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Accueil Page mise à jour le 06/11/2016

Zoom sur le tétanos

Le tétanos et sa vaccination

  • La maladie
Historique
Physiopathologie
Épidémiologie
  • Le vaccin
La fabrication
Effets indésirables
Le vaccin est-il efficace ?
  • Les traitements du tétanos

Traitement classique     
Traitement holistique

  • Discussion

Questions
Conclusion


La maladie

Historique

Les symptômes de la maladie sont connus depuis la plus haute antiquité puisqu’Hippocrate en parlait déjà.

En 1854, Sir James Young Simpson signale que la présence d’une plaie est la cause première du tétanos. Il faut attendre 1884 pour qu'Arthur Nicolaïer en identifie le germe qui ne pourra être cultivé et purifié par Shibasaburo Kitasato qu’en 1889. Enfin la découverte de la toxine est faite en 1890 par Knud Faber.

En 1897, des productions intensives de sérum (antitoxine) à partir du sang de chevaux sur-immunisés commencent ; le vaccin, l'anatoxine tétanique, est inventé par Pierre Descombey en 1924.
Le vaccin pour l’homme est mis au point en 1926 et la vaccination rendue obligatoire en France, d’abord pour les militaires (loi du 14 août 1936), puis pour tous les enfants depuis la loi du 24 novembre 1940.

Physiopathologie

Le tétanos est une maladie infectieuse, aiguë, grave et potentiellement mortelle, à répartition mondiale.

La maladie est due à la toxine produite par Clostridium tetani (anciennement appelé Bacillus Tetani, Plectridium Tetani, ou plus souvent Bacille de Nicolaïer). C’est un bacille Gram positif, sporulant, anaérobie strict et ubiquitaire.

Il survit sous forme de spores qui sont souvent retrouvées dans la terre (dans certaines zones dites « tétanigènes », on a montré que 40 % des échantillons de sol contiennent des spores de C. tetani). Mais on en trouve également dans l’intestin des herbivores (chevaux, bovidés) et donc dans leur déjections (bouse, crottin), et chez l’homme  (toujours sous forme non pathogène dans les intestins et selles).

Les spores sont extrêmement résistantes au froid, à la chaleur, et même à la désinfection chimique. Elles peuvent résister de nombreuses années dans un sol à l'abri de la lumière.

Le tétanos est généralement causé par la contamination de lésions par la forme végétative (spores) de C. tetani (plaies profondes ou nécrosantes, fractures ouvertes, morsures, ulcères chroniques, escarres, brûlures, gangrène, abcès, cordon ombilical) ou d’actes réalisés avec une insuffisance d’asepsie (chirurgie, accouchement, injections effectuées avec du matériel non stérile). Si les spores ne se trouvent pas dans un milieu anaérobie strict, elles resteront sous forme végétative et le tétanos ne pourra se développer.

  Bacilles du tétanos dans une plaie

Dans 10 à 15 % des cas, on ne retrouve pas de porte d’entrée, et ceci devrait amener à se poser des questions.

Si les conditions sont favorables, c’est-à-dire en anaérobie stricte (sans le moindre apport d’oxygène), les spores de C. tétani vont pouvoir germer et se transformer en bacilles qui sécrètent deux exotoxines, dont la tétanospasmine qui est neurotoxique. Cette toxine est très toxique puisque la dose mortelle pour l’Homme adulte est évaluée à moins de 2,5 ng par kilo.

Clostridium tetani  

Cette toxine se fixe sur les terminaisons nerveuses et va migrer, par les synapses, le long des axones des nerfs, gagner le tronc cérébral, puis le système nerveux central. C’est alors qu’elle va pouvoir agir en bloquant la libération de neurotransmetteurs inhibiteurs de la contraction : l’acide gamma-amino-butirique(GABA) et le glycocolle.

C’est seulement à ce stade que vont apparaître des contractures musculaires caractéristiques (trismus pour commencer), des spasmes de plus en plus importants et étendus, et des convulsions pouvant entraîner la mort.

La diffusion de la toxine ne se fait pas par la circulation sanguine, mais uniquement par le système nerveux.

La bactérie elle-même reste localisée au niveau du point de pénétration. Il n’y a pas de diffusion septicémique. La plupart du temps, le bacille n’est pas retrouvé au moment des prélèvements.

Le tétanos peut être localisé, céphalique ou généralisé ; le tétanos néonatal est une forme généralisée due à la contamination du cordon ombilical par défaut d'asepsie lors de l'accouchement.

Il faut remarquer, que lors d’une blessure, d’une piqûre ou de tout autre traumatisme, les spores peuvent pénétrer dans l’organisme sans pour autant déclencher un tétanos, soit parce que l’anaérobie n’est pas stricte (notamment en cas de saignement immédiat, le sang étant une source d'oxygène, via l'hémoglobine), soit parce que le sujet est capable de se défendre seul : on voit bien là apparaître la notion de terrain (biotype).

À retenir :

Le tétanos n’est pas une maladie contagieuse.

Le tétanos n’est pas une maladie immunisante, puisqu'on peut le contracter une seconde fois [1].

Épidémiologie du tétanos

Le tétanos – la maladie – pourrait être, en théorie, totalement éradiqué – mais non le Clostridium tetani puisque la bactérie est commensale du tube digestif de nombreux animaux et les spores sont répandues dans le milieu naturel – par l’éducation à la santé et l’amélioration des conditions d’hygiène de vie.
Mais c’est un sujet qui est toujours passé sous silence et on comprend bien pourquoi.

Cette maladie touche encore environ un million de personnes par an dans le monde, et la mortalité va de 0,1 pour 100 000 dans les pays occidentaux à 28 pour 100 000 dans les pays en voie de développement (ce chiffre incluant tous les cas de tétanos néonatal).

En France, il y avait 25 cas par million d’habitants en 1946, environ 8 à 10 cas par million d'habitants dans les années 1960.

Aujourd’hui, l'incidence est  de 0,3 cas par million d’habitants par an en moyenne : 175 cas de tétanos entre 2000 et 2009, dont 41 décès soit une moyenne de 17,5 cas par an et un taux de létalité de 23 %. Parmi ces cas, 147 (84 %) concernaient des personnes de plus de 70 ans (dont 77 cas de plus de 80 ans) [2].

À partir de ces chiffres, on peut faire deux constatations, à savoir qu’il existe une grosse différence selon :

  • le niveau de développement des pays, et on comprend pourquoi,
  • l’âge des patients, les plus âgés étant les plus touchés ; ce qui s’explique car ils sont plus faibles, leur système immunitaire est affaibli, et l’oxygénation de leurs tissus est moins bonne.

Les traitements du tétanos

Un nettoyage soigneux de toute plaie, même minime, est le premier geste à accomplir.
D'autre part, faire saigner franchement la plaie (sauf si atteinte d'un vaisseau important), car le saignement a deux fonctions ; l'une est purement mécanique : le sang entraîne les particules éventuellement contaminées, l'autre est l'apport d'oxygène via l'hémoglobine, qui détruira les bactéries anaérobies.

  • traitement classique :
    • en présence d'une plaie à risque : injection d'immunoglobulines tétaniques (anticorps), d'origine équine ou humaine
    • en cas de tétanos déclaré : dans tous les cas hospitalisation, antispasmodiques, myorelaxants, antalgiques, antibiotiques, trachéotomie si besoin ;
  • traitement holistique : nettoyage des plaies avec de l’eau oxygénée et Calendula TM pure ; en complément : homéopathie, huiles essentielles, phytothérapie, acupuncture, ayurveda, oligo-éléments, magnésium, vitamine C… [3]  

Le vaccin anti-tétanique

Fabrication

Le vaccin antitétanique est une anatoxine, c'est-à-dire la neurotoxine du bacille qui a subi un traitement d'atténuation jusqu'à ce qu'elle perde sa toxicité tout en conservant sa spécificité antigénique.

La toxine, obtenue par filtrat d'une culture Clostridium tetani, est purifiée puis inactivée par le formaldéhyde (formol) et, pour la plupart des vaccins disponibles en France actuellement, adsorbée sur un sel d'aluminium (phosphate ou plus souvent hydroxyde) ; les adjuvants à base de sels de calcium ne sont plus utilisés.

L'efficacité de l'anatoxine tétanique est très faible en l'absence d'adjuvant. L'OMS constate qu'avec les vaccins usuels (donc adjuvantés) « dans la plupart des essais cliniques, elle se situe entre 80 et 100% » [4].

Les vaccins commercialisés en France

 

 Nom et composition du vaccin  Laboratoire
Vaccin tétanique Pasteur® (anatoxine tétanique adsorbée sur hydroxyde d'aluminium) Sanofi Pasteur MSD
Boostrixtetra® (anatoxine tétanique adsorbée + diphtérie + poliomyélite + coqueluche acellulaire) GlaxoSmithKline

[ DTPolio® (anatoxine tétanique + diphtérie + poliomyélite) ] *

Sanofi Pasteur MSD
DTVax® : anatoxine tétanique adsorbée + diphtérie (thiomersal) ** Sanofi Pasteur MSD
Infanrix Tetra® : anatoxine tétanique adsorbée + diphtérie + poliomyélite + coqueluche acellulaire GlaxoSmithKline
Infanrix Quinta® (idem Infanrix Tetra® + Haemophilus influenzae b GlaxoSmithKline
Infanrix Hexa® : idem Infanrix Quinta® + hépatite B GlaxoSmithKline

Pentavac® : anatoxine tétanique adsorbée + diphtérie + poliomyélite + coqueluche acellulaire + Haemophilus influenzae b *

Sanofi Pasteur MSD
Repevax® : anatoxine tétanique adsorbée + diphtérie (dose réduite pour rappel adulte) + poliomyélite + coqueluche acellulaire Sanofi Pasteur MSD
Revaxis® : anatoxine tétanique adsorbée + diphtérie (dose réduite pour rappel adulte) + poliomyélite Sanofi Pasteur MSD
Tétagrip® : anatoxine tétanique + vaccin grippal inactivé à virion fragmenté (pour rappel adulte à l'occasion de la vaccination antigrippale annuelle) * Sanofi Pasteur MSD
Tétravac acellulaire® : anatoxine tétanique adsorbée + diphtérie + coqueluche acellulaire + poliomyélite Sanofi Pasteur MSD

Remarque importante : l'anatoxine tétanique est utilisée dans certains vaccins dits « vaccins conjugués » comme antigène protéique (PRP-T) associé à des antigènes polysaccharidiques (haemophilus, pneumocoque, méningocoque...) pour les rendre plus immunogènes, notamment chez les très jeunes enfants.

* DTPolio® : autorisation suspendue depuis le 12/06/2008
Depuis le retrait du DTPolio®, le seul vaccin antitétanique qui ne contienne pas d'hydroxyde d'aluminium est le Tétagrip® où l'anatoxine tétanique est associée avec le vaccin antigrippal. Il ne peut être utilisé pour la primovaccination des nourrissons, et ne permet pas de satisfaire à l'obligation vaccinale puisque l'article L3111-2 du CSP précise que « les vaccinations antidiphtérique et antitétanique par l'anatoxine [...] doivent être pratiquées simultanément ».

** DT Vax® n'est pas commercialisé, il est délivré gratuitement (kit DTVax® + ImoVax Polio®) par le laboratoire sur commande du médecin prescripteur, en fournissant : les 3 premières lettres du nom et le prénom de l'enfant, son âge, la raison pour laquelle l'enfant n'est pas vacciné par un vaccin penta- ou hexavalent (contre-indication ou convenance personnelle), les coordonnées du médecin et celles de la pharmacie où les vaccins doivent être livrés.

Effets indésirables de l'anatoxine tétanique

Le vaccin antitétanique est réputé ne présenter aucun danger ou n'avoir que des effets secondaires bénins. Comme il est le plus souvent associé à d'autres vaccins (diphtérie, poliomyélite, coqueluche, etc.), il est difficile de déterminer quels effets indésirables sont indiscutablement liés à l'anatoxine tétanique seule [5].

  • Réactions locales au point d'injection : douleur, érythème, induration, œdème (fréquents dans les 48 heures) ; nodule sous-cutané, abcès amicrobiens (peu fréquents).
  • Réactions générales : fièvre (fréquente), lymphadénopathie, prurit, urticaire ou œdème généralisés, choc anaphylactique, céphalées, vertige, hypotension, myalgies, arthralgies (peu fréquents).
  • Troubles neurologiques : névrites, syndrome de Guillain-Barré, neuropathie du plexus brachial.

Certaines de ces réactions sont observées plus particulièrement à cause des rappels trop fréquents. D'autres sont dues à la présence de l'hydroxyde d'aluminium, du formaldéhyde, etc..

Questions

Le vaccin antitétanique est-il efficace ?

  • Le statut vaccinal des personnes qui contractent un tétanos est rarement publié. Toutefois des cas de tétanos chez des sujets indiscutablement vaccinés sont documentés dans des sources fiables, mais il est à noter que les  auteurs, ébranlés dans leurs certitudes, cherchent toujours une explication qui permette de réhabiliter le vaccin [6].
  • En général les anticorps vaccinaux et autres circulent dans le corps grâce à la circulation sanguine. Le tétanos est provoqué par une toxine qui migre le long des voies nerveuses sans passer par le sang.
     
    Alors quel est le point de rencontre entre les anticorps circulants et la neurotoxine ?
    Toutes les explications fournies par les défenseurs des vaccins et ceux qui sont contre restent des plus floues et insatisfaisantes. Il serait temps de se poser réellement la question et d’y répondre honnêtement. Aucune expérience ne prouve rien à ce jour. Tout est supposition, croyance.
  • Certaines personnes semblent présenter spontanément une « immunité naturelle » vis-à-vis du tétanos [7].
    Pourquoi certaines personnes ont-elles spontanément des anticorps (antitoxine) circulants sans avoir été vaccinées ?
    Ces anticorps permettraient-ils une protection réelle et efficace contre la maladie [8] ?
    Là aussi tout ce qui est écrit sur le sujet reste des plus flous, critiquables et n’apporte pas d’explication claire et certaine. Tout reste donc à faire. C’est peut-être une voie de recherche intéressante.
  • Existe-t-il des personnes prédisposées à avoir le tétanos ?
    Pas de réponses à ce sujet. La seule chose que l’on puisse dire, c’est qu’une bonne immunité spontanée, une bonne hygiène (trop souvent oubliée et laissée de côté), un bon nettoyage des plaies et l’utilisation de matériel propre en cas de besoin (chirurgie, accouchement, injections), sont déjà les garants d’une élimination importante des risques. Preuve en est la différence de mortalité entre les pays en voie de développement et les pays occidentaux que l’on rattache toujours à la vaccination en passant sous silence l’hygiène.

Conclusion

Il faudrait se demander, alors que l’on vaccine depuis plus de 50 ans contre le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite en un seul vaccin regroupant les trois maladies, pourquoi seules ont disparu de nos pays les deux dernières et pas encore le tétanos ?

On peut déjà concevoir, par simple raisonnement logique, de multiples raisons :

  • éradiquer Clostridium tetani est impossible, puisque ce bacille et ses spores sont très répandus dans la nature et chez de nombreux animaux, et n'ont pas d'hôte particulier ;
  • on ne peut recourir à des mesures d'isolement des malades (comme pour la variole) la maladie provoquée par la neurotoxine n'étant pas contagieuse ;
  • les pays où le tétanos est encore répandu sont ceux où le niveau de développement ne permet pas une hygiène correcte et où l'éducation sanitaire passe après la vaccination ;
  • etc.

Comme nous sommes à une croisée des chemins, puisque en 2012 et donc en période de changement, la France ne pourrait-elle, comme l’Institut Koch [9] en Allemagne, faire une comparaison entre des enfants vaccinés et non vaccinés (acte librement choisi et non subi ou tiré au sort) ? Ainsi, on aurait une vision claire, précise et scientifique de la situation.

Il est peut-être temps de repenser la notion de vaccins, pour passer à un autre processus plus physiologique de l’immunité et moins toxique pour le corps. Par le biais de la prévention et d’un autre mode de fonctionnement, avec des méthodes innovantes à penser et à construire, les laboratoires peuvent encore avoir de beaux jours devant eux sans pour autant semer la discorde et répandre la peur qui sont délétères pour la santé.


Notes et références

  1. Guide des Vaccinations 2012 (complet ou par chapitre) : « les patients atteints de tétanos ne développent aucune immunité à la suite de l’infection » (p.231).
  2. Source InVS - données épidémiologiques
  3. Quelques références :
    Acupuncture : « Traitement de 26 cas de tétanos », Méridiens 1992, n° 97, pp. 145-163
    Chlorure de magnésium : travaux du Pr P. Delbet repris par Neveu et Fumeron, et Dr Chevreuil in Cahiers de la Société médicale de biothérapie (n° 39, septembre 1973)
    Vitamine C : The Effect of Vitamin C on Tetanus Toxin and Strychnine Toxicity... Université d'Helsinki
  4. OMS Note de synthèse
  5. Liste des effets indésirables établie d'après les fiches des vaccins (ANSM et base theriaque.org)
  6. OMS, Les bases immunologiques de la vaccination - Le tétanos, 5.2, p 7 (12 références, 48 cas)
    Archives InVS : BEH n°10 - 1987 p. 38 (11 cas)
    M. Georget, Vaccinations, les vérités indésirables ; chap. Le tétanos § Tétanos chez les vaccinés p. 207
  7. « Lors de la 7e conférence sur le tétanos (Rome, 1985) le Pr Veronesi a rappelé tous les travaux qui appuient cette hypothèse » M. Georget, op. cit.
  8. OMS, Les bases immunologiques de la vaccination - Le tétanos, 4.1,
    « Goulon et al. (1972) [...] 9 patients possédaient un titre entre 0,01 et 0,l UI/ml, et l’un des malades avait un titre entre 0,l et 1 UI/ml. [...] Berger et al. (1978) ont rapporté un titre d’antitoxine de 0,04 UI/ml chez un patient [...]. Passen et al. (1986) ont décrit un cas de tétanos grave et généralisé chez une personne qui avait eu une vaccination complète pendant l’enfance et deux rappels huit et quatre ans avant la maladie. Le titre d’antitoxine était de 0,16 UI/ml au début de la maladie. »
  9. Enquête de l'Institut Robert Koch sur l'état de santé de 17 641 enfants et adolescents allemands, de mai 2003 à mai 2006, qui démontre que les enfants non vaccinés ont moins de problèmes de santé : article en allemand, une vidéo en allemand sous-titrée en français), en anglais.

 


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