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Accueil Page mise à jour le 12/08/2011

SLV n° 93 - Mars 1991 - p12 - Hesperian Foundation

Hesperian Foundation

Profits florissants dans un monde agonisant.
Les causes de mauvaise santé imputables aux hommes.

« Les progrès des statistiques sur la santé mondiales connaissent un arrêt depuis les années 1980 (...). Non seulement la survie de millions d'enfants reste aléatoire mais aussi la survie de l'écosystème et celle de l'espèce humaine toute entière. Cette régression, qui se produit en dépit des campagnes globales visant à la « santé de tous » et à la « survie des enfants » grandement célébrées, nous amène à nous demander si nos stratégies internationales pour la santé et le développement sont efficaces. Et si elles ne le sont pas, pourquoi ?

L'un des problèmes-clé semble être que ceux qui planifient la santé ont tendance à imposer des solutions technologiques pour résoudre des problèmes qui sont fondamentalement sociaux et politiques. Et lorsqu'ils recherchent les causes « humaines » de mauvaise santé ils prennent en compte principalement les comportements et les attitudes des pauvres plutôt que celles des privilégiés.

L'UNICEF, autant qu'il ose le faire, a assez bien analysé les « causes humaines » de la pauvreté et de la santé déficiente partout présentes, y compris la crise de l'endettement, les politiques d'ajustement, les pratiques commerciales injustes et l'énormité des dépenses militaires. Mais tout au long des années 1980, au lieu de réclamer des changements socio-politiques pour corriger ces causes « faites de main d'homme », l'UNICEF s'est cantonnée à dire que le « climat économique défavorable » était inévitable et impossible à changer.

En conséquence de quoi l'UNICEF a focalisé ses efforts sur des mesures technologiques de type « stop-gap » (qui arrête une fuite d'eau). Plutôt que d'essayer de changer les causes sous jacentes de la misère et de la mauvaise santé, elle préconise l'optique « filet de sûreté » pour aider ceux qui sont le plus exposés pendant ces « temps difficiles ».

La stratégie « phare » de l'UNICEF pour protéger les enfants de la misère est intitulée « La Révolution pour la Survie des Enfants » – dont certains critiques disent qu'elle ne l'est pas – ; ciblée sur certaines maladies spécifiques plutôt que sur la santé des enfants et faite davantage pour améliorer les statistiques de mortalité que la qualité de vie des enfants, elle est l'exemple type des « Soins Sélectifs de Santé Primaires ».

En bref, les Soins Sélectifs de Santé Primaires étaient politiquement sans risque : du moins pour l'UNICEF si ce n'est pour les pauvres de la planète. »


Extrait d'une conférence donnée par David Werner à TOES 90 à Houston dans le cadre du thème : The Voice of the people for a change pour The Hesperian Foundation, Palo Alto, Californie, USA

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