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Accueil Page mise à jour le 31/03/2014

Le point sur le Gardasil - Novembre 2013

Mise au point sur le Gardasil®

Novembre 2013

La controverse concernant le Gardasil s'est récemment ravivée à la suite du dépôt d'une plainte au pénal contre Sanofi Pasteur MSD, qui commercialise ce vaccin. La jeune fille à l'origine de cette plainte, âgée aujourd'hui de 18 ans, est atteinte d'une sclérose en plaques qui s'est déclarée peu de temps après deux injections de Gardasil en octobre et décembre 2010.

Les experts de la Commission de Conciliation et d'Indemnisation d'Aquitaine auprès de laquelle les parents de la jeune fille avaient déposé le dossier, ont conclu, en juin 2013, que « les troubles neurologiques dont souffre M.-O. B. sont en relation avec l'affection iatrogène post vaccinale ». Toutefois l'indemnisation qui lui avait été accordée par la CRCI ne représente que 50% de la réparation des préjudices reconnus, « au motif d'un état antérieur non identifié mais laissant supposer une vulnérabilité génétique ».

Le laboratoire Sanofi Pasteur MSD conteste les conclusions la CRCI de Bordeaux et affirme que « les études conduites en France et dans le monde pour évaluer l'association éventuelle entre la vaccination anti-HPV et la survenue de cas de sclérose en plaques n'indiquent aucune augmentation du risque d'apparition de cette maladie ».

Essayons d'y voir plus clair

  • Cette première plainte [1] a été singulièrement médiatisée, mais il faut savoir que depuis la mise sur le marché en France du Gardasil en novembre 2006, l'AFSSAPS (devenue entre temps l'ANSM) a enregistré plusieurs milliers de cas d'effets indésirables, dont 435 cas graves parmi lesquels 135 cas de maladies auto-immunes (SEP, syndrome de Guillain-Barré, etc.) [2], dont certaines victimes ont été indemnisées par l'ONIAM sans qu'il en soit fait la publicité, bien entendu ; de plus la sous-notification des effets indésirables est notoire.
     
  • Les dénégations de Sanofi sont pour le moins surprenantes puisque ces effets secondaires sont connus et même certains répertoriés dans le RCP du vaccin ; observés au cours des essais cliniques ou signalés après commercialisation, ils vont des simples nausées, vertiges, céphalées, urticaires, jusqu'aux diverses atteintes graves du système nerveux central, maladies démyélinisantes, réactions anaphylactiques graves, broncospasme, etc. [3].
     
  • Il est répété inlassablement par les partisans du Gardasil que ces effets indésirables « n'ont pas été observés à une fréquence supérieure chez les sujets vaccinés par rapport aux sujets ayant reçu le placebo » lors des essais cliniques.
    Or le placebo utilisé au cours de ces essais pour tester l'innocuité du vaccin n'était pas une substance totalement neutre, solution saline par exemple [4].
    Outre la durée très réduite des essais (2,5 ans), les tests d'innocuité ont été faits ainsi : vaccin complet versus « placebo » contenant en fait de l'aluminium (donc substance pas neutre du tout !), ou bien vaccin complet versus « placebo » sans aluminium mais constitué en fait de toutes les autres substances du vaccin sauf l'aluminium !
    Comment s'étonner alors que l'on ne constate aucune différence entre le nombre d'effets indésirables dus au Gardasil et ceux dus aux prétendus placebo ?
     
  • Lorsque dans son rapport de novembre 2011 le Comité technique des vaccinations conclut que « les taux d’incidences, toutes MAI [maladies auto-immunes] confondues, ne sont pas significativement différents chez les sujets exposés (vaccinés) comparé aux sujets non exposés (non vaccinés) », et que l'on sait que la cohorte étudiée se composait de 1 774 622 jeunes filles âgées 11 à 15 ans (dont 33,8 % avaient été vaccinées par le Gardasil), est-il honnête de prétendre que les 66,2 % dits « sujets non exposés » n'étaient « pas vaccinées » ?
    Étant donné la couverture vaccinale diphtérie-tétanos-poliomyélite-coqueluche-hib (vaccins pentavalents) majoritaire chez ces jeunes filles nées entre 1991 et 1996, à laquelle s'ajoute pour la plupart le vaccin contre l'hépatite b, et lorsque l'on sait que tous ces vaccins contiennent des sels d'aluminium comme adjuvants à l'instar du Gardasil, comment peut-on faire la différence ?
     
  • Rappelons enfin que le Gardasil® est encore trop souvent présenté, par les médias et nombre de responsables sanitaires, comme un « vaccin contre le cancer » du col de l'utérus.
     
    C'est faux : le Gardasil® est un vaccin destiné à protéger de certains types de papillomavirus que l'on retrouve impliqués dans certaines lésions précancéreuses et certains cancers du col de l'utérus.
     
    D'une part, seules quatre souches (types 6, 11, 16 et 18) de papillomavirus sont la cible du Gardasil®, alors que l'on en connaît à ce jour plus de cent-vingt, dont une quarantaine se transmet par voie sexuelle. Deux de ces souches (type 6 et 11) sont impliquées dans des verrues génitales (ou condylomes, excroissances non cancéreuses) ; on retrouve les souches 16 et 18 dans respectivement 55 % et 12 % environ des lésions (dysplasies) conduisant dans une faible proportion à un cancer du col de l'utérus. Car la plupart du temps (dans 90 à 96 % des cas selon les études) les infections par les papillomavirus régressent spontanément, sans le moindre traitement ni la moindre séquelle.
     
    D'autre part les virus ne sont qu'un seul facteur de risque pour ce type de cancer : le tabagisme, la précocité des rapports sexuels, la multiplicité des partenaires, la multiparité, l’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux, des co-infections génitales (herpès, chlamydia...), certains médicaments immunosuppresseurs, etc. multiplient le risque d'infection et surtout sa persistance, donc le risque de voir à terme se développer un cancer.
     
    L'évolution d'un cancer à partir d'une lésion éventuellement persistante prend au minimum vingt à trente ans, voire une cinquantaine d'années. Il est donc impossible d'affirmer que le Gardasil, utilisé à ce jour depuis à peine huit ans, assure une quelconque protection contre ce type de cancer. L'efficacité proclamée par le fabricant (et par les autorités sanitaires) ne concerne que l'infection par ces souches de papillomavirus et non les cancers.

    Le groupe de travail sur la vaccination contre les papillomavirus (CTV) [5] admet que, sur le terrain, l'efficacité du Gardasil est nettement plus faible que ce qu'affirme le laboratoire : toutes souches confondues, elle est de 18,4 %, voire négative (-11,7 %) chez les femmes présentant une infection avant vaccination. Une étude australienne [6], souvent citée comme preuve de cette prétendue efficacité, est cependant très prudente et réservée dans ses conclusions.

Conclusion

On peut donc affirmer que tous les bénéfices allégués de la vaccination contre les papillomavirus ne sont au mieux que de la poudre aux yeux, et que cette expérience à grande échelle portant sur des millions de jeunes cobayes se double d'une vaste et dangereuse escroquerie. Car le Gardasil coûte très cher à la collectivité puisqu'il est remboursé par l'assurance maladie et les mutuelles, et il risque de coûter encore plus cher si les effets secondaires indésirables doivent être assumés par l'État qui en fait la promotion.

Combien faudra-t-il de victimes pour que les pouvoirs publics – et l'OMS – acceptent de reconnaître leurs erreurs et mettent un frein définitif à cette catastrophe sanitaire ?

1. Neuf nouvelles plaintes ont été déposées depuis cette date au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), et d'autres dossiers sont en cours de constitution.
2. Données au 06.12.2013. En septembre 2011, la Commission de pharmacovigilance indiquait dans son rapport que 1672 cas d’effets indésirables avaient été notifiés, dont 352 cas graves soit 21 % (pages 8 et suivantes).
3. RCP du Gardasil sur le site de l'Agence Européenne du Médicament.
4. Voir Débat de consensus à l'Assemblée nationale, 3 octobre 2011 - Conférence du Dr Spinoza (vidéo 35 min).
5. HCSP, Rapport du groupe de travail "Le vaccin Gardasil® et la stratégie de prévention globale des cancers du col de l’utérus".
6. Article The Lancet, Vol. 377, 9783, pages 2085-2092, 18 juin 2011 (on peut en lire des analyses lucides ici ou ....

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