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Accueil Page mise à jour le 08/01/2017

Éditorial Janvier 2017

La politique de "la porte au nez"

ou comment donner l'illusion de s'en tirer à bon compte

Les conclusions de la « concertation citoyenne sur la vaccination » voulue par Madame Marisol Touraine, ministre de la santé, et pilotée par le Pr Alain Fisher – notamment l’élargissement de l’obligation vaccinale à toutes les vaccinations de l’enfant, soit passer directement de trois à onze obligations vaccinales – ont provoqué la stupéfaction et l’incompréhension de nombreux parents, médecins et autres professionnels de la santé, associations, etc. et une levée de boucliers sans précédent sur les réseaux sociaux et autres vitrines médiatiques.

Pourquoi diantre proposer des mesures aussi radicales dans le but officiellement proclamé de « restaurer la confiance dans la vaccination » – singulièrement ébréchée, il est vrai, depuis quelques années – du public et des professionnels de santé et d’« améliorer la couverture vaccinale » ?

On peut supposer, à la rigueur, que le second objectif puisse être atteint par un programme digne des plus insignes dictatures, mais restaurer la confiance est improbable ! Car si dans l’Union Européenne, à une ou deux exceptions près, la France n’est entourée que de pays sans la moindre obligation vaccinale, les seuls à conserver des vaccinations obligatoires en plus ou moins grand nombre sont les pays de l’ancien bloc soviétique, dont personne ne niera qu’il a dû y rester des traces d’une certaine politique totalitaire.

Pour essayer de comprendre le pourquoi et le comment de propositions aussi absurdes, les hypothèses n’ont pas manqué depuis la publication de ce rapport, le 30 novembre dernier.

  •  « Ils » ont peur de voir s’effriter la manne des vaccins... Allons donc ! Imaginez-vous Sanofi Pasteur, Merck, GlaxoSmithKline... pour ne citer que les trois plus gros producteurs de vaccins (50 % environ au niveau mondial), trembler devant la diminution d’un revenu certes non négligeable, mais ne représentant que 2 % du marché des médicaments ? Bien sûr, c’est agaçant, mais soyez rassurés, non seulement « ils » n’ont pas tous leurs œufs dans le même panier, et « ils » investissent dans des pays émergents (Inde, Chine, Mexique, etc.) afin de vendre sur place ou à des pays défavorisés des produits fabriqués dans des conditions d’exigences sanitaires certainement plus souples.
  • Les auteurs du rapport sont des « vendus » à Big pharma, la ministre en tête, tous dégoulinants de liens d’intérêts... Sans doute, sans doute... le lobbying pharmaceutique est un sport à la mode, mais suffit-il à expliquer l’énormité de ces propositions ?
  • Les médecins et autres professionnels de santé ayant participé à cette « concertation » au nom si mal choisi, sont terrorisés à l’idée du retour des épidémies...
    etc.

On ne peut énumérer toutes les hypothèses, des plus crédibles aux plus farfelues, que l’on a pu lire dans la presse ou sur Internet, les unes n’excluant d’ailleurs pas les autres.

Toutefois, à notre connaissance, la plus plausible n’a pas été clairement émise sur les réseaux sociaux alors qu’elle est la seule logique : il s’agit d’une manœuvre assez grossière de manipulation du style de « la porte-au-nez » décrite, entre autres en français, dans le savoureux mais très scientifique ouvrage de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois Petit Traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens[1].

Les recommandations proposées dans le Rapport – adaptation dictatoriale des propositions du HCSP suggérant la suppression des « obligations légales » pour aller dans le sens de l’« exigibilité » des vaccins par exemple pour la fréquentation d’une collectivité – sont tellement énormes qu’elles ne pouvaient provoquer que l’indignation et le rejet d’une grande partie du public, à l’exception de quelques médecins et sociétés médicales[2] qui « demandent la mise en place immédiate des recommandations de la concertation citoyenne sur la vaccination ».

► Or la technique de « la porte au nez » consiste à obtenir l'acceptation d'un individu à une requête coûteuse en ne la lui présentant qu'après une requête initiale inacceptable, l'individu a ainsi l'impression de s'en sortir à « bon compte » !

Que peut-on alors prévoir dans ces conditions ?  
Si les autorités sanitaires adoptent ces recommandations – en continuant à faire miroiter l’abandon à terme de toutes les obligations – attendons-nous à nous voir imposer, au minimum pour la fréquentation de toutes les collectivités d’enfants et probablement pour une multitude d’autres activités, non plus les vaccinations antidiphtérique et antitétanique reconnues totalement obsolètes, ni même peut-être l’antipolio, mais celles contre la rougeole, les oreillons, la rubéole (ROR), les infections à haemophilus influenza b, à pneumocoque, à méningocoque, l’hépatite B, voire même contre les papillomavirus, etc. c’est-à-dire 7 ou 8 vaccins au lieu de 11.

Ouf ! Nous l’aurons échappé belle...

La présidente de la LNPLV


1. Presses universitaires de Grenoble, 1e édition 1987. Dernière version (augmentée) mars 2014.
Voir sur notre site http://www.infovaccin.fr/199803.html une analyse de l’obligation vaccinale vue à travers le prisme des techniques de manipulation décrites dans ce livre et conduisant à la « soumission librement consentie ».
2.http://concertation-vaccination.fr/wp-content/uploads/2016/12/2016-12-13-V3_CP_Commun_Vaccination.pdf  

 

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