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Accueil Page mise à jour le 14/05/2018

Actualités Grippe

Grippe, grippe, grippe ! Houla !

 
En complément de notre zoom qui présentait la grippe et sa vaccination de façon documentaire, nous nous attacherons ici à l’actualité et à l’intense promotion de la vaccination.

En France la vaccination antigrippe n’est pas obligatoire…

  • Sauf en cas d’épidémie proclamée, en vertu de l'article L3131-1 du Code de la Santé Publique (et l’obligation a été envisagée en 2009, contre la grippe H1N1)
     
  • Sauf qu’elle fut imposée pendant quelques années, en vertu de l'article L.3111-4 du CSP pour :
    – « [celui] qui, dans un établissement […] de prévention ou de soins ou hébergeant des personnes âgées, exerce une activité […] l’exposant à des risques de contamination,
    – tout élève ou étudiant d’un établissement préparant à l’exercice des professions médicales et des autres professions de santé, qui est soumis à l’obligation d’effectuer une part de ses études dans un établissement […] de prévention ou de soins. »

    Heureusement,  le décret n° 2006-1260 du 14 octobre 2006 a suspendu cette obligation :
    « L’obligation vaccinale contre la grippe prévue à l’article L. 3111-4 du code de la santé publique est suspendue. »
    Cependant certains établissements risquent d’ignorer ce décret – que le gouvernement peut de toute manière révoquer en cas d’épidémie.
     
  • Sauf que...
    « La Loi de Santé publique du 9 août 2004 a fixé l’objectif d’une couverture vaccinale d’au moins 75 % […] dans tous les groupes cibles : personnes souffrant de certaines affections de longue durée (ALD), professionnels de santé, personnes âgées de 65 ans. Lors de l’instauration du CAPI (rémunération à la performance ou P4P) en 2009, les caisses ont repris cet objectif de 75 % pour les personnes de plus de 65 ans »[*i-med.fr] : en clair, le médecin adhérent touche une prime s’il atteint cet objectif, assez facile à tenir. 
    Ce terme de cibles n'est-il pas inquiétant ?
     
  • Sauf que...
    La vaccination contre la grippe des groupes cibles est prise en charge à 100 % par l’assurance maladie et que chaque « bénéficiaire » reçoit un bon personnel de prise en charge début octobre. L’assurance-maladie pousse indiscutablement à la consommation.
     
  • Sauf que...
    De nombreux établissements hébergeant des personnes âgées vaccinent d’office (ou en l’absence d’opposition) personnel et résidents.
     
  • Sauf que...
    La publicité annuelle en faveur de la vaccination est omniprésente dès l’automne. Avec souvent des épisodes de pénurie, des retards de livraison… qui dramatisent et soutiennent la demande.
     
  • Sauf qu’on culpabilise tout le monde, car « on ne se vaccine pas seulement pour soi, mais aussi pour les autres ».
     
  • Sauf que...
    Les infirmiers veulent élargir leur habilitation à vacciner contre la grippe.
    Et les pharmaciens aussi veulent être habilités à vacciner.
    Et toutes les occasions sont bonnes, par exemple lors d’un spectacle gratuit...

En résumé, on a tout essayé pour vous vacciner contre la grippe.


Et malgré cela – ou à cause de cela, peut-être – seulement 23,4 % des Français se sont fait vacciner durant l’hiver 2011-2012, soit une baisse de trois points par rapport à 2008-2009. Contrecoup de la lamentable campagne anti-H1N1 (8 % de vaccinés) ?

L’enthousiasme chute, même dans les populations cibles suivies de près par le corps médical :

« la désaffection est particulièrement nette chez les personnes souffrant d’affections de longue durée (ALD) dont le taux de couverture est passé de 49 % en 2008-2009 à 33 % l’hiver dernier (2011-2012), et les personnes âgées de plus de 65 ans, qui étaient près de 65 % à se faire vacciner en 2008-2009 contre 55,2 % l’hiver dernier. » (NouvelObs, 28-09-2012)

Et le milieu médical est-il mieux vacciné ?

« Si on prend les médecins généralistes, ils sont deux sur trois. Les médecins hospitaliers c’est un petit peu moins et quand vous prenez les infirmières et les kinés on finit avec 3 % de vaccinés », nous dit le professeur Bruno Lina, directeur du Centre national de référence sur la grippe.

Et la tendance en 2012 ?

Pensez-vous vous faire vacciner contre la grippe saisonnière ? (sondage DNA)
  Oui : 556 votants soit 27 %
  Non : 1463 votants soit 71 %
  Sans opinion : 41 votants soit 2 %

Toujours aussi loin de l’objectif de 75 % !

Avec une si faible couverture vaccinale, la France devrait être clouée au lit

Nous sommes 40 ans après le lancement de la vaccination. Toute la France devrait être occupée à se vacciner contre la grippe… Toute ? Non ! Beaucoup d’irréductibles résistent donc encore et toujours à de puissantes multinationales et à leurs obligés, et ce, malgré une intense propagande.

Mais alors, avec une si faible couverture par rapport aux objectifs jugés nécessaires pour lui épargner le fléau, la France devrait être clouée au lit, décimée et plongée dans le deuil et l’affliction ?

Ne vous affirme-t-on pas couramment qu’en France la grippe saisonnière est responsable, directement ou indirectement, de 4 000 à 7 000 décès par an ? En fait, dans la conscience populaire, la « grippe », pas si facile à caractériser, sert de fourre-tout aux statistiques de la mortalité hivernale.
Le Docteur Dupagne, par exemple, loin de contester la vaccination, démontre fort bien que la grippe causerait au plus 500 décès par an.

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) n° 38 p. 426 mentionne à la fin de son article sur l’épidémiologie de la grippe pour l’hiver 2011-2012, un excès de 6 000 décès (+13 %) entre le 6 février et le 18 mars.

Certains se croient ainsi autorisés à faire un rapprochement avec la grippe et la baisse du taux de couverture vaccinale (de 26 à 23 % donc) alors que ces 6 000 décès sont « toutes causes confondues » et signifieraient par rapport aux 500 décès par an (cf. Dupagne ci-dessus), un décuplement de la létalité de la seule grippe, et ce, alors que l’épidémie 2011-2012 aura été d’une intensité modérée, survenue tardivement entre fin janvier et fin mars.

L’excès estimé de 6 000 décès est relaté dans le BEH n° 33, p. 375 et seq.
Ce BEH signale parmi les causes de décès 2011-2012, la période de froid intense du 1er au 13 février, l’incidence d’autres épidémies respiratoires et de gastro-entérites, ainsi que la circulation majoritaire de virus variants au H3N2 (absents du vaccin 2011-2012) contribuant à une baisse de l’efficacité vaccinale. Ajoutons les difficultés statistiques, la plupart évoquées p. 376, mais aussi la migration de populations de zones rurales (hors recensement) vers des hôpitaux participant à la collecte des informations, migration qui peut « gonfler » cette surmortalité calculée.

« Nous ne sommes pas à ce stade en mesure d’établir une analyse fiable », reconnaît Mme Fouillet du réseau de surveillance SurSaUD (surveillance sanitaire des urgences et des décès).
Mais d’autres n’hésitent pas…

Se faire vacciner malgré tout ?

Mais n’y a-t-il pas quand même avantage à se vacciner puisque, nous dit-on, le vaccin antigrippe est efficace à 60 % ?

Les études s’accumulent depuis des années, pour contester cette présumée efficacité. The Cochrane Collaboration (2009), le Dr Osterholm (The Lancet, octobre 2011) estiment l’efficacité du vaccin antigrippe à… 1,5 % chez l’adulte (quarante fois moins que le taux claironné par les producteurs !), pour ne pas dire sans aucune efficacité, ce taux couvrant difficilement les incertitudes des méthodes d’estimation. Le CIDRAP de l'Université du Minnesota (octobre 2012) soutient même qu’il n’existe aucune preuve que le vaccin contre la grippe serait plus efficace pendant les années où les souches du virus contenues dans le vaccin correspondent à celles en circulation.

La vaccination contre la grippe n’apporte pas d’avantages chez les personnes âgées, alors on lui cherche de nouvelles indications juteuses : « Le vaccin contre la grippe est peut-être le vaccin du cœur. » (Dr David Udell, octobre 2012 [1], [2])

Heureux encore si le vaccin contre la grippe saisonnière ne sensibilise pas à un autre virus, H1N1 par exemple !

Mais, de toute façon, le vaccin antigrippe n'a pas d'inconvénients… Voire !


Sans parler de nombreux troubles passagers (?), ne parle-t-on pas de risque accru de syndrome de Guillain-Barré (SGB) et d’autres atteintes nerveuses du fait de l’inoculation de la souche grippale elle-même ? De narcolepsie, notamment pour le vaccin Pandemrix (H1N1) ? Voire de maladie d’Alzheimer : il n’y a cependant pas d’aluminium dans les vaccins contre la grippe sauf par les impuretés de l’eau pour préparation injectable (EPPI).

Ouf ! Il y a déjà assez d’inquiétudes notamment avec le formaldéhyde (cancérigène) et, malgré son interdiction en France depuis 2000, avec le thiomersal (composé du mercure) que contenait encore les flacons multidose du vaccin anti-H1N1 (effets sur le système nerveux central et les reins, avec, au-delà d’une certaine dose, des symptômes de défaut de coordination motrice).

Le zoom sur la grippe donne accès à la liste des effets indésirables d’après la base theriaque.org et cette page fournit la liste des composants des vaccins.

 


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