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Accueil Page mise à jour le 01/10/2014

Moratoire sur les vaccins contenant de l'aluminium

 

Vaut-il mieux vacciner avec de l'aluminium

... ou s'abstenir de vacciner ?

Pourquoi ne décide-t-on pas un moratoire ?

 

En mars 2012, sur la foi de constats préoccupants, le groupe d’études sur la vaccination de l’Assemblée Nationale suggérait un moratoire sur les vaccins avec adjuvants aluminiques, et, à tout le moins, d’offrir une version sans aluminium pour tout vaccin obligatoire… Seraient ainsi concernés les vaccins anti-DTP (obligatoires) et leurs dérivés multivalents, les vaccins anti-hépatite B, anti-HPV et anti-méningocoque C. Par contre, il n’y a pas d’aluminium dans les vaccins ROR, ni antigrippe.

Après avoir attaqué violemment cette suggestion, l’Académie de Médecine a adopté le 26 juin un rapport sur les adjuvants, aluminiques notamment, pour les laver de tout soupçon. Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt avec le contenu de ce rapport… même si tel ou tel travaille pour Sanofi notamment. Leur rapport mentionne les publications (sévères) des Docteurs Gherardi et Authier [1], mais ils n’ont pas auditionné ces derniers.

Ce rapport reconnaît que l’aluminium, naturellement absent de l’organisme, parvient à s’y accumuler dans les muscles, os et organes (jusque dans le cerveau), éventuellement du fait de vaccinations. Puis, en se contentant d’accoler expérimentations (sur l’animal), modélisations, extrapolations et seuils de toxicité admis (mais arbitraires), les auteurs concluent que les concentrations constatées ne sauraient présenter de risques significatifs pour l’homme et rejettent donc toute idée de moratoire. Cette conclusion a suscité l’indignation notamment des victimes de myofasciite à macrophages.

L’Académie s’appuie, entre autres, sur le fait que l’aluminium est utilisé depuis près de 90 ans dans les vaccins sans qu’on ait pu lui imputer avec certitude des accidents graves : outre que le lien avec de tels accidents ne pouvait même pas être recherché ou imaginé avant une période récente, il faut noter qu’entre-temps l’utilisation de l’aluminium s’est développée, les vaccinations se sont multipliées, avec des pratiques la vie durant, laquelle vie s’est allongée… Nos aînés auront reçu peu d’aluminium par rapport à leur capacité à l’éliminer et une vie plus courte leur aura évité d’en connaître les effets éventuellement délétères.
L’Académie néglige en outre que, quelle que soit l’origine du phénomène, la raréfaction ou la curabilité d’une maladie rendent encore moins tolérables les bavures de sa vaccination.

Pour ces diverses raisons, il conviendrait d’actualiser la « balance bénéfices/risques » des vaccins adjuvantés et c’est le but du moratoire suggéré.
Mais, pour couper court à toute velléité de moratoire, l’Académie affirme avec force qu’environ cinq à dix ans seraient nécessaires pour disposer de vaccins sans aluminium, laissant entendre par là les pires menaces pour la santé publique faute de certains vaccins durant une si longue période.

L’Académie soutient donc qu’il serait plus prudent de maintenir des vaccinations générales, avec des adjuvants suspectés d’être dangereux, que de s’abstenir, le temps de disposer de vaccins plus sûrs, de vacciner contre des maladies bien contenues chez nous !

Du point de vue de la santé publique, quelle est la précaution la plus sage ?

En fait, le moratoire proposé menacerait davantage le chiffre d’affaires des laboratoires que la santé de la population privée de quelques vaccins, car :

– le retrait de vaccins adjuvantés ne supprimerait pas la couverture vaccinale déjà constituée contre les maladies correspondantes ; tout au plus diminuerait-elle lentement, ce qui veut dire que ces maladies ne feraient pas de ravages ; ce serait même l’occasion de mesurer le délai d'une hypthétique réapparition significative de telle ou telle affection et de mieux estimer la durée de la protection qu’apporteraient ces vaccins ;
– dans un pays d’un bon niveau sanitaire, les pénuries accidentelles (ou supposées telles) de vaccins suscitent des inquiétudes, mais pas des catastrophes ;
– certains vaccins susceptibles d’être suspendus sont récents : pour les maladies correspondantes, la situation après leur retrait ne saurait être pire que celle, pas vraiment alarmante, avant leur introduction ;
– certains vaccins sans aluminium existent déjà, mais ont été retirés du marché (pas assez chers ?) ; sauf à les déclarer dangereux ou inefficaces, leur remise sur le marché ne demande que quelques mois : même moins efficaces que la version avec aluminium, ils apporteraient de nouveau au moins le service qu’ils apportaient avant leur retrait ;
– si les producteurs de vaccins sont confrontés à une perte de marché significative, nous pouvons faire confiance à leur inventivité pour mettre au point des versions sans aluminium ou allégées, et les faire agrééer en moins de trois ans ; et, quelle que soit la durée du moratoire, on peut compter sur un « rattrapage » dès que ces nouvelles versions seront disponibles ;
– ce moratoire dût-il durer davantage, la « fenêtre » sans certaines vaccinations serait l’occasion d’envisager d’alléger les politiques vaccinales française ou européenne ;
– enfin, en cas d’épidémie hautement contagieuse (H1N1) et particulièrement meurtrière (ce qui n’était pas le cas de H1N1), les adjuvants aluminiques pourraient être admis comme solution d’urgence pour les populations inquiètes.

En refusant le moratoire suggéré, ne veut-on pas éviter que les Français constatent qu’ils peuvent vivre aussi bien, sinon mieux, avec moins de vaccins ?

Contestant qu’un risque clinique soit avéré, l’Académie refuse ce moratoire au motif qu’il pourrait renforcer la défiance de la population vis-à-vis de la vaccination.

Mais le choc en retour peut s’avérer radical : si les risques aujourd’hui hypothétiques de certains adjuvants se confirment, le maintien délibéré des vaccins qui les contiennent achèvera de discréditer tous les vaccins, même ceux qui sont exempts de ces adjuvants, et par là toute pratique de vaccination.

À vouloir trop gagner, on risque de tout perdre !

 


« Macrophagic myofasciitis : An emerging entity », The Lancet, 01/08/1998
Drs R.K. Gherardi et F.J. Authier, du GERMMAD (Groupe de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires) :
Résumé de l'article : anglais - français

Voir aussi le Rapport d'investigation de l'InVS (2001),

 


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