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Vaccins et ESB

12.06.2002

Existe-t-il un risque de contamination de certains médicaments et / ou vaccins par le prion de l'Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB) ?

Points de vue scientifiques et affirmations officielles.
 
Des produits d'origine animale, dont des produits bovins, sont utilisés dans la fabrication de médicaments et vaccins. Dans les médicaments, ils sont le plus souvent utilisés comme excipients (gélatine pour la fabrication de gélules [...]). Ils sont aussi utilisés dans le processus de fabrication des médicaments, par exemple comme milieu de culture ([...] sérum de veau fœtal) pour les vaccins ou les produits recombinants. La vaccination par le B.C.G. n'est rien d'autre qu'une infection par le bacille de la tuberculose bovine... 
 
Quels que soient les vaccins, leur fabrication nécessite de gros apports nutritifs et de croissance, notamment des sels minéraux, des acides aminés, des vitamines, des hormones et diverses substances de croissance. Ces apports sont très concentrés dans différents tissus ou fluides animaux, dont le sérum fœtal de veau, d'où son utilisation. 
 
Y a-t-il un risque de présence du prion de l'ESB dans le sérum ? Le Gouvernement est ignorant quand il déclare en décembre 1998 via son secrétariat d'État à la Santé que le passage de l'agent [de l'ESB] de la mère au fœtus n'a jamais été scientifiquement établi. En effet, dès février 1997, les autorités britanniques ont rendu publics les résultats d'une importante étude qui permet d'affirmer que la maladie de la vache folle peut se transmettre de la vache au veau (le prion peut traverser le placenta). 
 
Le prion peut-il alors se retrouver dans le vaccin ? Les experts de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) affirment que les produits d'origine bovine utilisés pour la fabrication des vaccins sont éliminés au cours des dernières étapes de la fabrication et n'entrent donc pas dans la composition finale du vaccin. Pourtant, on a pu retrouver la présence de bactériophages, d'endotoxines et de pestivirus dans plusieurs échantillons de sérum fœtal de veau, de vaccins à virus vivants ou de vaccins bactériens, ce qui est le signe qu'une lourde contamination bactérienne ou virale du sérum utilisé peut se retrouver dans les vaccins. 
 
Et le prion ? Les experts de l'AFSSAPS nous disent qu'il n'a pas été possible de détecter la présence du prion dans le sang des bovins malades ou en incubation de la maladie. C'est pourquoi le sang de bovin (dont est tiré le sérum) est classé par l'O.M.S. en catégorie IV (tissus pour lesquels l'infectiosité est non détectable). Un peu plus loin, on continue de rassurer le lecteur : les experts scientifiques réunis en 1999 et en 2000 par l'AFSSAPS (sur le thème : l'agent du nouveau variant de la Maladie de Creutzfeld-Jakob est-il transmissible par le sang ?) constatent qu'aucune des maladies à prion "naturelle" – tremblante du mouton, BSE chez le bovin, MCJ chez l'homme – n'est transmissible par voie sanguine. 
 
Toutefois, ces mêmes experts estiment que ce risque ne peut-être aujourd'hui (novembre 2000) formellement exclu. Jean-Hugues TROUVIN, directeur de l'AFSSAPS, insiste en déclarant qu'aucune donnée scientifique ne montre à ce jour que le sang est infectieux. Pourtant, une équipe britannique venait juste de montrer (septembre 2000) que l'ESB pouvait être transmise par transfusion chez le mouton. Il est grand temps de revoir vos avis, Messieurs les Experts, car, donnée supplémentaire, une équipe française du Commissariat à l'Énergie Atomique vient de découvrir que la contamination entre primates est possible ! Je crois alors que la seule conclusion claire qui s'impose vraiment est que le prion n'est soi-disant pas contenu dans le sérum fœtal de veau et donc n'entre pas dans la composition du vaccin, car on ne sait pas le détecter ! 

Alors, que peut-on quand même faire pour limiter les risques ? Rien au niveau de la fabrication du vaccin, car seules des températures de l'ordre de 130°C pourraient faire disparaître les prions, mais en même temps ces températures détruiraient les facteurs de croissance contenus dans le sérum, d'où sa complète inutilité... 
 
Peut-on alors remplacer le sérum fœtal de veau par un autre produit équivalent ? De nombreuses tentatives ont été faites depuis plusieurs années pour tenter de le remplacer, mais sans franc succès. Les recherches se poursuivent, pour arriver, à terme, à éliminer totalement les produits biologiques d'origine animale dans les systèmes de production, nous dit l'AFFSAPS. Les laboratoires Smith-Kline Beecham et Aventis Pasteur ont annoncé qu'il leur faudra trois ou quatre ans pour le remplacement des dérivés animaux par des protéines végétales. Espérons-les sans O.G.M. !!! 
 
Mais cela sera-t-il suffisant ? Sûrement, si tous les dérivés animaux sont bien éliminés, c'est-à-dire également l'albumine utilisée à très faible dose dans la composition de la plupart des vaccins, ainsi que la gélatine hydrolysée utilisée comme excipient dans le vaccin R.O.R. par exemple. 
 
En attendant que faisons-nous ? Rien ! Pourquoi ?
Est-ce parce qu'en juin 2000, l'Agence Européenne d'Évaluation des Médicaments a dressé un bilan complet de l'évaluation des vaccins en terme de sécurité virale et a conclu que tous répondent aux exigences européennes concernant le risque de transmission de l'ESB ? Nous venons de voir tout ou en partie les bases de cette évaluation en terme de sécurité...
Ou bien est-ce parce que l'AFSSAPS nous assure que le sérum fœtal de veau est collecté dans des pays où le risque d'ESB est maîtrisé (le Royaume-Uni et le Portugal sont exclus) ? Les experts de l'AFSSAPS ont fait cette déclaration en novembre 2000 et nous avons connu la deuxième crise de la vache folle en décembre 2000.

Quels étaient (à l'époque) ces pays où le risque d'ESB était réellement maîtrisé : la France ? L'Allemagne ?? L'Espagne ??? Début 2001, la Food and Drug Administration (FDA), l'équivalent américain de nos AFSSAPS et AFSSA, a annoncé que 5 laboratoires américains fabriquaient des vaccins avec des tissus bovins susceptibles d'être contaminés par l'ESB. Au Royaume-Uni, les laboratoires Medeva ont retiré du marché leur vaccin antipoliomyélite oral pour des raisons similaires. Mais la France semble ignorer ces informations, la France ne connaît pas le principe de précaution... encore une fois, il est urgent d'attendre !

Espérons quand même que la France n'attendra pas trop longtemps... comme cela fut le cas au niveau alimentaire... Jugez-en plutôt avec ce qui suit.

Extraits du rapport de la commission d'enquête sur les conditions d'utilisation des farines animales dans l'alimentation des animaux d'élevage et les conséquences qui en résultent pour la santé des consommateurs, créée en vertu d'une résolution adoptée par le Sénat le 21 novembre 2000.

partie B. DES MESURES FRANCAISES INCONTESTABLEMENT TARDIVES, COMPTE TENU DE L'EXPÉRIENCE ANGLAISE,
dans le paragraphe 1- Des retards sur les décisions propres à éradiquer la maladie animale et à assurer la protection des consommateurs, bas de la page 132 :
- la maladie ESB est très peu connue en France à l'époque, la première note du ministère date de juin 1988 et n'a pas été transmise au ministre ;
- le rôle des farines de viande et d'os n'est pas encore mis en lumière de manière "évidente", même si les premières enquêtes épidémiologiques britanniques qui ont clairement souligné leur rôle, datent de décembre 1987.
Un peu plus loin, en page 135, on apprend que le Royaume-Uni interdit les matériaux à risque spécifiés (MRS) dès avril 1990, que l'interdiction d'ajout de ces matériaux à risques spécifiés dans les petits pots pour bébé n'a été obtenue, non sans mal, qu'en juillet 1992, et que l'interdiction définitive des MRS ne sera effective par arrêté qu'en avril 1996 après l'annonce de 10 cas anglais de nouveau variant de la maladie de Creutzfeld-Jakob ! 
 
Sources :
- Alternative Santé-L'impatient, Le guide des vaccinations, HS n°20, avril 2000.
- Informations extraites du site internet de l'AFFSAPS, Encéphalopathie spongiforme bovine, maladie de Creutzfeld-Jakob et produits de santé, Sécurité des produits de santé, les réponses des experts de l'AFSSAPS, novembre 2000.
- M. Georget, Vaccinations : les vérités indésirables, Éditions Dangles, 2000.
- Journal Le Monde, 14 février 1997. Citée dans ouvrage M. Georget.
- Petricciani et al. , "Bacteriophages in live virus vaccines", Proc. of the Society of Experimental Biology and medicine 144 (1973), 789. Citée dans ouvrage M. Georget.
- M. R. Geier et al., "Endotoxins in commercial vaccines", Applied and Environmental microbiology 36 (1978), 445. Citée dans ouvrage M. Georget.
- T. Sasaki et al., "Application in PCR for detection of mycoplasma DNA and pestivirus RNA in human live viral vaccines", Biologicals 24 (1996), 371. Citée dans ouvrage M. Georget.
- Libération du 23 novembre 2000, p. 18.
- Alternative Santé-L'impatient, n°278, mai 2001, dossier "autour de la vache folle".

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