les lésions cutanées constituent des placards érythémateux (rougeurs) au niveau des mains (dos des mains, pulpe des doigts) et du visage qui prend l’aspect d’un masque de carnaval (loup) d’où le nom de la maladie. De nombreux organes peuvent être touchés, principalement les articulations, les reins (glomérulonéphrites), les poumons. Au cours de cette maladie apparaissent des anticorps particuliers dirigés contre les constituants des noyaux des cellules (ADN et protéines histones).
 
Périartérite noueuse : maladie entraînant une atteinte des petites artères de nombreux organes. On notera ainsi, outre la fièvre, des signes cutanés, une atteinte rénale, une atteinte neurologique, voire digestive ou cardiaque.
 
Dermatomyosite : maladie inflammatoire auto-immune. Comme son nom l’indique cette maladie associe une atteinte de la peau (éruption de plaques rouges) et des muscles (douleurs, diminution de la force musculaire, atrophie et sclérose des muscles, augmentation des enzymes musculaires). Elle évolue par poussées pouvant s’atténuer en laissant une atrophie musculaire ou s’aggraver et conduire à la mort suite à des complications viscérales. Lorsque la maladie ne touche que les muscles, elle prend le nom de polymyosite. 
 
Sclérodermie (signifie “peau dure”) : affection immunitaire entraînant une infiltration et un durcissement des tissus cutanés. Dans les formes généralisées, ces lésions s’étendent aussi progressivement à certains organes (tube digestif, articulations, poumons, cœur).
 
Sarcoïdose : maladie d’origine inconnue se manifestant par des granulomes giganto-cellulaires. L’atteinte pulmonaire est prédominante, avec parfois d’autres localisations (cutanées, oculaires, ORL). L’évolution est en général favorable, spontanément ou après traitement.
 
Polyarthrite : inflammation de plusieurs articulations.
 
Spondylarthrite : arthrite touchant la colonne vertébrale (“spondyl” signifie vertèbre).
 
Diabète : le mot diabète désigne les maladies se manifestant par une émission urinaire abondante et une soif intense. Le diabète sucré est dû à une mauvaise utilisation des glucides ; il se traduit par une hausse du glucose sanguin (hyperglycémie) et un passage de glucose dans les urines (glycosurie). Il apparaît sous deux formes :
- le diabète de type I, traité par injections d’insuline, particulièrement grave chez l’enfant (diabète juvénile insulino-dépendant),
- le diabète de type II (ou diabète gras) apparaît souvent chez les obèses et se traite en général par voie orale.
Il existe aussi un diabète insipide qui est dû à une déficience en une hormone hypophysaire (ADH) qui contrôle la réabsorption de l’eau au niveau des reins.
Les cas de diabète rencontrés après vaccination contre l’hépatite B sont du type I. D’ailleurs, dans un document relatif au premier vaccin de l’Institut Pasteur (Hevac B), le diabète insulinodépendant était la seule contre-indication à cette vaccination. Curieusement, cette contre-indication a disparu des brochures suivantes alors que l’antigène des nouveaux vaccins est le même.
 
Hyperthyroïdie (maladie de Basedow ou goitre exophtalmique) : fonctionnement exagéré de la thyroïde.
Thyroïdite d’Hashimoto (hypothyroïdie) : il s’agit là, à l’inverse, d’une atrophie de la masse glandulaire de la thyroïde due à des anticorps anti-thyroïdiens et conduisant à un déficit de fonctionnement.
 
Thrombopénie (ou thrombocytopénie) : Il s’agit d’une chute des plaquettes sanguines due soit à une destruction des plaquettes déjà formées, soit à une insuffisance de leur production par la moelle osseuse. Les plaquettes étant normalement indispensables à la coagulation sanguine, leur diminution peut conduire à des hémorragies et des purpura (taches rouges sous la peau).
 
Aplasie médullaire : Destruction plus ou moins importante de la moelle osseuse (et non pas de la moelle épinière comme on le voit souvent écrit) entraînant l’absence de renouvellement des cellules sanguines (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

Fréquence de ces complications

Il est difficile d’en avoir une idée précise puisque l’organisme officiel de la pharmacovigilance (AFSSAPS*) ne recense qu’entre 1 et 10% des accidents. L’association REVAHB(**) en a recensé beaucoup plus que l’AFSSAPS dont c’est pourtant la fonction. Rappelons en effet qu’un vaccin est considéré comme un médicament, est soumis aux mêmes règles pour sa mise sur le marché, et que les accidents qu’il provoque doivent être déclarés à l’AFSSAPS. Cet organisme officiel n’a retenu que 2/3 des cas, pourtant bien documentés, rapportés par le Revahb.
 
Le rapport officiel de l’Afssaps du 21 mai 2002 fournit les chiffres suivants :
29,5 millions de vaccinés dont 10 millions d’enfants de moins de 15 ans
1012 affections démyélinisantes centrales dont 802 cas de sclérose en plaques
101 affections démyélinisantes périphériques (parmi lesquelles le syndrome de Guillain Barré)
36 scléroses latérales amyotrophiques (SLA)
43 thrombopénies auto-immunes
14 aplasies médullaires.
Il va sans dire que ne sont recensés ici que les accidents graves les plus frappants. Si l’on s’en tient à ces seules données (1206 au total), cela représente un accident grave reconnu pour environ 25 000 vaccinés. Comme la pharmacovigilance ne recense qu’entre 1 et 10% des accidents et que certains comme la myofasciite à macrophages ne sont diagnostiqués qu’après plusieurs années, le taux réel des accidents est sans doute de l’ordre de un accident grave pour 1000 vaccinés.
On peut d’ailleurs poursuivre le raisonnement en utilisant encore les données de l’AFSSAPS. Les experts nous disent sans cesse qu’il n’y a pas d’accidents chez les enfants (ce qui est faux, car ils n’ont pas été recensés). Comme il y a eu 10 millions d’enfants de moins de 15 ans vaccinés, les 1206 accidents se seraient donc produits chez les 19,5 millions d’adultes, soit, officiellement, un accident grave pour environ 16 000 vaccinés, et plus probablement, en tenant compte de la sous notification, un accident pour environ 660 vaccinés.
 
Le Revahb a recensé en outre, jusqu’en janvier 2003, les décès suivants :
17 par sclérose latérale amyotrophique,
2 par aplasie médullaire (deux adolescents),
3 dus à des maladies démyélinisantes centrales,
2 dus à des atteintes hépatiques,
1 dû à la maladie de Still (forme généralisée de polyarthrite chez l’enfant).
2 affections malignes (1 lymphome et 1 mélanome) n’ayant pas forcément de lien avec la vaccination.
 
Aux Etats-Unis, cette vaccination est pratiquée à la naissance. Or, une publication (***) a révélé 18 morts subites de nourrissons, vaccinés en moyenne 12 jours après la naissance, et décédés 2 jours après vaccination. Il serait bien étonnant qu’il n’y en ait pas chez nous après vaccination des nourrissons dès l’âge de deux mois, ainsi que le conseille le calendrier vaccinal.
Tout est fait, semble-t-il, pour minimiser le nombre des accidents, à défaut de pouvoir les ignorer totalement. 
 
Nous sommes actuellement dans une situation comparable à celle que nous avons vécue avec la vaccination antivariolique. Malgré les nombreux accidents observés à l’époque, le Professeur Lépine écrivait, en 1960, dans un opuscule de l’OMS (****) : « en France, on n’a pas relevé plus de 2 ou 3 cas confirmés d’encéphalite post-vaccinale au cours des 10 dernières années, bien que la vaccination des nourrissons soit obligatoire dans les 10 mois qui suivent la naissance ».
Or, aujourd’hui, avec les menaces de bioterrorisme, Monsieur Kouchner lui-même reconnaît qu’en cas de vaccination générale de la population française contre la variole, il y aurait 350 morts dus à la vaccination, sans compter les séquelles neurologiques irréversibles! Espérons qu’on ne mettra pas 40 ans à reconnaître les dégâts dus à la vaccination anti-hépatite B.

Michel GEORGET

(*) Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.
(**) Association REVAHB, 8 Rue Joséphine, 94170 Le Perreux.
(***) M.T. NIU et al.  Neonatal deaths after hepatitis B vaccine. Archives of Pediatric and Adolescent Medicine. 1999, 153 : 1279-1282.
(****) Le rôle de l’immunisation dans la lutte contre les maladies transmissibles. Cahiers de Santé Publique de l’OMS, n° 8.
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