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Accueil Page mise à jour le 11/01/2015

Zoom sur la grippe

La grippe et sa vaccination

La grippe, ou influenza, est une maladie fébrile contagieuse, généralement bénigne, qui sévit par épidémies saisonnières de plus ou moins grande ampleur selon les années. Elle est due à un virus dont il existe plusieurs types et de nombreux sous-types. Toutefois on constate, lors des analyses, que d'autres virus peuvent provoquer des syndromes grippaux, et souvent des rhinopharyngites, des coryzas un peu sévères, des bronchiolites, etc. sont baptisés à tort « grippe ». 
La grippe est donc une maladie relativement rare parmi l'ensemble des affections de « type grippal » recensées à travers les symptômes décrits par les patients à leur médecin.

  • La maladie
    – Symptômes, évolution de la maladie, complications éventuelles
    – Les virus de la grippe
  • La vaccination
    – Les vaccins
    – Composition, effets indésirables

La maladie

  • Symptômes et évolution de la maladie

Après un début ordinairement brusque de grande fatigue et de maux de tête, la phase d'état se caractérise par une forte fièvre (39,5°C ou plus), des douleurs musculaires et articulaires (courbatures), une céphalée violente, ainsi que d'autres symptômes très variables (l'existence de troubles digestifs fait souvent parler à tort de grippe intestinale, le virus grippal ne touchant pas l'intestin), et une asthénie qui peut persister un certain temps.

La grippe évolue le plus souvent vers la guérison en quelques jours. Les formes graves sont dues parfois à la virulence plus forte d'une souche particulière du virus ; mais, la plupart du temps, les complications broncho-pulmonaires de la grippe sont due à une surinfection bactérienne (notamment Haemophilus influenza, ...) sur les muqueuses irritées par le virus grippal.

Selon l'état de santé antérieur et l'âge de la personne, la grippe peut induire une diminution temporaire de l'immunité qui favorise le développement des autres germes s'attaquant aux muqueuses respiratoires, favorisant ces complications.

  • Les virus de la grippe

– Variabilité
La grippe « vraie » est due au virus influenza dont il existe plusieurs types : A (le plus fréquent), B et C, avec de nombreux sous-types et d'innombrables souches. Chez l'homme les virus sont généralement de type A ou B (1). Le virus de type A englobe non seulement les virus grippaux humains, mais aussi de nombreux virus animaux (porcs, oiseaux, cétacés, etc.).
Les virus grippaux sont sujets à des mutations et à des croisements très fréquents. On a beaucoup parlé de la grippe A(H1N1) pandémique au cours de l'hiver 2009-2010 ; il s'agissait de la souche A/California/07/2009/(H1N1), qui contenait des gènes d'origine croisée porcine, aviaire et humaine (2).
En réalité le sous-type A(H1N1) est très fréquent, une souche particulière circule presque chaque année : pour l'hiver 2009-2010, l'OMS avait programmé une vaccination comprenant la souche « A/Brisbane/59/2007 (H1N1) », laquelle n'a pratiquement pas circulé cette année-là.

– Histoire
Trois épidémies importantes de grippe pouvant être qualifiées de « pandémies » ont eu lieu au cours du XXe siècle, et jusqu'à présent aucune au XXIe siècle (malgré la tentative calamiteuse de 2009-2010) : la grippe  espagnole en 1918-1919 (virus H1N1), la grippe asiatique en 1957 (virus H2N2) et la grippe de Hong-Kong en 1968 (virus H3N2).

– Confusion
De nombreuses viroses saisonnières, sources d'infections respiratoires aiguës, peuvent donner des symptômes analogues à ceux de la grippe : rhinovirus, adénovirus, Virus Respiratoire Syncytial (VRS, à l'origine des bronchiolites), parainfluenzaevirus, métapneumovirus, ainsi que diverses bactéries affectant le système respiratoire (Mycoplasma pneumionae, Haemophilus influenza, etc). La proportion des véritables virus grippaux est très faible, et variable selon les années : en moyenne de 7 à 15 % des prélèvements seulement (3). Mais la confusion est soigneusement entretenue par les médias et les autorités sanitaires afin de promouvoir chaque année la campagne de vaccination.
Le réseau de surveillance de la grippe en France (GROG) détermine chaque année le seuil épidémique d'après plusieurs facteurs (nombre de régions touchées, taux de prélèvements positifs, augmentation des consultations pour IRA, etc.)

Les vaccins

  • Les divers vaccins distribués en France (saison 2011-2012)

 

  • Agrippal® (Novartis)
  • Fluarix® (GlaxoSmithKline)
  • Immugrip® (Pierre Fabre Médicament)
  • Influvac® (Abbott)
  • Mutagrip® (Sanofi Pasteur MSD)
  • Previgrip (Novartis)
  • Vaxigrip® (Sanofi Pasteur MSD)
  • Tetragrip® (Sanofi Pasteur MSD).
  • Composition des vaccins

Conformément aux recommandations émises par l’OMS, les souches du virus grippal contenues dans les vaccins 2011-2012 sont : A/California/7/2009 (H1N1), A/Perth/16/2009 (H3N2), B/Brisbane/60/2008 (pour Agrippal® : souche dérivée NYMC BX-35.

MAJ : Pour la saison 2012-2013, la composition des vaccins est : A/California/7/2009 (H1N1), identique à la saison 2011/2012 ; A/Victoria/361/2011 (H3N2), nouvelle par rapport à la saison 2011/2012 ; B/Wisconsin/1/2010, nouvelle par rapport à la saison 2011/2012 [*].

Tous les vaccins actuels contre la grippe sont fabriqués à partir du virus influenza cultivé sur des œufs embryonnés de poulet. Ces virus sont ensuite inactivés puis fragmentés afin d'obtenir les deux antigènes de surface (molécules qui déclenchent la production d'anticorps) : l'hémagglutinine et la neuraminidase.
Outre les résidus de protéines de l'œuf et protéines de poule, tous ces vaccins contiennent du chlorure de sodium, de potassium, des traces d'antibiotiques (sulfate de kanamycine, de néomycine), de formaldéhyde, de bromure de cétyltriméthylammonium, de polysorbate 8, ou octoxinol 9, etc.
Vous pouvez consulter cette page pour plus de précisions.

  • Effets indésirables reconnus

Comme tout vaccin, les vaccins anti-grippaux comportent des effets indésirables. Voir la liste issue de la base thériaque.org des effets indésirables observés au cours des essais cliniques et après commercialisation.

Après une vaccination antigrippale, il a été observé des réponses faussement positives aux épreuves sérologiques utilisant la méthode ELISA pour détecter les anticorps contre HIV1, hépatite C, et HTLV1.

Discussion - Analyse

La Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations milite non pas contre les vaccinations, mais pour un libre choix, dont le corollaire est bien la pluralité de l'information qui seule permet ce choix. Il n'existe pas plusieurs « ligues anti-vaccinales » : une seule association s'occupant de vaccins porte dans son appellation le mot ligue, la nôtre.

Notre position est tellement claire que le lien que nous vous proposons en encadré aboutit à une interview du docteur Dominique Dupagne dans l'émission La tête au carré du 11 novembre 2011.

Ce dernier exerce à Paris et il a d'autres activités que son cabinet de médecin généraliste, il est entre autres : 

  • chargé d'enseignement de la médecine générale à Paris VI (actuellement, il gère le site internet du collège des enseignants),
  • consultant dans l'édition médicale,
  • membre du groupe Médecine générale à l'AFSSAPS.

Ce médecin, farouche vaccinaliste au début des années 2000, allait jusqu'à dire en 2003 que le vaccin de la grippe est efficace à 100 %. Depuis il a évolué, sa particularité est qu'il ose le dire. Et dans l'interview d'aujourd'hui il critique la position de notre association, mais nous ne sommes pas sectaires et acceptons qu'il ait cet avis qui permet la discussion.

Comme tous les généralistes il a eu, en 10 ans d'études, 2 heures d'enseignement sur les vaccinations, et dans ces 2 heures, 1 heure pour savoir comment on pique, et 1 heure sur le fond du problème.

Ce que pensent les médecins est formaté par la lecture des journaux médicaux (la LNPLV mis fin à son abonnement au Quotidien du médecin le jour où ce dernier publiait dans le même numéro 13 articles de promotion rédactionnelle sur 13 vaccins différents), voilà où nos médecins trouvent leur information.

Le docteur Dupagne s'est intéressé au vaccin de la grippe et a compris la manipulation mais il croit fondamentalement à l'efficacité des vaccins, dont le DTP ; s'il s'intéressait à ce dernier il aurait certainement la même réaction.

 

Émission La Tête au carré (France-Inter)
11 novembre 2011

Interview du Dr Dominique Dupagne ecouter 

Son intervention commence vers 43 min 50 s.
Une fois l'émission téléchargée (barre blanche complète), faire glisser le curseur jusqu'à la minute souhaitée.

 

Pour démontrer et appuyer la réflexion sur le vaccin de la grippe vous trouvez ci-dessous une analyse écrite sur son efficacité, vous pouvez ensuite écouter l'interview et voir qu'il a encore du chemin à faire.

Réflexions sur la vaccination anti-grippale

  • The Cochrane Collaboration

En juin 2006 s'est tenu à Rome un congrès international appelé « Projet Cochrane », afin de faire le point sur la vaccination contre la grippe depuis 37 ans (de 1969 à 2006).
Dans le rapport qui regroupait 51 études sur 260 000 enfants, dont 17 études menées par des Russes, les chercheurs ont conclu qu'il n'existait pas la moindre preuve que la vaccination des enfants entre 6 et 23 mois avait une quelconque efficacité (cf. The Cochrane Database of Systematic Reviews, Vaccines for preventing influenza in healthy children-1-2006).
D'après 25 études comprenant 60 000 adultes, le groupe Cochrane a estimé que la vaccination réduisait le risque de grippe d'à peine 6 %, pour les personnes en bonne santé (cf. The Cochrane Database of Systematic Reviews, Vaccines for preventing influenza in healthy adults - 1-2006).
Quant aux gens âgés, après avoir passé en revue 64 études, le groupe Cochrane a conclu qu'aucune étude ne permettait de constater l'efficacité du vaccin [4].

  • Étude du Dr Groll (Canada)

Une autre étude, parue dans le journal médical américain Vaccine, a abouti aux mêmes conclusions. L'étude avait été menée afin de déterminer si l'incidence de la grippe avait diminué dans l'Ontario après l'introduction d'une campagne d'immunisation gratuite pour 12 millions d'individus en 2000.

Tous les cas de grippe advenus entre 1990 et 2005 ont été évalués et Dianne Groll, qui avait mené cette recherche à l'Université d'Ottawa, a analysé tous les cas de grippe recensés au Canada entre 1990 et 2005.
Elle a remarqué que l'incidence entre 1990 et 2000, lorsque la campagne a commencé, s'élevait à 109 cas par 100 000 personnes. Or, après le début de la campagne, l'incidence était montée à 164 cas.
Le Dr Groll a admis qu'en dépit de cette intense vaccination, l'influence de la maladie n'avait pas diminué, bien au contraire : « Cette campagne a coûté aux contribuables de l'Ontario plus de 200 millions de dollars, sans pour autant diminuer l'incidence de la maladie ». (cf. Groll, DL, Thompson, DJ. " Incidence of influenza in Ontario following the Universal Influenza Immunization Campaign. " in Vaccine - 5 avril 2006).
Le 2 mai 2006 le National Post d'Ottawa reprenait la nouvelle et titrait : « Le vaccin contre la grippe n'a pas réduit le nombre de cas alors que cette campagne a coûté beaucoup d'argent. »
(tblackwell@nationalpost.com).

Le Dr Tom Jefferson, qui a participé au projet international Cochrane, a conclu de toutes ces études que « la protection de 100 % clamée de toutes parts n'a jamais été entrevue », et que les vaccins ont démontré au mieux une « modeste » capacité de prévenir la grippe et ses complications sur les gens âgés. Et en 2009, se référant à la protection contre la menaçante « pandémie » de grippe aviaire, il a ainsi résumé la situation : « La meilleure stratégie consiste à se laver les mains ».

  • Vaccination et morbidité / mortalité dues à la grippe

On veut nous convaincre que la vaccination réduit de 50 % les risques de mortalité chez les gens âgés en hiver. Nombre d'études, citées à tout bout de champ, l'affirment. Or il s'agit là d'une impossibilité absolue et donc d'un énorme mensonge car la mortalité par la grippe, qui atteint son point culminant en janvier-février, n'est responsable que de 5 % de la mortalité des gens âgés en hiver. Aussi, l'affirmation que le vaccin « diminue de moitié et même plus les risques mortels » est parfaitement ridicule.
Nous vous présentons ici quelques études, ignorées systématiquement par les médias, qui vont à l'encontre des affirmations de la propagande des laboratoires et des autorités de santé.

Aux États-Unis, aux Pays-Bas...
Une seule équipe de chercheurs, celle du Dr Lone Simonsen, de l'université George Washington aux États-Unis, a découvert que ces statistiques ne peuvent être correctes. « Que le vaccin contre la grippe épargne dix fois plus de morts que la maladie elle-même n'en occasionne n'est pas possible », affirment-ils à juste titre. Personne d'autre que cette équipe ne semble avoir analysé correctement ces statistiques. On se rend ainsi compte que chacun répète des contre-vérités comme un perroquet, sans jamais réfléchir, et particulièrement nos services de santé. 

Le Dr Simonsen a également signalé que l'augmentation massive des vaccinations contre la grippe depuis 1980 n'a pas du tout fait diminuer la mortalité chez les gens âgés, au contraire. En effet, ce sont ceux qui ont plus de 70 ans et qui sont en mauvais état de santé qui courent le plus de risques. Or, les essais menés pour savoir si le vaccin est efficace consistent à donner à un nombre égal de personnes le vaccin ou un placebo, mais les sujets sont en général en bonne santé et âgés de moins de 70 ans.

Le plus important de ces essais a été mené en Hollande au début des années 1990 et a prouvé que l'efficacité du vaccin diminuait de 23 % chez les gens âgés. Le Dr Simonsen pense que cela est sans doute dû au déclin de la réponse immunitaire en raison de l'âge, et une autre étude a montré que ceux qui ont plus de 65 ans ne produisent plus qu'un quart des anticorps de la grippe.

Aux États-Unis, la couverture vaccinale contre la grippe est passée de 15 % de la population en 1980 à 65 % en 2001, sans aucune diminution des décès dus à la grippe. Mais on décida cependant de mener des études complémentaires pour savoir si le vaccin est efficace et, entre temps, la vaccination se poursuivit car « même un vaccin peu efficace est meilleur que pas de vaccin du tout ». À part pour le profit des laboratoires, il est difficile de savoir pourquoi.

Les travaux menés par l'Institut national des Allergies et des Maladies infectieuses sur les courbes de mortalité aux États-Unis de 1968 à 2001 ont conclu que la généralisation des vaccinations n'a pas diminué la mortalité dans tous les groupes d'âge, y compris les gens âgés, comme l'a précisé Lone Simonsen dans les Archives of Internal Medicine.

Récemment une méta-analyse [5] dirigée par le Dr Michael Osterholm sur l'efficacité théorique et clinique des vaccins antigrippaux entre 1967 et 2011 a confirmé les résultats obtenus par la Cochrane Collaboration.

Au Royaume-Uni
Le 25 septembre 2007, le journal anglais The Guardian titrait : « Le vaccin contre la grippe n'est sans doute pas utile pour les patients âgés ». Et Sarah Boseley, journaliste médicale du journal, se référant à un rapport paru dans The Lancet Infectious Diseases, ajoutait : « La vaccination contre la grippe, qui coûte au gouvernement environ 150 millions de livres par an, peut ne pas sauver une seule vie de gens âgés, objets d'intensives campagnes annuelles ».

Les gens âgés sont la cible préférée des médias qui semblent ignorer toutes les études qui discréditent ce vaccin. Le journal médical britannique The Lancet Infectious Diseases a confirmé que des erreurs dans les études ont conduit à « beaucoup exagérer ses bénéfices », et qu'il n'existe pas assez de preuves pour savoir à quel point ce vaccin peut parfois sauver des vies, « ni même s'il en sauve une seule ».

Affirmer que le vaccin « protège tous les gens âgés » est donc bien la preuve que tout est mensonge sur ce sujet.

Au Japon
Au Japon, où la vaccination de masse contre la grippe pour les enfants des écoles a été rendue obligatoire en 1976, programme unique au monde qui devait supprimer toute épidémie de grippe, le pourcentage des personnes atteintes par la grippe est passé de 5 pour 100 000 à 60 pour 100 000. Ces chiffres montrent non seulement une absence totale d'effet protecteur de la vaccination, mais plutôt un effet aggravant.

  • En France : quelques exemples illustrant le coût de la vaccination antigrippale

– Durant la période d'épidémie grippale de l'hiver 1993, une étude [6] a été effectuée chez les bénéficiaires de l'Assurance Maladie âgés de 60 à 69 ans relevant de la CPAM de Nantes, sur la consommation de soins ambulatoires, comparant les personnes vaccinées contre la grippe et celles non vaccinées ; elle a porté sur la totalité de la classe d'âge (respectivement 8 381 et 31 757) et sur un échantillon apparié (112 paires) destiné à affiner les données.

« On observe que la proportion des individus qui n'ont pas présenté d'état grippal a été sensiblement la même dans les 2 groupes (86 % et 87 %), soit 86 % chez les vaccinés et 87 % chez les non vaccinés, ou dit plus clairement, 14 % des vaccinés ont eu la grippe contre 13 % des non vaccinés. »

D'autre part, la dépense moyenne des personnes grippées a été de 382 F chez les vaccinés et 294 F chez les non vaccinés (dépenses en consultations, visites, pharmacie, biologie) soit une différence de 88 F par personne au détriment des vaccinés.

– En 1995, lors d'une épidémie de grippe dans une maison de retraite des Pyrénées-Atlantiques, une enquête [7] a été menée pour identifier les virus responsables et mesurer l'efficacité vaccinale.

« Le taux d'attaque était élevé, malgré une couverture vaccinale d'environ 80 %. L'efficacité vaccinale se situait entre 30 et 43 % [...]. Il faut cependant préciser qu'une définition de cas clinique, basée sur la fièvre, peut conduire à une surestimation de l'efficacité vaccinale car la vaccination, en faisant baisser la température pendant la maladie, peut empêcher l'identification d'un certain nombre de cas parmi les personnes immunisées. »

On voit ici le cas des personnes vaccinées (qualifiées abusivement d'immunisées) qui développent une grippe atténuée et sont classées dans les cas indemnes, ce qui biaise singulièrement le taux de l'efficacité vaccinale, déjà reconnu plutôt bas.

– Les chiffres avancés par les partisans de cette vaccination peu efficace (c'est un euphémisme !) sont, comme pour beaucoup de maladies dites à prévention vaccinale, complètement délirants.
Par exemple, alors que le professeur Raoult dans une interview au journal Le Point (semaine 50) parle de 5 000 à 10 000 morts par an de la grippe saisonnière, le Dr Dominique Dupagne dans l’émission parle d'un risque de mort pour 100 000 à 1 pour 1 million d'habitants (soit 60 à 600 pour la France), et le BEH du ministère de la santé évoque une moyenne de 437 morts annuels entre 2000 et 2009 et 349 en 2009. En novembre 2008, le Professeur Antoine Flahault [8], directeur de l'École des hautes études en santé publique, affirmait sans vergogne que « chaque année la grippe saisonnière [est responsable] en moyenne de 6 000 décès en France » !

Conclusion

 La Ligue n'a pas d'institut de recherche permettant des études en double aveugle, elle se contente d'analyser les études officielles et découvre les incohérences de ces dernières.

La grippe serait un problème majeur de santé publique et elle ferait entre 5 000 et 15 000 morts par an en France selon ce que répètent à l'encan ces grands professeurs de médecine, pendant que le BEH, publication de l'Institut de Veille Sanitaire, en dénombre dix à trente fois moins et même seulement 349 en 2009. De plus ce sont principalement des personnes âgées arrivées en fin de vie en raison d'autres maladies qu'elles développent, ou simplement à cause de leur grand âge ; pour éviter ces décès de toute façon inéluctables on vaccine des millions de personnes chaque année.

Et comme le corps médical se vaccine peu [9], cette saison les vaccins sont gratuits pour tous les professionnels de santé aussi. Cette tentative désespérée de redorer le blason de la vaccination antigrippale ne convaincra probablement pas grand monde.

Toutes ces campagnes de vaccination annuelles ne sont pas des actions de santé publique ; il ne s'agit que d'une opération marketing destinée à gonfler le chiffre d'affaire des fabricants.

Notes et références

  1. Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe (GEIG) : le virus. ^
  2. AFSSAPS, La Grippe A(H1N1)v 2009. ^
  3. « Seule une petite minorité (7 à 15 %) des pathologies se manifestant par ces symptômes sont véritablement des grippes, provoquées par un virus grippal A ou B, qui sont les principaux virus grippaux pathogènes pour l'homme » : audition de Tom Jefferson, épidémiologiste, membre du réseau Cochrane Acute Respiratory Infections Group, pour la Commission d'enquête pour la grippe du Sénat, mai 2010. ^
  4. - Cochrane Collaboration, cf. article sur ce site.
    - The Cochrane Database of Systematic Reviews, “Vaccines for preventing influenza in healthy adults” (1-2006).
    - Centre Cochrane français, l'un des 14 centres Cochrane dans le monde.
  5. - Efficacy and effectiveness of influenza vaccines: a systematic review and meta-analysis The Lancet Infectious Diseases, Vol. 12, 1, p. 36-44, 26 octobre 2011; article complet (PDF)
    - Evidence of Bias in Studies of Influenza Vaccine Effectiveness in Elderly Patients
    - Influenza vaccine: review of effectiveness of the U.S. immunization program

    - The Lancet
    , Vol. 7.10, Oct. 2007, pp. 658-666 - Mortality benefits of influenza vaccination in elderly people: an ongoing controversy
    - The Lancet, Vol. 370, 9594, 6-12 Oct. 2007, pp.1199-1200 - Inactivated influenza vaccines in the elderly—are you sure?
  6. Rapport sur l'« Incidence de la vaccination antigrippale sur la consommation de soins ambulatoires des personnes âgées de 60 à 69 ans », publié dans la Revue Médicale de l'Assurance Maladie, n° 4, 1996, pages 84-90. Cf. article sur ce site.
  7. Efficacité du vaccin antigrippal lors d'une épidémie de grippe dans une maison de retraite... en 1995 - BEH n°44/96
  8. SFdS, Les cafés de la statistique, 12 novembre 2008 (p.5) Pr Antoine Flahaut
  9. – Rapport de la Commission permanente du Conseil de l'ordre des médecins : Le médecin malade, p. 10 (juin 2008)
    – GERES, Étude Vaxisoin (Vaccinations chez les soignants des établissements de soins de France, 2009)
    BEH n° 35, 27 septembre 2011, Vaccinations et risque infectieux chez le personnel des établissements de santé.
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