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SLV n° 94 - Juin 1991 - p 15

Stress & Vaccinations

Michel Georget (exposé fait à l'A.G. en avril 1990)

La pratique des vaccinations de masse repose sur une approche dite « de troupeau ». La complexité du système immunitaire et des mécanismes du stress mettent en lumière l'agression que représentent les vaccinations imposées à tous sans considérer chaque sujet dans son contexte global.

Dans son ouvrage malheureusement épuisé Immunologie et Vaccinations le Docteur Kalmar, bien connu des adhérents, parlait de médecine foraine à propos des séances de vaccinations pratiquées à la chaîne dans les écoles ou les salles de mairies, s'appuyant sur l'article 13 du Code de déontologie médicale qui précise :
« Le praticien doit en effet exercer sa profession dans des conditions qui lui permettent l'usage régulier d'une installation et des moyens techniques nécessaires à son art », ce qui n'est évidemment pas le cas dans ces circonstances. »

II  s'insurgeait également contre le fait qu'un enfant doive être vacciné en fonction d'un calendrier et non de son développement et de son équilibre personnels, de son état émotionnel, nutritionnel...

C'est précisément l'un de ces aspects que nous allons envisager : l'importance du stress vis-à-vis des vaccinations.

  • L'organisme est un tout

Le développement de moyens d'investigation de plus en plus sophistiqués a progressivement conduit à une vision parcellaire de l'organisme, chaque organe étant considéré pour lui-même, au détriment d'une vision globale dans laquelle l'individu forme un tout où chaque composant peut avoir une influence sur le fonctionnement de l'ensemble.
Le stress est précisément un exemple de fonctionnement global puisque c'est la réponse de l'organisme (et non d'un seul organe) aux facteurs d'agression externes. Ainsi le frisson dans le dos, la chair de poule et les palpitations consécutives à une peur subite sont des exemples de réactions de stress.
Quel rapport peut-il y avoir entre stress et vaccinations ?

  • Les trois piliers de notre équilibre

Pour le comprendre il faut d'abord expliquer que notre équilibre général, donc notre état de bonne santé, repose sur un trépied constitué par le système nerveux, le système hormonal et le système immunitaire.
Ces systèmes ont été découverts et analysés dans cet ordre.
Dès la fin du XIXe siècle on avait une assez bonne idée de l'organisation du système nerveux. Les premières hormones n'ont été découvertes qu'au début du XXe et les connaissances concernant le système immunitaire ne datent que d'un petit nombre de décennies. Leur fonctionnement est très différent.

Le système nerveux est un ensemble de cellules dont certaines au moins possèdent un très long prolongement qui constitue la base d'une fibre nerveuse. Ce système transmet les informations sous forme d'impulsions ayant un caractère électrique (rien à voir cependant avec le courant électrique) et amenant la libération entre les cellules nerveuses de substances chimiques appelées neurotransmetteurs.

Le système hormonal, lui, fabrique des molécules chimiques, les hormones, qui sont mises en circulation dans le sang et véhiculées par lui jusqu'à des organes cibles qui y sont sensibles. Dans la suite de cet exposé nous nous intéresserons particulièrement aux glandes surrénales qui sécrètent des corticoïdes dans leur partie externe et de l'adrénaline par leur partie centrale, sous le contrôle, dans les deux cas, d'une hormone hypophysaire, l'ACTH.

Le système immunitaire agit par des cellules (principalement lymphocytes et macrophages) et par des composés chimiques, les anticorps.

  • La lutte contre les agresseurs

La moelle osseuse est à l'origine de toutes les cellules sanguines : globules rouges qui transportent l'oxygène, plaquettes indispensables à la coagulation et globules blancs qui interviennent dans le système immunitaire notamment les monocytes et les lymphocytes.
Les monocytes sanguins et diverses cellules dispersées dans tout l'organisme (peau, foie, système nerveux...) ont la faculté d'absorber les éléments étrangers ou antigènes, de les digérer (on les appelle pour cela macrophages c'est-à-dire « mangeurs de grosses proies ») et d'en présenter certains éléments aux lymphocytes pour mettre en route la  défense  immunitaire  proprement  dite (figure 1).
On distingue deux types de lymphocytes selon le lieu où ils acquièrent leur maturation : les lymphocytes T qui passent par le thymus et les lymphocytes B qui effectuent leur maturation sur place dans la moelle osseuse (B venant de Bone marrow, moelle osseuse en anglais).
Les lymphocytes B qui reconnaissent un antigène donné sont stimulés. Ils se multiplient, se différencient en plasmocytes et deviennent capables de fabriquer des anticorps qui sont mis en circulation et sont spécifiques de l'antigène reconnu.

Les lymphocytes T sont eux très divers :

 

– Les uns sont sensibilisés par des informations transmises par les macrophages, lesquels ont préalablement absorbé et digéré partiellement l'antigène en ne conservant que la partie essentielle, la carte d'identité en quelque sorte, pour la présenter aux lymphocytes. Ceux-ci se multiplient alors, stimulés par l'interleukine 1 produite également par les macrophages, et deviennent capable de tuer les cellules de l'organisme qui auront été envahies par le même agresseur (cas des virus essentiellement), d'où leur nom de lymphocytes T cytotoxiques (Tc).
L'organisme se trouve ainsi débarrassé des cellules infectées, ce qui arrête en même temps le processus de l'infection.

 

– D'autres lymphocytes, sensibilisés également par les macrophages servent à réguler la réaction de défense de l'organisme. Les lymphocytes auxiliaires ou Th (h est l'abréviation de Helper, c'est-à-dire celui qui aide) sécrètent divers facteurs stimulant  la multiplication et la différenciation des lymphocytes B  et Tc, notamment l'interleukine 2 devenue célèbre depuis qu'on a tenté de l'utiliser dans les traitements anticancéreux. Ce sont ces Th, désignés encore par T4. qui sont détruits par le virus du Sida. Enfin, les lymphocytes T suppresseurs (Ts) interviennent pour arrêter la réaction immunitaire.

  • Les interactions entre les trois systèmes fondamentaux

Nous allons maintenant comprendre comment le stress agit sur nos défensees immunitaires. En effet, les systèmes nerveux, hormonal et immunitaire ne sont pas indépendants. On connaît depuis longtemps la relation entre système nerveux et système hormonal, une petite zone de la base du cerveau, l'hypothalamus, ayant sous sa dépendance la glande hypophysaire, laquelle contrôle une grande partie du système hormonal. Mais en sens inverse les hormones retentissent également sur l'équilibre nerveux, notamment les hormones sexuelles et thyroïdiennes.
C'est par contre beaucoup plus récemment que l'on a découvert les relations des cellules responsables de l'immunité avec les deux autres systèmes.

Ainsi, les lymphocytes présentent à leur surface des récepteurs pour des molécules que des cellules nerveuses produisent et mettent en circulation. Ces molécules sont les neuropeptides parmi lesquels les enképhalines. Leur influence sur le système immunitaire n'est pas encore bien claire car, expérimentalement. elles provoquent selon leur dose un accroissement ou une réduction de la réponse immunitaire.

Par ailleurs, l'interleukine 1 produite par les macrophages et stimulant la multiplication des lymphocytes T, augmente la sécrétion d'ACTH par l'hypophyse, donc de corticoïdes et d'adrénaline par les surrénales. À l'inverse, les corticoïdes freinent la production d'interleukine 1 et par conséquent la réaction immunitaire.

De plus, on a découvert que les lymphocytes T suppresseurs  possèdent dans leur membrane limitante de nombreux récepteurs capables de fixer l'adrénaline (ils ont 3 fois plus de récepteurs que les autres cellules).
Ainsi, le système hormonal peut freiner la réponse immunitaire, à la fois par la production d'adrénaline qui stimule les Ts et la production de corticoïdes qui réduit la libération d'interleukine 1.

La figure 2 résume ces interactions.

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  •  Comment agit le stress ?

Le stress engendre une cascade de réactions destinées dans le règne animal à préparer la fuite ou le combat : augmentation de la fréquence et de la puissance cardiaques, du glucose sanguin, de la circulation musculaire. Le point de départ de ces événements est la stimulation du système hypothalamo-hypophysaire qui active les surrénales.
L'adrénaline et les corticoïdes libérés amènent les réactions du stress décrites ci-dessus mais en même temps dépriment le système immunitaire (figure 3). C'est une réaction paradoxale qui intrigue beaucoup les chercheurs. On commence même à se demander si le système immunitaire n'aurait pas d'autres fonctions, mais lesquelles ? Le problème reste entier.

 Comment agit le stress ?

 

  • Et les vaccins dans tout cela ?

Nous y arrivons. Le stress que nous avons envisagé plus haut est celui déclenché par une agression subite. Mais des situations de longue durée peuvent se révéler stressantes. Des recherches effectuées sur les animaux vivant en groupes hiérarchisés ont montré que l'équilibre hormonal n'est pas le même chez les individus dominants que chez les autres. Les sujets « soumis » ont un niveau de corticoïdes et d'adrénaline plus élevé que les « dominants », par ailleurs, ils produisent moins d'anticorps.
Un enfant (ou un adulte, car on oublie souvent que les adultes reçoivent aussi des vaccinations) peut très bien vivre une situation de stress analogue en raison de l'ambiance familiale, scolaire (crainte des mauvais résultats) ou dans son groupe de camarades et d'une façon générale en raison de tout ce qui fait son environnement quotidien. Ajoutons à cela le stress provoqué directement par la vaccination et l'on comprend alors que l'organisme des sujets particulièrement sensibles puisse mal réagir à l'administration d'un vaccin, l'enchaînement des mécanismes de la figure 3 pouvant gravement perturber les défenses immunitaires.
Nous ne réagissons pas tous de la même façon au stress et c'est pourquoi nous ne sommes pas tous égaux devant la vaccination.
C'est  l'une  des  raisons  pour  lesquelles l'administration d'un vaccin en  fonction d'un âge donné, avec une dose donnée, n'a pas de sens car l'équation immunologique de chacun est différente de celle du voisin.

On objectera que ce qui précède ne saurait concerner le nourrisson que l'on vaccine à quelques mois. Grave erreur ! Dès sa naissance le nourrisson perçoit parfaitement son environnement mais peut-être davantage par les sons et les odeurs que par la vue.

Une expérience très intéressante, faite dans une maternité par un pédiatre américain, a été montrée à la télévision. Le nourrisson, qui se prénommait Nicolas, était appelé successivement par 4 femmes dont sa mère ; il ne réagissait qu'à la voix de celle-ci, preuve qu'il savait parfaitement la différencier des autres.
Comment un nourrisson, habitué à vivre avec sa mère depuis sa naissance, dans un environnement d'odeurs, de sons, d'images, ne serait-il pas stressé quand on le place dès le matin chez une nourrice ou dans une crèche où l'on est sans doute plein d'attention pour lui mais où il ne retrouve pas son environnement familier ? C'est pourtant ce nourrisson qui recevra le BCG s'il entre en crèche, puis le Tétracoq et le ROR si ses parents se laissent entraîner par la publicité.

Nous qui avons conscience des dangers que présentent les vaccinations, des incertitudes concernant nos capacités immunitaires et de tout ce qui peut les modifier, soyons plus que  jamais prudents et vigilants. »

Michel Georget
à l'Assemblée Générale avril 1990


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