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Fièvre aphteuse

06.04.2001

Communiqué

Depuis le début de l'épidémie de fièvre aphteuse (FA) les informations les plus farfelues circulent sur le sujet. Il suffit pourtant de reprendre le rapport de 1989 de la commission des communautés européennes sur ce sujet, pour comprendre les raisons qui ont poussé l'Europe à INTERDIRE (et non pas à supprimer) la vaccination anti-aphteuse.
 
Si la raison est économique au départ c'est parce que la commission a estimé que les campagnes de vaccinations coûteraient plus cher que l'interdiction de cette dernière. Ça n'est donc pas la même raison économique qui est invoquée aujourd'hui. Pourquoi ? 
 
Le constat fait est le suivant :
Durant la période 1969/1988 qui a servi à l'analyse pour l'interdiction de la vaccination contre la FA, trois pays européens ne vaccinent pas, le Danemark qui a connu 33 foyers de FA, le Royaume Uni 2 foyers, l'Irlande aucun. Dans les autres pays, pendant la période d'obligation, les campagnes annuelles de vaccination n'ont pas empêché l'apparition de foyer de FA. Pendant ces 20 ans la France a eu 176 foyers de FA, la RFA a eu 110 foyers de FA, l'Italie 982 foyers de FA, la Belgique 99 foyers de FA, et les autres pays, Espagne, Portugal, Grèce encore plus, le Luxembourg aucun foyer. 
 
Les pays hors Europe et particulièrement ceux de la zone Pacifique refusaient l'importation de bêtes vaccinées parce que porteuses du virus, en France le cheptel non vacciné destiné à l'exportation était parqué dans le Finistère où la vaccination n'était pas pratiquée et où il n'y a pas eu de cas de FA. pendant cette période. Dans les départements limitrophes où les bêtes étaient vaccinées des foyers apparaissaient, souvent après les campagnes de vaccinations. Que faisait-on puisque les autres bêtes de ces troupeaux qui n'étaient pas atteintes étaient vaccinées? On les abattait quand même comme aujourd'hui, ce qui est un aveu implicite du manque de confiance qu'on avait dans la vaccination. 
 
"Les risques de contamination imputables à la production et à l'administration des vaccins anti-FA représentent un risque qui a conduit la commission à proposer pour 1992 l'interdiction de cette vaccination." On a donc interdit la vaccination et que s'est-il passé depuis 1991 jusqu'à cette épidémie de Grande-Bretagne en 2001. Quasiment aucun cas de FA en Europe sauf quelques foyers de FA en Italie rapidement jugulée. 
 
La commission a conclu que, " pour atteindre les objectifs du marché intérieur, la communauté doit choisir et une politique de non-vaccination est nettement plus sûre."

Il ne faut donc pas dire qu'on a cessé de vacciner parce que la vaccination avait éradiqué la maladie. C'est la politique d'interdiction de la vaccination qui a ainsi interrompu la circulation des virus et, associée à une plus grande rigueur autour des quelques foyers, elle a fait disparaître la FA. 
 
Les Pays-Bas qui envisagent de vacciner les bêtes des zones autours des foyers de maladie envisagent également d'abattre ensuite ces bêtes vaccinées (info des journaux télévisés de ces jours derniers). Quel intérêt y a-t-il donc à vacciner si c'est pour abattre ces bêtes ensuite ? De cette manière on cède à la pression et à la panique bien compréhensible des éleveurs en même temps qu'on refuse de donner la véritable raison de l'interdiction de la vaccination en 1992. Je rappelle encore une fois : "Les risques de contamination imputables à la production et à l'administration des vaccins anti-FA représentent un risque qui a conduit la commission a proposer pour 1992 l'interdiction de cette vaccination". Si cette raison était rappelée, elle pourrait anéantir tout espoir de juguler l'épidémie par cet acte qui reste dans la tête des gens le rempart ultime, alors que la démonstration a été faite de son inefficacité. Cette information pourrait aussi interpeller la population à propos de la vaccination humaine. 
 
Au fait pourquoi ne parle-t-on pas de soigner cette maladie, ce que nos anciens savaient faire ? Lors des grandes épidémies, avant la vaccination comme en 1952, les bêtes même malades n'étaient pas systématiquement abattues. Elles étaient soignées et leur lait était jeté pendant quelques jours jusqu'à ce que les choses rentrent dans l'ordre. Il est vrai qu'à l'époque les conditions d'élevage n'affaiblissaient pas les animaux comme c'est le cas aujourd'hui, les mesures d'isolement autour des foyers suffisaient.

Il faudra se poser la question – comme l'on fait les Allemands à propos de l'ESB –, ne serait-ce pas le mode d'élevage intensif qui conduit à cette propagation ? Dans des conditions de non-vaccination strictement identiques, mais dans des conditions d'élevage complètement différentes, les 2 seuls foyers de fièvre aphteuse (en 30 ans) qui sont apparus en 1981 n'ont pas provoqué la contamination massive de cette année.

Le ministre de l'agriculture français n'a pas répondu à l'interpellation de Jean-Pierre Coffe à la télévision sur le fait que cet abattage massif arrivait au bon moment vu les excédents de viande que nous avions. 
 
Il serait temps de réagir et de revoir nos méthodes d'élevage. Ces dernières présentent trois inconvénients : 

  • elles produisent de la viande de mauvaise qualité,
  • elles produisent des excédents qu'il faut résorber,
  • elles fragilisent la santé des animaux, ce qui entraîne l'administration à grande échelle d'antibiotiques ce qui créent des résistances d'agents infectieux qui se retrouvent dans les maladies humaines qu'on arrivera bientôt plus a vaincre. Ceci devient une vraie préoccupation de santé publique

La seule question est là, mais notre pays n'est pas l'Allemagne et il n'est pas encore né le ministre français qui proposera d'orienter toute l'agriculture, y compris l'élevage, vers les méthodes biologiques. Ceci aurait pour conséquence tout en assurant une production largement suffisante,

  • de fournir des produits de qualité,
  • de résorber les excédents,
  • de stopper la prescription de médicaments (antibiotiques et autres) comme aujourd'hui.

Ça ne ferait pas le bonheur des vétérinaires ni surtout celui des producteurs d'engrais et de produits pharmaceutiques (les mêmes) qu'on retrouve pour la énième fois de nouveau au cœur du problème.
  
L'exemple bien connu des productions de fromage "bio" au lait cru est la vivante démonstration du résultat de cette méthode, ce n'est jamais là qu'on trouve des contaminations pathogènes. C'est toujours dans les fabrications utilisant les laits d'élevages intensifs qu'on a pris la peine de pasteuriser qu'on trouve ces contaminations. Par dessus le marché ce ne sont pas les gourmets qui nous démentiront

Le Président.
Jean-Marie MORA 


NB
- Ces informations proviennent du rapport de la commission des communautés européennes du 18 octobre 1989.
- Les musulmans manquaient de mouton pour la fête de l'Aïd et 10 jours après cette dernière la société CARREFOUR faisait une promo sur l'agneau d'origine France. De qui se moque-t-on ? A-t-on jamais vu faire des promotions sur des produits dont on manque ?

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