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Accueil Page mise à jour le 01/11/2015

SLV n° 93 - Mars 1991 - p22

Affamés... mais vaccinés

À la lecture des documents del'UNICEF et de l'ONU sur la situation des enfants dans le monde, la priorité des priorités accordée à la vaccination est expliquée à plusieurs niveaux : bien sûr directement par son action sur les six maladies cibles que la vaccination est censée prévenir, mais aussi dans le but de diminuer le nombre des maladies respiratoires (pneumonie) la fréquence des carences en vitamine A et même l'incidence de la malnutrition.
C'est que ces affections (ainsi qu'un certain nombre de maladies diarrhéïques) sont souvent consécutives à des maladies : la rougeole, en particulier, donne lieu à des pneumonies et à des atteintes diarrhéiques, et entraîne une déperdition importante des réserves de vitamine A de l'organisme (la carence en vitamine A est responsable de la perte de la vue de nombreux enfants).

En ce qui concerne la malnutrition, l'UNICEF estime qu'il est possible de réduire de moitié la malnutrition grave et modérée chez les enfants de moins de cinq ans. En effet :

« Une alimentation correcte des enfants devient une tâche pratiquement vouée à l'échec pour de nombreux enfants du fait de la pauvreté absolue. Cependant, la malnutrition frappe le plus souvent les foyers qui disposeraient pourtant des aliments nécessaires. La cause en est la fréquence des maladies et le manque d'information sur les besoins alimentaires des jeunes enfants. » (La situation des enfants dans le monde 1991, UNICEF, p. 10)

Pour éviter une partie au moins des infections, en particulier la rougeole, il convient donc de vacciner tous les enfants. Stratégie incontournable... si les vaccinations étaient efficaces (voir les extraits du congrès de Niamey) et, pire encore, si elles n'agissent pas juste à l'inverse de cette théorie.

 


L'expérience du Dr Kalokerinos chez les Aborigènes d'Australie

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Médecin « de terrain » chargé d'une réserve d'Aborigènes vivant dans des conditions de misère morale et physique poignantes, le Dr Kalokerinos prend très à cœur de réduire au maximum la mortalité infantile très élevée qui prédomine. Très attentif aux carences éventuelles, il se désespère de retrouver toujours un scénario identique : admission à l'hôpital d'un enfant pour infection bénigne ; supplémentation en vitamines, séjour en milieu moins « septique » que le sol en terre battue des réserves, administration d'antibiotiques pour soigner les affections respiratoires fréquentes ; puis attaque soudaine, état de choc et décès très rapide.

Au fil des années, il est arrivé à la conclusion qu'il existe trois types de malnutrition : celle due strictement à une alimentation déficiente, celle consécutive aux maladies et celle due à une malabsorbtion des aliments, alors même que l'alimentation est correcte.
Les trois étant en inter-relation étroite. Certains enfants aborigènes prospèrent parfaitement en dépit d'alimentation médiocre, s'ils ne sont pas malades, alors qu'un enfant malade peut ne pas s'en tirer bien du tout alors que son alimentation est parfaite.

Dans un tel contexte, l'influence des vaccinations est d'importance cruciale.

« Une vaccination peut avoir des effets comparables à ceux d'une infection. Elle peut précipiter l'état de malnutrition ou l'aggraver si celle-ci est déjà là. » (1)

Il ajoute :

« Il a récemment été démontré que des enfants souffrant de malnutrition protéino-calorique peuvent produire des réactions immunologiques contraires à la normale, après vaccination. Généralement il y a production d'anticorps après vaccination. Pourtant il peut se produire un effondrement de la production d'anticorps, en cas de malnutrition  protéino-calorique ;  l'enfant est alors exposé à toutes sortes d'infections graves et éventuellement à la mort. »

Dans ce même ouvrage, le Dr Kalokerinos aborde le problème posé par le BCG chez les Aborigènes :

« L'usage de ce vaccin est fortement recommandé par les Pouvoirs Publics, qui considèrent que les Aborigènes sont particulièrement « à risque ». II se peut que ce soit le cas, dans une certaine mesure, mais les conséquences du vaccin BCG sont durables. J'ai déjà parlé des dangers des vaccinations. Leur effet ne dure que quelques semaines. En ce qui concerne le BCG les effets durent pendant des mois et des mois, une agression immunologique permanente qui ouvre la voie à toutes sortes d'autres infections, de problèmes nutritionnels et de déficiences vitaminiques.»   (op.   cit., p. 108).

Un engrenage impitoyable...

Dans d'autres régions d'Australie la mortalité infantile était terrifiante : mortalité infantile en augmentation dramatique ; la mortalité avait doublé en 1970 et plus encore en 1971 ; dans certaines régions du nord la situation était telle que le taux de mortalité atteignait 300 bébés sur 1 000. C'était tout à fait inacceptable et il ne semblait pas y avoir de solution à ce problème.
Le ministre de l'Intérieur de cette région sollicita les conseils du Dr Kalokerinos. Celui-ci décrit comment, après avoir étudié le problème pendant des mois, la réponse lui vint :

« Soudain, quelque chose m'est revenu en mémoire. Le ministre m'avait dit “nous avons mis sur pied des campagnes de vaccination ”. Mon Dieu ! Je savais depuis longtemps qu'elles pouvaient être dangereuses, mais est-ce que je n'aurais pas sous-estimé leur danger ? Bien sûr que si. Inutile d'aller sur place à Alice Springs. Je tenais la réponse.
J'imaginais très bien la scène. Une équipe médicale se rend dans une région, met en file indienne les bébés et les enfants aborigènes et les vaccine. Cela se fait sans examen médical, sans vérification des carences alimentaires, sans s'informer sur les antécédents. La plupart des enfants a probablement un rhume. Rien d'étonnant à ce qu'ils meurent.
Certains mourront en quelques heures par carence grave de vitamine C, accentuée par la vaccination. D'autres mourront plus tard de “pneumonie”, de “gastroentérite” ou de “malnutrition”. Si certains enfants ou quelques bébés survivent, ils seront de nouveaux mis en file indienne un mois plus tard pour une nouvelle vaccination. Si certains réussissent à survivre à un tel régime, ils seront à nouveau mis en file indienne. Et ensuite ce seront les injections de rappel, les vaccinations contre la rougeole, la polio et même la tuberculose. Il n'est guère étonnant qu'ils meurent. Le miracle est que certains survivent. »

En conclusion de son livre il expose les mesures qui doivent être prises pour remédier aux graves problèmes de santé des Aborigènes australiens :

« Supplémentation en vitamines, amélioration de l'alimentation elle-même, contrôle attentif des campagnes de vaccinations. Les enfants souffrant d'infections, même de simples rhumes, ne devraient pas être vaccinés.
Les enfants qui présentent un poids insuffisant pour leur âge devraient être examinés soigneusement. En fait, tous les enfants devraient recevoir un examen clinique lorsqu'ils ont des rhumes asymptomatiques (de même pour les otites asymptomatiques). Les enfants qui ont souffert d'infections répétées ne devraient pas être vaccinés. Il conviendrait d'analyser le taux d'acide ascorbique (ou vitamine C) dans les urines ou par l'examen de l'alimentation et de ne pas vacciner les enfants qui présenteraient un taux limite ou douteux. La vaccination de routine par le BCG devrait être abandonnée. Seuls les enfants à risque très spécial devraient la recevoir.

C'est beaucoup demander ? Rappelez-vous que la mise en place des campagnes de vaccination dans les régions du Nord, sans précautions suffisantes, a doublé la mortalité infantile. »

 1. Every Second Child, Dr Archie Kalokerinos, Keats Publishing Inc., 1981.

 


En Thaïlande... et ailleurs ! Le pourquoi de la misère

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Le saviez-vous ?

La Thaïlande reste avant tout un pays d'agriculteurs (80 % de la population active), les deux-tiers du territoire sont cultivés.

Le riz vient en tête (premier exportateur mondial), puis le manioc (2e exportateur mondial) que les Thaïlandais ne mangent pas et qui part en Europe nourrir le bétail de la CEE.

Les pays riches, pour nourrir leur bétail, utilisent en effet des produits du tiers-monde qui auraient pu servir à l'alimentation humaine.
 Ainsi, chaque année, 30 millions de tonnes de soja, 50 millions de tonnes de tourteaux d'arachide, de palme, de tournesol, ainsi que de la farine de poisson sont affectés à l'alimentation animale.
 Si une calorie de blé donne une calorie de pain, en revanche quand le blé est utilisé comme alimentation animale il faut dix calories pour obtenir une calorie de viande de bœuf. Neuf calories sur dix sont donc gaspillées.

 Neuf calories sur dix sont gaspillées lorsque le blé est utilisé pour l'alimentation animale

L'important, c'est la quantité... limitée

Même si l'on mange de la viande, la question est de savoir à quelle dose on le fait.

D'après la FAO (Fonds pour l'Agriculture et l'Alimentation) notre corps a besoin de treize grammes de protéines par jour. La moitié doit être d'origine animale, ce qui équivaut à sept grammes par jour, soit un peu moins de 5 kg par an.
En 1974, la consommation en viande dans le Marché Commun était de 100 kg par personne et par an. En 1991...

Ils nous détruisent... savent-ils pourquoi ?

Le Pr Sulak Sivaraksa, sommité universitaire de Thaïlande, est l'inspirateur de nombreux groupes de réflexion et de nombreuses associations à caractère social ; voici un extrait de Valeur de la vie humaine dans la pensée Bouddhiste ouvrage publié à Bangkok en 1988 (éd. TICD) :

« Par exemple, au Siam, les clichés habituels sur la religion, la monarchie et la nation thaïlandaise sont en pleine collusion avec le pouvoir pour maintenir le statu quo, pour aider le riche à s'enrichir, pour forcer le pauvre à rester pauvre, quand ce n'est pas pour l'appauvrir encore davantage. À ceux qui souffrent de misère on enseigne la résignation sous prétexte que leur situation est la conséquence inévitable d'une vie antérieure pleine de mauvaises actions. Les moines eux-mêmes sont mis à contribution pour légitimer les faits et gestes des militaires au pouvoir. L'armée, principale force d'oppression du pays, agit en agent des super-puissances qui viennent piller nos ressources naturelles.
 Ainsi nous voilà, société bouddhique, devenue victime du colonialisme, du néo-colonialisme des forces capitalistes, tout à la fois et au même moment, alors que les temps changent pour bon nombre de nations.
La société de consommation et la technologie occidentale distillent, par le biais de nos médias, de nouvelles valeurs qui vont à contre-courant des nôtres : envie, haine, violence sont encouragées. Avoir et pouvoir se doivent d'être admirés. L'égoïsme n'a plus de bornes et la mort doit être évitée à tout prix. Un prix que le pauvre ne peut plus payer, un prix tellement élevé que, pour lui, donner la vie est devenu synonyme de misère aggravée. L'Occident lui offre alors la pillule et le stérilet pour l'aliéner encore davantage.
Nos maîtres nous éliminent ! Mais s'en rendent-ils compte ? Et savent-ils pourquoi ? »

Cet extrait était publié dans le bulletin n° 52 de l'association « Partage avec les enfants du tiers-monde » (janvier 1989) qui intervient, en collaboration avec des organismes locaux, visités régulièrement, un peu partout dans le monde, dans un esprit de respect des cultures et d'ouverture à des solutions novatrices, écologiques, vraiment humaines.

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Une certaine idée du partage...

L'exemple de la Thaïlande, parmi tant d'autres comparables, permet de mieux comprendre toute la colère du Pr Banerji quand à la fin de sa conférence il se scandalise :

« Tout se passe comme si, en imposant au Sud de tels programmes (de vaccination) le Nord rendait au Sud les miettes de ce qu'il lui a pillé. »

II est d'ailleurs révélateur de mesurer les proportions des parts attribuées aux enfants sur l'affiche diffusée par l'UNICEF « partageons mieux »...

Ils meurent... On les vaccine. Pourtant...

« Le manque de réseaux d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement fiables représente un problème écologique majeur pour une grande partie de l'humanité, car il est à  l'origine des trois quarts de toutes les infections et de la plupart des décès d'enfants dans le monde en développement. »

« Le fait d'encourager l'espacement des naissances est l'un des meilleurs moyens de faire reculer les décès d'enfants. Sur les 400 000 enfants qui meurent chaque jour dans le monde la plupart sont des enfants dont la mère est âgée de moins de 18 ans ou de plus de 35 ans, ou dont la mère a déjà au moins quatre enfants, ou encore n'a pas attendu deux ans entre deux grossesses. »

« Le lait maternel à lui seul constitue le meilleur aliment possible pendant les quatre à six premiers mois de la vie de l'enfant. Il satisfait tous ses besoins et il protège l'enfant contre les infections courantes. »

« Le fardeau le plus lourd de la crise de la dette pèse sur la croissance physique et mentale des enfants du monde en développement. »

« Plus du quart des revenus du monde en développement est absorbé par le remboursement de la dette et le service des intérêts au lieu d'être investi dans la croissance. »


Ces données sont extraites du rapport sur La situation des enfants dans le monde 1990 de l'UNICEF.

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