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Accueil Page mise à jour le 12/08/2011

SLV n° 93 - Mars 1991 - p13

Le point de vue du Pr Debabar Banerji (Inde)

 

Qui est le Pr Banerji ?

Lors de TOES 89 à Paris (1) dans le cadre des Rencontres internationales pour « Un autre Regard sur la Santé », la ligue avait présenté le point de vue du Pr Banerji sur la domination des pays du Sud par ceux du Nord, par le biais des campagnes de vaccination.

Le Pr Banerji, maître de conférence et professeur de santé publique et de sciences sociales, ne peut être soupçonné d'être a priori défavorable aux vaccinations : par lui nous avons appris que de nombreux spécialistes venus du monde entier s'étaient réunis à Anvers en 1985 pour s'insurger contre les programmes « ciblés » de l'OMS et en particulier le PEV (Programme Élargi de Vaccinations), visant à la vaccination universelle des enfants pour 1990.

Le grand public, lui, croit au consensus international sur ces programmes et donne aux organismes humanitaires sans s'interroger.

Le Pr Banerji est porteur d'une parole encore libre du conditionnement dont nous ne sommes plus conscients ; la mort de 47 enfants « pour en sauver d'autres » ne lui semble pas un tribut normal à payer, la désinformation qui sous-tend les campagnes de vaccinations ne peut être passée sous silence...

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Imposition des programmes de vaccination aux pays du Sud : un cas de totalitarisme technologique

À Alma Ata en 1978, les peuples opprimés du monde ont marqué un point historique en matière de santé publique. La Déclaration d'Alma Ata préconisait une nouvelle approche qui visait à fournir des services de santé intégrés à toutes les catégories de population du monde entier. Sa spécificité consistait à recommander la formation de systèmes de services de santé qui soient élaborés à partir des populations plutôt que des programmes technologiques « pré-emballés ». La capacité des populations à faire face à leurs problèmes de santé constitue l'ancre de salut des services de santé ; ceux-ci doivent contribuer à promouvoir l'autonomie des communautés ; ils doivent être placés sous le contrôle social et doivent être un des volets d'une action intersectorielle plus large dans le domaine de la santé.

Comme on pouvait s'y attendre, la réaction des pays riches à cette téméraire déclaration d'indépendance de la part des pays pauvres a été cinglante et immédiate. Revenant à leur approche condescendante, technocentrique et créatrice de dépendance, ils ont proposé ce qu'ils ont appelé les « Soins de Santé Primaires Sélectifs », ce qui est contradictoire dans les termes mêmes...

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