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Accueil Page mise à jour le 16/05/2012

Les goûters « varicelle »

Sous la plume de Anne Jeanblanc, le 14 novembre 2011, le journal LePoint.fr publiait un article intitulé « Les goûters "varicelle" : une vraie mauvaise idée ! »

Contrairement à cette affirmation, c’est une excellente idée.


En effet, selon une récente étude publiée dans la revue
Pediatrics, aux États-Unis près de 6 % des parents refuseraient toute injection préventive et, parmi eux, certains opteraient pour une « contamination choisie », de leur progéniture. Dans ce dessein, ils s'organisent pour que leurs enfants touchés par le virus de la varicelle ou d'autres infections infantiles, contaminent leurs petits copains avec des virus qui provoquent ce que l’on appelait autrefois et non sans raison les « maladies nécessaires ».

Ces maladies infectieuses de l’enfance aident à forger le système immunitaire et à installer une immunité durable afin de mieux protéger l’organisme de l’adulte. Elles confèrent une immunité définitive, et plus de 90 % des gens sont immunisés naturellement. En outre, chaque maladie infantile possède une spécificité par rapport à l’organisme, et c’est ainsi que chaque individu participe à la construction de sa propre personnalité.

En 1995, la revue Prescrire (tome 15 - n° 150) reconnaissait que rien ne justifiait la vaccination des sujets sains. De surcroît, la vaccination risque de retarder l'apparition de la maladie et de l'aggraver, en permettant la réinfection ou la réactivation du virus chez l'adulte.

Par ailleurs, l’infection par le virus à l’âge adulte peut déboucher sur des maladies telles que le zona ou l’herpès. Cela correspond à la réactivation des virus restés dans les ganglions.

Il est donc plus raisonnable de laisser faire ce que la nature fait très bien toute seule, c’est-à-dire une infection infantile qui permet une protection efficace à l’âge adulte sans dérapage vers des maladies plus graves.

C’est pour cela qu’organiser des gouters varicelle est une bonne pratique.
D’ailleurs, nos parents, grands-parents, en adultes responsables le savaient très bien puisqu’ils facilitaient le développement des maladies infantiles  jugées comme nécessaires en favorisant la proximité des enfants malades.

Cette idée ne plaît pas à tout le monde. Il en est ainsi du professeur François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Pitié-Salpêtrière :

« Proposer, sous prétexte que l'on refuse la vaccination, de faire contaminer ses enfants à un moment choisi avec des conséquences qu'on ne maîtrise pas totalement est franchement déraisonnable. […] En gros c'est la maladie quand je veux. Mais on ne contrôle jamais une varicelle provoquée. Imaginez le drame pour les parents si leur enfant développe alors une encéphalite, un problème aussi exceptionnel que grave. »

Une nouvelle fois un partisan des vaccins mise sur la peur, mais le Pr Bricaire signale tout de même que l’encéphalite de la varicelle est exceptionnelle (2/10000). Très souvent elle est localisée au cervelet, réalisant une ataxie cérébelleuse aiguë, c’est-à-dire des troubles de l’équilibre, mais cette ataxie régresse sans séquelles. Elle n’a donc pas la gravité de l’encéphalite aiguë nécrosante herpétique, dont l’incidence va de 1 sur 250 000 à 1 sur 500 000, avec environ 20 % de mortalité, soit au maximum une chance sur un million d’en mourir.
D'après les statistiques nationales, environ 778 000 personnes ont la varicelle chaque année et s’il y avait tant de morts, on en parlerait davantage dans les médias.

En terme de bénéfice si souvent avancé, à part celui des laboratoires, on doit se demander quelle est la différence réelle entre développer naturellement cette maladie bénigne, affronter le virus par la vaccination, ou s’en débarrasser une fois pour toutes par la contagion organisée.


 

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