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Accueil Page mise à jour le 11/09/2017

Zoom sur la rougeole

La rougeole et sa vaccination

La rougeole était qualifiée, quand nos médecins étaient des sages, de « maladie nécessaire de l'enfance » ; cette maladie est redevenue récemment une maladie à déclaration obligatoire (1), ce qui n'était plus le cas depuis 1986. Elle avait été inscrite sur la liste des maladies à déclaration obligatoire en 1945 puis retirée en raison de la diminution progressive du nombre de cas, avant même la généralisation de la vaccination.

Cette maladie est généralement bénigne lorsqu'elle se déclare chez les enfants, elle est beaucoup plus grave lorsqu'elle se déclare chez un adulte. Chez les enfants souffrant de déficit en protéines et surtout en vitamine A, elle est souvent dangereuse et ses complications peuvent être mortelles. C'est la raison pour laquelle c'est une maladie grave en Afrique et dans les pays en développement dont les enfants sont sous-alimentés.

Il est plus facile d'organiser des campagnes de vaccinations que de trouver une solution à la famine ; de plus les vaccins rapportent davantage, les fondations humanitaires financent ces campagnes qui sont source de revenus pour nos laboratoires pharmaceutiques.

LA MALADIE

La rougeole, également appelée « 1ère maladie » (2), est une infection virale éruptive aiguë. Elle atteint essentiellement les enfants à partir de l’âge de 6 mois.

Le virus de la rougeole est un morbillivirus de la famille des Paramyxoviridae, famille de virus à ARN à laquelle appartient également le virus des oreillons. L’être humain atteint de l'infection, même asymptomatique, est l’unique réservoir de ce virus. Il se transmet par les gouttelettes de toux en suspension dans l'air. Il peut également se propager par contact direct avec les sécrétions nasales ou buccales des personnes infectées.

Ce virus est rapidement inactivé par la chaleur (30 minutes à 56 °C), par la lumière (ultra-violets), ainsi que par des désinfectants tels que l’alcool à 70°. Il survit peu de temps sur les objets et les surfaces.

L'installation du virus dans l'organisme se fait au cours de la période d'incubation.  Elle se poursuit ensuite pendant la période d'invasion.

Le risque de transmission du virus (contagiosité), possible mais réduit dès la première phase de l’incubation, commence réellement un jour ou deux avant l’apparition de la fièvre, il devient minime à partir du deuxième jour suivant l'apparition de l'éruption et nul après cinq jours.

La rougeole se développe en quatre phases : incubation, invasion, éruption morbilliforme suivie d'une desquamation avec état de fatigue persistant.

  • La première phase correspond à une période d'incubation silencieuse de dix à douze jours en moyenne, atteignant rarement trois semaines, après exposition.
  • La seconde phase est la période d'invasion. Elle dure de deux à quatre jours pendant lesquels l'individu présente divers symptômes : forte fièvre, rhinite, toux, conjonctivite. Douleurs abdominales, diarrhée, vomissements et un malaise général accompagné d'irritabilité font aussi partie des symptômes. Le signe de Koplick (3), est pathognomonique, mais inconstant.
  • La troisième phase de la maladie est l'éruption. Elle dure en moyenne quatre à six jours et correspond à la phase d'état de la rougeole.
    L'éruption de la rougeole est caractéristique ; elle consiste en l'apparition progressive de petites plaques (rouges sur les peaux blanches) plus ou moins en relief, de quelques millimètres de diamètre, qui confluent en larges plages mais laissant toujours entre elles des intervalles de peau saine. Le premier jour l'éruption débute sur le visage, derrière les oreilles, puis s'étend progressivement. Le lendemain elle atteint le cou, et la partie supérieure du thorax. Le 3e jour, le tronc et les membres supérieurs sont atteints. L'éruption s'étend aux membres inférieurs à partir du 4e jour. Les démangeaisons sont rares. La fièvre reste élevée, puis s'atténue peu à peu.
  • Au cours de la quatrième et dernière phase, l'éruption cutanée laisse en disparaissant peu à peu une coloration cuivrée, et fait place à une desquamation fine visible quelques jours.
    La fièvre disparaît, mais l’asthénie reste présente au cours de la convalescence qui dure une dizaine de jours durant lesquels la toux peut persister.

Outre les complications pulmonaires et de la sphère ORL, fréquentes mais généralement peu graves dans les pays développés, ce sont les rares complications neurologiques de la rougeole qui sont le plus redoutées, et volontiers mises en avant pour justifier les campagnes de vaccination.

  • l'encéphalite aiguë post-rougeoleuse, qui se déclare moins d'une semaine après le début de l'éruption et dont l'évolution est variable ; lorsqu'elle ne guérit pas rapidement, elle peut laisser des séquelles motrices et mentales, et dans quelques cas conduire à la mort ;
  • la panencéphalite sclérosante subaiguë, complication tardive de la rougeole (plusieurs années après la maladie) ; très rare (4), une mutation du virus résiduel provoque une dégénérescence des neurones cérébraux et entraîne des handicaps graves puis la mort.

La rougeole peut être confondue avec la rubéole, la scarlatine, l’érythème infectieux aigu, la roséole infantile, la mononucléose infectieuse ou encore une éruption d'origine médicamenteuse.

LA VACCINATION

 

En France, comme dans tous les pays d'Europe, la vaccination contre la rougeole n'est pas obligatoire, ni pour les enfants, ni pour les professionnels de santé ; c'est une vaccination uniquement recommandée.
Elle est généralement associée à celles contre les oreillons et la rubéole.

Le premier vaccin contre la rougeole est mis au point en 1960 aux États-Unis par John Franklin Enders (5) et utilisé couramment à partir de 1963.
Le vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole en France, dit aussi MMR pour Measles-Mumps-Rubeolus du nom utilisé dans les pays anglo-saxons et autres) fut développé à l’origine par la compagnie Merck à la fin des années 1960.

1968 : Le vaccin contre la rougeole est disponible en France.
1983 : Il entre au calendrier vaccinal (vaccin recommandé).
        Début du programme de vaccination associée rougeole-rubéole (BEH n°46, 1983)
1986 : Entrée du vaccin associé ROR (vaccin recommandé) au calendrier vaccinal (BEH n°52, 5 janvier 1987).

À l’origine une seule dose était administrée, mais en 1989 une deuxième dose est recommandée par l’American Academy of Family Physicians, l’American Academy of Pediatrics, et le Centers for Disease Control and Prevention’s Advisory Committee on Immunization Practices. En France, cette seconde dose est intégrée au calendrier vaccinal en 1996.

Les divers vaccins

Les vaccins actuellement commercialisés en France, tous constitués du virus vivant atténué, sont :

  • un vaccin contre la rougeole seule :
    • Rouvax® (Sanofi Pasteur MSD) : virus de la rougeole souche Schwarz
      Première AMM : 5 février 1986 (les périodes d'indisponibilité de ce vaccin sont de plus en plus fréquentes).
  • plusieurs vaccins conjugués, contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR / MMR) :
    • Priorix® (GlaxoSmithKline) : virus de la rougeole souche Schwarz , associé au virus des oreillons souche RIT 4385 (dérivée de la souche Jeryl Lynn) et au virus de la rubéole souche Wistar RA 27/3.
      Première AMM : 25 mai 1999
    • M-M-RVaxPro (Sanofi Pasteur MSD) : virus de la rougeole souche Edmonston Enders, associé au virus des oreillons souche RIT 4385 (dérivée de la souche Jeryl Lynn) et au virus de la rubéole souche Wistar RA 27/3.
      AMM européenne : 5 mai 2006
      • NB : Ce vaccin remplace
        – ROR Vax (Sanofi Pasteur MSD) 1ère AMM : 7 janvier 1994, qui avait remplacé
        ROR (Sanofi Pasteur) 1ère AMM : 12 février 1985
  • Le vaccin conjugué contre la rougeole et la rubéole (sans les oreillons) Rudi Rouvax, dont la première AMM date de 1981 (renouvellée en 2007), n'est plus remboursé depuis février 1999.
  • Le vaccin conjugué Immu ORR (Sanofi Pasteur MSD, AMM 1993) : rougeole, oreillons, rubéole n'est plus commercialisé.

Composition

Les souches de virus sont produites sur cultures cellulaires d'embryon de poulet et sérum foetal de bovin, ou sur cellules diploïdes humaines comme le virus de la rubéole dans les vaccins associés.

Les excipients et résidus de fabrication sont nombreux et diffèrent selon les vaccins (6)

  • protéines de l'œuf, dangereux si allergie (tous en contiennent)
  • néomycine, dangereuse si allergie aux antibiotiques (tous)
  • phosphate monosodique dihydraté (tous) *
  • phosphate disodique dihydraté *
  • phosphate monopotassique **
  • sodium bicarbonate *
  • sodium glutamate *
  • sodium hydroxyde *
  • lactose (Priorix)
  • mannitol (Priorix)
  • sorbitol, dangereux si intolérance au fructose (tous) ***
  • rouge de phénol
  • albumine humaine plasmatique (Rouvax)
  • albumine humaine placentaire (ROR)
  • albumine humaine recombinante (M-M-RVaxPro)
  • gélatine (origine bovine)
  • milieu de culture 199 Hanks
  • milieu de culture Eagle

Remarques :
Tous ces vaccins contiennent un antibiotique, la néomycine. Elle sert à empêcher la contamination par d’autres virus ou bactéries lors de la fabrication du vaccin. Elle peut induire des réactions allergiques chez certains patients lors de l’administration du vaccin.

Pour nourrir les virus cultivés sur cellules d'embryon de poulet ou sur cellules diploïdes venant de fibroblastes de poumons humains, une solution tampon saline de sérum foetal de bovin qui fournit des facteurs de croissance. Les vaccins contiennent donc des traces résiduelles d'œuf, d'albumine bovine ou d'albumine recombinante humaine. Le risque d'hypersensibilité à ces protéines ne peut être exclu.

Les milieux de culture : le milieu 199 Hanks et le milieu Eagle (EMEM) sont des mélanges d’acides aminés (dont la phénylalanine), des sels minéraux, des vitamines et autres composants (comme le glucose), dilués dans l’eau pour préparations injectables et avec un pH ajusté (avec acide chlorhydrique ou hydroxyde de sodium).

Autres excipients à effet notoire :
* JO 15/01/2003
**
JO 03/01/2002
*** JO 12/05/2010

Les vaccins contre la rougeole ne contiennent pas de thiomersal (composé du mercure) comme tous les vaccins à virus vivant.

Administration du vaccin

Les vaccins contre la rougeole sont injectés par voie intramusculaire ou par voie sous-cutanée.

Le HCSP recommande une première dose de vaccin trivalent à 12 mois ; la seconde dose (introduite au calendrier vaccinal en 1996, initialement à l’âge de 11-13 ans puis à 3-6 ans en 1997) est recommandée (7) entre 13 et 24 mois (première dose à 9 mois et seconde dose à 12-15 mois pour les enfants en collectivités : le calendrier vaccinal 2013 a supprimé cette modalité particulière) quel que soit le mode de garde.

En raison de la recrudescence des cas de rougeole depuis 2008, le HCSP a recommandé, dans son avis de février 2011, que toutes les personnes nées depuis 1980 aient reçu au total deux doses de vaccin trivalent, et que toutes les personnes nées avant 1980, non vaccinées et sans antécédent de rougeole connu, et qui exercent une profession de santé ou en charge de la petite enfance, reçoivent une dose de vaccin trivalent.

Contre-indications

  • allergie à la néomycine,
  • déficits immunitaires congénitaux ou acquis (touchant l'immunité cellulaire),
  • administration de gammaglobulines dans les trois mois précédant la vaccination,
  • antécédent de transfusion sanguine datant de moins de trois mois également,
  • allergie vraie aux protéines de l'œuf,
  • à éviter pendant la grossesse comme tout vaccin à virus vivant.

Effets secondaires indésirables

Les effets indésirables reconnus signalés lors des essais sont très nombreux ; les plus fréquents sont :

  • la fièvre (supérieure à 38°5) chez plus d'un enfant vacciné sur 10, accompagnée de douleur, rougeur, éruptions diverses, œdème, etc. au site d’injection ;
  • une éruption morbilliforme (ressemblant à celle de la rougeole maladie) est fréquente (entre un enfant sur 10 et un enfant sur 100), de même que des réactions d'hypersensibilité (urticaire, œdème de Quincke, asthme, collapsus, etc.)

Mais d'autres effets indésirables sont répertoriés, bien que plus rares, et ils sont redoutables :
convulsions, bronchospasme, modifications de l'électroencéphalogramme, encéphalite, syndrome de Guillain-Barré, etc.

Vous pouvez consulter la liste des effets indésirables cliniques et paracliniques observés après injection du vaccin ROR Vax®, d'après la base de données theriaque.org.

Pour le M-M-RVaxPro®, vaccin trivalent le plus prescrit actuellement, on retrouve les mêmes effets secondaires.

Vaccin ROR et autisme

En février 1998, The Lancet, revue à comité de lecture, publia une étude signée par le Dr Andrew Wakefield et 12  autres médecins, rattachant l’autisme au vaccin ROR (MMR en anglais).

Cette étude portant sur 12 enfants seulement avec des pathologies floues et des historiques vaccinaux incertains, fut vivement combattue par les tenants de la vaccination, mais aussi largement relayée par des parents d’enfants autistes (atteints d’autisme régressif notamment) et des opposants à cette vaccination : vu les objections méthodologiques et les présomptions de fraude, les 12 cosignataires se désolidarisèrent, The Lancet retira cette publication, le 2 février 2010, et le British General Medical Council (GMC) radia Wakefield en mai 2010.

De sorte que cette étude est aujourd’hui citée à la fois par des opposants à ce vaccin et davantage encore par ceux qui l’ont combattue et souhaitent ainsi discréditer ces opposants en leur imputant qu’elle serait leur seul et pitoyable argument.

Depuis la création de sa fiche sur la rougeole (2011) jusqu’à ce mois de mars 2015, la Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations s’est abstenue d’évoquer l’étude Wakefield. Cette mention n’est ajoutée qu’en raison de l’importance qui est aujourd’hui (cas de rougeole aux Etats-Unis notamment) attribuée à ce lien présumé entre ROR et autisme.

Il n’en demeure pas moins de nombreux autres incidents suffisamment attestés et liés à la pratique de cette vaccination comme on le voit par ailleurs.

Efficacité de la vaccination - Discussion

Quelques observations et réflexions

  • « Plus de 7 000 cas ont été déclarés depuis le début de l'épidémie en France en 2008, plus de 5 000 l'ont été pour la seule année 2010. Un cinquième décès vient d'être observé », écrivait en mars 2011 le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations du Haut Conseil de la santé publique (CTV/HCSP) jusqu’en avril dernier.
     
    Il s'agissait d'une jeune fille non vaccinée, décédée à la suite d'une complication de la rougeole.
    Elle n'avait pas été vaccinée car son frère aîné avait fini aux urgences en réanimation après la vaccination par le ROR ; ensuite le médecin de famille avait refusé de faire le ROR à sa sœur.
    Quant aux quatre autres décès, nous ne disposons que de peu d’informations (8).
    Soit en moyenne 1 décès (de trop, il est vrai) par an et avec des méthodes de soins aberrantes.
     
  • En 2010
    – Le nombre de cas chez les plus de 20 ans est de 1 722 cas sur 5 021 cas soit environ 35 % du total ;
    – Le nombre de cas hospitalisés chez les plus de 20 ans est de 801 sur 1 480 cas soit plus de 54 % du total ;
    – Le nombre de complications chez les plus de 20 ans est de 248 sur 427 soit plus de 58 % du total.
    C’est bien l’analyse qui a été faite par nous : l’âge des cas de rougeole se déplace des enfants vers les adultes et sont de plus en plus graves ; cette vaccination va-t-elle être recommandée tous les 5 ou 10 ans chez les adultes ? Peut-être serait-il plus souhaitable d’attraper la rougeole dans l’enfance.
     
    Le nombre de cas de rougeole hospitalisés avec complications chez les enfants de 1 à 9 ans – puisque la vaccination est recommandée à 12 mois – ne représente que 72 cas sur les 5 021 cas totaux, soit  1,43 % alors que chez les plus de 20 ans il représente 248 cas sur 5 021 soit 5 % des cas.
  • Entre 2001 et 2006 la couverture vaccinale varie pour 1 dose entre 93,3 % et 95,7 % des enfants et le nombre de cas de rougeole augmente sans cesse ; à quoi sert la vaccination ?

Lors de l’émission du 4 février 2009 (toujours visible dans les archives sur le site de la chaîne) le magazine santé sur France 5 Allo docteurs, le président de la Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations pose par téléphone la question suivante :

« Rapporté par les autorités sanitaires américaines : dans une école du Minnesota on rapporte 769 cas de rougeole dont 632 (soit plus de 82 %) se sont produits chez des enfants vaccinés. Comment expliquez-vous cela ? »

Le professeur Daniel Levy-Bruhl présent sur le plateau répond :

« C’est normal, quand tout le monde est vacciné, ceux qui  attrapent la maladie sont forcément vaccinés ! »

Donc le Pr Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste à l'Institut National de Veille Sanitaire, semble admettre que la vaccination ne protège pas de la maladie.

Cela rejoint complètement notre avis sur cette vaccination.

  • En 1982 le pourcentage moyen des enfants vaccinés à 2 ans était de 20 % ; il grimpait à 40 % à 6 ans, une seule vaccination était préconisée à cette époque.
    D'après le BEH, en 1982, avec ce faible pourcentage de vaccinés, étaient répertoriées 14 encéphalites post-rougeoleuses et comme cette publication évoque le chiffre d'une encéphalite pour 1 000 cas de rougeole, on peut estimer que cette maladie avait touché 14 000 individus cette année-là.

    Aujourd'hui avec un taux de vaccinés par la première injection de 92,7 % avant 2 ans, et 40 % de revaccinés avant 6 ans, nous avons eu au cours du premier trimestre de 2011, 5 000 cas de rougeole, ce qui laisse augurer environ 20 000 cas pour la totalité de l'année (9).
    Sans être médecin, mais avec un peu de bon sens, comment comprendre quel effet a eu cette spectaculaire augmentation du nombre de vaccinés ? Aucun, sinon que l'augmentation constante du nombre de vaccinés n'empêche pas l'épidémie de progresser.
     
  • MAJ 07/2017 : la couverture vaccinale à l’âge de 24 mois pour le ROR est passée de 89,2 % avec 1 dose et 60,9 % avec 2 doses en 2010, à 90,5 % avec 1 dose et 78,8 % avec 2 doses en 2015.
    En ce qui concerne la vaccination contre la rougeole seule (incluant Rouvax® et tous vaccins ROR), la couverture vaccinale en grande section de maternelle (5-6 ans) est passée en dix ans (pour les années scolaires de 2002-2003 à 2012-2013) de 93,2 % à 96,4 % avec 1 dose, et de 28,1 % à 83,2 % avec 2 doses.
    Si réellement les cas de rougeole ont augmenté alors que la couverture vaccinale n'a cessé de croître, c'est peut-être qu'il existe un autre problème qu'il serait trop délicat de soulever.
     
  • Par ailleurs, de plus en plus de jeunes adultes sont concernés par cette maladie, ce qui n'était pas le cas auparavant, car les mères non vaccinées avaient eu la rougeole et étaient protégées ; elle avaient transmis leurs anticorps à leurs enfants pendant l'allaitement ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
    Dans la population européenne, avant la vaccination, on estime que plus de 90 % des enfants à partir de l'âge de 10 ans étaient immunisés naturellement (10).
    Or à l'heure actuelle, les enfants et les jeunes n'ont plus été en contact avec le virus sauvage, puisque ce dernier circule moins ; lorsqu'ils le rencontrent, cela peut devenir dramatique car cette maladie est une maladie infantile ; les symptômes et les complications sont beaucoup plus graves à l'âge adulte. Cette situation avait été prévue par des médecins dès le lancement des campagnes de vaccination contre la rougeole.
    Aux États-Unis, alors que la proportion de cas de rougeole de plus de 20 ans était de 3 % en 1975, elle est passée à 22 % en 1990 et à 43 % en 2002 (11).
     
  • Bien que l’autisme secondaire régressif ne soit pas officiellement reconnu en France, on constate un nombre croissant d’enfants atteints par cette pathologie.
    Aux États-Unis, depuis le début des campagnes de vaccination contre la rougeole, le nombre de cas d'autisme régressif est passé de 1 enfant sur 2 500 à un enfant sur 60. Voir encadré ci-dessus.
     
  • L’institut Robert Koch a publié en 2008 une étude portant sur 18 000 enfants suivis pendant 3 ans et prenant en compte, pour chacun, 1 500 données, soit 27 000 000 de données.
    Que constate cette étude ? Que les enfants non vaccinés ont moins d’allergies que les autres, également moins de scolioses, moins de problèmes de langage, ils portent bien moins souvent de lunettes, etc. Peut-on soupçonner cet institut de dérive sectaire comme le ferait en France la Miviludes si un organisme français publiait une telle analyse ?
     
  •  « L'adhésion des professionnels est cruciale si l'on veut convaincre la population », se plaint Didier Houssin, le directeur général de la Santé. Il constate le mauvais pourcentage de vaccinés dans ce milieu.
    Si les professionnels de la santé se vaccinent peu, il doit bien y avoir une raison, eux qui sont censés savoir. C'est qu'ils doivent tirer de leur expérience quotidienne des conclusions qui les poussent à ce que vous n'allez pas tarder à nommer incivilité.

La rougeole est souvent une maladie dont l'intensité diminue dès que les boutons sont sortis.

Que faisaient nos grands-mères ? Préconisation folklorique que l'on retrouve dans d'anciens ouvrages médicaux : il faut mettre du rouge partout, aux fenêtres sur le lit, en habiller l'enfant, « ça fait sortir les boutons et quand ces derniers sont sortis », la maladie baisse d'intensité la plupart du temps.

Dans le livre du Dr Martine Gardénal, Homéopathie, Soins et Conseils :
« Pour les anthroposophes (médecins), c'est une maladie utile, car elle représente un cap dans l'évolution d'un enfant. Le priver de cette pathologie, dans la plupart des cas bénigne, est une entrave à son devenir d'homme adulte. »
Comme tous les homéopathes elle donne des médicaments à prendre au début pendant et à la fin de la maladie.

Vous pouvez également trouver comment atténuer les symptômes et la gravité de la rougeole grâce à l’homéopathie à : http://www.homéopathie.com/pathologies/rougeole.html

Deux films pour compléter votre information :

Notes :
1. Décret n° 2005-162 du 17 février 2005.
2. Le nom de « première maladie » provient du fait qu'à l'époque où l'on a voulu établir une liste des maladies infantiles provoquant une éruption cutanée, elle fut la première à être répertoriée.
3. Le signe de Koplick, qui apparaît vers la 36e heure après le début de la phase d’invasion, est inconstant et fugace, il dure moins de 24 heures ; il consiste en l’apparition de petits points blancs au centre d’une tache rouge sur la face interne des joues ; il est considéré comme pathognomonique (qui caractérise spécifiquement la maladie), mais il a été observé chez des malades atteints d’érythème infectieux aigu ou « cinquième maladie » due au parvovirus B19 (Journal of the American Academy of Dermatology, 1992 Sep;27(3):466-7 ; La revue de médecine interne, Vol. 24, n° 5, pp 317-319, 2003).
4. Une centaine de cas liés à une rougeole antérieure avérée, contractée en France entre 1980 et 1996, dont certains chez des sujets vaccinés. Source : INVS - Surveillance de la rougeole.
5. Le 4 octobre 1960, le New York Times annonce que l'équipe de J.F. Enders a testé le vaccin sur 1 500 enfants retardés à New York et sur 4 000 enfants au Nigeria.
6. Sources : AFSSAPS, Vidal, base Thériaque ; pour les milieux de culture : La cellule : une approche moléculaire, Geoffrey M. Cooper (trad. C. François) 1999. Voir par exemple cette page.
7. La seconde dose n’est pas un rappel mais un « rattrapage » des 5 à 10 % des enfants vaccinés qui ne répondent pas à la première dose. 
8. En  2010 deux décès sont survenus chez de jeunes adultes (encéphalite retardée et pneumopathie) avec « facteurs de comorbidité ». Source INVS. Point sur rougeole 22/03/2011.
MAJ 07/2017 : l'InVS signale en tout 10 décès depuis 2008.
Un décès chez un patient âgé, un patient atteint du SIDA, un patient atteint d'une cardiopathie, etc.
9. Le 4 août, l'INVS annonce plus de 14 000 cas pour le premier semestre 2011.
10. Source : INVS, Rapport Surveillance de la rougeole en France - 2003, (3.2.1, p.14)
11. Centers for Disease Control and Prevention. Measles. Epidemiology
and prevention of vaccine-preventable diseases
. 7e edition. 2003
12. « Les enfants non vaccinés âgés de 1 à 5 ans avaient un nombre médian de 3.3 (2.1-4.6) maladies infectieuses au cours de la dernière année, contre 4.2 (4.1-4.4) chez les enfants vaccinés. Parmi les jeunes de 11 à 17 ans, les chiffres correspondants étaient de 1,9 (1,0-2,8) (non vaccinés) contre 2,2 (2,1-2,3) vaccinés). »

 


 

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